Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #100 le: 21 novembre 2013 06:55:15 »
Pas de récapitulatif Free/Alice pour ce trimestre. Iliad n’a pas donné d’informations sur les migrations d’Alice vers Free. Dommage, cela aurait permis de faire le point 5 ans après le rachat d’Alice par Free. Dommage, d'autant que le taux de migration des Aliciens vers Free était plutôt bon.

A fin juin 2013, il restait 130 000 clients chez Alice. Combien aujourd’hui ?

Alors que Free donnait des chiffres assez précis jusque là, pourquoi cette absence de transparence de la part d'Iliad ?
- Est-ce un tassement des migrations ? Cela pourrait être une partie du relatif tassement des recrutements de Free sur ce trimestre.
- Ou est-ce quasiment la fin pour la marque Alice ?

Depuis le début de l’année 61 000 clients d’Alice avaient quitté Alice pour 45 000 migrations vers Free,  soit un taux de 73%, ce qui assuré à Free 29% de ses 154 000 nouveaux clients sur le premier semestre 2013.

En 2012, 197 000 clients avaient quitté Alice pour 140 000 migrations vers Free, soit un taux de 71%. Cela avait assuré 19,7% des 712 000 recrutements de Free sur l’année.


En 2011, 177 000 clients avaient quitté Alice pour 85 000 migrations vers Free, soit un taux de 48%. Cela avait  assuré 17,2% des 492 000 recrutements de Free sur l’année.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #101 le: 22 novembre 2013 06:55:04 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°66

Alliance (1) : SFR et Numericable
Le pédégé de SFR a (Actu Orange, 20/11) rappelé lors d’un colloque que "SFR est parfaitement armé, nous n'avons pas besoin de nous adosser à d'autres acteurs en France pour mener à bien notre stratégie (...) Nous avons la taille critique d'un grand opérateur mono-pays, nous disposons de tous les moyens pour mener à bien nos ambitions". Comprendre qu’une alliance avec Numericable n’était pas à l’ordre du jour.
Pour lui : "Nous avons déjà deux engagements de mutualisation dans la fibre et le mobile, avec Orange et Bouygues. Avec ces accords, avec nos 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires et notre parc de clients, SFR est un grand opérateur qui a les moyens de sa stratégie sur le moyen et le long terme, sur le mobile et le fixe".
Toutefois, pour lui il faudrait une évolution de la réglementation et surtout qu’une scission de Vivendi soit effective et à partir du moment ou SFR était côté en Bourse toutes les options stratégiques seraient ouvertes. La question reste la même : que va devenir cet opérateur et avec qui ? Pas facile de trouver son chemin lorsque l'objectif est du Orange avec un prix Free...

Alliance (2) : Free Mobile et l’UFC Que Choisir
Alors qu’il n’y a pas si longtemps (en fait avant le lancement de Free Mobile) les relations entre ceux deux-là étaient quasiment fusionnelles, elles deviennent maintenant maintenant (La Tribune, 19/11) conflictuelles !!! Ils se détestent...
L’association de consommateurs a constaté une dégradation sur le réseau propre de l’opérateur lors d’usages tels que le visionnage de vidéos. Free dénonce "une étude partielle et partiale" et un acharnement. Pour rappel, L’UFC avait déjà porté plainte en janvier contre Free.
l'UFC s'interroge sur "les investissements réellement consentis" par Free pour le déploiement de son réseau 3G et se demande même si l'opérateur "privilégie l'étendue de la couverture à son épaisseur".
La réponse de Free n’est pas vraiment à la hauteur : "A croire que l'UFC regrette l'oligopole d'avant Free Mobile" et grand joueur, Free va porter plainte contre l’association de consommateurs. Encore un procès de perdu ?
On ne se dirige pas vers une séparation à l’amiable... 

Alliance (3) : Deezer et Microsoft
Cela le démange depuis de nombreux mois, Deezer devrait sauter (Le Figaro, 20/11)  le pas et tenter de lancer son service aux Etats-Unis en 2014. Mais pour réussir il faut un lancement en grand : "trouver un partenaire logique en termes de distribution, comme on a pu le faire avec des opérateurs téléphoniques, c'est ce qu'on essaye de faire". Ce partenaire pourrait être Microsoft.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #102 le: 25 novembre 2013 06:50:36 »
Alors que les résultats commerciaux de nos opérateurs ont été publiés, un rapide point sur quelques éléments financiers (il n'est pas interdit de compléter) permettra de se faire une idée un peu plus précise sur la situation des uns et des autres. Les montants sont exprimes en M€.

Ce sont des chiffres sur le troisième trimestre 2013. Ils sont partiels pour Free et Orange, car ils ne publient pas de données sur l’EBITDA, contrairement à Bouygues et à SFR.  Orange ne donne qu’un chiffre pour l’ensemble du groupe. Pour Free, c’est rien du tout.

Sur l’ensemble de l’année 2012, il y avait un recul du chiffre d’affaire de 1,5 milliard d’euros : SFR pour 879M€, Bouygues pour 664M€ et Orange pour 646M€.

Sur les 6 premiers mois, il y avait une baisse du chiffre d’affaire de 818M€ pour Orange, 389M€ pour Bouygues et 385M€ pour SFR. L’année 2013 battra-t-elle l’année 2012 ?  Les résultats positifs de Free ne compensent pas les pertes de Bouygues, Orange et SFR. Il y a perte de valeurs dans les télécoms.   

En comparant les résultats des trois premiers trimestres 2012 aux trois premiers trimestres 2013, il y a une baisse de 2,432 milliards d’euros en chiffre d'affaire, soit une baisse de 6,7% ou d'environ 3,6€ par client et par mois.
Orange pour 1,042 milliard, SFR pour 892 millions et Bouygues pour 498 millions. Par rapport au premier semestre, Orange Et Bouygues font un peu mieux -  enfin, ils perdent moins - contrairement à SFR qui plonge un peu. 

A noter que le chiffre d’affaire de l’ensemble SFR, Free et Bouygues pèse moins que le chiffre d’affaire d’Orange.

Autre indicateur, L’EBITDA. C’est un indicateur permettant de comparer les résultats des uns et des autres. Il présente les revenus générés par l’activité indépendamment des conditions de son financement (les charges financières), des contraintes fiscales (impôts et taxes), et du renouvellement de l’outil d’exploitation (amortissements sur le réseau, les licences, l’itinérance, etc.). Une règle de trois sur le chiffre d’affaire permet de calculer le taux de profits.   



Le détail
Bouygues Telecom, le ratio (EBITDA / CA) est de 21,0% (au lieu de 21,4% cumule sur les trois premiers trimestres de 2012)au lieu de  20,5% à la fin du premier semestre, de 17,4% au à fin 2012 et de 22,1% à fin 2011. Depuis fin 2012, c’est un peu mieux. Le plan d’économies porte ses fruits. Apres le nombre de forfaits, le chiffre d’affaire est un autre indicateur qui démontre que Free est sur les talons de Bouygues. 

Free, le ratio (EBITDA / CA) était de 32,3% à la fin du premier semestre et de 29,2% à fin 2012 et de 39,2% à fin 2011. En terme de chiffre d’affaire, tout baigne. Pour les investissements, c’est encore l’ADSL qui fait bouillir la marmite. Doucement mais surement, Free est en train de rattraper Bouygues Telecom. 

Orange France, le ratio (EBITDA / CA) était de 36,3% à la fin du premier semestre, de 31,6% à fin 2012 et de 38,8% à fin 2011. Orange est en train de restaurer ses marges et l’accord d’itinérance avec Free permet de mettre du beurre dans les épinards du chiffre d’affaire. . 

SFR, le ratio (EBITDA / CA)  est de 13,7,% cumulé sur les trois premiers trimestre de 2013 (au lieu de 19,4% cumule sur les trois premiers trimestres de 2012), au lieu de 28,9% à la fin du premier semestre, de 29,2% à fin 2012 et de 31,2% à fin 2011. Sur ce trimestre, SFR est en train de manger sa marge, en corrélation avec sa relative bonne campagne de recrutements ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #103 le: 26 novembre 2013 06:49:40 »
Un tableau qui mesure par FAI, les gains de nouveaux clients en évolution annuelle  (T3 2012 à comparer au T3 2013) et ce que cela représente en part de conquête. Cela permet de voir un peu plus précisément les tendances sur le long terme.
Ce sont les chiffres pour l’ADSL et le Fibre Optique et c'est exprimé en milliers.

En glissement annuel, le nombre de nouveaux clients en en nette diminution.  Free continue de capitaliser grâce à son offre mobile, mais baisse de trimestre en trimestre. C’est un atterrissage en douceur, mais à un haut niveau. 
SFR contine de rebondir et se paye le luxe de se rapprocher de Bouygues. C’est la surprise du chef...
Avec ses recrutements dans la Fibre Optique, Orange France se maintient mais à un niveau moyen, ce qui lui permet de rester sur la deuxième marche du podium, ce qui n’est pas si mal pour l’opérateur historique. Il fait mieux que SFR et Bouygues Telecom qui voit lui ses performances reculer de trimestre en trimestre, sachant qu'en plus plus que Darty a été intégré. Les trimestres fastes sont loin.
A noter que l'étiolement du rythme des recrutements : -21,3% en un an !   



Méthodologie
Comment lire ce tableau ? Par exemple, entre le T3 2012 et le T3 2013, Orange a gagné 219 000 nouveaux clients, ce qui représente un gain de 2,2% de sa base clientèle sur la période et 24,5% en part de conquête cumulée sur cette même période. Il y a eu un gain de 894 000 nouveaux clients entre le troisième trimestre 2012 et le troisième trimestre 2012.


Kami78

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #104 le: 27 novembre 2013 06:30:32 »
Pour mémoire, la politique tarifaire de SFR pour la fibre a totalement changé la donne en 2013 même si cela concerne peu de villes. Par exemple, à Paris, la box fibre est proposée pour 18 par mois pour un client mobile SFR, 23 sinon, les douze premiers mois d'abonnements. C'est de loin l'offre la moins chère, seuls Numericable et Bouygues, avec leur technologie FTTL et leurs offres d'entrée de gamme, sont au même niveau de prix.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #105 le: 27 novembre 2013 06:57:57 »
A l’occasion de la présentation de ses résultats, Vivendi a donné quelques informations sur le nombre de clients pour Canal+.
Le tableau récapitulatif est le suivant :

Il faut noter que par "pudibonderie" Canal+ ne donne pas directement le nombre de ses clients en France, mais les regroupent avec ceux de l’Afrique et ceux de CanalPlay.
Toutefois, le gain sur le trimestre est maigre. Il y a 18 000 clients supplémentaires sur le trimestre et 42 000 sur l’année. Sur ces 18 000 clients, il faut compter 23 000 clients supplémentaires pour CanalPlay. Cela donne une perte de sèche de 5 000 clients sur le trimestre.
Cela vient infirmer une information publiée par BfmTv (18/10), CanalSat aurait perdu 260 000 abonnés en deux ans et demi. La même chaine (29/08) avait estimé à 350 000 la perte de clients du groupe Canal+ entre juin 2012 et juin 2013. 

D’autre part, Vivendi a confirmé hier dans un communiqué que Jean-René Fourtou – l’actuel président du Directoire -   quittera le groupe après l’assemblée générale des actionnaires de 2014. Que c’est Vincent Bolloré qui le remplace. Une fois SFR en bourse, le nouveau groupe sera centré sur les médias et devrait faire des acquisitions.  A propos de SFR, le communiqué déclare : "Le projet de scission permettrait par ailleurs à SFR d’acquérir une plus grande autonomie stratégique afin de saisir les opportunités d’un marché en mutation, marqué par la multiplication des services et des accès au très haut débit dans un univers où les usages augmentent fortement".
Bref, le feuilleton va se poursuivre. A quand une série sur Canal+ ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #106 le: 28 novembre 2013 07:20:13 »
Free vient de rendre publique sa lettre au Père Noel (Les Echos, 28/11) ! Son objectif est de demander à SFR et à Bouygues Telecom de faire une place au quatrième opérateur pour la mutualisation du réseau 4G. Xavier Niel avait déjà commencé à tâter le terrain il y a quelques semaines (Leaders, 02/10).
Pour rappel, Free mobile a obtenu un lot de 20Mhz dans la bande de fréquence des 2,6 Ghz mais pas dans celle des 800 Mhz importante pour la couverture des zones rurales notamment.

Mais rendre cette lettre publique est aussi le meilleur moyen d’obtenir une réponse négative, ‘autant que Free menace : " Un accord entre deux des trois opérateurs de réseaux mobiles historiques qui ne prévoirait pas l’accueil du quatrième opérateur nous semblerait être un facteur de déstabilisation majeur. De plus, un tel accord pourrait être juridiquement critiquable", Free demande une réponse à sa demande avant la fin des discussions entre Bouygues et SFR.

Le but de Free semble plutôt être de retarder ou de gêner le plus possible la conclusion de l’accord entre SFR et Bouygues. Mais aussi de forcer la main à Orange. Faut-il rappeler que l’opérateur historique semble être le partenaire logique pour Free, mais que Stéphane Richard n’est pas spécialement demandeur : "En France, nous n’avons pas besoin de mutualisation de réseau. Nous avons déjà un accord d’itinérance avec Free qui court jusqu’en 2016" (Les Echos, 24/10).

Enfin cela va obliger l’Autorité de la Concurrence et l’ARCEP à se positionner. Mais la seule obligation liée à la vente des licences 4G est le partage par SFR sur des zones non-denses. Rien de plus.     

Au mois de septembre dernier, le quotidien Les Echos (26/09) annonçait que cela réfléchissait chez Orange, Free, le gouvernement et l’Autorité de la Concurrence afin de voir ce qu’il était possible de faire sur la mutualisation des réseaux suite à l’accord entre SFR et Bouygues sur les zones non-denses.

Pour le moment, L’Autorité de la Concurrence a posé quelques conditions pour autoriser une mutualisation celle-ci doit être light c'est-à-dire limitée aux équipements passifs (pylônes, locaux, toits terrasses, génie civil, climatisation, etc.). Ces conditions peuvent-elles changer ? Possible, car, le Président de l'ARCEP (le régulateur des télécoms), Jean-Ludovic Silicani avait laisser quelques portes ouvertes lors d’une interview au quotidien Les Echos (16/10).

Comment vont réagir SFR et Bouygues Telecom à la missive de Free ? Pour Jean-René Fourtou, l’actuel président du Directoire de Vivendi (Le Monde, 04/10) la cause est entendue : "A terme, il pourrait ne plus y avoir que deux réseaux en France", avec d’un coté SFR/Bouygues Telecom et de l’autre un réseau Orange.[/i]"
Pour le moment rien n’oblige à répondre favorablement. Si la réponse est négative, il va juste falloir  l’argumenter un peu plus. Ce sera l’objet d’un prochain épisode. Mais on se dirige tout droit vers un Yalta du mobile.

L’inquiétude semble poindre chez Free. Même des Mvno comme NRJ Mobile, Virgin Mobile et le Credit Mutuel Mobile vont pouvoir vendre de la 4G avant lui...Un comble alors que Free est propriétaire de  licences. Bref, il lui faut accélérer le mouvement sous peine de voir passer le train. Enfin comment ne pas sourire au fait que le réseau 4G de Free était quasiment opérationnel et qu'il suffisait à Free d'appuyer sur un bouton pour l'activer. Si c'est le cas, cela devrait faciliter les accords futurs.
« Modifié: 28 novembre 2013 07:41:20 par Hammett »


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #107 le: 29 novembre 2013 06:48:51 »
Retour sur la lettre de Free qui demande à SFR et à Bouygues une place sur l’accord  de mutualisation entre les deux opérateurs. Il pourrait s’agir par ricochet de forcer Orange à mettre en place un accord de mutualisation/itinérance sur la 4G avec Free.

Retour sur la position d’Orange 
Lors d’une interview au quotidien L’Opinion (29/09), Stéphane Richard avait répondu plus précisément à la question de mutualiser le réseau Orange avec celui de Free : "La question reste ouverte. Le partage de réseau est clairement envisagé par l’Autorité de la concurrence dans son avis de mars 2013. De plus l’annonce d’un accord entre SFR et Bouygues Telecom pose clairement la question d’un éventuel accord entre Free et Orange, mais à ce stade rien n’est décidé ni fait. Une chose est certaine, nous entendons défendre au mieux et valoriser au maximum notre leadership réseau".

Ménager la chèvre...
Bref, Orange n’est pas expressément demandeur d’un accord avec Free : "En France, nous n’avons pas besoin de mutualisation de réseau. Nous avons déjà un accord d’itinérance avec Free qui court jusqu’en 2016" (Les Echos, 24/10).

...Et le chou
Mais si un accord se présente, Orange ne devrait pas dire non. Et d’autant plus si cet accord lui est plus ou moins demandé par l’ARCEP et/ou par l’Autorité de la Concurrence. D’ailleurs, cela ne choquerait pas l’ARCEP : "Si un projet Orange – Free nous était présenté , nous serions notamment amenés à regarder les conséquences sur le contrat d’itinérance conclu par Free auprès d’Orange" (Les Echos, 16/10).

Itinérance sur la 4G ? 
De toute façon, Orange n’a pas intérêt à se retrouver seul face à une alliance entre Free, SFR et Bouygues Telecom. D’autant que lors de cette même interview Stéphane Richard déclarait par rapport à l’accord d’itinérance sur la 3G : "On m’a beaucoup reproché cet accord. Je le défends sans état d’âme". Après tout, financièrement cela a permis à Orange d’amortir l’arrivée de Free Mobile. Bouygues Telecom et SFR n’ont pas eu cette « chance ».

Un mariage à trois est-il possible ?
Reste un élément : en cas d'accord de mutualisation entre Bouygues/SFR/Free, serait certainement soulevé le risque d'un déséquilibre du marché entre une alliance pesant 63% du marché d'un coté et 37% de l'autre, ce qui ne serait pas le cas entre Bouygues et SFR seulement.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #108 le: 02 décembre 2013 06:52:33 »
Pour l'attribution des futurs droits Tv du Top14, cela commence à se préciser.
Selon Midi Olympique de ce jour (édition Papier), Canal+ raflerait l’exclusivité pour 65 millions d’euros annuels, soit le double par rapport aux droits actuels. Mais le même journal annonçait dernièrement que les droits pourraient se partager en cinq lots dont un qui comporterait les 8 plus belles affiches de la saison. Le but étant de contenter deux diffuseurs potentiels. Avec ce système la LNR pourrait obtenir jusqu’à 100 millions d’euros par saison.

Si la LNR arrive à vendre pour 65 et même 100 millions, cela en ferait le championnat le mieux rétribué au monde. En ajoutant les 15 millions de droits actuels de la Coupe d’Europe, cela pourrait donner au minimum 80 millions d’euros par saison. Cela devrait permettre de payer le déficit des clubs français qui est de 13 millions et de moderniser les stades. 
En comparaison, les droits du championnat anglais sont de 48 millions par an. En ajoutant les 25 millions des droits TV de de la Coupe d’Europe cela donne un total de 75 millions de recettes par an.

Finalement la concurrence des chaines payantes devrait permettre à la LNR d’arriver à ses fins. Réponse de la LNR devrait arriver aujourd’hui ou demain. Enfin la partie n’est pas terminé et elle peut encore offrir des rebondissements.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #109 le: 03 décembre 2013 07:01:00 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres provisoires concernant le haut et très haut débit. Ils sont arrêtés à fin septembre 2013.



Question méthodologie, L’ARCEP prend en compte le nombre d'abonnements haut et très haut débit sur réseaux fixes et cumule les abonnements xDSL, câble, fibre optique, BLR, satellite et wifi. A la fois la clientèle "grand public" et "entreprise" et couvre la métropole et les DOM.
"Les chiffres sont établis à partir des données transmises par les principaux fournisseurs d'accès, complétées le cas échéant par l'estimation des non-réponses. Les données publiées sont arrondies. Les évolutions commentées tiennent naturellement compte du degré de précision des données."

Le tableau récapitulatif est mis à jour afin de tenir compte de la publication des résultats de la ligne "autres", qui est calculée en prenant la différence entre le nombre d’abonnements calculé par l’ARCEP et le nombre total publié par les FAI. Pour les autres FAI, les chiffres sont ceux publiés annoncés lors de la présentation des résultats trimestriels.

Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance de 4,1%, mais cette croissance est sur le déclin depuis de nombreux trimestres de 5,7% en glissement annuel il y a un an à 4,1% sur ce trimestre. Toutefois, un secteur qui dégage encore 4% de croissance annuelle (en volume) ce n'est pas si mal...
Globalement, les positions sont relativement figées. Cela bougera certainement avec la montée en charge de la Fibre Optique, voir de la 4G et peut être avec la consolidation du secteur. 2014 devrait apporter divers rebondissements avec l'introduction en Bourse de SFR. Reste ensuite une éventuelle nouvelle guerre des prix.
A suivre, demain , un point sur la Fibre Optique.   


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #110 le: 03 décembre 2013 09:32:44 »
Free vient de lancer son offre 4G au même tarif que son offre 3G. Seul plus, le fair-use qui passe à 20Go.  Mais le taux de couverture de la population en 4G est assez faible. Une fois sous l’antenne, il ne faudra plus trop bouger, car pour le moment ce sont 700 sites 4G qui sont ouverts.

Cela va-t-il devenir le standard des offres sans engagement ? La suite au prochain numéro. Mais nul doute, que cela va forcément réagir du coté de la concurrence. Même si la différence va se faire aussi sur la qualité du réseau.
A contrario, la 3G va presque être hors de prix. Par contre, Free n'annonce toujours pas de nouvelles concernant des offres avec des téléphones subventionnées.

Après la lettre de Free sur sa proposition d’intégrer l’accord entre Bouygues et SFR, Free accélère sur la 4G afin de ne pas se faire distancer par la concurrence, même avec un réseau à minima. Faut dire que Fleur Pellerin, a refroidi l’ambiance en déclarant qu’elle n’était pas favorable à l’entrée de Free dans l’accord entre Bouygues et SFR : "Nous ne sommes pas d’accord avec Free. Nous voulons que cette alliance (entre Bouygues et SFR) se fasse" (Jdd, 1/12).

Pour rappel, Maxime Lombardini, avait estimé début septembre  Les Echos, 02/09) que la 4G "ne va pas aller si vite que ça , et que ce ne serait certainement pas « le combat de Noël ", ajoutant : " Aujourd’hui, il y a beaucoup de communication de nos concurrents autour de la 4G alors que les réseaux ne sont pas encore très déployés et qu’il y a des terminaux à 500, 600 ou 700 euros à fournir aux abonnés ".

Question communication, Free est en plein dedans...De fait, cela va aussi permette à Free d’apporter un réseau pour un futur accord de mutualisation/itinérance. La corbeille de la mariée n’est plus vide. Free marque son territoire.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #111 le: 04 décembre 2013 07:04:01 »
Suite à la publication par l’ARCEP des chiffres provisoires concernant le haut et très haut débit, il est possible de faire le point sur le nombre de clients sur le très haut débit (hors Ftth).

Il est de 1,380 000 clients dont 334 000 clients pour Bouygues et 1,019 000 pour Numéricâble, soit une part de marché de 73,8%. Il y a 27 000 clients soit 1,9% qui sont sur des réseaux locaux.

Sur le FTTH, au 30 septembre, Orange annonçait avoir atteint 273 000 clients sur un total de 465 000 clients comptés par l’ARCEP, soit une part de marché de 58,7 sur ce segment  (57,6% pour le T2 et 56,4% sur le T1 et 56,0% au T4 2012. Pour SFR l’estimation est de 140 000 clients, soit une part de marché de 30,1%.

Globalement, cela avance doucement, mais surement. Pour rester optimiste, il semble que tout soit en place pour un décollage. A noter qu'Orange a réalisé près de 100 000 nouveaux abonnements en 9 mois.   
 
En défalquant Orange et SFR des clients FTTH recensés par l’ARCEP, il reste 52 000 clients, soit une part de marché de 11,2%. A se partager donc entre les autres opérateurs. Pour rappel, Free ne donnent pas de chiffres sur la fibre optique.

Récapitulatif sur le Fibre Optique 
- Numericable, 1,019 000 millions de clients soit 55,2% du total (56,8% au T2), 
- Bouygues Telecom, 334 000 clients soit 18,1% (18,1% au T2),
- Orange, 273 000 clients soit 14,8% (13,5% au T2),
- SFR, 140 000 clients soit 7,6% (7,1% au T2),
- Autres (dont Free) 79 000 clients soit 4,3% (4,5% au T2).
Total : 1,845 000 millions de clients.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #112 le: 05 décembre 2013 07:09:20 »
Quelques réactions suite au lancement de la 4G par Free

SFR et Bouygues
Chez SFR, on s'interdit pour l'instant tout ajustement tarifaire. Mais la filiale de Vivendi compte mettre en avant ses dernières offres, notamment les "extras" et SFR s'interdit pour l'instant tout ajustement tarifaire. Bouygues a réagit via  Didier Casas : "Free a lancé sa 4G dans la précipitation, avec un réseau balbutiant" et parle d’"un coup commercial" (Le Figaro (04/12). Bouygues va-t-il réplisquer avec son offre B&you ?

Orange
Chez Orange on dénonce par la voix de Stéphane Richard un coup de com’ : "Le problème c'est que c'est du vent tout ça parce qu'il n'y a pas de couverture...Je vous laisse imaginer la qualité de réception que vous pourrez avoir avec 700 antennes sur l'ensemble du territoire (…) Le coup de com' d'aujourd'hui c'est qu'on vend la 4G sans supplément de prix pour une raison simple, c'est qu'on vend la 4G au prix de la 3G et pour de la 3G (...) Ce n'est pas de la 4G c'est de la 3G, donc il faut arrêter de prendre les gens pour des andouilles"  (Le Figaro (03/12).
Pour Orange, il est toujours question de relever les tarifs des offres 4G à partir de début février. Et le fair-use ? On verra dans deux mois.   

Le Gouvernement
Benoît Hamon, ministre de la Consommation et Fleur Pellerin, ministre de l’Economie numérique invite  les consommateurs à consulter les cartes de couverture  "qui peuvent varier du simple au triple" - des opérateurs avant de faire leur choix.
Arnaud Montebourg a également publié un communiqué ou il déclare sur l’offre 4G de Free : "Les ministres s'interrogent sur la qualité de l'offre pour le consommateur et ses conséquences économiques en France (...) Alors que son réseau reste en construction, l’annonce de l’opérateur Free apparaît comme un pari audacieux et risqué", et s’inquiète d’une "nouvelle guerre des prix qui  affaiblirait la capacité des opérateurs à maintenir des niveaux d'investissements importants dans les infrastructures de télécommunication"(La Tribune (04/12).

UFC Que Choisir
L’UFC Que-Choisir a de son coté été assez mordante : "avant de se précipiter, mieux vaut attendre de voir si le réseau 4G de Free est à la hauteur des attentes, ou si l’opérateur reproduit dans la 4G la déception qu’il génère dans la 3G".
Les conflits deviennent de plus en plus nombreux entre l’association de consommateurs et Free.

Free va devoir se mettre au boulot  (Et il y en a…) !
Reste que Free le plus dur est à venir et qu’il va devoir rapidement étendre son réseau 4G, alors que le déploiement et la qualité de son réseau 3G est déjà assez problématique. Les réactions diverses et variées reflètent aussi ce manque de confiance.
Pour le moment, réglementairement Free ne peut prétendre à l’itinérance sur la bande de 800MHz, car pour cela il doit couvrir au minimum 25% de la population. Logiquement et réglementairement c’est SFR qui doit s’y coller.
Concernant son entrée dans l’accord de mutualisation entre SFR et Bouygues, cela bloque au niveau du gouvernement et Orange ne semble pas pressé de lui proposer un tel accord : "Pour l'instant en 4G, ils sont tout seuls. Ce n'est pas en cassant d'entrée les prix comme cela qu'ils vont trouver un partenaire en itinérance. En tout cas, dans ces conditions, cela ne nous intéresse pas." explique Delphine Ernotte, la directrice d'Orange pour la France (Le Point (03/12).
Il reste à Free la possibilité de racheter à Bouygues Telecom une partie des fréquences 1800 MHz de ce dernier. Ce sera possible en 2014 mais faudra y mettre le prix.
Voilà, enjoy !

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #113 le: 06 décembre 2013 07:08:02 »
Quelques estimations ont été publiées sur le pourcentage de clients en quadruple-play. Il y a celle de La Tribune (27/11) qui donne un chiffre global de 38% ou 9,2 millions de clients ayant d’une façon ou d’une autre liées un abonnement mobile à un abonnement Adsl/Fibre Optique.
Il y a une estimation de l’institut GFK publiée par ZdNet (27/11) qui donne un total de 17% ou 4,7 millions de foyers. 

En reprenant les chiffres donnés par Orange et SFR, ceux estimés pour Bouygues Telecom (c’est-à-dire la majeure partie des clients moins les 152 000 Darty) et ceux estimés pour Free (+/- 50% des clients Adsl/Fibre Optique) et Numericable. Virgin a également une offre 4P, mais ne donne pas de chiffres. Cela donne le décompte suivant :   
 
Orange 4,268 000 sur 10,046 000 millions, soit 42,5% des clients.
Free 2,790 000 sur 5,580 000 soit 50%.
Bouygues 1,800 000 sur 1,941 000 soit 92,7%.
SFR 2,248 000 sur 5,209 000 soit 43,1%.
Numericable : 167 000 sur 1,019 000 soit 16,4%.

Total 11 273 000 millions sur 23,795 000 millions de clients, soit 47,4%.

Le quadruple-play est vraiment la réussite du moment ! Elle permet une réduction de la facture pour le client ainsi qu'une plus grande simplicité, l’intérêt est que ses offres sont également assez concurrentielles.
Pour un opérateur cela permet de garder le client captif et souvent sur 24 mois.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #114 le: 09 décembre 2013 06:02:21 »
Alors que Free vient de lancer son offre 4G, la difficulté va être de la rendre crédible, car pour le moment, il est difficile de parler d’une couverture solide avec 700 antennes pour 1000 communes.
Il reste donc à Free :

1/ A accélérer son propre déploiement 3G/4G et à utiliser le célèbre bouton «4G Ready».
2/ A négocier son itinérance sur le 800MHz sur les zones non-denses avec SFR. Mais il faut que la 4G soit à 25% de couverture nationale et que SFR soit également présent sur les zones non-denses.
3/ Acheter à l’Etat de la bande sur le 1800Mhz. C’est de la largeur de bande rendue par Bouygues Télécom dans le cadre de la réutilisation du 1800MhZ en 4G.
4/ Rentrer dans un accord de mutualisation avec SFR et Bouygues ou avec Orange.
5/ Compter sur l’appui de l’ARCEP, de l’Autorité de la Concurrence ou du Gouvernement pour garder un équilibre afin d’avoir un marché à 4 opérateurs.

Pour rappel trois bandes de fréquence sont dédiées pour la 4G.  
- La bande 2600 MHz, pour les zones urbaines denses.
- La bande 1800 MHz, pour les zones moyennement denses.
- La bande 800 MHz pour les zones peu-denses
Free Mobile n’a acheté qu’un lot de 20MHz de fréquences duplex sur la bande 2600 MHz pour 271 millions d’euros et n’avait pas fait d’offre sur la bande de 800MHz.
 
Pour le moment la réalité est la comme le rappelle explique Delphine Ernotte, la directrice d'Orange pour la France : "Pour l'instant en 4G, ils sont tout seuls. Ce n'est pas en cassant d'entrée les prix comme cela qu'ils vont trouver un partenaire en itinérance. En tout cas, dans ces conditions, cela ne nous intéresse pas." explique (Le Point (03/12).  
D’autre part en mars dernier l’Autorité de la Concurrence avait rappelé cette règle sur la 4G  : "Il n'est pas souhaitable que l'itinérance soit utilisée pour compenser une stratégie d'acquisition de fréquences inadaptée" (Les Echos (12/03).  

La voie la plus rapide reste donc la mutualisation, Reste donc à Free à faire pression pour trouver une bonne âme.  
C’est le sens de sa lettre au Père Noel (Les Echos, 28/11) ou Free demande une place dans l’accord SFR/Bouygues. Si cela ne fonctionne pas, cela lui permettra de faire pression sur Orange.

De toute façon, les règles de mutualisation pourraient s’assouplir. Au mois de septembre dernier, le quotidien Les Echos (26/09) annonçait que cela réfléchissait chez Orange, Free, le gouvernement et l’Autorité de la Concurrence afin de voir ce qu’il était possible de faire sur la mutualisation des réseaux suite à l’accord entre SFR et Bouygues sur les zones non-denses.
A suivre…

fabfree

Re : Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #115 le: 09 décembre 2013 11:02:05 »
...

De toute façon, les règles de mutualisation pourraient s’assouplir. Au mois de septembre dernier, le quotidien Les Echos (26/09) annonçait que cela réfléchissait chez Orange, Free, le gouvernement et l’Autorité de la Concurrence afin de voir ce qu’il était possible de faire sur la mutualisation des réseaux suite à l’accord entre SFR et Bouygues sur les zones non-denses.
A suivre…
Donc le dernier paragraphe remet en cause tout ce qui a été écrit précédemment...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #116 le: 09 décembre 2013 16:09:04 »
N'exagérons rien... C'est quand même du conditionnel ("pourraient").

Pour c'est encore plus léger que le réseau 4G de Free, c'est dire....C'est une possibilité qui date d'il y a quelques mois. Depuis cela a bougé un peu, cela semble difficile pour un opérateur de compter sur des éléments externes pour construire un réseau. Mais si Free se lance c'est peut être un moyen pour ne pas arriver comme un "glandeur" dans une négociation.   

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #117 le: 10 décembre 2013 07:05:15 »
Finalement la Ligue Nationale de Rugby (LNR) a profité  de la fenêtre de résiliation légale et contractuelle pour dénoncer l’accord qui la liait à Canal+ sur les droits TV du Top14. Malgré une relance de la chaine cryptée pour obtenir une exclusivité des droits contre un chèque de 65 millions d’euros par an, la LNR a estimé que "La proposition de Canal+ était insuffisante par rapport à ce que nous attendions".

C’est un saut dans l’inconnue pour le rugby, cela semble calculé. La décision "n’est pas un coup de poker. C’est une décision réfléchie par rapport à un certain nombre d’éléments". De fait cela devrait ouvrir la porte à Bein Sport et mettre de la concurrence pour Canal+ qui est le diffuseur unique du rugby depuis 20 ans. 
La LNR a donc lancé un appel d’offre et les réponses sont attendues au 13 janvier au plus tard pour un résultat au 15 janvier. L’accord sera valable quatre à partir de la saison prochaine.
 
Le ticket d’entrée est de 23 millions d’euros.
C’est le lot 1 pour 26 matchs en choix 1 (13 matchs) et en choix 3 (13 matchs). Ce lot n’est pas exclusif. Canal+ et BeIn Sport devront le payer pour accéder aux autres lots.
Viennent ensuite :
Le pack Premium 1 qui permettra de diffuser les 8 meilleures affiches et les matchs entre Noel et joue de l’an (Boxing Day). Un lot pour Canal+ ?
Le pack Premium 2 qui permettra de diffuser la dernière journée en multiplex, les barrages, les demis et la finale en léger différé. Un lot pour Canal ?
Le pack Premium 3 qui permettra de diffuser le choix 2, les 8 meilleurs affiches en décalé et le match du choix 1 et 3 en léger décalé. Un lot pour BeIn Sport ?
Le pack Premium 4 qui permettra de diffuser les 4 matchs restants (l’équivalent de rugby+). Un lot pour BeIn Sport ? 
Il y a également les droits de la Pro D2 qui sont sur le marché. Pour 1,1 millions par an, la Pro D2 est diffusée par Eurosport, Sport+ (Canal+), et France 3 régions.
Il y a également un pack pour les droits nomades (mobile et tablette). Un lot pour Orange ? Orange paye 25 millions d’euros par an pour les mêmes droits sur la Ligue 1 de football.
Enfin, il y a un pack pour a vente des droits à l’international. Un lot pour Al-Jazeera ? Pour la Ligue 1, Al-Jazeera qui commercialise à l’international moyennant une somme garantie de 32 millions par an.
 
Si un diffuseur veut l’intégralité des lots, il devra payer au minimum est de 73 millions d’euros et la somme minimale hors exclusivité  est de 66 millions d’euros. D’autre part la finale de par la réglementation doit être obligatoirement vendue à une chaine en clair.
Pour tout cela et avec son fair-play coutumier, Canal+ aurait envoyé, en fin de semaine dernière, un courrier officiel à la LNR indiquant qu’elle lance une procédure juridique pour négociation inéquitable. C’est ce que révèle Midi Olympique dans son édition d’hier.

A part les droits Tv du Top 14, quelques compétitions devraient être sur le marché :
-Four Nations (2014)
-Coupe d’Europe : H Cup, co-diffuseur de la compétition avec France Télévisions (2014). France 2 et Canal+ diffusent la compétition pour 15M€/an.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #118 le: 11 décembre 2013 07:17:55 »
L’Autorité de la Concurrence vient de répondre  (Les Echos , 11/12) à la lettre au Père Noel (Les Echos, 28/11) de Free qui demandait  une place dans l’accord de mutualisation entre SFR/Bouygues.

La place de Free
La réponse de L’Autorité de la Concurrence est sans équivoque, c’est niet : "Mais on se trompe si l’on espère que je vais intervenir pour forcer un mariage à trois dans ce projet de mutualisation. Nous ne sommes pas des faiseurs de rois. Ce n’est pas la philosophie de l’Autorité de la concurrence. Et les dirigeants de Free le savent bien".  En off, il semble que la manière de faire de Free ait été jugée comme assez brutale.

L’Autorité de la Concurrence donne un conseil à Free dans le cadre d’un accord de mutualisation : "C’est à l’entreprise de faire valoir ses atouts auprès de ceux dont elle recherche le partenariat : dans un accord de partage de réseaux, c’est, par exemple, l’étendue et la densité du réseau déployé qui constitue la meilleure incitation à négocier". C’est le sens du lancement du « réseau » 4G de Free, démonter qu’il existe et qu’en cas d’accord de mutualisation Free ne vient pas les mains vides.  Mais, il semble que l’accord entre Bouygues et SFR soit presque finalisé et il pourrait être annoncé pour le début 2014.

Sur le fond
Sur le fond "Dans ce projet de mutualisation, nous dialoguons avec Bouygues et SFR afin de vérifier que les principes fondateurs que nous avons posés dans l’avis de mars 2013 sont respectés".
L’Autorité est favorable à la mutualisation des réseaux, mais veillera à ce que le marché soit concurrentiel, c’est-à-dire qu’à un accord de mutualisation puisse répondre un éventuel accord de mutualisation et qu’il y ait un gain pour le consommateur. Pour L’Autorité de la Concurrence, il reste à régler la définition des zones non-denses, car pour elle l’accord ne pourra pas porter sur les zones denses.   

Et ?
Fleur Pellerin, avait déjà refroidi l’ambiance en déclarant qu’elle n’était pas favorable à l’entrée de Free dans l’accord entre Bouygues et SFR : "Nous ne sommes pas d’accord avec Free. Nous voulons que cette alliance (entre Bouygues et SFR) se fasse" (Jdd, 1/12).

Reste à connaitre la réponse de l’ARCEP. Mais dans un premier temps, il semble bien que Free doivent se débrouiller vraiment par ses propres moyens pour déployer un réseau 4G.
Le Père Noel ne serait-il qu’un mythe ? Ou tout simplement, comme pour les enfants, Free devra être un peu sage pour que le Père Noel passe...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #119 le: 12 décembre 2013 07:20:05 »
Stéphane Richard – le pédégé d’Orange – vient de donner une interview au Nouvel Obs (11/12). Il y revient sur l’annonce du lancement par Free se son offre 4G : «Je remercie Xavier Niel pour la publicité qu'il fait pour la 4G, surtout qu'il y a quinze jours il disait que ça n'intéressait personne. Il peut proposer le prix qu'il veut, le problème c'est le service. Même à 0 euro, quelque chose qui n'existe pas, c'est encore trop cher. La 4G "au prix de la 3G", quand la 4G n'existe pas, c'est pas une bonne affaire.»

Orange de son coté devrait être à 50% e couverture à fin 2013 et à 70 75% pour fin 2014 : "D'ici Noël, nous couvrirons plus de 50% de couverture de la population française. L'année prochaine, nous serons autour de 70-75% de la population. Jamais un réseau ne s'est déployé aussi vite". Comme il avait annoncé en avril 2013 (Ouest France ,19/04), qu’Orange serait à 5000 antennes à fin 2013, on peut lui accorder un once de crédit sur ce coup ...

De fait à fin 2014, Orange devrait avoir une couverture en 4G plus importante que celle de Free en 3G...Réglementairement sur la 3G Free doit couvrir 75% de la population en 2015, pour la 4G, la licence prévoit une couverture de 25% de la population en Octobre 2015  pour pouvoir prétendre à l'itinérance 800 MHz de SFR sur les zones non-denses. Bouygues de son coté ne devrait pas être loin de ce seuil de 75%, SFR devrait être au dessus de 40% de couverture.

Le lancement de l’offre 4G de Free aurait été précipité si l’on en croit un article du Parisien relayé par 01Net (10/12), cela aurait été fait pour : "pour devancer l’annonce de Bouygues concernant l’extension de la 4G à toute sa gamme de forfaits". De quoi regretter certaines déclarations, comme celle-ci : "Il ne faut pas vendre de la fausse monnaie ! Pigeon une fois ça va... Pigeon deux fois, bonjour les dégâts !" (ZdNet, 15/04) ? 

Sur la 4G, c’est la première fois que 4 opérateurs partaient en même temps et donc à égalité d'investissements. Les résultats parlent d’eux-mêmes...D’autre part pour avoir un couverture optimale, il est quand même plus que préférable d’avoir un mélange d'antennes sur les fréquences 800MHz et 2600MHz.

Le tableau de couverture comptabilisé par l’AFNR : 


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #120 le: 13 décembre 2013 06:58:01 »
Ah oui...Quand même !! (N°29)
Un graphique publié par le quotidien Les Echos et montre l’évolution des ventes des tablettes et des pc. Même si les tablettes se développent, ils continuent à se vendre énormément de pc. Pour certains, la  tablette remplace le pc, pour d'autres c'est d'abord un autre écran qui s’ajoute.
Toutefois, la baisse des ventes du pc est-elle structurelle ? Les utilisateurs préfèrent-ils  un usage plus ludique de la tablette ? Le pc va-t-il être un objet préhistorique ?

En 2017, il se vendra alors plus de tablettes (467 millions) que de PC (271 millions). De son côté, le cabinet IDC prédit que les ventes de tablettes dépasseront celles de PC fixes cette année et celles de PC portables en 2014.
Par ricochet, cela devrait tailler des croupières à Microsoft, il pourrait voir ses concurrents comme Apple le talonné, d'ou ses investissements massifs dans le mobile.



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #121 le: 15 décembre 2013 09:55:14 »
Xavier Niel - le pédégé de Free - a accordé une interview au JDD. Il y a les habituelles petites phrases pour entretenir le buzz du dimanche sur la toile.

Plus sérieusement, il revient sur l'accord de mutualisation entre SFR et Bouygues Telecom : "cet accord de partage des réseaux ne nous dérange pas. S'il ne concerne que 25 % du territoire, cela nous va (...) S'il va plus loin, il y a des risques concurrentiels". 25%, alors que SFR et Bouygues auraient évoqué 60% du territoire...Avec ces propos, il ne va pas être facile à Free de rentrer dans cette alliance.

D'autre part, Xavier Niel, revient sur le déploiement de son réseau 4G et lucide déclare : "Nous sommes partis pour déployer notre réseau seul. Mais nous sommes favorables à partager le nôtre avec qui le souhaite". C'est le simple constat après les dernières déclarations du Gouvernement, de l'Autorité de la Concurrence et d'Orange son partenaire sur la 3G.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #122 le: 16 décembre 2013 07:00:42 »
Alors que la passe d’arme pitoyable entre X.Niel et A.Montebourg sur les conséquences pour l’emploi de l’arrivée du quatrième opérateur entre Niel et Montebourg s’est enfin calmée, les chiffres et éléments d’analyse restent à mettre en place pour mesurer l’évolution de l’emploi dans le secteur des télécoms. Même si c’est un élément, l’évolution de l’emploi dans ce secteur ne peut être mesurée qu’avec la seule arrivée de Free Mobile.   
Il convient que l’ARCEP se donne vraiment les moyens pour apporter ces éléments. Car, il serait vraiment regrettable de laisser jouer quelques (ir)responsables avec les chiffres de l’emploi.

Quelques chiffres
Les premiers chiffres ont commencés à circuler il y a 18 mois, les estimations allaient de 10 000 à 60 000 emplois supprimés. Les plus touchés ? Les centres d’appels, entre 5000 et 10 000 emplois (sur 64 000 emplois, les télécoms représentent 50% de l’activité) pouvaient être touchées selon le syndicat patronal, le SP2C.
Une autre étude, réalisée par Bruno Deffains, professeur à l'Université Paris II, prévoyait une perte nette de 59 300 emplois. Les pertes brutes de 69 400 étant compensées par la création de 10 100 emplois pour améliorer le réseau.

Au mois de mai  dernier l’ARCEP avait publié une étude sur la situation de  l’emploi dans les télécoms. Pour L’ARCEP, le nombre de salariés des opérateurs de communications électroniques serait resté stable en 2012 (+0,1% par rapport à 2011). Entre 2009 et 2012, le niveau d'emploi des opérateurs se serait globalement amélioré avec des hausses de 1,2% en 2011 et 1,6% en 2010, et ce, après un peu plus de dix ans de baisse continue. Les opérateurs salariaient directement 129.000 personnes en décembre 2012.

Oui mais...
En fait, il n’est pas simple d’y voir clair faute d’étude sur le sujet. L’étude de l’ARCEP est partielle.  car elle ne mesure que les emplois directs chez les opérateurs et s’arrête à fin 2012. Par exemple, En octobre 2012, Bouygues annonçait 556 suppressions de postes pour...2013. SFR a lancé de son côté un plan de départs volontaires concernant 856 emplois. Enfin, Orange a annoncé son intention, d’ici à 2015, de remplacer seulement un départ en retraite sur trois : 5.000 postes pourraient ainsi être supprimés sur la période. Au total, la baisse des effectifs pour les trois opérateurs pourrait s’élever à près de 3.000 pour la seule année 2013.

Plus fondamental, L’ARCEP ne tient pas compte de la perte d’emplois dans les centres d’appels et chez Phone House. Les pertes d’emplois seraient de 4000 pour les centres et de 1200 pour Phone House. Enfin ne sont pas pris en compte les emplois indirects dans les entreprises prestataires de services ainsi que les entreprises de l’industrie.

A L’ARCEP de jouer
A quand une étude sérieuse sur les conséquences sur l’emploi de l’arrivée du quatrième opérateur ? Des décisions politiques ont été prises pour l’attribution d’une quatrième licence et comme souvent il est très compliqué d’en connaitre l’impact social et économique.
 
Free est-il responsable ? Le low-cost est-il responsable ? Quelles sont les évolutions lourdes dans le secteur ? Après la publication de son étude, L’ARCEP avait déclaré "qu’en 2013 travaillera avec l'ensemble des autres administrations concernées pour avoir une connaissance plus approfondie de l'emploi des différents acteurs de la filière numérique". En espérant que ces éléments soient maintenant en possession de l’ARCEP afin de se faire une idée plus précise des évolutions du secteur.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #123 le: 17 décembre 2013 07:14:58 »
Stéphane Richard vient de donner une interview au quotidien Le Figaro (17/12). Il envoi un peu sur Xavier Niel "prétentieux et agressif (...) roi de l’embrouille (...) une fortune personnelle de 6 milliards". Bon, en même temps, Xavier Niel donne beaucoup, il doit accepter de recevoir de temps en temps. Cela devrait permettre d’agiter un peu la meute sur les forums et réseaux sociaux.

Plus fondamentalement, Stéphane Richard revient sur la 4G et sur la faible couverture du "réseau" de Free "ce qui signifie que pour obtenir une couverture digne de ce nom dans les semaines à venir, il lui faudra forcément s'appuyer sur un accord d'itinérance ou de mutualisation avec l'un de ses concurrents"  Donc, il va falloir que Xavier Niel commence à discuter calmement, sinon la 4G va pas être simple pour lui. Pour Stéphane Richard : "il n’est pas question de signer un tel accord avec Free. Je rappelle qu’Orange est libre de ses fréquences vis-à-vis de Free".
Une fois la période des fêtes passée et les polémiques (un peu) éteintes, la période sera-t-elle à la diplomatie ?

Sinon, suite à l’annonce de B&You de s’aligner sur les prix de Free, Stéphane Richard annonce que Sosh bénéficiera de la 4G à partir du 9 janvier. Signifiant par-là que la reconquête des marges via la 4G est déjà terminée et que les autres forfaits d’Orange ne devraient pas être touchés et ne pas subir d’augmentation.
Il y a un mois, dans un article des Echos (18/11), Bouygues Telecom était à 500.000 clients 4G, Orange également à 500 000 clients et SFR à 600 000 clients. Là Orange revendique 700 000 clients et devrait atteindre 1 million de clients d’ici à la fin de l’année. Afin de suivre le mouvement, Free pourrait annoncer assez rapidement une offre avec des téléphones subventionnés (ZdNet, 16/12). 

Enfin il y a même une grosse piqûre de rappel sur l’itinérance en 3G : "n'oublions pas que l'accord d'itinérance 2G/3G n'est pas un droit perpétuel. Orange peut très bien se passer de l'accord d'itinérance, mais la réciproque est-elle certaine?".
2016 est vraiment trop loin pour tirer des plans sur la comète…En attendant un contrat a été signé et il s’appliquera. Globalement depuis la signature de du contrat d’itinérance courant 2011, c’est la première fois que Stéphane Richard est aussi dur avec son partenaire.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #124 le: 18 décembre 2013 07:02:19 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°67

Orange Cash
A l’occasion de son show Hello du 7 novembre, Orange a fait le point sur son  activités de porte-monnaie mobile. Après le succès d’Orange Money en Afrique, où huit millions de personnes se servent chaque mois de leur mobile pour échanger de l’argent (200 millions d’euros par mois), voici Orange Cash.
Cette application développée en partenariat avec Visa est en test depuis fin novembre à Strasbourg et à Caen, et le sera dans toute la France au printemps. Il s’agit d’un compte prépayé qui peut se recharger en ligne et permet de payer ses achats de façon sécurisée.

Orange
Orange a annoncé via un communiqué (27/11) de presse avoir vendu sa filiale en République Dominicaine pour un montant de 1,1 milliard d’euros. L’acheteur est Altice, un fond d’investissement qui est également propriétaire de Numéricable. Cette somme devrait être utilisée pour réduire sa dette.

Orange étudie également le désengagement de sa filiale portugaise, ce qui pourrait lui rapporter jusqu’à 127 millions d’euros. Orange envisage également la mise en bourse d’une partie de sa filiale britannique, cela pourrait rapporter jusqu’à 11 milliards d’euros aux deux actionnaires, Orange et Deutsche Telekom.
Fin 2012, la vente d'Orange Austria lui a rapporté 70 millions d’euros et fin 2011 la vente d'Orange Suisse lui a rapporté 1,6 milliards d’euros. En comparaison l'accord d'itinérance 2G/3G avec Free lui rapporte environ 500 millions d'euros par an.

Dailymotion
Dailymotion est en passe de trouver un partenaire aux Etats-Unis : " Il y a une belle probabilité que nous arrivions à un accord avec un partenaire sur le marché américain dans les prochaines semaines (...) Il s’agit d’un acteur majeur de l’économie numérique", a indiqué Stéphane Richard, le pédégé d’Orange. Ce partenaire serait Microsoft. Pour Microsoft cela permettrait de contrer l’hégémonie de Google et YouTube, et pour Dailymotion, cela permettrait d'être distribué automatiquement dans toutes les machines (PC, tablettes et smartphones) fonctionnant sous Windows.

Pour rappel, Dailymotion était quasiment vendu en mai dernier à Yahoo. Suite à ce vente manquée Stéphane Richard était revenu dans le quotidien  Les Echos (23/7) sur l’avenir de Dailymotion en assurant qu’Orange allait réaliser 30 millions d’investissements sur les trois prochaines années et qu'il recherchait des partenaires.
Reste à dégager des synergies avec les activités d’Orange. Orange n’a toujours pas trouvé la bonne recette pour Dailymotion. En avril 2011, Orange a acheté 49% de Dailymotion pour 69 millions d’euros et est monté au printemps 2013 à 100% du capital pour 72 millions supplémentaires.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #125 le: 19 décembre 2013 06:39:59 »
Le Handball cherche à devenir le troisième sport collectif en France derrière le foot, le rugby et le basket. Et cela passe aussi par les droits tv et les moyens que cela donne pour le développement. Dans ce cadre beIN Sport devrait remporter quelques droits.

Handball : Championnat du monde
D’abord ceux prochains championnats du monde masculins, féminins, seniors, juniors et jeunes pour la période 2014-2017 et pour un montant de 81 millions d’euros. Les compétitions concernées seront le Mondial masculin au Qatar en 2015, le Mondial masculin en 2017 en France ainsi que les championnats du monde féminins 2015 au Danemark et de 2017 en Allemagne.
Le diffuseur actuel est le groupe Canal+ qui payait 50 millions d’euros (L’Equipe, 15/11).

Handball : Championnat de France
Une autre compétition pourrait passer chez beIN Sport, il s’agit du championnat de France actuellement diffusé par Canal+ contre un chèque de 1,2 million par an. La Ligue Nationale de Handball pourrait rompre son contrat avec Canal+ estimant que les droits actuels sont sous payés. La décision pourrait intervenir lors du premier trimestre 2014. Le handball réclame autant de droits que pour la basket (Canal+ paye 6 millions par an).
Là aussi beIN Sport serait intéressé par reprendre ces droits Le Figaro[/b] (6/12). Dans le lot il y aussi la Coupe de la Ligue et du Trophée des Champions. Canal a les droits depuis 2012. Auparavant Orange et Eurosport payaient 2 millions par an pour les mêmes droits. BeIN Sport diffuse déjà la Ligue des Champions.

Top 14
Concernant l’attribution des droits tv du Top14, Canal+ va engager une action en justice afin de contester le lancement de l’appel d’offre par la LNR (L’Equipe,17/12). Par "loyauté" envers Canal+, la LNR aurait dû accepter l’offre de 66 millions d’euros proposée de gré à gré par Canal+ qui a été finalement refusée par la LNR.
Canal+ a décidément du mal à accepter la concurrence. La LNR s’est donnée jusqu’au 13 janvier pour obtenir des réponses à son appel d’offre. L’attitude de Canal+ ne devrait pas arranger ses relations avec la LNR.
« Modifié: 19 décembre 2013 06:45:50 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #126 le: 20 décembre 2013 07:00:44 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°68

Bouygues
Martin Bouygues - le pédégé du groupe Bouygues - vient de donner une interview au quotidien Le Figaro (20/12), et comme Stéphane Richard il y a deux jours, cela dépote. 
Bouygues veut relancer la guerre des prix sur le fixe et aller manger les marges de Free : "Dans l'Internet fixe, la fête est finie (...) Bouygues Telecom va offrir une vraie rupture en 2014, avec des technologies et des services innovants. Nous allons faire 150 euros d'économie par an aux abonnés du fixe qui choisiront ce service, ce qui fait une économie de 12,5 euros par mois. Qui dit mieux? Que Xavier Niel fasse la même chose s'il en est capable!". A suivre attentivement, mais là, la Bouygues met la barre assez haut, faudra pas décevoir...

D’autant que : "Nos marges sont inférieures à 20% alors que [celles de Free] sont supérieures à 40% dans le fixe. Je constate simplement qu'entre 2010 et 2013, la fortune de Xavier Niel évaluée par Challenges est passée de 3 à 6 milliards d'euros, ce qui le place en 10e position (des plus grandes fortunes de France, ndlr). De qui se moque-t-on?"

Après cela, cela ne va pas être simple pour Free de rentrer dans l’accord de mutualisation Bouygues/SFR. Martin et Xavier ne s’aiment vraiment pas. De toute façon, l'enjeu est fort : Free va-t-il dépasser Bouygues Télécom en nombre de clients sur le segment du mobile (hors Mvno) et en termes de chiffre d'affaire ? ? Et si oui, quand ? Bouygues va devoir brûler du cash pour maintenir sa place et si possible amplifier son avance sur le quatrième entrant. 

Orange
Stéphane Richard a répondu aux questions des internautes sur 01Net. Il y est revenu sur Free et de façon plus soft que ces dernières déclarations : "Aussi, pour que Free couvre 50 % de la population, il lui faudrait plus de 6 000 antennes. Il ne les a pas du tout (NDLR : Free possède actuellement 800 antennes)". Il va vraiment falloir que Free se mette à bosser...

Sur l’itinérance : "Par contre, il n’y aura pas d’itinérance pour Free sur le réseau Orange. Pas dans l’état actuel des choses. Nous ne sommes pas obligés de négocier avec Free. Nous ne le ferons pas". La porte n’est pas complètement fermée. Qui va la pousser ?

D’autre part, Orange aurait 350 000 clients Fibre (+77 000 par rapport au 30 septembre), 700 000 clients en 4G (+450 000 par rapport au 30 septembre), 1 800 000 clients Sosh (+183 000 par rapport au 30 septembre).
A titre de comparaison, en 4G,  Bouygues annonce près d’un million de clients et SFR 900 000 clients.

Nouveau riche et magnat dans la presse
Les hebdomadaires (Le Figaro, 12/12) vont mal et être patron d’un opérateur va peut-être devenir le passage obligé  pour diriger un news magazine ? L’actuel patron du Nouvel Obs vient de faire appel à X.Niel pour lui vendre son groupe. Et Le Point serait dans la ligne de mire de V.Bolloré le futur taulier de Vivendi. L’Express serait également à vendre et Marianne est en pleine restructuration. Triste réalité de la presse aujourd’hui.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #127 le: 24 décembre 2013 08:51:08 »
Brèves du Monde (4)

Evolutions
L'Afrique subsaharienne va rester la région la plus dynamique pour le marché de la téléphonie mobile ces prochaines années, selon une étude publiée récemment. Selon l'association GSMA, qui regroupe 800 opérateurs dans le monde, le nombre d'abonnés uniques dans la région devrait passer de 253 millions en juin 2013 à 346 millions en 2017. Quelque 95% des utilisateurs de la région utilisent des forfaits prépayés.
"Les deux tiers environ de la population n'ont pas encore d'abonnement mobile, ce qui laisse une grande marge pour la croissance".
Le nombre d'utilisateurs du téléphone portable a augmenté de 18% par an ces cinq dernières années en Afrique subsaharienne, mais la pénétration y est encore la plus faible du monde, à environ 31%.
Le taux de pénétration est de 66% en Afrique du Sud, principale puissance économique du continent, mais il n'atteint que 30% au Nigeria, le pays le plus peuplé.
Par comparaison, la moyenne mondiale est quasiment d'un sur deux, le taux de pénétration atteignant quatre sur cinq dans l'Union européenne.

Et nous ?
De par l’histoire, Orange est le seul de nos opérateurs à être très présent sur ce continent. Certains pays ou est présent Orange présentent pour le moment des résultats déficitaires et Orange étudie la poursuite de sa présence : "il vaut mieux ne pas se disperser, se concentrer sur les marchés importants et ne pas s'entêter si ça ne marche pas dans un pays trop difficile, cela fait partie de la revue en cours du portefeuille d'actifs". Orange est présent dans 19 pays africains. D’autre part Orange a développé Orange Money qui est utilisée par 8 millions de clients dans 14 pays.

Quel avenir ?
Parmi ces marchés «compliqués», généralement dominés par les cartes prépayées, et où il a moins d'un million d'abonnés, "l'Ouganda, la Centrafrique, le Botswana, ou même le Kenya", où Orange n'a réalisé qu'un chiffre d'affaires de 90 millions d'euros en 2012 et peine à trouver une rentabilité satisfaisante. En Ouganda, Orange est 4e dans un marché à cinq opérateurs mobiles, avec 582.000 clients à fin septembre. En Centrafrique, c'est le chaos, "Je ne parierais pas sur l'engagement à long terme d'Orange au Botswana, au Niger, en Guinée-Bissau ou même l'Ile-Maurice" commente un analyste londonien. Au Niger, pour lutter contre le terrorisme et la criminalité, l'Etat vient d'annuler et résilier un tiers des lignes (plus de 1,7 million) faute d'en avoir identifié les détenteurs, ce qui va obliger les quatre opérateurs à revoir à la baisse leurs bases.

Aux yeux de Vincent Maulay, d'Oddo, "on peut être sûr qu'Orange ne sortira pas d'Egypte, du Sénégal, de Côte d'Ivoire ni du Mali. En revanche, le groupe a un problème de taille critique dans certains pays, comme l'Ouganda et le Kenya. Il peut y avoir des acheteurs comme l'indien Bharti, le sud-africain MTN ou Vodafone".

Même si Orange peut facilement revenir comme Mvno via sa filiale Orange Horizons, il serait un peu surprenant de quitter ces pays, d’autant que les enjeux financiers sont largement supportables par Orange. Mais la finance n’est pas le seul critère. Le « présence » en est un autre plus important.

Sources : Le Parisien (11/11), La Tribune (25/11), La Tribune (16/01).


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #128 le: 26 décembre 2013 08:53:56 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°69

ARCEP
"Nous allons rendre son bâton au gendarme des télécoms". C’est ce qu’a déclaré Fleur Pellerin au quotidien Le Parisien (22/12).
Pour rappel, en juillet 2013, le Conseil Constitutionnel avait censuré le pouvoir de sanction de l’ARCEP au motif que la séparation des pouvoirs n’était pas assurée au sein du régulateur qui assure en même temps la justice et la police.
Afin de mettre un peu d’ordre sur la bataille médiatique et technique autour de la 4G, la Ministre estime qu’il est temps de remettre l’ARCEP dans le jeu et de lui redonner un pouvoir de sanction, le gouvernement va  "corriger cette situation début 2014 par voie d'ordonnance".
Reste à voir si l’ARCEP jouera le rôle de père fouettard, car il l’a très peu fait dans le passé.

Bouygues Telecom
Olivier Roussat – le pédégé de Bouygues Telecom – est revenu sur France Inter sur l’annonce de Martin Bouygues de faire baisser la facture de 150€/an sur son offre fixe. L’offre devrait être dévoilée lors du premier semestre 2014. Olivier Roussat indique que cela sera possible avec "l'introduction de nouvelles innovations sur des éléments qui fonctionnent déjà et sont éprouvés et permettra d'effectuer une rupture". Mais n’a pas précisé si l’offre serait disponible sur la marque Bouygues et/ou B&You.
Bref, rien de bien précis. Mais pour ne pas faire retomber le soufflet, cette rupture tarifaire devra être lancée assez rapidement, car une fois « la guerre déclarée », faut pas trop attendre l'arme au pied et vite passer à l’action.  
Alors baroud d’honneur pour Bouygues ou début de la fin pour Free ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #129 le: 27 décembre 2013 08:47:03 »
Le 10 décembre dernier, l’ARCEP et Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGE) ont publié une enquête du CREDOC sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française. L’étude est à lire ici.

Beaucoup de données sont publiées, et une porte plus particulièrement sur la diffusion du quadruple play : 59 % des personnes qui disposent d’un accès internet et d’un téléphone mobile souscrivent leur abonnement auprès du même opérateur. Cela permet de réduire leur facture dans trois cas sur quatre. C’est un gain de 6 points sur un an. Et pour 74% des personnes concernées, ce choix est fait pour bénéficier d’une réduction sur la facture, c'est en augmentation de 9% en un an.



D'autres études
Des estimations récentes ont été faites sur le pourcentage de clients ayant choisi de passer par ce type d’offre. En tenant compte des chiffres publiés par les opérateurs. Il y a celle de La Tribune (27/11) qui donne un chiffre global de 38% ou 9,2 millions de clients ayant d’une façon ou d’une autre liées un abonnement mobile à un abonnement Adsl/Fibre Optique.Il y a une estimation de l’institut GFK publiée par ZdNet (27/11) qui donne un total de 17% des clients ou 4,7 millions de foyers. 

A partir des chiffres des opérateurs
En reprenant les chiffres donnés par Orange et SFR, ceux estimés pour Bouygues Telecom (c’est-à-dire la majeure partie des clients moins les 152 000 Darty) et ceux estimés pour Free (+/- 50% des clients Adsl/Fibre Optique) et Numericable. Virgin a également une offre 4P, mais ne donne pas de chiffres. Cela donne le décompte suivant :   
 
Orange 4,268 000 sur 10,046 000 millions, soit 42,5% des clients.
Free 2,790 000 sur 5,580 000 soit 50%.
Bouygues 1,800 000 sur 1,941 000 soit 92,7%.
SFR 2,248 000 sur 5,209 000 soit 43,1%.
Numericable : 167 000 sur 1,019 000 soit 16,4%.

Total 11 273 000 millions sur 23,795 000 millions de clients, soit 47,4%.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #130 le: 30 décembre 2013 08:47:23 »
Ah oui...Quand même !! (N°30)
Un point via le compte twitter de (Benjamin Ferran 17/12) sur la repartition des OS sur les smartphones.
Sans surprise c’est Android qui truste la première place avec 55,9% en hausse de 6,6 points depuis la fin de l’année 2012, devant iOs avec 20,9 en baisse de 1,5 point. Windows passe de 4,3% à 6,1% et dans le meme temps BlackBerry passe de 7,6 à 5,6% du marché.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #131 le: 03 janvier 2014 07:26:34 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°70

Top 14
Sur le nouvel appel d’offre des droits TV, Canal+ a assigné la LNR en justice. Canal+ considère notamment que la LNR a joué un double jeu dans cette affaire en négociant de gré à gré avec elle, pour finalement résilier, quelques jours plus tard, les deux dernières années du contrat unissant les deux parties. Ce que conteste très normalement Paul Goze le president de la LNR : “C’est inexact mais ça peut brouiller les esprits et faire croire que Canal+ pourrait intenter une action en justice. Mais je ne vois pas sur quoi Canal+ pourrait étayer cette action“.
D’autre part, selon Le Figaro (10/12), Canal+ serait prêt à débourser 60 millions et beIN Sport près de 80 millions. La LNR comptait attribuer les droits le 13 janvier, mais l’action en justice pourrait retarder cette annonce.
Canal+ a une drôle de manière d’entretenir ses relations historiques avec la LNR, à moins que la concurrence ne rende la chaine un peu trop nerveuse.

Foot : les Bleus
Selon L’Equipe (21/12), c’est TF1 qui retransmettra tous les matches de l'équipe de France entre 2014 et 2018 et ce pour un montant total de 140 millions d'euros pour retransmettre 40 matches des Bleus, soit 3,5 millions d'euros par rencontre. C’était le prix demandé par l’UEFA pour l’ensemble des lots de l’Equipe de France Actuellement, la chaine paye 4,1 millions par match.
Il reste à attribuer un autre lot, celui des autres rencontres organisées par l’UEFA soit un total impressionnant de 546 matches. Le prix de réserve est de 30 millions d’euros. beIN Sport aurait proposé 20 millions et Canal+ beaucoup moins selon l’édition papier de l’Equipe du 22/12.

Droits tv : un comparatif
Le Figaro du 6 décembre a publié un comparatif des droits tv sur le marché français. Il y a le foot et les autres sports. Les droits du rugby sont sur le marché et ceux du hand devrait l’être prochainement.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #132 le: 06 janvier 2014 06:49:12 »
SFR vient de donner quelques chiffres (La Tribune, 31/12). Le nombre de clients en 4G devrait être supérieur au million à fin décembre, alors qu’il était de 900 000 au début du même mois.

D’autre part, Red aurait atteint plus de 2 millions de clients. Le dernier chiffre communiqué par SFR datait de fin juin et donnait 1,400 000 clients. C’est donc un gain de 600 000 clients en 6 mois. Pour SFR, cela représente 9,3% de sa base client (au 30 septembre c'était 17,4% pour Bouygues et 6% pour Orange),et 11,3% de sa base forfait (au 30 septembre c'était 16,7% pour Bouygues et 8,6% pour Orange).
A titre de comparaison, Sosh serait à 1,800 000 clients (selon Stéphane Richard le 20/12 à 01Net) et B&You à 1,634 000 clients au 30 septembre.

Commercialement, pour SFR "C'est notre meilleur mois de décembre depuis trois ans". SFR publiera ses résultats du quatrième trimestre le 25 février. Pour rappel, sur les 9 premiers mois de 2013, SFR a gagné 134 000 clients sur le fixe et  549 000 dans le mobile : soit un gain de 1,169 000 clients avec un forfait et une perte de 620 000 clients en prépayé.
En 2012, SFR avait gagné 35 000 clients sur le fixe et perdu 773 000 clients dans le mobile : 3 000 avec un forfait et 770 000 en prépayé.   

Enfin concernant le lancement de la 4G chez Free : "Nous n'avons vu aucun mouvement de départ [de clients] vers Free après ses annonces sur la 4G qui ont fait un flop. Cela n'a eu aucun impact sur les portabilités".

Après le coup de boule de Bouygues, c’est le coup du mépris de SFR, c’est agréable pour Free...Toujours est-il que si SFR continue à présenter de relatifs bons chiffres, cela devrait rendre l’introduction en Bourse plus simple.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #133 le: 07 janvier 2014 07:00:37 »
A la fin de l’année dernière, Cogent a perdu une nouvelle manche contre Orange (ZdNet, 20/12). La société de transit contestait la décision de l’Autorité de la Concurrence du mois de septembre 2012.
Mais la Cour d’Appel vient de confirmer cette décision. Il reste encore le recours via une décision de Bruxelles.
Pour rappel, Cogent est un opérateur de transit international qui apporte le trafic issu de Google ou de tout autre acteur du Net jusqu’aux fournisseurs d’accès. 

l’intérêt porté par Bruxelles 
Dans le cadre de ce conflit, cet été, la Commission Européenne a fait perquisitionner les bureaux d’Orange, mais également ceux de Deutsche Telekom et de Telefonica. La Commission s'était auto-saisie du dossier et recherche depuis des preuves de distorsion de concurrence. Des "inspections" constituent une première étape en cas de soupçon de pratiques contraires aux règles de la concurrence, et ne préjugent pas de la culpabilité des entreprises en cause ni de l’issue de l’enquête.
Interrogé par Le Figaro (07/2013), un représentant d’Orange déclarait : "Orange coopère pleinement avec les agents de la Commission européenne et à ce stade les pratiques d'Orange ne sont pas incriminées (...) Nous envisageons donc sereinement les suites de cette affaire, dont l‘Autorité de la concurrence nous a donné raison".

L'avis de l'Autorité de la Concurrence
En septembre 2012 (Zdnet, 09/2012) dernier,  l'Autorité de la Concurrence avait donné raison en grande partie à Orange dans le conflit qui l’opposait à Cogent. 
L’avis autorisait Orange à demander une rémunération en échange de l'ouverture de capacités de «peering» supplémentaires. L’asymétrie des échanges étant devenue importante : un trafic entrant jusqu’à 13 fois supérieur au trafic sortant. Suite à cette décision, Cogent s'était tourné vers la Commission Européenne, mais sans aller plus loin. Depuis d’autres problèmes de peering sont apparus !

Le peering et Orange
Au sujet de Youtube, les rapports entre Orange et Google semblent normalisés depuis de nombreux mois, comme le  rappelait Stéphane Richard lors d’une interview au Figaro (12/2012) : "les relations avec les géants de l’Internet évoluent positivement. Avant, ils nous disaient: à vous les investissements, à nous les profits. Maintenant, ils acceptent de nous payer pour une meilleure qualité de service du réseau. Déjà la moitié du trafic Internet entrant sur le réseau Orange et venant principalement des États-Unis est monétisée".
Google participerait à hauteur de 5 millions d’euros par an au financement du réseau mondial d’Orange.

Chez Free aussi
Au mois d’octobre dernier, Maxime Lombardini, le numéro 2 d’Iliad s’était exprimé sur les rapports entre Free et Google et plus généralement entre Free et les fournisseurs de services TV.  Il avait relancé l’idée d’une contribution des services les plus gourmands utilisant les réseaux des opérateurs : "Il faut qu’il y ait une égalité de traitement entre les grands acteurs, essentiellement Américains, et les opérateurs et éditeurs de chaines français". Pour lui, il faut imposer "une petite contribution" aux opérateurs pour la bande passante utilisée.
Et de citer le bon élève Canal+ qui contribue aux investissements de Free pour développer la TV de rattrapage. Sauf que Canal+ est payant et que son intérêt est d'offrir le meilleur service possible oontrairement à YouTube qui est gratuit...

En début d’année 2013 un conflit assez violent avait opposé Free et Google. Le premier allant jusqu‘à bloquer la publicité Google (Zdnet, 12/2012).
Suite à une plaine de l’UFC Que Choisir, L’ARCEP avait  clôturé son enquête administrative en déclarant que ne pas avoir constaté de pratique discriminatoires de la part de Free : "L'enquête n'a pas fait apparaître de pratiques de gestion du trafic par Free sur son réseau différenciant les conditions d'acheminement des contenus selon leur nature, leur origine, leur destination ou encore le type de protocole utilisé".
Toutefois, L’ARCEP (07/2013) notait que Free dimensionnait mal ses interconnexions avec l'extérieur : "les capacités d'interconnexion et d'acheminement de trafic de données de Free sont congestionnées aux heures de pointe".

De futurs développements ?
Parallèlement (Les Echos, 07/2013), le Conseil d’Etat vient d’autoriser l’ARCEP à collecter des informations sur les relations qu’entretiennent les opérateurs - français et étrangers (lorsque leur activité impacte sérieusement les internautes français)  - avec les géants du Net tels que Google, Amazon, Apple et Facebook. Cela devrait permettre d’y voir plus clair sur le peering et d’essayer de déterminer qui doit payer qui/quoi pour acheminer les données. Certains blocages actuels pouvant remettre partiellement en cause la Neutralité du Net.

L’essor de la vidéo en ligne et des services va certainement obliger aussi à avoir plus de transparence financière sur l’activité de peering. Le trafic internet est en train de passer d’une économie de troc à une économie marchande. Bref, il devrait y avoir encore de nombreux développements tant au niveau européen qu'au niveau national.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #134 le: 08 janvier 2014 06:56:54 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°71

Operateur "idéal"
Une étude qui vaut ce qu’elle vaut. Il s’agit de déterminer quel pourrait être l’opérateur mobile "idéal" des français. C’est Promise Consulting Inc., société de conseil en marketing, spécialisée dans la mesure de la « brand value » qui publie cette étude et en donne les résultats via un communiqué de presse du 12 décembre. Pour la méthodologie, voir le lien.
Du coté des opérateurs "traditionnels", c’est Orange qui termine premier devant Free, SFR et Bouygues. Coté low-cost, c’est Red de SFR devant Sosh d’Orange et B&You de Bouygues. Coté Mvno, c’est M6 Mobile (marque Orange) devant La Poste, NRJ Mobile, Virgin et Universal Mobile.

iPhone
Joli cadeau de Noel pour Apple (Les Echos, 12/2013), après des années de tractations, Apple a trouvé un accord avec China Mobile, le premier opérateur de téléphonie mobile chinois.
A partir du 17 janvier, les clients de China Mobile pourraient utiliser l’iPhone 5S ou 5C sur ce réseau. Selon le cabinet d’études Forrester Research, China Mobile pourrait permettre à Apple d’écouler 17 millions d’iPhone en 2014, soit davantage que les 16,8 millions que le géant américain a vendu en Chine au cours de l’année qui s’est achevée en septembre. Son chiffre d’affaires pourrait ainsi être gonflé de plusieurs milliards de dollars. Actuellement la part de marché de l’iPhone est de 6%.

BlackBerry
Par contre c’est la poursuite de la descente aux enfers pour BlackBerry. Le canadien n'occupe plus que 1,7 % du marché du Smartphone, contre 4,1 % un an plus tôt. BlackBerry affiche aussi des pertes abyssales. Elles s'élèvent à 4,4 milliards de dollars sur trois mois, soit quatre fois plus qu'au trimestre précédent. A la même époque l'an dernier, l'entreprise était encore rentable.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #135 le: 10 janvier 2014 06:49:15 »
Alors que se pose toujours la question de savoir si Free va trouver l’âme soeur pour lui proposer de l’itinérance en 4G, il n’est pas inintéressant de se rappeler les conditions de la signature de l’accord d’itinérance 3G entre Orange et Free et de revenir sur ce qu’il rapporte à Orange.
Cela avait commencé en août 2010 par le réglement à l’amiable d’une longue série de procès et plaintes (Le Monde, 08/2010).

Quel accord ?
L’accord d’itinérance a été annoncé le 3 mars 2011 via un communiqué Orange. Sur la 3G, comme sur la 2G, c’est un accord qui court jusqu’en 2018, mais qui est dénonçable à partir de 2016, mais les modalités de sorties doivent être encore précisée. Sur la 3G, et selon les termes de sa licence, Free s’est engagé à couvrir, par son réseau propre, 75% de la population dès 2015 et 90% en 2018 et devrait donc et de lui-même demander à sortir de l’itinérance au fil de l’eau. Sur la 2G, cela dépendra d’abord de l’état de son parc, mais la aussi 2016 est une date importante et l’ARCEP devra faire le point sachant que pour les autres opérateurs, la date limite de l’attribution des fréquences est 2021.

Quel coût ?
Alors qu’il devait rapporter 1 milliard sur cinq ans. Stéphane Richard a annoncé depuis qu’Orange aurait perdu 2 milliards d’euros avec l’arrivée de Free Mobile, mais que l’itinérance en 3G pourrait rapporter entre 500 et 700 millions par an. Soit un montant trois fois supérieur à celui prévu initialement (Le Figaro, 03/2012).
Selon Pierre Louette (dirigeant de France Télécom) (Les Echos, 01/2012) : "ces revenus d'itinérance jouent le rôle de coussin amortisseur. Nous allons déjà gagner plus d'un milliard d'euros en deux ans, c'est au-delà de nos espérances (...) ce revenu finance presque à lui seul l'investissement annuel dans notre réseau mobile en France". Début 2012 (Les Echos, 01/2012), Orange avait annoncé investir entre 600 et 700 millions dans le mobile et 350 millions dans la fibre optique sur un total de 2 milliards d'euros prévu sur la période 2010-2015 (Les Echos, 28/10).

Quel avenir ?
L’itinérance reste donc une excellente opération financière pour Orange. Contrairement à Bouygues Télécom et dans une moindre mesure SFR, cela lui aura permis de limiter l’impact de l’arrivée de Free Mobile.
Reste à vérifier si Free est sur une trajectoire d’investissement compatible avec les obligations de sa licence et si ce n’est pas le cas, que se passera-t-il ? L’accord d’itinérance pourra-il être reconduit ?

fabfree

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #136 le: 10 janvier 2014 08:40:54 »
Le prochain  contrat d'itinérance 3G est un sujet de stratégie intéressant.

Si Free se retrouvait sans itinérance 3G, il perdrait une partie de ses clients. Mais vers qui iront-ils?

Pour Orange, BT et SFR, la question devient: quel est le profitable entre un contrat d'itinérance 3G ou l'arrivée de clients de Free?
Il est très probable que l'un des 3 ait un gros intérêt à décrocher ce contrat, tout en se taisant pour faire monter son coût... quant à Free, lui il cherche à le faire baisser.

Je prends le pari qu'il y aura bien de l'itinérance 3G si elle reste nécessaire à Free.
Pour la 2G, elle devrait être reconduit vu le nombre d'appareils 2G survivants!

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #137 le: 10 janvier 2014 10:30:10 »
Je pense aussi "que quoi qu'il arrive" qu'il y aura de l'itinérance 3G pour Free, parce qu'il ne sera pas possible de couper la connexion de x millions de clients.
Dans le cas d'une poursuite, le plus probable est que ce soit Orange qui poursuive, cela se fera au prix d'un encadrement plus sévère de l'Autorité de la Concurrence et puis c'est tout. 

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #138 le: 13 janvier 2014 07:03:15 »
Bouygues, Orange et SFR ont déclaré avoir atteint leurs objectifs commerciaux de fin d’année sur la 4G. Free de son coté n'est pas rentré dans le détail. 

Réussite commerciale !
Bouygues de son coté a annoncé la nouvelle via une publicité. Lui aussi aurait atteint son millionième client. Sur le fixe, un grosse annonce est attendue assez rapidement.   

Pour Orange : "Le succès de la 4G d’Orange s’explique par la qualité de son réseau et l’attractivité de ses offres qui incluent de nombreux services." déclare Delphine Ernotte Cunci, directrice exécutive d’Orange France, dans un communiqué. Orange en annonçait 350 000 à fin septembre. Pour Orange : "Au-delà des annonces des uns et des autres, nos résultats commerciaux sont vraiment très bons" (La Tribune[/b], 09/01).
Orange annonce un objectif de  2 à 3 millions de clients en 4G d'ici à fin 2014. Cela devrait être atteint. Sur les 9 premiers mois de l'année, Orange a conquis 994 000 clients. Si on prend un gain de 700 000 (de 350 000 à 1 million sur la 4G) au dernier trimestre, il s'agira de reproduire la même chose pour Orange et le chiffre de 3 millions sera atteint. D'autant que les nouvelles offres sont quasiment toutes en 4G.

SFR vient de donner quelques chiffres (La Tribune, 31/12). Le nombre de clients en 4G devrait être supérieur au million à fin décembre, alors qu’il était de 900 000 au début du même mois.

Pour ses deux ans, Free - via un tweet - vient d'annoncer avoir au oins 7,5 millions de clients et le quotidien La Tribune donne (selon des analystes) 8 millions de clients. Au 30 septembre, Free comptait 7,435 000 millions de clients. 

C’est également une réussite commerciale en Grande Bretagne. L'opérateur de télécommunications britannique EE (BfmTv, 07/01), coentreprise d'Orange et de Deutsche Telekom, a annoncé mardi avoir conquis 2 millions d'abonnés mobiles avec son offre de quatrième génération (4G), lancée en octobre 2012.EE s'était fixé pour objectif d'atteindre 1 million d'abonnés à la 4G à la fin de l'année 2013.

Réussite financière ?
Au delà de la démarche commerciale, et des objectifs atteints, il s’agira de savoir si la 4G va permettre de reconstituer les marges des opérateurs, car c’était aussi un objectif de ces mêmes opérateurs. Au vu de la guerre des prix, ce serait une grosse surprise pour eux. Mais à part eux, personne n’y croit vraiment.
 
Pour rappel, selon une étude commandée par l'ETNO (l'Association des opérateurs européens de réseaux de télécommunications) la 4G ne sera certainement pas la poule aux œufs d’or des opérateurs Les Echos (09/10). Les revenus des opérateurs européens en téléphonie fixe et mobile diminueront de 2% annuellement durant la prochaine décennie. Au mieux cela va limiter la baisse donc...
D’autant que ce sont les offres sans engagement qui vont maintenant prendre le relais. Elles proposent toutes la 4G.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #139 le: 16 janvier 2014 06:51:34 »
Dans la série des rapports entre Canal+ et beIN Sports, Canal+ marque un essai. La chaine vient de remporter l’attribution des droits tv du Top 14  pour les saisons 2014/2015 à 2018/2019 pour un montant total de 355 millions d’euros, soit 71 millions par an au lieu des 32 millions dans le contrat en cours.  C’est une augmentation de 130%. C’est le plus gros contrat tv au monde pour du rugby. En comparaison, les clubs anglais recoivent 45,5 millions par an pour le championnat et la coupe d’Europe.

La concurrence a fait monter les prix
Après de multiples rebondissements, dont de nombreux recours en justice de la part de Canal+, la LNR avait (communiqué du 10/01) décidé d’interrompre son appel d’offre dans l’attente de la décision judiciaire. C’était donc pour entamer d’ultimes négociations avec Canal+.
La Ligue, elle, est finalement sortie gagnante de cette passe d’armes entre les deux adversaires et a réussi son objectif: doter le rugby français de moyens bien plus conséquents.
Après le championnat de foot anglais pour 63 millions par an (jusqu’en 2016) et la Formule 1 pour 29 millions par an (jusqu’en 2015) Canal+ paye au prix fort ses nouveaux droits, mais c’est le prix à payer pour garder ses positions, et contrairement à ses allégations, démontre qu’il a largement les moyens de concurrencer beIN Sports, Canal+ a aussi "les poches pleines"  (Les Echos, 02/2013). 

Quelle(s) réaction(s) de beIN Sports ?
Ce qu’avait bien senti beIN Sports qui s’était un peu « laché » contre Canal+ après cette décision de la LNR (Le Figaro, 11/01). "Canal + tente de créer par tous les moyens un environnement non concurrentiel. Alors que ce groupe contrôle 90 % du marché de la télévision payante, il ne se bat pas sur le plan sportif mais sur le plan judiciaire pour faire suspendre l'appel d'offre sur les droits télé du rugby. Ces actions de Canal+ sont proprement inacceptables (...) Canal+ fait tout pour protéger sa position monopolistique. Il attaque en justice l'appel d'offre du rugby et envoie aux autorités une note blanche pour d'empêcher beIN Sports d'accéder à la ligue 1. S'il le faut, beIN Sports ira devant les autorités françaises de la concurrence pour demander que les conditions d'une juste compétition soit respectées ".
Mais, il ne va pas être facile de le démontrer...Seul problème potentiel : le manque de transparence avec un appel d’offre interrompu et négociations de grès à grés entre la LNR et Canal+. Certainement la raison pour la quelle beIN Sports est resté dans le cadre contractuel. 

D'autres droits sur le marché
Pour le rugby, d’autres droits viennent à échéance : Pro D2, H Cup (2014), Tournée d’été de l’équipe de France (2016), Tri Nations (2014), Super 15 (2015), Air New Zealand Cup, the Currie Cup and Vodacom Cup (2015). A noter que beIn Sports a acheté les droits (hors matchs de l’Equipe de France) des différentes tournées de cet automne et qu’il diffuse le championnat anglais ainsi que la Ligue Celte.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #140 le: 17 janvier 2014 06:46:57 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres définitifs concernant le haut et très haut débit. Ils sont arrêtés à fin septembre 2013. Quelques chiffres sur les revenus des opérateurs, les investissements et l’emploi.

Revenus mobiles
Pour l’ARCEP : "Le revenu des services mobiles (près de 3,8 milliards d'euros HT) baisse depuis plus de deux ans et ce repli s'est accentué au cours de l'année 2012 en raison des baisses de prix résultant d'une concurrence accrue sur ce marché. Ce mouvement se poursuit, avec un recul d'environ 14% en rythme annuel, depuis le début de l'année 2013 (-13,8% en un an par rapport au troisième trimestre 2012). Le revenu des communications téléphoniques mobiles ne cesse de diminuer depuis cinq années et son recul n'est plus compensé, depuis le début de l'année 2011, par la hausse du revenu des services de donnée (SMS, MMS, accès à l'internet)."

En prenant en compte les résultats publiés par Bouygues Télécom, Free, Orange et SFR. Sur l’ensemble de l’année 2012, il y avait un recul du chiffre d’affaire de 1,5 milliard d’euros : SFR pour 879M€, Bouygues pour 664M€ et Orange pour 646M€.
Sur les 6 premiers mois de 2013, il y avait une baisse du chiffre d’affaire de 818M€ pour Orange, 389M€ pour Bouygues et 385M€ pour SFR. L’année 2013 battra-t-elle l’année 2012 ?  Les résultats positifs de Free ne compensent pas les pertes de Bouygues, Orange et SFR. Il y a perte de valeurs dans les télécoms.

En comparant les résultats des trois premiers trimestres 2012 aux trois premiers trimestres 2013, il y a une baisse de 2,432 milliards d’euros en chiffre d'affaire, soit une baisse de 6,7% ou d'environ 3,6€ par client et par mois. 
Orange pour 1,042 milliard, SFR pour 892 millions et Bouygues pour 498 millions. Par rapport au premier semestre, Orange Et Bouygues font un peu mieux -  enfin, ils perdent moins - contrairement à SFR qui plonge un peu.

Pour les opérateurs, la 4G ne permettra certainement de stopper ces tendances.

Investissements
Concernant les investissements, "le montant total réalisés par les opérateurs de communications électroniques sur les neuf premiers mois de 2013 est estimé à 5,3 milliards d'euros, soit un montant équivalent au niveau observé sur les neuf premiers mois de 2012 (hors achat de fréquences).".

Toutefois l’ARCEP nuance très fortement cette statistique : "L'exercice appelle en outre les précisions suivantes. Tout d'abord, les plans d'investissements des opérateurs répondent à une logique pluriannuelle et tous n'adoptent pas le même rythme d'investissements au long de l'année ; par conséquent, les variations trimestrielles sont peu significatives. Ensuite, les investissements réalisés par les opérateurs sont de plus en plus mutualisés : investissements communs au réseau fixe et au réseau mobile d'un opérateur, communs entre les différentes technologies (2G, 3G, 4G, etc.) pour les réseaux mobiles, ou, enfin, co-investissements entre opérateurs dans les boucles locales à très haut débit.".

L'ARCEP devrait donc : "Pour toutes ces raisons, s'il sera possible, pour les chiffres annuels, d'indiquer, à partir de 2014, une décomposition entre les grandes catégories d'investissements, les données trimestrielles resteront globales.". Donc en espérant que le travail de l’ARCEP permettent d’y voir plus clair.

Emploi
L’ARCEP donne des chiffres sur l’emploi mais arrêté à fin 2012. Faut-il rappeler que là aussi les outils d’analyse de l’ARCEP posent question. La passe d’arme entre X.Niel et A.Montebourg du mois dernier sur les conséquences pour l’emploi de l’arrivée du quatrième opérateur en a été l’illustration.

L’ARCEP ne tient pas compte de la perte d’emplois dans les centres d’appels et chez Phone House. Les pertes d’emplois seraient de 4000 pour les centres et de 1200 pour Phone House. Enfin ne sont pas pris en compte les emplois indirects dans les entreprises prestataires de services ainsi que les entreprises de l’industrie.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #141 le: 20 janvier 2014 06:54:19 »
Les ministres Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg Pellerin ont présenté leurs vœux. Ils sont revenus sur quelques sujets qui rythment l’actualité. Rien de nouveaux au niveau du discours : il s’agit de maintenir un certain (et fragile) équilibre entre les 4 opérateurs afin de favoriser (si possible) les investissements et l’emploi. La crainte étant que la guerre des prix fasse des victimes.   
 
La bande de fréquence du 700MHz
La future attribution des fréquences sur la bande du 700MHz, actuellement utilisée pour la Télévision numérique terrestre, Bercy souhaiterait les vendre au plus vite aux opérateurs au profit des télécommunications mobiles, mais aucune décision n’a encore été officialisée.
Mais le gouvernement y mettra des contreparties. "Les opérateurs utilisent et font fructifier des fréquences hertziennes, qui sont un domaine public. Nous sommes donc en droit de demander des obligations. Chaque fois qu’on attribuera une fréquence, on demandera des comptes".
Pour cela le gouvernement devrait inclure des objectifs en matière d’emploi et d’investissements, comme relocaliser les centres d’appels en France ou d’investir dans les zones rurales ou les petites villes. 
 
Pas de concentration
Ils sont revenus également sur les possibles concentrations dans le secteur. Ils y sont très défavorables au nom des emplois qui pourraient être supprimés : " Nous avons aujourd’hui un marché à quatre acteurs, nous souhaitons qu’il fonctionne avec ces quatre acteurs dans des conditions qui soient favorables à l’investissement et à l’emploi (...) Pour l’instant, il n’en est pas question." Pour l’instant donc...
Le Gouvernement ne souhaite pas "pas une concurrence effrénée par les infrastructures, mais une nécessaire mutualisation pour retrouver de la marge d'investissement."

Rendre du pouvoir à l’ARCEP
"Nous allons rendre son bâton au gendarme des télécoms" et "corriger cette situation début 2014 par voie d'ordonnance". C’est ce qu’avait déclaré Fleur Pellerin au quotidien Le Parisien (12/2013). 
Pour rappel, en juillet 2013, le Conseil Constitutionnel avait censuré le pouvoir de sanction de l’ARCEP au motif que la séparation des pouvoirs n’était pas assurée au sein du régulateur qui assure en même temps la justice et la police. Reste à voir si l’ARCEP jouera le rôle de père fouettard, car il l’a très peu fait dans le passé.

L’opinion de L’Autorité de la Concurrence
D’autre par, c’est Bruno Lasserre (dont le mandat se termine le 2 mars) le président de l’Autorité De La Concurrence qui est revenu sur l’accord de mutualisation entre Bouygues et SFR : "Bouygues et SFR ne nous ont pas du tout parlé de fusion", il encourage la mutualisation : "car cela donnera une respiration stratégique au secteur et permettra d'accélérer les déploiements."
Il reste plutôt opposé à une concentration dans le secteur : "passer de quatre à trois, qu'est-ce que cela veut dire ? Si cela préfigure la marginalisation du troisième acteur et que l'on va vers un duopole, est-ce une solution souhaitable ? Et une consolidation par rachat serait-elle la plus favorable à l'investissement, à l'innovation, à l'emploi ?"

Sources : Les Echos (16/01), La Tribune (16/01).


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #142 le: 21 janvier 2014 06:52:15 »
Cela devient le sujet du jour ! A deux ans de la fin de l’accord d’itinérance 3G entre Orange et Free, le quotidien Les Echos (14/01) se fait l’écho des interrogations d’Arnaud Montebourg sur ce sujet hyper sensible.

Première partie : comment sortir de l’itinérance ?

Comment en sortir ?
En mars 2013, L’Autorité De La Concurrence s’était déjà interrogé sur les conditions de sortie de cet accord et n’avait pas tranché. Que peut-il se passer en 2016 ? Logiquement le deal entre Orange et Free devrait continuer un peu, surtout si les obligations quantitatives de Free ne sont pas atteintes, d’autant que dans ce même avis l’Autorité de la Concurrence demandait à l’ARCEP de vérifier la trajectoire d’investissements  de Free Mobile. Sauf qu’à l’été dernier, le Conseil d’Etat à retirer à l’ARCEP son pouvoir de sanction. Difficile d’être totalement crédible dans ces conditions.

Peut-on couper ?
A contrario qui prendrait la décision de couper ? "quoi qu'il arrive " il y aura de l'itinérance 3G pour Free, parce qu'il ne sera pas possible de couper la connexion de x millions de clients.
Dans le cas d'une poursuite, le plus probable est que ce soit Orange qui poursuive, cela se fera au prix d'un encadrement plus sévère de l'Autorité de la Concurrence et puis c'est tout.

Dans quel contexte ?
D’autant que le cadre évolue, avec une mutualisation dans les rails entre Bouygues et SFR qui devrait concerner 38% de la population (zones non denses). Les pouvoirs publics viennent de réitérer une préférence pour quatre opérateurs.
Il va rester aux pouvoirs publics de "protéger" le plus "petit" : un coup Bouygues, un coup Free. C'est le prix à pour maintenir un peu de concurrence.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #143 le: 22 janvier 2014 07:00:08 »
Cela devient le sujet du jour ! A deux ans de la fin de l’accord d’itinérance 3G entre Orange et Free, le quotidien Les Echos se fait l’écho des interrogations d’Arnaud Montebourg sur ce sujet hyper sensible.

Deuxième partie : merci qui ?

Merci Qui ? Merci Free !  
En attendant, c’est Orange qui ne doit pas être spécialement pressé de voir cet accord cesser. Le contrat d'itinérance devrait lui rapporter 500 millions en 2012, 730 millions en 2013 et autant en 2014. Soit 2 milliards, le double de ce qui avait été prévu à l’origine.

Il y a un an, c'était déjà un solide gain, Pierre Louette - dirigeant d'Orange - déclarait :  (Les Echos, 01/2012) : "ces revenus d'itinérance jouent le rôle de coussin amortisseur. Nous allons déjà gagner plus d'un milliard d'euros en deux ans, c'est au-delà de nos espérances (...) ce revenu finance presque à lui seul l'investissement annuel dans notre réseau mobile en France".

Début 2012 (Les Echos, 01/2012), Orange avait annoncé investir entre 600 et 700 millions dans le mobile et 350 millions dans la fibre optique sur un total de 2 milliards d'euros prévu sur la période 2010-2015 (Les Echos, 10/2013). 

Même si sur l'ensemble du chiffre d'affaire réalisé en France, cela compense en grande partie les baisses de CA 646M€ en 2012 et 818M€ 2013 (6 premiers mois), cela ne représente que 2,3% du chiffre d'affaire  annuel France 2012 et +/- 3,6% du chiffre d'affaire des 9 premiers mois de l'année.

Pour Orange, l'itinérance est un joli et douillet coussin.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #144 le: 23 janvier 2014 06:45:29 »
Le paquet Telecom 2014/2019 lancée par la Commission Européenne a fixé un objectif l’abandon des frais de roaming (data et voix) à l’intérieur des frontières européennes.
Le roaming à l’international pourrait être le prochain terrain d’annonces commerciales de nos opérateurs.
Il y a Free, qui avait annoncé quelques jours de roaming inclus dans son forfait pour un seul pays et qui  vient d’étendre cette offre à un autre pays européen. Il y a Bouygues qui vient également de lancer une nouvelle offre pour toute l’Europe.

Au vu de sa position sur le continent avec une présence dans de nombreux pays (Espagne, en Pologne, en Belgique, au Luxembourg, en Roumanie et en Slovaquie) et des accords plus ou moins poussés (voir intégrés sur certaines activités avec Deutsche Telekom) avec les opérateurs historiques, c’est Orange qui a plus de cartes en mains pour aller le plus loin.

Orange et d’autres gros opérateurs européens étaient contre, car très générateur de chiffre d’affaire. Une estimation parle d’une perte de 1 % de l’Ebitda du groupe, qui s’est élevé à 13,8 milliards d’euros en 2012. La baisse des tarifs de « roaming » a déjà coûté un peu plus de 80 millions d'euros d'excédent brut d'exploitation au groupe en 2013.

Stéphane Richard vient de déclarer qu’il allait devancer les désidératas des futurs règlements européens : «Nous voulons être le première opérateur à offrir des communications complètement européennes partout où nous sommes présents ». C’est le minimum, car cela aurait dû déjà être fait avec la 3G…Des offres devraient donc arriver rapidement.

Reste à ce que ces offres ne soient pas limitées en nombre de jours (35 pour Free et Bouygues), et qu’elles soient intégrés avec un surcoût minimum et deviennent complètement ouvertes et sans limitations de jours. Cela devrait permettre aux offres des opérateurs de rentrer un peu plus dans la modernité à l’heure ou l’utilisation d’un Smartphone devient courant, ou les opérateurs vante la 4G et à l’heure où les citoyens européens circulent de plus en plus à l’intérieur des frontières de l’Union. l

Sources : Les Echos[22/01), La Tribune (21/01).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #145 le: 26 janvier 2014 20:33:00 »
Le numérique est-il synonyme de la mort de l'écrit ? Pas sur au regard des nombreux échanges épistolaires entre Free et Bouygues Télécom !
Le quotidien Les Echos (26/01) publie la réponse de Free à la réponse de Bouygues (Les Echos, 06/01) qui elle-même était une réponse à une première lettre de Free (ou lettre au Père Noel)...
Le but : démontrer que l'enfer, c'est forcément l'autre.

D'autre part, Maxime Lombardini - numéro 2 de Free - accorde une interview au même quotidien. Il y répète que Free respectera l'obligation de couvrir 75% de la population au 12 janvier 2015 et avec 4500 stations de base. Au delà de la qualité de la couverture, cela fait quand même 2000 de plus qu'actuellement.

Le défi est immense, sera-t-il tenu ? Au rythme actuel, cela semble impossible. Il ouvre le parapluie en déclarant que "cette lettre est également l’occasion de rappeler qu’aucun des autres opérateurs n’a respecté la totalité de ses obligations initiales de couverture 3G.". La question qui se pose est effectivement comment sortir de l'itinérance ?

Concernant l'accord de mutualisation, Free met la pédale douce par rapport à son premier courrier :"Nous ne voulons pas gêner Bouygues et SFR dans leurs discussions, mais nous ne voulons pas non plus être exclus pour de mauvaises raisons. La mutualisation peut déséquilibrer le marché si elle laisse un acteur de côté.". Un appel pour reconduire un accord avec Orange ?

Sur l'itinérance : "Nous aimerions cesser l’itinérance, mais c’est encore une nécessité coûteuse pour plusieurs années.". Pour Orange, merci qui ? Merci Free...

Bouygues va-t-il répondre publiquement à cette missive ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #146 le: 27 janvier 2014 20:13:45 »
Le feuilleton de l’attribution des droits tv du TOP14 n’est peut-être pas terminé (L’Equipe, 16/01). beIN SPORTS, dans un communiqué, "conteste avec fermeté les conditions d’attribution par la LNR des droits exclusifs du Top 14 à CANAL+ pour les 5 saisons à venir et regrette l’absence de respect d’une procédure transparente de mise en concurrence équitable et loyale".

La chaîne se réserve "le droit d’intenter toutes actions devant les autorités compétentes aux fins de remettre en cause cette attribution qui s’est faite sans aller au terme de l’appel à candidatures qui avait pourtant été lancé par la LNR début décembre."

beIN Sports proposait 400 millions d’euros sur 5 ans, mais c’est Canal+ qui l’a emporté avec 355 millions. Il est clair que les conditions d’attribution n’ont été d’une transparence énorme. Cela fait quand même petits « arrangements entre amis ». beIN Sports contestera-t-il cet accord ? Si cela pouvait permettre de rendre les règles identiques pour tous les participants à un appel d’offre ce serait déjà cela de gagné. 
 
"C'est sûr que BeInSports pourrait dire qu'elle n'a pas eu toutes les chances de pouvoir s'exprimer sur ce dossier", a reconnu mercredi le président de la LNR Paul Goze, assurant toutefois avoir "été correct" avec la chaîne.
A suivre…

A noter que cet accord permet au championnat français de devenir le plus riche dans le monde du rugby, comme le montre le quotidien Les Echos (16/01).


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #147 le: 28 janvier 2014 20:32:46 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°72

iPhone
Il y a un peu plus de 6 ans – le 9 janvier 2007 - sortait le premier iPhone. Depuis, il s’en est vendu quelques-uns ! 1,39 million en 2007, 11,63 millions en 2008, 20,73 en 2009, 39,99 millions en 2010, 72,29 millions en 2001, 125,05 en 2012, 150,26 en 2013. Même si la part de marché a baissé, cela lui assure encore la deuxième place derrière l’hégémonique Samsung.
Source : ZdNet (10/01)

Double Play en 4G
Depuis quelques semaines Orange et Bouygues testent des offres Double play en 4G. Pour les opérateurs cela va permettre d’apporter du haut débit dans les zones rurales. Car pour des raisons de coûts, la Fibre Optique n’y sera jamais déployé. Pour la mission France Très Haut D2bit, cela pourrait toucher de 1 à 9% de la population. Orange s'est installé dans trois cantons, dans les Pyrénées-Orientales, les Ardennes et le Gers. Bouygues va faire des tests dans cinq villages alpins à partir de février.   
Source : Les Echos (20/01).

Orange Angleterre
Alors que courant 2013 Orange et Deutsche Telekom envisageaient la mise en bourse d’une partie de EE opérateur britannique qu’ils détiennent à parité avec Deutsche Telekom, c’est une marche en arrière, car ils viennent d’annoncer que EE ne ferait pas son entrée en Bourse ! La raison :  à l’issue d’un examen stratégique d’EE, estimant que sa valorisation augmenterait avec la multiplication du nombre d’abonnés 4G ». L’opérateur compte 27 millions de clients dont 2 millions en 4G. EE a lancé la 4G en octobre 2011.

Fin 2013, Orange a vendu sa filiale dominicaine pour 1,1 milliard d’euros. Fin 2012, la vente d'Orange Austria lui a rapporté 70 millions d’euros et fin 2011 la vente d'Orange Suisse lui a rapporté 1,6 milliards d’euros. En comparaison l'accord d'itinérance 2G/3G avec Free lui rapporte un minimum de 500 millions d'euros par an.
Source : Les Echos (17/01).   

Numéricable
Selon Bfm Tv (28/01),  le cablo opérateur préparerait un rachat de SFR pour 13 milliards d’euros !  Le montage financier serait de faire supporter l’endettement lié à l’achat par SFR. Cela s’appelle un LBO, sauf qu’il faut rembourser très vite ce qui suppose des coupes sombres et générer des bénéfices élevé et réguliers. En tout cas, depuis de très nombreux mois, SFR intéresse fortement Numéricable, même si la réciproque n’est pas démontrée, le feuilleton risque de continuer tant que Vivendi n’aura pas couper définitivement le cordon ombilical avec SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #148 le: 29 janvier 2014 16:50:09 »
Après Deezer et Dailymotion, Orange vient d’annoncer une prise de participation minoritaire dans la société finno-japonaise G-Cluster (Le Figaro[/b], 09/01), spécialisée dans le «cloud gaming», ou jeu en streaming. 
Les deux sociétés travaillent ensemble depuis octobre 2012 pour proposer aux clients d'Orange une offre de «cloud gaming».

Au mois d’octobre, à l’occasion du salon Paris Games Week, Orange avait fait le point sur son offre de jeux (01Net, 31/10) et annonçait compter 60 000 clients sur son offre jeux et estimait à 2 millions le nombre de sessions de jeu depuis le lancement de l’offre : "La plateforme tourne 24/24, aucun temps mort. Il y a toujours des joueurs connectés" explique Jean-François Rodriguez, directeur des jeux d’Orange.

Si Orange se positionne, c’est uniquement dans une logique de partenariat minoritaire. Lors d’une interview à (Challenges (18/09), Stéphane Richard avait réitéré la position d’Orange sur les contenus : "J’en reste à cette doctrine : des partenariats et de la distribution, oui. Eventuellement des partenariats capitalistiques. Mais en aucun cas nous ne deviendrons un groupe de télévision".

Le but est d’être présent sur la vidéo, la musique et les jeux et d’apporter du contenu via sa box et d’être au centre des loisirs dans la maison. Mais le marché est encombré, car il faut compter avec les offres des consoles de jeux et certainement celles des télévisions connectées. 

Selon le quotidien Les Echos (12/01), Deezer discuterait d’un accord avec Samsung avec un possible entrée du coréen dans le capital. Deezer a annoncé début novembre avoir franchi la barre des 5 millions d’abonnés payants (5 à 10 euros par mois). Une majorité d’entre eux viennent des partenariats conclus avec les 25 opérateurs télécoms qui distribuent son offre Premium. Grâce au partenariat qui vient d’être reconduit avec Orange, la France représente encore la majorité des abonnés payants.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #149 le: 31 janvier 2014 17:47:16 »
C'est fait, SFR et Bouygues viennent d'annoncer avoir mutualiser une partie de leurs réseaux mobiles (Le Figaro, 31/01). 

Cet accord prévoit "la création d'une la création d'une société ad-hoc commune, qui gèrera le patrimoine des sites radio mis en commun », d'autre part « la prestation de service de RAN-sharing que se rendront mutuellement les opérateurs en 2G, 3G et 4G sur le territoire partagé".

Ce réseau se déploiera sur une zone correspondant à 57 % de la population, "soit l'ensemble du territoire en dehors des 32 plus grosses agglomérations de plus de 200 000 habitants et des zones blanches". A terme, cela devrait générer des économies d'échelles importantes aux deux groupes, mais chacun garde son indépendance commerciale.

Reste à obtenir le feu vert de l'Autorité De La Concurrence, mais nul doute que cela devrait être le cas. La mutualisation du réseau est poussée par l'ADLC, l'ARCEP et le gouvernement.
Reste à connaitre la réaction d'Orange et de Free. Ce dernier a demandé à faire partie du consortium, ce qui lui a été refusé expressément par Bouygues Telecom.  Vont-ils attaquer cet accord ou pas ? Cela poussera-t-il vers un accord entre Orange et Free sur une nouvelle itinérance 4G ? La logique le voudrait, mais la logique n'est pas toujours  la principale qualité dans le monde des télécoms.
En tout cas, c'est un événement majeur dans le monde des réseaux.