Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #200 le: 09 mars 2014 18:07:14 »
Selon Le Figaro : "Samedi matin, les quatre administrateurs du comité formé pour examiner l'avenir de SFR se sont réunis, en présence du président Jean-René Fourtou. Et de sources concordantes, la balance penchait à l'issue de la réunion en faveur de l'offre présentée par Patrick Drahi." (pédégé de Numericable)

Edit : Pour Vivendi (Les Echos, 09/03) : "Bouygues a coché beaucoup de cases. Si bien qu’il est impossible de ne pas étudier son offre de manière équitable. Le jeu est rééquilibré. Les deux candidats sont au minimum à égalité, alors que ce n’était pas le cas il y a une semaine.".

Bouygues devra-t-il faire des efforts supplémentaires ? Et si oui, lesquels ?
« Modifié: 09 mars 2014 19:26:25 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #201 le: 10 mars 2014 07:06:30 »
Iliad vient de publier ses résultats pour le quatrième trimestre 2013. Les résultats sont bons, mais en baisse relative par rapport aux précédents trimestres. 
Concernant le mobile, il conviendrait de connaitre la structure des abonnements pour se faire une idée plus précise. Free ne dit rien là-dessus.
Sur le fixe, c’est Bouygues qui arrive en tête et Free troisième, après une deuxième place au second trimestre. Un début d’essoufflement ?
A noter que Free ne donne pas d’indications sur Alice. Les chiffres du consensus et de François 04 étaient au-dessus. Free vise 25% de parts de marché sur le fixe et le mobile.

Haut débit
Il y a 5,640 000, soit +276 000 (5,1%) sur un an et +60 000 (1,1%) sur le dernier trimestre. C’est un peu moins que le trimestre dernier. Free ne donne pas de détails sur la répartition entre Free et Alice. Free ne donne pas  de répartition entre l’ADSL et la Fibre, et ne donne enfin une chiffre sur la V6 : après trois ans, elle est entre les mains de 50%.   
Il y a 94,8% de clients dégroupés, soit 5,346 000 clients et donc 294 000 non dégroupés.

Mobile
Il y a 8,040 000, soit +605 000 clients (8,1%) sur le trimestre, ce qui est en proportion le plus petit  trimestre depuis 2 ans. Free ne donne pas de détails sur la répartition de ses forfaits, à part celle d’une "Confirmation de l’attractivité de l’offre à 2€/mois". Iliad annonce une part de marché à 12%.

Pour rappel,
Les chiffres au 30 septembre 2013
Haut débit
Il y a 5,580 000 soit +323 000 (6,1%) sur un an et +62 000 (1,1%) sur le dernier trimestre. C’est le même résultat que le trimestre dernier. Free ne donne pas de détails sur la répartition entre Free et Alice. Free ne donne pas  de répartition entre l’ADSL et la Fibre, et ne donne pas de chiffres sur la V6. 
Il y a 94,6% de clients dégroupés, soit 5,278 000 clients et donc 302 000 non dégroupés.

Mobile
Il y a 7,435 000 soit +640 000 clients (9,4%) sur le trimestre, ce qui est en proportion un petit trimestre pour Free. Free ne donne pas de détails sur la répartition de ses forfaits. Iliad annonce une part de marché à 11%.

Les chiffres au 31 décembre 2012
Haut débit
Il y a 5,364 000 clients soit +515 000 (10,6%) sur un an et +107 000 (2,0%) sur le dernier trimestre. Dans le détail : +146 000 pour Free soit 5,173 000 et -39 000 pour Alice soit 191 000. Free annonce que sur 515 000 recrutements, 140 000 proviennent d’Alice, soit 27,2%. En 2011 seul 85 000 ‘’Aliciens’ étaient passés chez Free, ce qui représentait 17,2% des 492 000 recrutements. 

29% des Aliciens (57 000 sur 197 000 départs) ont préféré rejoindre la concurrence plutôt que Fre. En 2011, ce chiffre était de 52% (92 000 sur 177 000 départs).   

Il y a 94,1% de clients dégroupés, soit 5,047 000 clients et donc 317 000 non dégroupés. Depuis son rachat par Free, Alice a perdu 659 000 clients.
Free ne donne pas  de répartition entre l’ADSL et la Fibre, ni sur la V6.

Mobile
Il y a 5,205 000, soit +800 000 (18,1%) sur le trimestre. Malheureusement Free ne donne pas de détails sur la répartition de ses forfaits, le seul indicateur est : "Une base d’abonnés globalement équilibrée entre les deux forfaits, entre les Freenautes et les nouveaux venus ainsi qu’entre abonnements avec portabilité et abonnements avec attribution du numéro, gage de la solidité de la croissance des activités mobiles du Groupe
Le chiffre d’affaire est de 844 millions sur les 12 premiers mois, ce qui donne sommairement de chez sommairement (on divise le CA / clients / mois) 13,5€ par mois et client. Ce montant était de 14€ le trimestre précédent.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #202 le: 10 mars 2014 07:38:18 »
Au niveau du chiffre d'affaire, Free  en est en train de rattraper Bouygues Telecom. Sur les 12 derniers mois, la différence est passée de 2,073 milliards à 917 millions d’euros. L’année 2014, sera-t-elle celle du dépassement ? 

Au niveau du recrutement, le deuxième semestre est moins bon que le premier. Sur le T4 et sur le fixe :
1 - Bouygues +72 000,
2 - Orange +62 000,
3 - Free +60 000,
4 - SFR +48 000,

Lors du T3 :
1 - Orange,
2 - Free,
3 - SFR,
4 - Bouygues

Sur le mobile : 
+ 800 000 au T4 2012, 
+ 870 000 au T1 2013,
+ 720 000 au T2 2013,
+ 640 000 au T3 2013,
+ 605 000 au T4 2013, +288 000 pour SFR, +245 000 pour Orange, +49 000 pour Bouygues.

Mercredi, seront publiés les résultats de Numericable.         

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #203 le: 10 mars 2014 12:22:31 »
En fonction de l'estimation de l'ARCEP sur le gain 258 000 nouveaux clients sur le quatrième trimestre, Numericable devrait faire au plus 16 000 nouveaux clients, ce qui serait en ligne avec les trimestres précédents.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #204 le: 11 mars 2014 07:10:33 »
Quel avenir pour Orange ? Quatrième partie : quelles transformations ?

2014 va marquer la fin du mandat de Stéphane Richard à la tête d’Orange. Et logiquement, il devrait être de nouveau candidat à tête du groupe. Pour cela, rien de tel que de s’appuyer sur un plan « stratégique » permettant de cibler quelques axes de développement sur la durée de son mandat

Développements
Début octobre 2013, Stéphane Richard a promis de faire d’Orange "le premier opérateur de télécoms de l’ère Internet". Ses managers planchent sur un grand plan pour 2020 qui doit être finalisé d’ici à la mi-2014, juste à la fin du mandat du PDG. Il devrait y être fortement question du développement des réseaux et de la poursuite de la mutation du groupe.

Pour rappel, lorsqu’il est arrivé en 2010, le plan « Conquêtes 2015 » avait permis de dégager quelques axes. Ce plan La Tribune (03/2010) prévoyait 5 plans d’actions qui ont été quasiment réalisées, même si certains étaient suffisamment imprécis pour y arriver "facilement".   
- Après la crise sociale et celle des suicides en 2008 et 2009, remettre les salariés au cœur de l’entreprise et recréer une culture d’entreprise.
- Montée en débit des réseaux fixe et mobile,
- Simplifier les offres et les services,
- Améliorer la relation client, développer les usages. 
- Etre ambitieux à l’international.
 
Economies
Reste que cela s’effectue parallèlement à un plan d’économie. L’objectif pour 2013 était une réduction de 600M€ dont 440M€ pour la France. A l’issue du troisième  trimestre, la baisse des coûts opérationnels était déjà atteinte. Et pour le quatrième trimestre, Orange annonce une économie de 929 millions pour le groupe et de 798 millions pour la France, Ce qui compense près de la moitié du recul du chiffre d’affaires. 

Chez Orange, d'ici à 2020, près de 30 000 départs à la retraite sont prévus (soit un tiers de l'effectif total) et seul un sur trois sera remplacé. A fin 2015, 14 000 personnes pourraient avoir quitté Orange France, pour 4000 recrutements. L’accord temps partiel des seniors tourne à plein également.   
Le prix humain de cette mutation va être assez important, même si il devrait être géré en douceur. En tout cas, l’accord d’itinérance avec Free , qui va s’éteindre à partir de 2016, aura permis d’amortir quelques chocs, ce qui n’était pas forcement gagné .
« Modifié: 11 mars 2014 07:23:06 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #205 le: 11 mars 2014 12:56:29 »
Numericable montre ses impatiences[/b] (Le Point, 11/03) et menace de retirer son offre si Vivendi ne lui donne pas une réponseavant vendredi .

Depuis la sortie de Bouygues et son accord avec Free, la menace est réelle sur l'offre de Numericable. Vivendi a-t-il demandé à Numericable de relever son offre ?  Est-une façon pour se dernier de sortir de cette opération, ou est-ce un coup de bluff ? Lancer un utimatum n'est jamais bon signe.

Il faut rappeler que Vivendi s'est laissé jusqu'à la fin du mois pour examine les offres de Numericable et celle de Bouygues Telecom. Cette dernière a le soutien de Stéphane Richard, Xavier Niel, Arnaud Montebourg. La grosse artillerie au niveau communication est de sortie depuis quelques jours pour soutenir l'offre de Bouygues. Surtout que ce dernier a fait des concessions envers Free en lui proposant une grosse partie de son réseau, afin qu'il ne soit pas isolé.

Reste que si Numericable se sent floué, il risque d'y avoir des complications juridiques

Les jeux sont-ils faits ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #206 le: 12 mars 2014 07:14:51 »
Orange sera-t-il le perdant de l’accord entre Bouygues et Free (si Bouygues rachète SFR) ?
Commercialement, il faudra attendre un peu, mais il est possible de se faire une idée financièrement et on l’on pense dans ce cas à l’accord d’itinérance entre l’opérateur historique et Free sur la 2G et la 3G.
Orange n’anticipe pas d’impact avant 2016, car une fois la vente de SFR réalisée et l’accord entre Bouygues et Free officialisé, il faudra entre 12 à 18 mois pour l’opération pour une mise en œuvre effective. D'autre part, depuis quelques mois, les conditions d'arrêt de l'itinérance étaient posés.

L'accord d'itinérance
Il a été annoncé le 3 mars 2011 via un communiqué Orange. Sur la 3G, comme sur la 2G, c’est un accord qui court jusqu’en 2018, mais qui est dénonçable à partir de 2016, mais les modalités de sorties doivent être encore précisée. Sur la 3G, et selon les termes de sa licence, Free s’est engagé à couvrir, par son réseau propre, 75% de la population dès 2015 et 90% en 2018 et devrait donc et de lui-même demander à sortir de l’itinérance au fil de l’eau. Sur la 2G, cela dépendra d’abord de l’état de son parc, mais la aussi 2016 est une date importante et l’ARCEP devra faire le point sachant que pour les autres opérateurs, la date limite de l’attribution des fréquences est 2021.

Le coût initial
Alors qu’il devait rapporter 1 milliard sur cinq ans. Stéphane Richard a annoncé depuis qu’Orange aurait perdu 2 milliards d’euros avec l’arrivée de Free Mobile, mais que l’itinérance en 3G pourrait rapporter entre 500 et 700 millions par an. Soit un montant trois fois supérieur à celui prévu initialement (Le Figaro, 03/2012).

Quels effets ?
Free (La Tribune, 10/03) en présentant ses résultats du quatrième trimestre déclarait qu’il espérait : que "la migration des abonnés vers le réseau de Bouygues commencera début 2015 et durera 18 mois pour s'achever fin juillet 2016.» Les analystes d'Oddo tablent sur 800 millions d'euros en 2014 et n'excluent pas un impact de l'ordre de 30% sur les 600 millions qu'ils prévoyaient pour 2015. Au-delà, la baisse était de toute façon attendue, initialement à 300 millions d'euros en 2016, à mesure que Free poursuit son déploiement propre.

Il y a du travail...
Pour Stéphane Richard, l’opération de migration ne va pas être simple car : "Il va falloir vider le réseau de Bouygues Telecom de ses clients en les transférant sur celui de SFR, alors qu'on leur a vendu le meilleure réseau national 4G, puis le remplir avec ceux de Free, et même peut-être changer toutes les cartes SIM". D’autant que Free n’a pas forcement les personnel qualifié sous la main : "il faudra aussi que Free muscle ses équipes d'ingénieurs de radiocommunications, ils n'ont qu'une centaine de personnes actuellement."

Stabilité pour Orange ?
La fusion possible entre Bouygues et SFR et la vente d’une partie du réseau de Bouygues à Free ne vont pas être un long fleuve tranquille durant les deux prochaines années. Autre effet : devant ces divers changements, la logique voudrait que Stéphane Richard soit reconduit à la tête d’Orange, ce serait ballot d’ajouter de l’instabilité au secteur...
Reste à prévoir si la fusion SFR/Bouygues ou SFR/Numericable va redistribuer les parts de marché dans le mobile et/ou dans le fixe. Sachant qu'avec une fusion SFR/Bouygues un+un ne fera pas deux en sortie.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #207 le: 12 mars 2014 08:03:29 »
Numericable vient de présenter ses résultats du quatrième trimestre  2013. Ils sont dans la moyenne des résultats précédents.

Haut et très haut débit
Il y a 1,041 000 au 31 décembre, soit +22 000 (+2,2%) sur le dernier trimestre et 69 000 (7,1%) sur un an 
Il y a 300 000 clients avec sa nouvelle box contre 257 000 au 30 septembre, 216 000 au 30 juin, 177 000 clients au 31 mars, 121 000 à fin décembre 2012 et 85 000 au 30 septembre 2012.

Téléphonie mobile
Il y a 186 000 clients sur le mobile contre 167 000 le trimestre précédent. Au 31 décembre 2012, il y avait 120 000 clients.

Marque blanche
Les clients (Bouygues) en marque blanche sont de 363 000 contre 334 000 au 30 septembre, 320 000 au 30 juin, 313 000 au 31 mars, 297 000 au 31 décembre 2012 et 264 000 au 30 septembre 2012 et 246.000 au 30 juin. Au 31 décembre 2011, il y avait 206 000 clients et 103 000 au 31/12/2010.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #208 le: 12 mars 2014 17:00:38 »
Pour l'emporter face à Numericable, Bouygues pourrait relever le prix de son offre. Numericable de son coté a annonce qu'il ne bougerait plus. Signe quand même que c'est encore jouable pour Numericable.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #209 le: 13 mars 2014 07:05:16 »
Quelques statistiques sur les parts de conquête sur le quatrième trimestre. Elles sont calculées à partir des communiqués publiés par les opérateurs Cela indique le gain (ou la perte) de nouveaux clients en ADSL et sur le très haut débit.
Globalement, c’est un encore un petit trimestre en termes de nouveaux clients et l’année se termine avec seulement 910 000 nouveaux clients pour les gros FAI, soit une baisse de 24% par rapport à 2012. Sauf en très haut débit, le gain de nouveaux client va devenir anecdotique et de plus en plus cher à obtenir. 2014, sera certainement l’année ou le recrutement net en très haut débit sera supérieur à celui du haut débit.

Free termine troisième du trimestre et confirme sa baisse, mais termine premier de l’année 2013, mais en nette baisse par rapport à 2012. L’essoufflement est là. Si Free n’embraye par sur le très haut débit, cela va se compliquer un peu.  Iliad n’a pas donné de détails sur la répartition entre Free et Alice et ce que représentait la migration des Aliciens vers Free. Iliad ne donne pas de chiffres sur le très haut débit. 

Orange termine deuxième sur ce trimestre et deuxième sur l’année quoiqu’en légère baisse par rapport à 2012. Ce résultat est obtenu avec le développement des recrutements en FTTH. Il y a 319 000 clients sur le très haut débit, soit 3,2% de ses clients, contre 1,8% à fin 2012. Orange a recruté 143 000 nouveaux clients en très haut débit et 72 000 sur le haut débit.     

SFR termine quatrième sur le trimestre et troisième du classement annuel. Il gagne deux places en 1 an. Faut dire que 2012 avait été catastrophique. Reste à préparer son rachat. Il y a 197 000 clients sur le très haut débit, soit 3,7% de ses clients, contre 2,5% à fin 2012. SFR a recruté 71 000 nouveaux clients en très haut débit sur 111 000 en haut débit.   

Bouygues ne sauve pas son année malgré son bon quatrième trimestre. Il termine quatrième du classement annuel alors qu’il était deuxième il y a un an. C’est une lente mais régulière glissade.  Il y a 363 000 clients sur le très haut débit, soit 18,3% de ses clients, contre 16,1% à fin 2012.   Bouygues a recruté au maximum 66 000 clients en très haut débit et 101 000 en haut débit.   

Numericable pas grand-chose à dire, sauf qu’il fait une relative bonne année pour lui. Son réseau est largement sous-exploité. 

En ce qui est des offres en Quadruple Play. Orange revendique 4,780 000 clients Open, SFR avec son offre multi-packs 2,355 000 clients et Bouygues est dans l’inconnu, l’opérateur ne  donnant plus le détail des chiffres de Darty, mais il doit être au-delà de 1,800 000 clients. Free ne donne pas de chiffres, mais cela doit être important également et doit tourner autour de 50% de ses clients mobiles soit 2,820 000.

Gain de nouveaux clients sur l’année 2013
Iliad : 276 000, soit 30,3% en part de conquête.
Orange : 215 000, soit 23,6%.
SFR : 182 000, soit 20%.     
Bouygues Telecom : 168 000, soit 18,5%.
Numericable : 69 000, soit 7,6%.
Total 910 000

Gain de nouveaux clients sur le quatrième trimestre 2013
Bouygues : 72 000 soit 27,3% en part de conquête.
Orange : 62 000, soit 23,5.
Iliad : 60 000 soit 22,7%.
SFR : 48 000, soit 18,2%.
Numericable : 22 000 soit 8,3%.
Total 264 000

Gain de nouveaux clients sur le troisième trimestre 2013
Orange : 71 000, soit 30,1% en part de conquête.
Iliad  62 000 soit 26,3%
SFR : 45 000, soit 19,1%.
Bouygues : 41 000 soit 17,4%.
Numericable : 17 000 soit 7,2%,
Total 236 000

Gain de nouveaux clients sur le second trimestre 2013
Iliad : 62 000 (Free + 84 000, Alice -22 000),  soit 40,0% en part de conquête.
Orange : 41 000, soit 26,4%.
SFR : 33 000, soit 21,3%.
Bouygues : 10 000 soit 6,4%.
Numericable : 9 000 soit 5,8%.
Total 155 000

Gain de nouveaux clients sur le premier trimestre 2013
Iliad : 92 000 (Free 134 000, Alice -39 000), soit 36,1% en part de conquête,
SFR : 56 000, soit  24,0%
Bouygues Telecom : 45000 (Bouygues 68 000 et Darty -23 000), soit 17,6%,
Orange : 41 000, soit 16,1%, 
Numericable : 21 000 soit 8,2%.
Total 255 000

Gain de nouveaux clients sur l’année 2012
Iliad : 515 000 (Free 712 000, Alice -197 000), soit 42,8% en part de conquête.
Bouygues Telecom : 324 000, soit 27,0%
Orange : 296 000, soit 24,6%.
Numericable : 34 000, soit 2,8%.
SFR : 33 000, soit 2,7%.     
Total 1,202 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #210 le: 14 mars 2014 07:11:39 »
Après la publication des résultats à fin décembre 2013, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le haut et très haut débit.

Pour la rubrique « Autres », ce sont aussi les résultats à fin décembre 2013 des  statistiques trimestrielles de l’ARCEP en ôtant les chiffres publiés par les opérateurs à fin décembre.
Les chiffres de Bouygues, Free, Numericable Orange et SFR sont ceux des communiqués de presse publiés.
A noter que c'est une année qui se termine avec moins de 1 million de nouveaux clients, dont 496 000 en ADSL et 444 000 en très haut débit. 2014, devrait donc voir la courbe s'inverser.



Bouygues est toujours en relative petite forme et a du mal à trouver un second souffle après avoir cartonné avec son offre 4P, Idéo. Le seuil des 2 millions de clients est enfin dépassé et le rachat de Darty a permis de cacher un peu ce ralentissement des recrutements. Depuis son lancement, c’est sa plus mauvaise année. Si Bouygues n’arrive pas à racheter SFR, il va vraiment se sentir seul. 

Free poursuit son ascension, mais avec des chiffres moins importants. C’est le signe d’une décollération entre son offre mobile et son offre fixe. Les chiffres publiés par François04 ne devrait pas donner un bon premier trimestre. Free ne donne plus de chiffres sur Alice et ne donne toujours pas de chiffres sur ses abonnés très haut débit. Les dirigeants de Free ont indiqué vouloir atteindre 25% du marché, il va y avoir du boulot quand même…

Numericable Bis repetita. La progression est là, mais encore une fois, cela ne bouge pas beaucoup en regard du potentiel. Numericable est seul ou presque sur son réseau et Bouygues recrute y autant, voire plus. Si Numericable n’arrive pas à racheter SFR, il va vraiment se sentir seul de chez seul. 
 
Orange. La Fibre Optique monte en régime et donne des couleurs à Orange. Orange n'a pas donné de chiffres sur la Livebox Play. Orange a encore perdu des parts de marché en 2013 et glisse doucement sous la barre des 40%. C’est quand qu’on freine ?   

SFR fait un peu mieux que Bouygues, mais cela reste assez calme. Le coté positif est que SFR "engrange" sans faire trop de bruit. C’est mou. Reste à savoir avec qui SFR va se marier. Avec Bouygues et ou Numericable, il pique la deuxième place à Free.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #211 le: 14 mars 2014 13:19:49 »
And the winner is : Numericable ! Plus de cash, moins de contraintes administratives et donc calendrier plus rapide 



A suivre pour les réactions de Bouygues et de Free...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #212 le: 15 mars 2014 07:21:09 »
Quelques réactions après le choix de Vivendi de rentrer en négociations exclusives avec Numericable.

Numericable
"L'avenir commence aujourd'hui (...) Ensemble, nous créerons un champion national et européen du Très haut débit fixe et mobile". Le plus dur commence : développer le nouvel ensemble et respecter les promesses...

SFR
Cela "constitue un projet industriel cohérent et solide et présente un intérêt stratégique évident lié à la complémentarité entre Numericable et SFR (...) Nous pouvons déjà entrevoir une intégration plus simple qu’avec d’autres projets que nous avions envisagés." La fusion avec Bouygues aurait certainement conduit à des doublons de postes, de boutiques. Numericable est-ce un moindre mal ? Mais, le nouveau groupe devra aussi rembourser la dette et ne devrait pas forcement être moteur sur le mobile et le fixe.

Bouygues Telecom
"La vie continue. Bouygues est revenu au centre du jeu avec son offre et aura un rôle clé à jouer sur le marché des télécoms dans les mois et les années à venir".
Bouygues va souffrir, il devait faire les poches de Free en étant agressif sur le fixe, mais aura-il les moyens de ses ambitions ?
Au rythme actuel, au niveau du CA, Free aura dépassé Bouygues avant la fin de l'année et cela devrait être le cas également au niveau des clients sur le mobile. L'accord de mutualisation engagé avec SFR sera-t-il poursuivit ? La seule solution est de s'intégrer un peu plus au nouvel SFR, sinon quelqu'un (Free ou un étranger) viendra ramasser les miettes.

Orange
Cela pose un problème de "position concurrentielle déséquilibrée" car cela "ferait naître un acteur disposant d'un réseau mobile et d'une boucle locale très haut débit (câble) non régulée, bénéficiant d'un avantage structurel en termes de coûts et d'un accès à des contenus dont les opérateurs ne bénéficient pas"
Cela "pourrait créer une position concurrentielle déséquilibrée car elle comporte une accumulation d'alliances octroyant des avantages non reproductibles à ce nouvel ensemble d'abord sur le mobile (mutualisation Bouygues/SFR), puis sur le fixe (avantage câblo-opérateur + position SFR) et enfin sur les contenus"
Nul doute que ces points seront examinés par l'Autorité De La Concurrence, l'ARCEP et le CSA.

Enfin cela "peser un risque sur le plan très haut débit" car le nouvel ensemble "devra en permanence arbitrer entre FTTH (fibre optique jusqu'au domicile, NDLR) et réseau câblé et (...) ces arbitrage ne devraient pas se faire au bénéfice du FTTH"
C'est effectivement à craindre. Mais si Numericable est obligé de dégrouper son réseau, Orange pourra faire des offres également et utiliser la totalité des technologies.

Free
"Ce projet n’étant plus à l’ordre du jour, nous en restons à notre stratégie d’origine qui est de développer nous-mêmes nos infrastructures(...) nul doute que d’autres opportunités se présenteront dans les prochains mois pour Iliad"
Iliad espère peut-être pousser son avantage et attendre que Bouygues Telecom rende les armes. En attendant l'accord signé avec Bouygues est caduc et Free se retrouve à construire son propre réseau et à racheter des bouts de fréquences disponibles.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #213 le: 17 mars 2014 07:09:58 »
Après la publication des résultats à fin décembre 2013, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans la téléphonie mobile.

Les Mvno sont indiqués à part. Parce que seul Orange publie des résultats détaillés concernant les Mvno hébergés sur son réseau. Depuis l’arrivée de Free, SFR et Bouygues ne publient plus les résultats de leurs Mvno. SFR ne donne que ses résultats propres et Bouygues additionne ses résultats avec ceux de ses Mvno.
 
Les chiffres des Mvno sont ceux donnés par L’ARCEP lors de son récapitulatif trimestriel (Tableau II.2). Le nombre de clients de Bouygues est recalculé en fonction du nombre total hors Mvno défalqué des chiffres d’Orange, SFR et Free.



Operateurs

Bouygues stoppe l’hémorragie sur le dernier trimestre , mais reste l'opérateur qui a le plus souffert cette année. Il est passé sous la barre des 13% et voit arriver de plus en plus rapidement Free dans son dos. Le lancement de la 4G lui a redonné quelques couleurs mais certainement pas autant qu’escompté. A ce rythme, en nombre de clients mobiles, Free lui passe devant avant fin septembre. 

Free s’approche des 11% du marché. En 24 mois, c'est énorme, même si cela s'explique en grosse partie par le succès de son forfait à 0/2€. Pour atteindre l'objectif affiché de 15% et même 25% du marché, il va falloir à Free d'autres leviers de croissance. 

Orange comme sur des trimestres précédent, il engrange des recrutements de clients sur les forfaits, mais cela pas la perte de  clients sur le prépayé et cela ne suffit donc pas à enrayer ses pertes en part de marché. L’objectif affiché par  l'opérateur était d’être à 35% à fin 2013, c’est gagné, mais la ponction est sévère depuis 1 an. 

SFR arrive à stabiliser sa part de marché au-delà de 29% et sans faire trop de bruit. En l’état actuel et avant la vente, c’est plutôt pas mal. Le rachat par Numericable ne devrait pas modifier le segment mobile.
 
Les Mvno voient leurs parts de marché stagner trimestre après trimestre. Principaux pourvoyeurs d'offres prépayés, ils sont les victimes principales des offres sans engagement. Le nombre total de clients des Mvno est devrait être dépassé par Free lors du prochain trimestre.

Offres sans engagement
B&You compte 1,750 000 clients soit 18,4% de sa base clientèle et 20,6% de ses clients avec un forfait. 
Red compte 1,700 000 clients soit 8% de sa base clientèle et 10,1% de ses clients avec un forfait. .
Sosh compte 1,854 000 clients, soit 8,9% de sa base clientèle et 6,9% de ses clients avec un forfait. Il y a un an c’était respectivement 2,9% et 2,0%.

Mvno
Orange héberge 1,561 000 pour le compte de Mvno, contre 1,634 000 au 30 septembre, 1,658 000 au 30 juin, 1,849 000 au 31 mars, 2,288 000 au 31 décembre 2012 et 3,062 000 au 31 mars 2013. C’est le seul opérateur qui donne des chiffres sur ses clients Mvno. Bouygues Telecom et SFR ne donnent pas de chiffres. Free n’en a pas.
Pour rappel, les quelques chiffres connus sur les Mvno :   
Virgin 1,690 000 millions de clients, NRJ +/- 1,2 million, LycaMobile +/- 1million, La Poste 1,000 000, Ortel 250 000,  Prixtel 120 000,  Zéro Forfait 90 000, Numericable 186 000, Budget Telecom 25 000.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #214 le: 18 mars 2014 07:11:08 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres provisoires concernant le haut et très haut débit. Ils sont arrêtés à fin décembre  2013.



Question méthodologie, L’ARCEP prend en compte le nombre d'abonnements haut et très haut débit sur réseaux fixes et cumule les abonnements xDSL, câble, fibre optique, BLR, satellite et wifi. A la fois la clientèle "grand public" et "entreprise" et couvre la métropole et les DOM.
"Les chiffres sont établis à partir des données transmises par les principaux fournisseurs d'accès, complétées le cas échéant par l'estimation des non-réponses. Les données publiées sont arrondies. Les évolutions commentées tiennent naturellement compte du degré de précision des données."

Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 4,0%, mais ce taux est en déclin depuis de nombreux trimestres. Il était de 5,4%   il y a un an. Toutefois, un secteur qui dégage encore 4% de croissance annuelle (en volume) ce n'est pas si mal...
A noter que c'est une année qui se termine avec moins de 1 million de nouveaux clients, dont 486 000 en haut débit et 444 000 en très haut débit. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 258 000 nouveaux clients dont 57 000 en haut débit et 201 000 en très haut débit, soit 78% des recrutements.
L'année 2014, devrait donc voir la courbe de recrutements s'inverser et voir le très haut débit passer devant le haut débit.
Demain, un point sur le très haut débit.

Kami78

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #215 le: 18 mars 2014 08:12:59 »
Si tu as des infos là-dessus, pourrais-tu détailler ou estimer la part Canada Dry du THD de Numericable qui est en Docsis RF, c'est-à-dire pas encore en FTTLA, avec des débits de 30 et 1,2 mbps ?   :)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #216 le: 18 mars 2014 09:39:10 »
Non, difficile d'aller au-delà. Numericable ne détaille pas.  ;)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #217 le: 19 mars 2014 07:02:33 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres provisoires concernant très haut débit. Ils sont arrêtés à fin décembre  2013.



Suite à la publication par l’ARCEP des chiffres provisoires concernant le haut et très haut débit, il est possible de faire le point sur le nombre de clients sur le très haut débit.

Hors FTTH
Hors FTTH, il est de 1,510 000 clients dont 363 000 clients pour Bouygues et 1,041 000 pour Numericable, soit une part de marché de 93%. Par défaut, le VDSL2 pourrait représenter au maximum 106 000 clients. Mais, il n'y a pas de statistiques sur ce segment.

FTTH
Sur le FTTH, au 31 décembre, Orange annonçait avoir atteint 319 000 clients pour  un total de 540 000 clients comptés par l’ARCEP, soit une part de marché de 59,1% sur ce segment  (58,7% pour le T3, 57,6% pour le T2 et 56,4% sur le T1 et 56,0% au T4 2012. SFR compte 197 000 clients , soit une part de marché de 36,5%.

En défalquant Orange et SFR des clients FTTH recensés par l’ARCEP, il reste 24 000 clients, soit une part de marché de 4,4%. A se partager donc entre les autres opérateurs, soit sur cette technologie, essentiellement Free.

Combien pour Free ?
Pour rappel, Free ne donnent pas de chiffres sur le nombre de clients en très haut débit. Ce qui dans la stratégie de communication signifie que ces chiffres ne sont pas assez bons.   

A noter que lors d’une interview au quotidien Les Echos (13/03), Patrick Drahi - le pédégé de Numericable - a déclaré : "Free avait promis 4 millions de prises en 2007 à échéance 2012. Nous sommes en 2014 et Free n’en a que quelques milliers", et que lors de la présentation de son projet, le nombre de clients pour Free n’était pas détaillé... 

Free devrait jouer la transparence et publier ses chiffres. 

Récapitulatif sur le très haut débit 
- Numericable, 1,041 000 millions de clients soit 50,8% du total (55,2 au T3, 56,8% au T2), 
- Bouygues Telecom, 363 000 clients soit 17,7%(18,1% au T3, 18,1% au T2),
- Orange, 319 000 clients soit 15,6% (14,8% au T3, 13,5% au T2),
- SFR, 197 000 clients soit 9,6% (7,6%( ?) au T3, 7,1% au T2),
- Autres (dont Free) 130 000 clients soit 6,3% (4,3% au T3, 4,5% au T2).
Total : 2,050 000 millions de clients.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #218 le: 20 mars 2014 06:55:24 »
Alors que les résultats commerciaux de nos opérateurs ont été publiés, un rapide point sur quelques éléments financiers (il n'est pas interdit de compléter) permettra de se faire une idée un peu plus précise sur la situation des uns et des autres. Les montants sont exprimés en Milliards d’euros.

Ce sont des chiffres sur l’année 2013.



Sur l’ensemble de l’année 2012, il y avait eu un recul du chiffre d’affaire de 2,5 milliards d’euros : SFR pour 895M€, Bouygues pour 515M€ et Orange pour 1,129M€, compense par un gain d’un milliard.

Sur l’année 2013, il y avait une baisse du chiffre d’affaire total de 3,0M€, 1,413M€ pour Orange, 562M€ pour Bouygues et 1,089 pour SFR compensé par un gain de 600 millions...
   
A noter que le chiffre d’affaire de l’ensemble SFR, Free et Bouygues pèse moins que le chiffre d’affaire d’Orange. Un éventuel rachat de SFR par Bouygues ne changerait pas la donne.

Autre indicateur, L’EBITDA. C’est un indicateur permettant de comparer les résultats des uns et des autres. Il présente les revenus générés par l’activité indépendamment des conditions de son financement (les charges financières), des contraintes fiscales (impôts et taxes), et du renouvellement de l’outil d’exploitation (amortissements sur le réseau, les licences, l’itinérance, etc.).

Le détail
Bouygues Telecom, le ratio (EBITDA / CA) est de 18,9% contre 17,4% en 2012 et 22,2% en 2011.Le plan d’économies a porté ses fruits. Apres le nombre de forfaits, le chiffre d’affaire est un autre indicateur qui démontre que Free est sur les talons de Bouygues. 

Free, le ratio (EBITDA / CA) est de 32,1% contre 29,2% en 2012 et 39,3%. Sur le mobile, il est de 9% (il était négatif en 2012) et de 43,7% sur le fixe, contre 41,7% en 2012. Free  en est en train de rattraper Bouygues Telecom. Sur les 12 derniers mois, la différence est passée de 2,073 milliards à 917 millions d’euros. L’année 2014, sera-t-elle celle du dépassement ? 

Numericable le ratio (EBITDA / CA)  est monumental : 46,9% contre 47,5% en 2012 et 44,4% en 2011. Les marges sont là, manque plus que les clients.

Orange France, le ratio (EBITDA / CA) est de 35,6% contre 36,6% en 2012 et 38,4% en 2011. Orange campe à peu prés sur ses positions, les économies et l’accord d’itinérance avec Free permettent de garder le cap. . 

SFR, le ratio (EBITDA / CA)  est de 27,1% contre 29,2% en 2012 et 31,2% en 2011. SFR a manger sa marge, mais cela lui a permis de recruter assez fortement dans le mobile. Vivendi considère que SFR n’a plus d’avenir dans les télécoms et pourtant SFR reste solide.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #219 le: 21 mars 2014 07:00:26 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°77
La guerre de poursuit sur les droits tv sportifs premium, c’est à dire ceux qui génèrent l’abonnement des clients. C’est du marquage à la culotte et du plaquage à retardement. Avec d’un coté un jeune challenger qui veut tout bouffer : beIN Sports et de l’autre le vieux monopole et qui veut le rester : Canal+.
Pour le moment, c’est une grosse phase judiciaire qui se prépare.   

Ligue 1 de Foot
Canal+ a entamé deux procédures judiciaires contre l’appel d’offre des droits tv 2016-2020 du championnat de Ligue 1 et celui de Ligue 2.
Le Figaro (17/03) annonce que Canal+ a décidé de contester ce lancement anticipé en saisissant l'Autorité de la concurrence, car le timing et le lancement anticipé ne lui semble pas commercialement acceptable. Car lancer cet appel d’offre maintenant pourrait perturber la décision d’abonnement.

D’autre part (L’Equipe, 18/03), Canal+ a saisi, le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour demander la suspension de la consultation Les diffuseurs intéressés par les droits du championnat de France doivent normalement remettre leurs offres le 2 avril prochain. Mais en engageant cette action, Canal+ compte bien que la procédure engagée par la LFP sera reportée à plus tard.

Le président de la LFP a déclaré (L’Equipe, 18/03) que : "Ces actions ont évidemment pour but de retarder les délais de la consultation et d’en perturber le déroulement, écrit-il suite aux deux recours déposés par Canal+. Nos services et nos conseils sont parfaitement sereins et déterminés. Aucune disposition n’interdisait à la Ligue de d’avancer le lancement de l’appel d’offres. Ces actions sont l’illustration du comportement habituel de Canal+ qui multiplie les procédures judiciaires depuis plusieurs années contre tous les acteurs de l’audiovisuel ou du marché des droits sportifs."

A suivre…

Rugby - Top 14
Le feuilleton rebondit. Comme annoncé il y a quelques semaines, beIN Sports a saisi l’Autorité de la concurrence contre la Ligue Nationale de Rugby (Les Echos, 18/03). Elle conteste l’attribution à Canal+ des droits télévisuels du championnat de France de rugby. La chaîne cryptée a en effet obtenu l’exclusivité de la compétition pour les cinq saisons à venir, moyennant 355 millions d’euros. La chaîne avait prévenu, en janvier, qu’elle se réservait "le droit d’intenter toutes les actions pour faire valoir ses droits, (regrettant) l’absence de respect d’une procédure transparente de mise en concurrence équitable et loyale".

A suivre également….

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #220 le: 23 mars 2014 15:06:07 »
Dans le dossier de rachat de Numericable, finalement l'Union Européenne pourrait finalement regarder de près les conditions du rachat si Bouygues Telecom l'emportait (La Tribune, 22/03), car :
"La CE, si elle n'est a priori pas autorité de contrôle par défaut de la concentration, pourrait demander à l'autorité française de la concurrence le renvoi au titre de l'article 22 du règlement 139/2004 sur les concentrations, le chiffre d'affaires de Bouygues en 2013 étant proche du seuil de notification [moins des deux tiers du chiffre d'affaires en France, NDLR].
La demande de renvoi serait justifiée par le souci de la CE d'assurer un contrôle harmonisé et cohérent des cas de concentrations qui réduisent de quatre à trois le nombre d'opérateurs de réseau sur un marché national des télécoms
."

De plus le soutien politique au dossier Bouygues ne serait pas spécialement apprécié. Voilà un argument qui pourrait peser dans la décision de Vivendi de pencher vers la solution Numericable.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #221 le: 24 mars 2014 06:49:40 »
Suite à la publication des résultats d’Orange, de Bouygues et de SFR, il est un peu plus simple de se faire une idée de l’effet Free Mobile pour ces trois opérateurs depuis deux ans, les départs ne correspondent automatiquement à une arrivée chez Free, car il y aussi des mouvements entre opérateurs et Mvno.
   
Après deux ans d’exploitation de Free Mobile, il est à noter que la tendance se confirme : Orange, SFR et Bouygues perdent toujours autant de clients en prépayés : c’est quand même un débours de 4 millions de clients perdus !

Sur le T4, les forfaits eux sont dans le vert et même au beau fixe pour Bouygues Orange et SFR. Par contre, c’est une contre-performance pour Bouygues avec une perte de 45 000 forfaits.
Depuis l’arrivée de Free Mobile, c’est un gain de 3,600 000 millions de forfaits, c’est à relativiser, car le marché a fortement augmenté et fortement modifié  avec le développement sans engagement avec B&You, Red et Sosh et à l’essor du M2M.
 
Par rapport à la base clientèle au 31 décembre 2011, Orange a quasiment rattrapé ses pertes, et SFR est légèrement positif. Pour Bouygues il y a encore un peu de pertes. A noter qu’Orange et Bouygues ont replongé un peu par rapport à fin 2012, alors que SFR est repassé dans le vert. Pour l'ensemble des opérateurs,
il y a un gain sur les forfaits et plutôt sur du sans engagement et un perte sur le prépayé.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #222 le: 25 mars 2014 07:05:55 »
BeIn Sports vs Canal+, la guerre se poursuit. Il vient de se dérouler un nouvel épisode dans les prétoires. Il ne concerne pas directement l’attribution spécifique de droits, mais plutôt le contexte général. Comme on le sait, Vivendi de façon générale et ses filiales judiciarise à tout va, et cela concerne également la concurrence sur la tv payante, comme cela est souvent le cas avec SFR.

Canal+ et la concurrence
Il y a un an Canal+ avait attaqué BeIn Sports pour « concurrence déloyale » et l’affaire vient de passer devant le Tribunal de Commerce de Nanterre.
Canal+ demande 300 millions d’euros de dommages à BeIn Sports, en estimant avoir perdu 102 000 abonnés par la faute de la chaine auquel il faut ajouter le non abonnement de 85 000 clients potentiels. De son coté, beIN Sports demande 66 millions d’euros de dommages et intérêts pour dénigrement de son image.

L’audience a permis de dévoiler certains chiffres restés jusque là secret. BeIn Sports a ainsi indiqué que sur ses 1,7 millions d’abonnés, c’était 330 000 qui l’était  via la plateforme CanalSat. beIN Sports a par ailleurs indiquée que 8 à 9% de ses recettes proviennent de la publicité.

On apprend aussi que Canal Plus a produit une étude montrant les motivations d’abonnement à son bouquet: 93% s’abonnent pour le cinéma, 67% pour les séries, 60% pour le sport en général, et 54% pour la Ligue 1 de football (MediaSportif, 12/03). Le jugement devrait être rendu en juin.

Combien de clients ?
Le site Electron Libre (25/02), annonce que les abonnements individuels aux chaines Canal+ seraient de 4,200 000 sur 6,091 000 abonnés individuels, le reste 1,891 000 serait des clients CanalSat. Avec les professionnels, Canal+ et CanalSat comptent  9,534 000 clients en France. De son coté, beIn Sports serait à 1,800 000 abonnés individuels.

Droits tv de la Ligue1 : le futur
En toile de fond de cette guerre se déroule l’attribution des futurs droits tv de la Ligue1 dont le verdict est attendu pour le 4 avril. Hier, le TGI a examiné le référé de Canal+ qui conteste le calendrier et suspendre l’appel d’offre dont la décision devrait intervenir vendredi.

Orange et Eurosport contestent également le calendrier, mais n’ont pas attaqué en justice. Orange a écrit à la LFP (Les Echos, 24/03) : "Nous déplorons très vivement le fait que vous n'ayez pas pris le soin préalable de nous consulter (...) ni même de nous avertir, (...) Nous le déplorons d'autant plus que nous constatons que vous avez fait le choix de ne pas renouveler le lot nomade, alors que celui-ci existe depuis plusieurs appels à candidatures successifs et que [...] nous déployons actuellement beaucoup d'efforts et d'investissements pour le développement de notre produit Orange Ligue 1."

Droits tv de la ligue 1 : le passé
Pour rappel, actuellement par saison et jusqu’à la saison 2015/2016, Canal+ paye 430 millions d'euros pour les deux affiches + diffusion dans les hôtels et bars et continuité tablette/Smartphone. beIN Sports paye 153 millions d'euros pour 8 matches 1, Orange, 25 millions pour les droits mobiles et tablettes, YouTube, Dailymotion, L’Equipe, 3 millions pour un résume de la journée.

Soit un total de 608 millions au lieu de 668 millions lors du précédent accord, à noter que les droits internationaux passent de 17 à 31,5 millions (beIN Sports) et que ceux de la ligue 2 de 13 à 18 millions (beIN Sports et Eurosport).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #223 le: 26 mars 2014 07:13:40 »
C’est aujourd’hui que se réunit la Conseil d’Administration d’Orange et qui devrait décider su maintien ou non de Stéphane Richard. Les actionnaires de l'opérateur devront se prononcer définitivement le 27 mai.

Vers une réélection
Lui, est candidat à sa réélection et le déclare dans un interview au quotidien Les Echos  (24/03)  : "C'est au conseil d'administration de le décider et je ne veux pas préjuger de sa décision. Je suis clairement candidat au renouvellement de mon mandat, car je pense pouvoir être utile à l'entreprise et ma motivation de la servir est plus grande que jamais (...) Au fond, la question est : faut-il déstabiliser le groupe, en plein maelström du secteur, pour une affaire qui ne concerne pas Orange ? L'immense majorité des salariés et des actionnaires ne le comprendrait pas".

Seul "souci" l’affaire Tapie : "Il est vrai que l’affaire Tapie est un aléa dont je me serais bien passé. Mais je veux rappeler que je conteste en bloc ma mise en examen et cela n’a rien à voir avec Orange."

Un début de projet
Il propose quelques axes pour le futur. Si il est réélu, ils devront être détaillés : "Il va aussi falloir assurer la migration des réseaux vers le « tout IP », c'est-à-dire intégrer davantage de fonctions logicielles et davantage de cloud (...) Il y a d'abord la digitalisation de la relation client et des modes de fonctionnement internes à l'entreprise, qui nous permettra de réaliser des gains de compétitivité et de mieux utiliser les données que nous possédons sur nos clients pour mieux les servir. L'international, où nous continuerons à poursuivre notre expansion, particulièrement en Afrique et au Moyen-Orient. La modernisation sociale en France, à laquelle je suis très attaché. Et, enfin, la création des services et modèles économiques de l'âge Internet."

A suivre...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #224 le: 27 mars 2014 07:09:00 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°78

NUMERICABLE
Le pédégé de Numericable a détaillé son projet pour SFR. L'objectif est de passer de 25 à 45 % sur le marché fixe résidentiel (là où il y du très haut débit) et de 20 à 30 % sur le marché fixe des entreprises en fusionnant Completel (9% du marché) et SFR Business (11% du marché), là Orange réalise 70% du marché.
 
SFR devrait acheter moins d’ADSL à Orange et renégocier l’accord l'accord conclu entre SFR et Orange pour le co-déploiement et le co-investissement dans la fibre optique en zone moyennement dense. Autrement dit, Numericable ne veut plus faire de la fibre là où il y a déjà du câble, et pourrait proposer à Orange de co-investir dans son câble.

Reste à savoir ce que deviendront les partenariats existants avec Bouygues : la mutualisation du réseau mobile signée entre Bouygues et SFR, le contrat de MVNO 3G avec Bouygues, la location du réseau pour les offres très haut débit de Bouygues. Logiquement ce qui permet de réduire la facture devrait être conservé.
 
Bouygues n'a rien annoncé de son coté, sachant que coté mobile le nouvel ensemble passerait devant Orange avec 41,8% du marché contre 36,5%, coté fixe il ne péserait que 29,2% contre 40,6% pour Orange. 

Source : Les Echos (17/03)

VIRGIN MOBILE A VENDRE ?
C’est ce révèle un article du Figaro. L’actionnaire Virgin Mobile  réfléchit à l’avenir du premier Mnvo en France. Cela pourrait passer par «une vente, un rapprochement avec un autre opérateur virtuel ou une mise en Bourse. ». L’arrivée de Free Mobile a engendré une baissé du prépayé et par ricochet à ceux qui étaient sur ce segment les Mvno !

L'hypothèse n'est pas nouvelle : une "étude" annonçait que le rachat de Virgin Mobile par Orange aurait du sens. Virgin serait valorisé 250 millions d'euros par Oddo (La Tribune, 30/01). Et les premières rumeurs datent d'avril 2012 (La Tribune, 04/2012). Hier comme aujourd'hui, le prix du client Virgin est estimé à environ 150€... 

A fin décembre 2013, Virgin Mobile revendique 1,689 000 clients. 353 000 (20,9%) sont des clients en prépayés 1,337 000 (79,1%) sont des clients abonnés.
Par rapport à mars 2013, c’est une perte de 39 000 clients. A cette date, 365 000 (21,1%) étaient des clients en prépayés et 1,364 000 (78,9%) étaient des clients abonnés.
Sur 12 mois, c’est une perte de 111 000 clients, soit une baisse de 6%, dont 67 000 clients en post-payés (ou forfaits).

Selon les chiffre de l’ARCEP arrêtés à fin décembre 2013, 8,073 000 millions de clients ont souscrit à un service mobile auprès d’un Mvno (tableau 2.2), soit une hausse 202 000 (+5,2), contre une hausse de 15 000 (+0,2%) pour le T3, de 151 000 (1,9%) sur le T2, de 27 000 (+0,4%) au T1 2013 et de 73 000 (0,9%) au T3 2012. Les Mvno représentent  10,9% du marché total de ce trimestre contre 10,8% du marché total sur le T2,  de 10,9% au T1, et de 10,9% au T4 2012 !     

CONSOLIDATION EN ESPAGNE
La consolidation des télécoms est également à l’œuvre en Espagne. Vodafone vient d’acquérir le principal câblo-opérateur Ono pour 7,2 milliards. Ono compte 1,9 million de clients et son réseau est raccordé à 7 millions de ménages en Espagne. Vodafone estime les synergies à 2 milliards en matière de coûts et à 1 milliard en matière de revenus. L’opération pourrait faire réagir Orange qui est le troisième opérateur en Espagne. Après un refus de l’actionnaire TeliasSonéra de vendre Yoigo, Orange pourrait chercher à acheter un autre opérateur Jazztel qui est le troisième opérateur en téléphonie fixe et quatrième en ADSL permettrait à Orange de se renforcer sur ces segments. Toutefois le prix est cher et laisserait Orange troisième opérateur en Espagne.

Source : Les Echos (17/03).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #225 le: 28 mars 2014 07:08:27 »
Ou en est Dailymotion ? Stéphane Richard a réaffirmé[/u] qu’il était en discussion (Bfmtv, 25/02)avec Microsoft pour trouver un partenaire à Dailymotion : "On a des discussions qui se poursuivent, en particulier avec Microsoft, ce qui ne veut pas dire que nous allons forcément parvenir à un accord".

Un partenaire français ?
"Nous souhaitons garder la majorité de Dailymotion car nous souhaitons rester maître du destin de Dailymotion qui peut encore profiter beaucoup à l'écosystème de l'innovation en France". Il a également précisé avoir "des discussions avec d'autres partenaires potentiel y compris français, plutôt dans le monde des contenus (...) Pour l'instant, Dailymotion ou YouTube sont des services 100% gratuits. Mais demain, l'avenir de ces sites est d'aller vers des contenus payants de haute qualité. Ce qui justifie le fait qu'on puisse en discuter avec des éditeurs de contenus", a-t-il développé.

Vivendi a un peu de cash, Canal+ serait-il intéressé ? Mais ce dernier passe par YouTube pour développer son offre de contenus. 

Alors ?
Pour rappel, Dailymotion était quasiment vendu en mai dernier à Yahoo. Suite à ce vente manquée Stéphane Richard était revenu dans le quotidien  Les Echos (07/2013) sur l’avenir de Dailymotion en assurant qu’Orange allait réaliser 30 millions d’investissements sur les trois prochaines années et qu'il recherchait des partenaires.
 
Reste à dégager des synergies avec les activités d’Orange. Orange n’a toujours pas trouvé la bonne recette pour Dailymotion. En avril 2011, Orange a acheté 49% de Dailymotion pour 69 millions d’euros et est monté au printemps 2013 à 100% du capital pour 72 millions supplémentaires.

Comme l’a rappelé Stéphane Richard, Dailymotion semble avoir un avenir pour Orange (Les Echos, 24/03): "Enfin, dans le divertissement et l'image, nous ne resterons pas passifs à transporter les contenus, notamment grâce à notre plate-forme Dailymotion.".
Bref, le temps passe, et rien ne se passe vraiment. Cela va finir pas être un vrai gâchis.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #226 le: 29 mars 2014 08:06:02 »
Deux nouvelles (La Tribune, 28/03) qui pourraient "alléger" un rachat de SFR par Bouygues Telecom. 

Examen par l'Union Européenne ?
La premiere est que pour l'ARCEP et l'Autorité de la Concurrence l'examen du dossier par la Commission Européenne n'est pas si évident. Arcep "doute que l'Union européenne ait des arguments pour transférer le dossier à Bruxelles : à première vue, le critère de chiffre d'affaires paneuropéen n'est pas rempli.", pour l'ADLC :  "Il n'y a aucun fondement juridique au renvoi", mais il serait compliqué de refuser à la Commission de regarder le dossier.

Il y a une semaine était évoqué la possibilité pour lUnion Européenne de regarder le rachat de SFR si Bouygues Telecom l'emportait (La Tribune, 22/03), car : "La CE, si elle n'est a priori pas autorité de contrôle par défaut de la concentration, pourrait demander à l'autorité française de la concurrence le renvoi au titre de l'article 22 du règlement 139/2004 sur les concentrations, le chiffre d'affaires de Bouygues en 2013 étant proche du seuil de notification [moins des deux tiers du chiffre d'affaires en France, NDLR].
La demande de renvoi serait justifiée par le souci de la CE d'assurer un contrôle harmonisé et cohérent des cas de concentrations qui réduisent de quatre à trois le nombre d'opérateurs de réseau sur un marché national des télécoms
." 

Vente du réseau Bouygues à Free : une formalité ?
La deuxième est qu'après approbation de l'ARCEP,  Bouygues peut parfaitement revendre ses fréquences à Free. L'approbation pat l'ARCEP veut-ildire qu'il y aura remise sur le marché ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #227 le: 31 mars 2014 07:00:11 »
Un tableau qui mesure par opérateur, les gains de nouveaux clients en évolution annuelle  (T4 2013/T42012) à et ce que cela représente en part de conquête. Cela permet de voir un peu plus précisément les tendances sur le moyen terme.

Ce sont les chiffres exprimes en milliers pour le haut et très haut débit. 



En glissement annuel, le nombre de nouveaux clients en en nette diminution : -22%.
Free continue de capitaliser grâce à son offre mobile, mais baisse de trimestre en trimestre. C’est un atterrissage en douceur, même si cela reste à un haut niveau. Il termine sur la troisième marche du podium ce trimestre.   
SFR continu de rebondir et se paye le luxe de se  dépasser Bouygyes. C’est un peu la surprise du chef...
Orange se maintient avec ses recrutements sur le très haut débit. Le niveau est moyen, mais constant, ce qui lui permet de rester sur la deuxième marche du podium, ce qui n’est pas si mal pour l’opérateur historique. C'est prudent, trop ?   
Bouygues Telecom qui voit lui ses performances reculer de trimestre en trimestre. Il termine l’année à la dernière place et encore le dernier trimestre lui a permis de se reprendre un peu.

Méthodologie
Comment lire ce tableau ?
Par exemple, entre le T3 2012 et le T3 2013, Orange a gagné 219 000 nouveaux clients, ce qui représente un gain de 2,2% de sa base clientèle sur la période et 24,5% en part de conquête cumulée sur cette même période. Il y a eu un gain de 894 000 nouveaux clients entre le troisième trimestre 2012 et le troisième trimestre 2012.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #228 le: 31 mars 2014 09:55:16 »
C'est vendredi que se termine les négociations exclusives entre Numericable et Vivendi pour la rachat de SFR. Depuis plus de deux semaines Bouygues annonce régulièrement des améliorations de son offre initiale, afin de faire revenir Vivendi sur son choix initial. Cela sera-t-il payant ?

Les enjeux pour Bouygues et une partie de l'avenir de sa filiale télécom sont si importants que Bouygues essaye de ratisser large afin de s'assurer des soutiens financiers. Le Journal Du Dimanche (30/03) annonce que Bouygues a fait la tournée des popotes en quémandant auprès de Dassault, du Qatar et de des fonds d'investissement comme CVC, Eurazeo ou les américains KKR et Apollo,dyo, de l'armateur Philippe Louis-Dreyfus.
Pour Bouygues, le but est de trouver des nouveaux partenaires susceptibles de racheter la part de 21% que Vivendi conservera dans Bouygues-SFR.

Bouygues arrivera-t-il à rattraper son retard sur Numericable ? La mobilisation du ban et de l'arrière ban du capitalisme français permettra-t-il d'inverser la tendance ? Après sa contre-offre (Le Figaro, 20/03), il n'en reste pas moins que tout cela donne une  impression de bricolage. En attendant, c'est forcément Vivendi qui devrait faire une bonne opération, et dans tout les cas, la note risque d'être salée pour l'acheteur.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #229 le: 01 avril 2014 07:02:22 »
Quelques chiffres et statistiques (hors résultats financiers) suite à la publication des résultats de France Telecom au 31 décembre. Ces chiffres portent sur l’activité Internet et sur l’activité mobile.

Haut et très haut débit
Il faut noter que trimestre après trimestre le nombre de clients sans abonnement téléphonique progresse. Avec près de 64% à fin décembre, soit une progression de 7 points sur les douze derniers mois.  Open est passée par là.   
Le nombre de clients avec une offre Open est de 4,780 000 et en progression de 1,742 000 en douze  mois et de 512 000 sur le trimestre. La progression est toujours forte, et en hausse sur le trimestre précédent.  C’est le toujours le gros "must" et le moteur de croissance d’Orange. Les offres Open représentent 47,3% des clients avec une connexion internet !
   
Le nombre de clients en Fibre Optique est en augmentation constante et commence à avoir un bon rythme de croisière. Orange arrive à convertir de plus en plus de clients à cette technologie. Les recrutement sur ce segment ont représenté 66,5% des 215 000 nouveaux clients en 2013.
Il y a encore 85 000 clients avec une offre en bas débit.

Téléphonie mobile
Orange progresse grâce aux forfaits (+414 000) et réalise son meilleur trimestre depuis 3 ans. Par contre sur le prépayé, la débandade continue (-169 000).
Même chose pour les Mvno du réseau Orange, cela baisse toujours à un bon rythme et retrouve son niveau de 2008. Depuis fin 2011, Orange a perdu 53,4% de ses clients Mvno. Sur ces deux segments, l’effet Free est toujours très fortement vivace.

Sosh représente, 8,9% des clients avec un contrat au forfait et 6,9% de l’ensemble des clients chez Orange. Il y a un an c’était respectivement 2,9% et 2,0%. Sosh représente 57,% des recrutements contre 61% sur le T3 et de 73,5% sur le T1. Sosh tire la croissance mobile chez Orange. 

Source : Orange


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #230 le: 02 avril 2014 07:01:57 »
Alors que l’appel ce Canal+ n’a pas été entendu en appel (L’Equipe, 01/04), c’est aujourd’hui que sont remises à la Ligue de Football Professionnel (LFP) les copies de l’appel d’offre pour la diffusion du championnat de Ligue1 et de Ligue2. La LFP espère que la concurrence en Canal+ et beIN Sports permettra de faire grimper les droits jusqu’à 750 millions et ainsi de faire remonter la France à la troisième place européenne.

Actuellement par saison et jusqu’à la saison 2015/2016, Canal+ paye 430 millions d'euros pour les deux affiches + diffusion dans les hôtels et bars et continuité tablette/Smartphone. beIN Sports paye 153 millions d'euros pour 8 matches 1, Orange, 25 millions pour les droits mobiles et tablettes, YouTube, Dailymotion, L’Equipe, 2 millions pour un résume de la journée.
Soit un total de 607 millions (auquel il faut rajouter les droits de la Ligue2 pour 18 millions et des ventes à l'international pour 31 millions) au lieu de 668 millions lors du précédent accord, à noter que les droits internationaux passent de 17 à 31,5 millions (beIN Sports) et que ceux de la ligue 2 de 13 à 18 millions (beIN Sports et Eurosport).

Quelques chiffres publiés de-ci de-là.
   
L’évolution des droits TV en France et un comparatif européen
 
Le Figaro du 15/03.

Un comparatif européen sur la valeur des championnats

Le Journal du Dimanche du 16/03.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #231 le: 03 avril 2014 07:04:51 »
Lors d’une interview au quotidien Les Echos  (24/03), Stéphane Richard - le pédégé d’Orange - est revenu sur le rachat de SFR et la consolidation du marché en Europe.

Rachat de SFR
Pour lui, un rachat par Numericable pourrait forcer Bouygues à revoir son partenariat avec le nouveau groupe sur le très haut débit ou sur le partage du réseau mobile et pour lui : "Orange a rétabli un dialogue de qualité avec Bouygues depuis quelques mois. Nous pourrions renforcer ce dialogue dans cette hypothèse."
 
Dans l’hypothèse d’un rachat par Numericable, il demande la régulation du réseau de Numericable, mais également la possibilité d’avoir accès aux mêmes chaines tv du groupe Canal+. Mais pour lui : "Cette transaction ne règle en effet pas le problème du mobile en France et ne permet pas au secteur de trouver un nouvel équilibre. Maintenant, avec le montant de dettes que l’ensemble combiné aurait à supporter, je ne pense pas qu’ils aient les moyens de se lancer dans une nouvelle guerre des prix."
Si c’est Bouygues qui rachète, le nouvel ensemble passerait devant Orange en parts de marché, mais : "Ce serait un excellent lièvre pour nous. D’autant que la fusion serait longue et difficile. Pendant cette période, Orange sera le point stable du marché."

Un attelage SFR/Bouygues  permettrait également à Orange d’avoir une position d’outsider et d'espérer d’avoir un peu plus les mains libres au niveau régulation,
Ensuite, les précédentes fusions (Club Internet par Neuf/SFR, Alice par Free et Darty par Bouygues) ont démontré que 1+1 ne faisait pas deux. Mais là aussi, rien n’est automatique. 

Consolidation en Europe
Il ne voit pas venir des opérateurs américains, chinois car ils sont trop occupés par leurs propres marchés : "Pour moi, c’est un peu un mythe, l’arrivée des opérateurs étrangers en Europe".
Par contre Orange participera au mouvement en Europe : " a consolidation fait partie des chantiers auxquels on s’attaquera dans les cinq années à venir (...) [la consolidation]  touchera le secteur du mobile mais prendra aussi la forme de la convergence entre le fixe et le mobile. Orange y participera. Il y a des pays en Europe où l’on ne fait que du mobile pour l’instant, et où il faudra nécessairement que l’on bouge."   

C’est un changement de cap, car depuis son arrivée à la tête d’Orange, Stéphane Richard était plutôt prudent en vendant des positions jugées non-stratégiques comme Orange en Autriche, en Suisse ou au Portugal. Une acquisition en Europe vaut-elle vraiment le coup/coût ?   

Rapprochement avec Deutsche Telekom
Ce n’est pas un non catégorique, c’est juste un non technique : "Aujourd’hui, les conditions ne sont pas réunies car il y a un déséquilibre des poids respectifs. S’il y avait un mariage, il devrait se faire entre égaux. Notez tout de même que la filiale américaine T-Mobile pèse le quart du chiffre d’affaires de Deutsche Telekom. Peut-être reparlera-t-on de ce sujet si Deutsche Telekom se retire du marché américain et devient un pur acteur européen.

Ce serait un feuilleton encore plus prenant que celui du rachat de SFR. Le Pacs actuel devrait plutôt être approfondit, afin que les clients bénéficient des synergies au niveau européen ou au moins là ou les deux marques sont présentes.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #232 le: 04 avril 2014 06:50:15 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°79

Droits tv de la Ligue 1 et de la Ligue 2
C’est aujourd’hui à 10h que la Ligue de football professionnelle (LFP) ouvre les enveloppes financières pour les lots de son appel d’offre pour les droits tv de la Ligue 1 et de la Ligue 2 pour la période 2016 à 2020. Mercredi, selon L’Equipe, 02/04), cinq diffuseurs ont répondu : Canal+, beIN Sports, Eurosport, Orange et le groupe L'Equipe.

Sur le lot 1 de Ligue 1 (en gros, deux des meilleurs matches de chaque journée), les offres étaient à la fois qualitatives et financières. Comme pour l'ensemble de la Ligue 2. En revanche, sur les cinq autres lots de Ligue 1, les offres sont seulement qualitatives, les propositions financières étant attendues pour aujourd’hui.
 
La LFP va ouvrir les enveloppes financières pour le lot 1 à 10h. Une fois le vainqueur du lot 1 dévoilé, les diffuseurs auront de 10h à 12h pour soumettre leur meilleure offre pour les lots 2 et 3. Les candidats pour ces lots seront prévenus des résultats à 13h et les lots 4,5 et 6 seront mis en jeu entre 13h et 14h pour tous les diffuseurs intéressés.
La LFP annoncera à 15h30 les résultats de l’appel d’offres et dévoilera si le prix de réserve fixé par la ligue a été atteint pour attribuer les lots, ou si elle décidera de remettre certains lots en jeu.

Après la première bataille sur les droits du football français, les diffuseurs entameront la seconde dès lundi pour les droits de Ligue des Champions et de Ligue Europa mis en jeu par l’UEFA pour la période 2015-2018.

Droits tv du rugby
Alors que la Ligue Nationale de Rugby (LNR) a vendu les droits tv du Top14 à Canal+ pour cinq ans et 355 millions d’euros, soit 71 millions par saison en moyenne, la LNR espère rajouter au moins 9 millions par saison, car il lui reste à vendre les droits tv de la Pro D2, les droits mobiles et internet, les droits internationaux et la finale en clair du Top14.

beIN Sports va-t-il se faire un peu la main en s’emparant des droits de la Pro D2 ? D’autant que d’autres arrivent à échéance. Et notamment ceux des Coupes d’Europe, l’ex H Cup  et Challenge Européen. Cela permettrait d’étoffer l’offre rugby, beIn Sports a acheté les droits (hors matchs de l’Equipe de France) des différentes tournées d’automne et qu’il diffuse le championnat anglais ainsi que la Ligue Celte. 

D’autres droits devraient être remis assez rapidement sur le marché : Tournée d’été de l’équipe de France (2016), Tri Nations (2014), Super 15 (2015), Air New Zealand Cup, the Currie Cup and Vodacom Cup (2015).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #233 le: 04 avril 2014 07:33:16 »
C'est aujourd'hui que Vivendi doit donner une réponse sur la vente de SFR. Il y a trois semaines, Vivendi est rentré en négociations exclusives avec Numericable et l'opérateur fait figure de favori, mais depuis Bouygues n'est pas resté inerte et a fait monter la pression.
Les offres sont connues plus ou moins officiellement. Le quotidien Les Echos du jour propose une synthèse financière.   



Reste que les contraintes réglementaires sont plus lourdes avec une reprise par Bouygues Telecom. Bouygues et Numericable ont promis de ne pas licencier pendant trois ans.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #234 le: 04 avril 2014 16:39:22 »
La répartition des lots de la Ligue 1 et Ligue 2 vient d'avoir lieu. La LFP obtient 748,5 millions par an (dont 22 millions pour la Ligue 2, au lieu de 18 millions actuellement)  à partir de 2016 et jusqu'en 2020...

Par rapport aux droits actuels, C'est une augmentation de 119,5 millions par an pour la Ligue 1 et de 4 millions pour la Ligue 2. Les droits internationaux de 31 millions ne changent pas et restent la propriété de beIn Sport.
Dans le détail, c'st Canal+ qui remporte les deux premiers lots et beIn Sports les autres lots. Eurosport est évincé et remplacé par Canal+ pour la Ligue 2. L'Equipe 21 et Orange n'ont rien.

Le détail des lots Ligue 1 :



Canal+ se renforce et beIn Sport va perdre une affiche (celle du vendredi soir).  Le président de la LFP a déclaré que "Les écarts ont été très sensibles dans les offres de chacun sur les lots 1 et 2 sur le lot 3 ce qui a rendu nos décisions plus faciles.".
Manifestement beIn Sports ne voulait pas faire de folies ou se réserve pour les droits TV de la Ligue des Champions...Car après la perte du Top 14, en l'absence de droits Premium la dégringolade pourrait être sévère.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #235 le: 04 avril 2014 18:42:08 »
Selon La Tribune, Numericable aurait 2 chances sur 3 de remporter la mise et de racheter SFR. Numericable a relevé son offre d'1 milliard.
Si cela se confirme, les recours judiciaires ne devraient pas manquer.

A suivre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #236 le: 04 avril 2014 20:19:20 »
Vivendi n'a pas tranché et se donne le week-end afin de poursuivre l'examen des offres.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #237 le: 05 avril 2014 15:26:24 »
Alea Jacta est, Numericable est le nouveau propriétaire de SFR. C'est Vivendi qui l'annonce dans un communiqué.

Pour Vivendi il assure : "la qualité du projet industriel, la pérennité de l’emploi, les risques les moins élevés en matière de concurrence et La valorisation pour Vivendi. Le communiqué assure que Vivendi va : "recevoir 13,5 milliards d’euros à la réalisation de l’opération ainsi qu’un complément éventuel de prix de 750 millions d’euros, puis de pouvoir céder ultérieurement sa participation de 20 %. L’ensemble devrait représenter une valeur totale supérieure à 17 milliards d’euros."

Le nouvel ensemble devrait peser pour un peu plus de 25% du marché sur le haut et très haut débit, et devenir le deuxième opérateur du pays. C'est une défaite pour Bouygues, qui devra trouver les moyens de rebondir en cherchant une alliance soit avec le nouveau groupe, soit avec Free.

Même si les recours juridiques devraient être nombreux, le paysage de l'internet français va s'en trouver profondément modifié

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #238 le: 05 avril 2014 17:20:53 »
Vivendi va devenir riche ! Pour rappel :   
Vivendi a vendu Activision pour 6 milliards d'euros,
Vivendi a vendu Maroc Telecom pour 4,2 milliards d'euros, 
Vivendi vendrait SFR pour 17 milliards d'euros,
Vivendi a racheté les parts de Lagardère dans Canal+ pour 1 milliard d'euros.   
Vivendi se retrouverait alors à la tête d'une trésorerie nette de 10,1 milliards d'euros ! De quoi rendre du cash aux actionnaires et/ou de faire quelques emplettes.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #239 le: 07 avril 2014 07:14:54 »
Jean-René Fourtou le pédégé de Vivindi donne une interview au quotidien Les Echos du jour et donner les raisons du choix de Numericable pour reprendre SFR.

Pour lui : "La faisabilité de l’opération. Un rapprochement avec Bouygues aurait créé un groupe avec 47% de part de marché en valeur dans le mobile, ce qui était intenable au plan de la concurrence. Le régulateur aurait demandé des remèdes très importants afin de rééquilibrer le marché. La proposition de Bouygues de vendre son réseau mobile et des fréquences à Free allait dans le bon sens, mais il aurait probablement fallu aussi céder des clients. Par conséquent, dans le cas d’un mariage entre Bouygues et SFR, on se serait retrouvé avec une société en décroissance face à un concurrent surarmé, Free. Les risques d’exécution d’un tel projet étaient vraiment trop importants.".

Bouygues pour l’emporter aurait dû payer entièrement le risque que le projet ne passe auprès de l’Autorité de la Concurrence, d’autre il souligne (main sur le cœur...) que : "Il y aurait eu 4.000 à 6.000 personnes en trop, sans compter les sous-traitants. La situation aurait été difficile à gérer, alors même que Bouygues s’était engagé à ne pas licencier pendant trois ans.".  

Au sujet de Numericable : " C’est un projet porteur de croissance. Les activités sont très complémentaires. Il y a très peu de recouvrement et donc très peu de doublons en terme d’effectifs. Il s’agit de développer la convergence entre le fixe et le mobile, en s’appuyant sur la croissance du très haut débit et la génération de nouveaux services. C’est la stratégie gagnante dans les télécoms. C’est la vision du gouvernement et de son plan France Très Haut Débit.".  

Pour lui, le groupe Vivendi a terminé ses cessions et la trésorerie devrait atteindre 5 milliards d’euros et même 10 en revendant les parts minoritaires dans Activision (1 milliard), et SFR (4 milliards). Le groupe va se recentrer sur les médias, mais ce sera pour des activités globales.  

Un accord entre Bouygues et Free ?
Enfin, le même quotidien annonce que parallèlement à son offre de rachat de SFR, Bouygues aurait prospecté du coté de Free…Un banque aurait proposé une fusion entre égaux ou chacun aurait possédé 35% (le reste en flottant), mais Xavier Niel aurait refusé, car il souhaite rester maître du navire ou alors en préfère-t-il attendre que le fruit Bouygues soit plus mûr et rende les armes pour moins cher.

Pour Free, le mot d'ordre reste : "nul doute que d’autres opportunités se présenteront dans les prochains mois pour Iliad". Iliad espère certainement peut-être pousser son avantage et attendre que Bouygues Telecom rende les armes.

Bouygues envisagerait de sortir de l’accord de mutualisation signé il y a quelques semaines avec SFR mais également de ne plus louer de la fibre à Numericable (par qui passer dans ce cas ?). L’avenir s’annonce incertain pour Bouygues Telecom. Le rachat de SFR va vraiment remodeler le paysage de l'internet français.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #240 le: 08 avril 2014 07:09:15 »
Et si une partie de l’avenir de Bouygues Telecom passait par une alliance avec Orange ?

Il y a 15 jours lors d’une interview au quotidien Les Echos (24/03), Stéphane Richard le pédégé d’Orange proposait ses services dans le cas d’un rachat de SFR par Numericable : "Il devrait aussi vraisemblablement conduire Bouygues Telecom à revoir ses partenaires stratégiques, par exemple sur le très haut débit, aujourd’hui avec Numericable, ou sur le partage de réseau mobile, aujourd’hui avec SFR. Orange a rétabli un dialogue de qualité avec Bouygues depuis quelques mois. Nous pourrions renforcer ce dialogue dans cette hypothèse."   

Aujourd’hui, le même quotidien (08/04) fait état de discussions autour d’une mutualisation entre Bouygues Telecom et Orange. Certains chez Bouygues avancent l’idée que l’accord de mutualisation signé il y a quelques semaines avec SFR est caduc du fait du rachat. D’autant que la relative position de faiblesse de Bouygues Telecom pourrait amadouer l’Autorité de la Concurrence.

Même si la bataille avec Numericable va laisser des traces, le plus simple pour Bouygues serait de rester dans l’orbite de SFR/Numericable. Les accords qui existent ne vont pas être faciles à détricoter. Au niveau mobile il y a l’accord de mutualisation des zones non-denses. D’autre part, Bouygues loue du très haut débit à Numericable, Bouygues loue de l’ADSL à SFR.   

Et si il s’agissait pour Bouygues de brandir Orange afin de renégocier les contrats existants à la baisse ? Une alliance avec Orage serait la grosse côte, alors que l’option la plus envisagée est celle d’une fusion avec Free.

Mais Martin Bouygues veut-il se retrouver en tête à tête avec Xavier Niel ou veut-il s’assurer une plus grande tranquillité s’amarrant au havre de paix que représente Orange ? Le rachat de SFR par Numericable pourrait changer la donne autour de la table.

Edit : l'option d'un rachat de Bouygues par Free est également assez forte. Selon Le Parisien du jour, Bouygues demanderait 8 milliards pour vendre son réseau et ses clients à Free qui ne voudrait mettre que 5 milliards.
« Modifié: 08 avril 2014 07:41:56 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #241 le: 09 avril 2014 06:56:50 »
Ce tableau récapitule le nombre de clients total (en milliers) par FAI entre 2003 et 2013 avec la part de marché correspondante.

Ainsi en 2013, la base clientèle Orange est de 10,108 000 millions de clients, avec une part de marché de 40,6%. A partir de 2009, le tableau compile les chiffres ADSL, Fibre Optique, Câble et Satellite. La ligne "autres" est calculé en prenant le chiffre total publié par l’ARCEP et en y retranchant les chiffres communiqués par les opérateurs.

D’autre part, le tableau comptabilise sous chaque FAI, les divers rachats effectués : Alice par Free en 2008 et Darty par Bouygues en 2012.

Alice/Free
Concernant l’absorption d'Alice par Free, les derniers chiffres sont datent de fin juin 2013. Il restait 130 000 fidèles chez Alice. Depuis c’est silence radio, mais logiquement, il ne doit plus rester grand monde non plus. 

En 2013 (sur les 6 premiers mois), 61 000 clients d’Alice avaient quitté Alice pour 45 000 migrations vers Free,  soit un taux de 73%, ce qui assuré à Free 29% de ses 154 000 nouveaux clients sur le premier semestre 2013.

En 2012, 197 000 clients avaient quitté Alice pour 140 000 migrations vers Free, soit un taux de 71%. Cela avait assuré 19,7% des 712 000 recrutements de Free sur l’année.


En 2011, 177 000 clients avaient quitté Alice pour 85 000 migrations vers Free, soit un taux de 48%. Cela avait  assuré 17,2% des 492 000 recrutements de Free sur l’année.

SFR/Numericable
Le rachat de SFR par Numericable va donner naissance au deuxième FAI avec une part théorique avant fusion de 25,3% et 6,681 000 clients. La pratique montre que le nouvel ensemble pourrait en perdre également. Le très haut débit de Numericable pourrait aussi être un moyen de montrer qu'un rachat peut être synonyme que 1+1 =2.

C'est au cours de l'année 2012, que Free avait pris la seconde place à SFR. A moins de racheter Free ou SFR, Bouygues va se sentir bien seul et sans possibilité d'atteindre une masse critique par croissance externe.
Il reste encore 4 FAI sur le marché.




Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #242 le: 10 avril 2014 07:03:46 »
La bataille qui a opposé Numericable à Bouygues a permis de clore des contentieux juridiques entre Bouygues et Orange. Bouygues ayant besoin de cash, il aurait demande 1,5 milliard d’euros à Orange, mais celui n’a accepté l’accord que pour 300 millions d’euros.
C’est ce que révèle l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné du 9 avril.

Est-ce une volonté de remettre les compteurs à zéro avant une possible collaboration comme le laisse entendre certaines hypothèses dans le cas ou Bouygues Telecom voudrait se séparer de la nouvelle galaxie SFR/NC ? 

Pour rappel, avant de signer leur accord d’itinérance en mars 2011, Orange et Free avait signé un accord en août 2010 afin de régler à l’amiable une longue série de procès et plaintes (Le Monde, 08/2010). L’histoire va-t-elle se répéter ?

En creux, cela démontre aussi que la proposition de rachat de Bouygues Telecom a vraiment été montée à "l’arrache" et une relative "impréparation" avec une liste d'investisseurs qui évoluait quasiment au jour le jour, le relatif bradage du réseau à Free, la signature de cet accord avec Orange, et le montage du dossier financier  avec une seule banque.

Bouygues n'aurait-il été là que pour faire payer un peu plus cher à Numericable ? Si cette impression domine chez Bouygues, le retour de bâton devrait être sévère. P.Drahi, le nouveau nabab des télécoms a rencontré A.Montebourg afin de repartir sur de nouvelles bases. Selon un porte-parole de Numericable la rencontre était "constructive et détendue. Les polémiques sont derrière nous".


Des rencontres constructives, des conflits qui se règlent à l'amiable, un acteur qui voulait brader son réseau. En voilà un monde formidable. ;)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #243 le: 11 avril 2014 07:02:01 »
Ce tableau récapitule le nombre de clients total (en milliers) par les opérateurs entre 2003 et 2013 avec la part de marché correspondante.

Ainsi en 2013, la base clientèle Orange est de 27,014 000 millions de clients, avec une part de marché de 36,5%.

Les Mvno sont indiqués à part. Parce que seul Orange publie des résultats détaillés concernant les Mvno hébergés sur son réseau. Depuis l’arrivée de Free, SFR et Bouygues ne publient plus les résultats de leurs Mvno. SFR ne donne que ses résultats propres et Bouygues additionne ses résultats avec ceux de ses Mvno.
 
Les chiffres des Mvno sont ceux donnés par L’ARCEP lors de son récapitulatif trimestriel (Tableau II.2). Le nombre de clients de Bouygues est recalculé en fonction du nombre total hors Mvno défalqué des chiffres d’Orange, SFR et Free.

Logiquement, en 2014, Free devrait passer devant l'ensemble des Mvno et si le rythme se poursuit devant Bouygues qui deviendrait le quatrième opérateur.   




Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #244 le: 11 avril 2014 12:01:22 »
Le rachat de SFR par Numericable restera un problème franco-français a déclaré jeudi Joaquin Almunia, le commissaire européen à la Concurrence : "De prime abord, l'opération relève des autorités françaises" (La Tribune, 10/04).

Il y a quelques jours (La Tribune, 28/03), l'ARCEP et l'Autorité de la Concurrence avaient déjà déclaré que l'examen du dossier par la Commission Européenne n'était pas si évident que l’acheteur soit Bouygues ou Numericable. Pour l’Arcep "doute que l'Union européenne ait des arguments pour transférer le dossier à Bruxelles : à première vue, le critère de chiffre d'affaires paneuropéen n'est pas rempli.", et pour l'ADLC, c'était circulé, il n'y a rien à voir : "Il n'y a aucun fondement juridique au renvoi (à la Commission)".

Lors d’une interview au quotidien Les Echos (24/03), Stéphane Richard le pédégé d’Orange évoquait trois problèmes liés à la concurrence :
"- il ne semble pas normal d’avoir un câble qui ne serait soumis à aucune régulation tandis que le cuivre et la fibre sont totalement régulés. Nous poserons donc la question de l’accès régulé à la boucle locale du câble au régulateur. C’est un sujet d’actualité partout en Europe et la Belgique a d’ores et déjà décidé la régulation du câble à l’instar du cuivre.
- Ensuite cette opération pose la question de l’accès aux contenus et la télévision payante. Vivendi sera dans un premier temps le principal actionnaire du groupe avec une participation de 32% (20% aujourd’hui). J’espère que l’Autorité de la concurrence sera aussi stricte qu’elle l’a été avec nous quand nous avions nos chaînes Orange Cinéma Series et Orange Sport.
- Par ailleurs, il n’y aura plus de raison que Numericable soit le seul autorisé à dégrouper les chaînes de CanalSat pour faire des bouquets sur mesure.
"

Jusqu’où ira l’Autorité De La Concurrence ? L’examen du dossier pourrait prendre entre 6 et 9 mois, rendant le rachat effectif pour début 2015. Nonobstant toutes poursuites judiciaires diverses et variées.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #245 le: 12 avril 2014 06:59:53 »
Le monde des télécoms n'est pas insensible aux tourments de l'âme humaine. Un exemple avec deux des 7 péchés capitaux, la Colère avec Martin Bouygues et l'Envie avec Xavier Niel.

La Colère
Martin Bouygues - le pédégé du groupe Bouygues - vient d'accorder une interview au Figaro du jour. Il est très colère contre Jean-René Fourtou le pédégé de Vivendi au sujet de la vente de SFR à Numericable.

"Des appels d'offres compliqués, tordus, bizarres, j'en ai vu beaucoup. Mais je n'imaginais pas de telles pratiques dans un tel dossier… à Paris de surcroît! (...) Les anomalies se sont multipliées. (...) Pour paraphraser Michel Audiard, ‘je n'accuse pas… j'évoque'." En gros, Bouygues pense avoir été utilisé par Vivendi pour faire monter l'offre de Numericable, il va donc très loin dans les accusations, ce qui n'est vraiment pas le genre de la maison.

Concernant l'avenir de Bouygues Telecom, il assure que : "Bouygues Telecom peut rester seul car il peut compter sur le groupe Bouygues, qui peut lui fournir des moyens importants pour gagner la rude bataille qui s'annonce" Enfin sur des discussions avec Free ou Telefonica : "Je ne commente pas les rumeurs"

La question de l'avenir des relations entre Bouygues et le nouvel SFR n'est pas posé. Que va devenir l'accord de mutualisation signé en février entre SFR et Bouygues ? A terme, l’accord de mutualisation entre SFR et Bouygues Telecom devrait permettre de faire des économies de 300 millions d’euros. 200 pour SFR et 100 pour Bouygues, mais pas avant 2017, une fois le regroupement effectué.

Autre victime collatérale du rachat de SFR par Numericable : Free,  L’accord de mutualisation prévoit le démantèlement de 7000 sites en zones non-denses, avec une possibilité de rachat par Free, si l'accord n'avance plus, Free va forcement perdre du temps sur le déploiement de son réseau. Et de ce coté, il n'y a vraiment rien de trop...

Suite à cette interview Vivendi a publié un communiqué : "Vivendi affirme que la procédure qui l’a conduit à choisir l’offre d’Altice/Numericable en dépit des pressions, des mises en cause déplaisantes dont ses équipes n’ont cessé d’être l’objet, l’a été en toute transparence et avec le souci constant de l’intérêt social de l’entreprise, de ses salariés et de ses actionnaires. Vivendi se refuse, dès lors, à polémiquer, mais réserve tous ses droits."

Difficile de savoir ce que vont devenir les relations entre les deux groupes, mais il va falloir un peu de temps à Bouygues pour digérer.

L'envie
Après la colère froide de Martin Bouygues, la crise de jalousie de Xavier Niel qui vient de faire quelques déclarations à 01Net. C'est au sujet du règlement des contentieux judiciaires entre Orange et Bouygues. Pour solde de tout compte, Orange aurait réglé 300millions à Bouygues, alors que ce dernier réclamait 1,5 milliard.

Ame sensible s'abstenir, on se rapproche du "sublime" : "Cela me paraît bizarre. J'espère, juste, que ce n'est pas nous, Free, premier client d'Orange, qui allons finir par payer cette indemnisation, au travers de nos contrats avec Orange. J'espère aussi que ce n'est pas moi, en tant que citoyen français, au travers de la part de l'Etat dans Orange, qui vais payer un bout de ce montant".
Pour rappel, avant de signer leur accord d’itinérance en mars 2011, Orange et Free avait signé un accord en août 2010 afin de régler à l’amiable une longue série de procès et plaintes (Le Monde, 08/2010). Il parait que le citizen Niel en est encore toute chose...

Au delà du montant, Free voit une menace, car si Bouygues et Orange se rapproche, Free pourrait en faire les frais, alors que la fin de l'itinérance entre Orange et Free se rapproche. Enfin, le rachat de SFR par Numericable, prive Free d'un accord de cession du réseau de Bouygues pour 1,8 milliard et comme évoqué plus haut, si l'accord de mutualisation entre SFR et Bouygues patine, c'est également une possibilité de racheter des antennes qui s'éloigne pour Free.

Le rachat de SFR par Numericable n'a pas fini de faire de grosses vagues.
« Modifié: 12 avril 2014 07:04:59 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #246 le: 14 avril 2014 07:04:18 »
Selon le quotidien Les Echos (01/04), Netflix (le service de vidéo à la demande par abonnement) pourrait s’installer au Luxembourg pour gérer ses activités en France et ainsi bénéficier d’un asile fiscal offshore et d’une réglementation souple pour ce qui concerne les obligations liées à la production et à la diffusion d’œuvres cinématographiques.
Alors que depuis quelques mois Netflix semblait vouloir "jouer" le jeu de la légalité, cette attitude pourrait être un revirement.
 
En attendant selon une étude de la banque Citi, l’américain pourrait atteindre 5 millions d’abonnés en France à horizon 2020. A ce jour, il compterait 1,8 millions d’abonnés en Grande-Bretagne et en Irlande.

Si Netflix inquiète les diffuseurs comme Canal+ et dans une moindre mesure Orange (via OCS), il déclenche de la joie chez les producteurs, car Netflix a laissé entendre qu’il pourrait des séries françaises afin de plaire au public hexagonal.
     
Avec 31,7 millions de clients aux Etats-Unis, Netflix s'est imposé dans les foyers américains en nouant des accords avec les fabricants de consoles de jeux vidéo, Sony, Microsoft. NetFlix compte aussi 10,9 millions d'abonnés en dehors de son marché d'origine à travers des partenariats avec des fournisseurs d'accès, Com Hem en Suède, et Waoo! au Danemark. Dans ces pays, le service coûte 7,9 euros par mois.

D’autre part, Netflix veut pouvoir installer son propre lecteur sur les box de nos opérateurs, il souhaite également garder le contrôle total de ses clients, c’est-à-dire d’imposer son propre système d’identification, et comme aux Etats-Unis, Netflix souhaite une connexion spécifique entre ses serveurs et le réseau des opérateurs. A ce jour Netflix n’a pas signé d’exclusivité avec un opérateur, mais la mise en place d’une interconnexion directe ne dérangerait pas Orange qui le pratique déjà avec Google et Facebook, moyennant un financement de la bande passante.

Cela fait beaucoup quand même : le beurre, l’argent du beurre, la crémière, la boutique. Netflix veut tout. Netflix si il veut s’imposer ne va pas pouvoir partir en guerre contre tout le monde et devra donc passer des compromis.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #247 le: 15 avril 2014 06:57:30 »
Les droits tv de la Ligue 1 pour les saisons 2016/2017 à 2020/2021 viennent d’être attribués. Qui va payer quoi en France ? Et dans les autres championnats européens ?

En France
Canal+ va payer 540 millions pour les trois meilleurs matchs de Ligue 1 et 10 millions pour 1 match de Ligue 2. Lors de l’appel précédent, Canal+ payait 430 millions pour deux affiches. C’est donc une augmentation de 110 millions (+25,6%) et même de 120 millions avec le match de Ligue 2.
beIn Sport va payer 186,5 millions pour les autres lots de la Ligue 1 et 12 millions pour les 9 matchs de Ligue 2. Lors de l’appel précédent, be In Sport payait 153 millions pour une affiche et le multiplex de Ligue 1 et 12 millions pour la Ligue 2. C’est donc une augmentation de 33,5 millions (+21,9%).

Orange qui payait 25 millions pour les droits pour Smartphone et tablette ainsi qu’Eurosport qui payait 6 millions pour un match de Ligue 2 et l’Equipe TV, Dailymotion et YouTube qui payaient 2 millions sont évincés.

Les droits de vente à l’international n’étaient pas remis en jeux et sont détenus par Al-Jazeera qui assure au minimum 31 millions par an à la LFP.

Au total, la LFP va donc recevoir 748,5 millions au lieu de 628 millions dans l’accord précèdent. Les droits à l’international ne change pas, le total est donc de 779,5 millions au lieu de 659 millions, soit une augmentation de 120 millions (+18,2%). La LFP attendait 800 millions d’euros…

Dans les autres championnats européens
En Angleterre, les droits de la Première League rapportent 1,220 milliards jusqu’en 2016. Sky et British Telecom se partagent la diffusion. Les droits internationaux rapportent 530 millions par an. Total = 1,750 milliard. Jusqu’à la fin de la saison 2015/2016, Canal+ paye 50 millions par an jusqu’en 2016.

En Italie, les droits s’élèvent à 829 millions par an et jusqu’en 2015. Sky Italia et Mediaset se partagent la diffusion. Les droits internationaux rapportent 131 millions par an. Le nouveau contrat signé devrait rapporter 990 millions d’euros au lieu d’un total de 960 millions. beIn sport et Canal+ payent 22 millions par an (avec les droits de la Bundesliga) jusqu’en 2015.

En Espagne, les droits s’élèvent à 676 millions par an jusqu’en 2016. MediaPro et Prisa se partagent la diffusion. Les droits internationaux rapportent 74 millions par an. Total = 750 millions. beIn Sports paye 22 millions par an jusqu’en 2015.

En Allemagne, les droits s’élèvent à 628 millions par an jusqu’en 2017. Sky Deutschland est le seul diffuseur. Les droits internationaux rapportent 47 millions par an. Total : 675 millions. beIn sport et Canal+ payent 22 millions par an (avec les droits du Calcio) jusqu’en 2015.

Si la LFP a rattrapé son retard et porte les droits de la Ligue1 à la troisième place, elle devrait être vite dépassée et rattrapée par ses voisins.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #248 le: 16 avril 2014 06:51:51 »
La fin du roaming en Europe pour la fin 2015 ?

Le Parlement européen vient de voter, à 534 voix pour, 25 contre et 58 abstentions, la proposition de règlement sur le marché unique des télécoms, baptisée « continent connecté. » Parmi ces mesures, la fin du « roaming », les frais d'itinérance facturés par les opérateurs lorsque nous appelons ou surfons à l'étranger.
Ces surcoûts seront supprimés au sein des pays de l'Union d'ici au 15 décembre 2015.

La balle est dans le camps des États membres de l'UE qui vont désormais poursuivre leur examen du règlement. La  Commission espère obtenir leur accord final d'ici à la fin de 2014. Ce qui n'est pas gagné.
En France, Orange, Bouygues et SFR et Free ont progressivement ajouté dans leurs forfaits des heures d'appels et une quantité de données plus ou moins importantes utilisables en Europe plusieurs jours par an.

Pour rappel, l’abandon du roaming fait partie du paquet Telecom 2014/2019 lancée par la Commission Européenne qui a fixé un objectif l’abandon des frais de roaming (data et voix) à l’intérieur des frontières européennes.

Reste à ce que ces offres ne soient pas limitées en nombre de jours et qu’elles soient intégrés avec un surcoût minimum et deviennent complètement ouvertes. Cela devrait permettre aux offres des opérateurs de rentrer un peu plus dans la modernité à l’heure ou l’utilisation d’un Smartphone devient courant, ou les opérateurs vante la 4G et à l’heure où les citoyens européens circulent de plus en plus à l’intérieur des frontières de l’Union.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #249 le: 17 avril 2014 07:08:13 »
Après avoir perdu les droits tv du Top 14 et une affiche de la Ligue 1, beIN Sports vient de remporter les droits tv de la Ligue des Champions pour les saisons 2014/2015 à 2017/2018. Canal+ pour 50 millions d’euros va voir ses droits baisser par rapport à la période précédente. De son coté, beIn Sports aurait déboursé pour prés de 95 millions par an pour diffuser les meilleures affiches à partir des huitièmes de finale, contre 61 millions actuellement. En tout l’UEFA va toucher 145 millions contre 111 millions pour la période précédente.

beIn sports va pouvoir diffuser le PSG et ainsi s’assurer des meilleures audiences. De fait, l’augmentation de ces droits va permettre un plus grand retour financier pour les clubs français qui participent à la C1. L’année dernière le PSG avait touché 45 millions de l’UEFA dont 25 millions de droits TV, Montpellier 22,7 millions sur 32,3 millions, Lille 12,5 millions sur 22 millions. Pour le détail, lire ici

A titre de comparaison, pour la Ligue 1 et selon le détail[/u] publié par la LFP, pour la saison écoulée, c’est l’OM qui s’en tire le mieux avec 47,9M€ de gains. Le PSG est deuxième avec 44,1M€, Lyon est troisième avec 43,9M€. Bordeaux est quatrième avec 32,1M€ devant Lille avec 32,1M€. Nancy, Brest et Troyes, soit le trio des relégués en D2 ferment la marche avec 15,1 M€, 13,7M€ et 12,9M€.
Pour la méthode de calcul, lire le communiqué de la LFP. Prévoir de l’aspirine…

Le quotidien l’Equipe du 12/04 publie un récapitulatif des droits tv payés dans les grands pays européens.


Reste à attribuer les droits de la Ligue Europa. Actuellement,  W9 et beIN Sports versent 16 millions par an. Enfin, il reste à attribuer un autre lot, celui des autres rencontres organisées par l’UEFA soit un total impressionnant de 546 matches. Le prix de réserve est de 30 millions d’euros. beIn Sports aurait proposé 20 millions et Canal+ beaucoup moins selon l’édition papier de l’Equipe du 22 décembre dernier.