Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #250 le: 17 avril 2014 09:47:55 »
Dernières nouvelles du rachat de SFR par Numericable. Une interview du président de l'Autorité De La Concurence et du président du comité de suivi chargé de faire le tri des offres pour Vivendi.

L'Autorité autoritaire ?
C'est ce que laisse entrevoir le président lors d'une interview au quotidien Les Echos (16/04) : "Je vous le confirme : nous ferons un examen approfondi, le dossier sera soumis au collège à l’issue d’une procédure contradictoire qui permettra aux parties de réagir au diagnostic concurrentiel qui sera porté par l’Autorité (...) Nous consulterons aussi les régulateurs sectoriels : l’Arcep et le CSA et nous ferons un, deux, voire plusieurs tests de marché si c’est nécessaire".

Comme prévu, l'accord final ne devrait pas intervenir avant la fin de l'année. Les Echos du jour annonce que "L'opérateur historique va demander un allégement de la régulation de sa fibre dans les zones où le câble est présent. Peut-être exigera-t-il de pouvoir sortir du co-investissement avec SFR (dans un peu moins de 200 communes) si ce dernier tarde à déployer. Bouygues, déjà client de Numericable, pourrait de son côté demander une régulation du câble."

L'effet domino de ce rachat pourrait être significatif...

On refait le rachat
Le président du comité chargé par Vivendi de faire le tri dans les offres re chat de SFR s'est exprimé (Le Parisien, 16/04 ) sur les coulisses du rachat.
 
Il parle "des pressions spectaculaires et choquantes (...) aussi bien du côté de Bouygues (...) que des pouvoirs publics"

Pour lui : "Le refus de l’autre, le sectarisme de tout l’establishment ont certainement joué aussi en faveur de Drahi (Patrick Drahi, patron d'Altice, ndlr). Ce dossier, poursuit-il, est l’illustration de l’ostracisme dont est capable l’establishment français quand on n’est pas des leurs."

Enfin, il a  : "finalement moins vu M. Drahi que Martin Bouygues et ceux qui soutenaient sa candidature (...) J’ai vu Martin Bouygues deux fois deux heures, j’ai vu Roussat (président de Bouygues-Telecom, ndlr) deux heures, j’ai même vu deux heures Xavier Niel et Maxime Lombardini, chercher à me vendre Bouygues dans l’espoir de récupérer ses réseaux...".

Pour lui, c'est le pédégé de Numericable qui en voulait le plus : "Ca faisait trois ans qu’il frappait à la porte de Vivendi, avec à chaque fois une offre qu’il a dû revoir. Il voulait SFR et il avait un vrai projet industriel de développement, contrairement à Bouygues qui cherchait une consolidation de la situation".

Bref, le pédégé de Bouygues télécom a joué les utilités et n'a même pas été à la hauteur ! C'est agréable...Les rancoeurs diverses et variées des uns envers les autres ne vont pas être simples à mettre de coté.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #251 le: 18 avril 2014 07:06:17 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres définitifs concernant le haut et très haut débit. Ils sont arrêtés à fin décembre 2013. Quelques chiffres sur les revenus des opérateurs, les investissements et l’emploi. 



Revenus mobiles
Pour l’ARCEP : "le revenu (...) baisse de 14% pour les services mobiles par rapport à 2012. Le revenu trimestriel des services fixes est redevenu, pour la première fois depuis le début 2005, supérieur à celui des services mobiles."  Lors de son point précédent au mois de septembre, l’ARCEP indiquait que : "Le revenu des communications téléphoniques mobiles ne cesse de diminuer depuis cinq années et son recul n'est plus compensé, depuis le début de l'année 2011, par la hausse du revenu des services de donnée (SMS, MMS, accès à l'internet)."



En prenant en compte les résultats publiés par Bouygues Télécom, Free, Orange et SFR. Sur l’ensemble de l’année 2012, il y avait eu un recul du chiffre d’affaire de 2,5 milliards d’euros : SFR pour 895 M€, Bouygues pour 515 M€ et Orange pour 1,129 M€, compense par un gain d’un milliard. Sur l’année 2013, il y avait une baisse du chiffre d’affaire total de 3 milliards, soit 1,413 milliards pour Orange, 562 millions pour Bouygues et 1,1 milliard pour SFR et un gain de 600 millions pour Free...

Les comptes seront à faire à la fin de l'année, mais le lancement de la 4G ne permettra pas d’endiguer cette baisse. Au mieux de la stopper un peu. On peut aussi voir le rachat de SFR par Numericable comme une conséquence de cette baisse des revenus, cela oblige le secteur à se restructurer.L'avenir de Bouygues Telecom s'inscrit également dans ce cadre-là.   

Investissements
Concernant les investissements : "Le montant total des investissements réalisés par les opérateurs de communications électroniques au cours de l’année 2013 est estimé à 7,2 milliards d’euros, à comparer aux 7,3 milliards d’euros investis en 2012 (hors achat de fréquences)."


Toutefois l’ARCEP nuance très fortement cette statistique : "L’exercice appelle en outre les précisions suivantes. Tout d’abord, les plans d’investissements des opérateurs répondent à une logique pluriannuelle et tous n’adoptent pas le même rythme d’investissements tout au long de l’année ; par conséquent, les variations trimestrielles sont peu significatives. Ensuite, les investissements réalisés par les opérateurs sont de plus en plus mutualisés : investissements communs au réseau fixe et au réseau mobile d’un opérateur, communs entre les différentes technologies (2G, 3G, 4G, etc.) pour les réseaux mobiles, ou, enfin, co-investissements entre opérateurs dans les boucles locales à très haut débit.".  



Espérons que l’ARCEP respectera son engagement et devrait donc: "Pour toutes ces raisons, s'il sera possible, pour les chiffres annuels, d'indiquer, à partir de 2014, une décomposition entre les grandes catégories d'investissements, les données trimestrielles resteront globales". Pour le moment, c'est toujours pas fait.



Emploi
"En 2012, le nombre de salariés des opérateurs de communications électroniques est resté stable (+0,3% par rapport à 2011). Depuis trois ans, le niveau d’emploi des opérateurs s’est globalement amélioré avec des hausses de 1,2% en 2011 et 1,6% en 2010, et ce, après un peu plus de dix ans de baisse continue. Les opérateurs emploient directement 129 000 personnes en décembre 2012. Les chiffres pour 2013 seront publiés le 28 mai 2014."

L’ARCEP ne tient pas compte de la perte d’emplois dans les centres d’appels et chez Phone House. Enfin ne sont pas pris en compte les emplois indirects dans les entreprises prestataires de services ainsi que les entreprises de l’industrie.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #252 le: 19 avril 2014 11:23:26 »
Un récapitulatif par opérateur sur le cumul du nombre de clients sur le segment mobile et fixe pour les années 2012 et 2013.
Ne sont pas pris en compte, les Mvno pour le segment mobile et les petits Fai pour le segment fixe.
Au regard du rachat de SFR par Numericable, les  deux opérateurs ont été regroupés.
Le nombre de clients est exprimé en milliers.

A noter qu'en 2013, Free est passé devant Bouygues en nombre total de clients. En parts de marché, Orange a perdu 1,9%, Bouygues de 0,6%  et le total SFR de 0,2%. Grace au mobile, Free de son coté a augmenté sa part de 2,8%.



Merci à Peper-eliot (un ancien de CI et un admirateur du coyote) pour sa suggestion concernant la création de ce récapitulatif. ;)
« Modifié: 19 avril 2014 11:28:11 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #253 le: 21 avril 2014 08:35:58 »
Jean-Yves Charlier le pédégé de SFR a accordé une interview au quotidien Le Figaro (19/04). Retour sur le futur de la nouvelle entité qui va naitre après le rachat de Numericable.
Il annonce un accord important avec Vodafone qui devrait porter sur de nombreux points. D'autre part, un "come-back" commercial. Le dossier de rachat a été déposé auprès de l'Autorité de la Concurrence le 16 avril.
Quelques points à retenir. 

Sur le maintien de l'investissement
"Numericable a prévu un financement sur le long terme, sans contraintes pendant sept ans, sans remboursement du principal pendant la même période (...) L'endettement du nouvel ensemble me semble donc approprié, et sans conséquences sur l'investissement. Nous nous sommes engagés avec Patrick Drahi à déployer 12 millions de prises très haut débit d'ici à 2017 et 15 millions en 2020, contre 8 millions actuellement chez Numericable. Le déploiement de la 4G se fait, lui, par paliers et nous le poursuivons."

Mutualisation avec Bouygues
"Cet accord est toujours pertinent pour SFR et reste stratégique pour nous deux entreprises (...) nous avons signé un contrat pour vingt ans qui ne comprend pas de clause de sortie pour cause de changement de contrôle capitalistique" La question d'u paiement d'une pénalité de sortie par Bouygues "n'est pas un sujet aujourd'hui"

Sur la guerre des prix dans le mobile
"La guerre des prix va continuer, pendant un certain temps. Mais ce n'est pas tenable sur le long terme. La France doit choisir entre des prix bas et résorber la fracture numérique. Nous avons atteint un point de bascule".

Sur le papier, SFR/Numericable a des atouts commerciaux et industriels pour devenir un opérateur complet. Mais SFR devra maintenant réussir la fusion et surtout garder Bouygues Telecom dans sa sphère d'influence. Les défis sont énormes.
« Modifié: 21 avril 2014 08:41:11 par Hammett »


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #254 le: 22 avril 2014 07:13:58 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°80

Après avoir perdu les droits tv du Top 14 et une affiche de la Ligue 1, beIN Sports vient de remporter les droits tv du championnat de Handball pour 5 ans et ceux de l’ensemble de la Coupe du Monde de foot auprès de TF1. Les droits du tournoi de Roland Garros ont été attribués aux mêmes diffuseurs qu’actuellement.

Handball - D1
C’était annoncé depuis quelques mois, BeIN Sports a décroché les droits de diffusion de la Division 1 de handball masculin pour la période 2014-2019. Le montant total du contrat serait de 20 millions d’euros, soit 4 millions par saison. Un record pour cette compétition.

Football - Coupe du Monde
Certainement contre un chèque de 50 millions d’euros, BeiN Sports a racheté à TF1 la totalité des matchs pour la coupe du monde de football La chaine devrait avoir 36 matchs en exclusivité et le reste de la co-diffusion avec TF1 (L’Equipe, 12/03). Joli coup de prestige et pour l’image. 

Tennis - Roland Garros
La Fédération Française de Tennis a finalement trouvé un accord avec France Télévisions et Eurosport pour l'acquisition des droits télé de Roland-Garros pour la période 2014-2018 (L’Equipe, 03/03). Le cumul des droits s'élève désormais à 87 millions d'euros pour les cinq ans, soit une moyenne de 17,5 millions d'euros par an. Cette légère augmentation par rapport à l'ancien contrat (15 millions d'euros par an) est due à un apport d'Eurosport plus conséquent.
Que va faire Orange qui avait les droits mobiles de ce tournoi ?

Rugby – Tournoi des 6 Nations
Le Tournoi des 6 Nations s'est terminé il y a quelques semaines. C’est l’occasion de rappeler les droits TV que payent les différents  diffuseurs. La BBC verse 62 M€/an (jusqu’en 2016), ces droits couvrent l’Angleterre, l’Ecosse et le Pays de Galles. France TV verse 25M€/an (jusqu’en 2017), Sky Italia verse 10M€/an, pour l’Irlande, la RTE verse 5M€/an.
Le sponsor,  la banque RBS verse 51M€/an, à comparer aux 120M€/an versés par la banque Barclays pour le sponsoring du championnat de foot anglais.

Rugby - Coupe d'Europe
A noter qu'près une longe bataille, la Coupe d'Europe de Rugby change d'organisation, de format et de gouvernance et que les droits tv vont être remis sur le marché. L’appel d’offre devrait être connu mi-mai pour une attribution début juin. Les Coupes d'Europe de rugby sont pour l'instant principalement diffusées par France Télévisions et Canal+, pour un montant global d'une quinzaine de millions d'euros par saison. Les organisateurs espèrent un doublement de cette somme avec une participation de beIn Sports et veulent un visibilité publique. Même si la chaine a encore à l'esprit la conclusion "border line"  de l'attribution des droits du Top 14 entre la LNR et Canal+.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #255 le: 23 avril 2014 07:16:28 »
Puisque l’on a le nombre total de clients par opérateur et le chiffre il est simple de calculer le chiffre d’affaire mensuel par client.

C’est tout à fait théorique, car il ne faudrait prendre en compte que le chiffre d’affaire du mobile et du fixe de chaque opérateur. Mais ceux-ci ne détaillent pas toujours ces informations  Là, il s’agit du chiffre d’affaire total (toutes opérations), dont la location de réseau par opérateur. Cela permet de donner quelques tendances et d’avoir un comparatif. 
 
Entre 2012 et 2013, tout le monde est en chute ! Le lancement de la 4G ne permettra certainement pas aux opérateurs de se refaire.

Orange est celui qui baisse le moins avec seulement 3,3€ soit une baisse de 6,8%. Sur 2 ans la baisse est de 6,3€ et de 12,3%.
 
Free affiche une perte mensuelle de 2,1€ soit une baisse de 8,4%. Sur deux ans, la baisse est de 15,7€ et 40% ! Le forfait 0/2  €est passé par là...

Bouygues Telecom affiche une perte de 3,9€, soit une baisse de 10,4%. En deux ans, la baisse est de 8,8€ et 20,7%.

Le nouveau couple SFR/Numericable ferme la marche. SFR et accuse une baisse de 4,6€ et 12,6% pour SFR. Sur deux ans, la baisse est de 6,4€ et 16,7%.
Numericable accuse une baisse de 12,6€ et 12,4% pour Numericable. Sur deux ans, la baisse est de 19,7€ et 18,1%.

Selon Bfm qui publie le plan d’affaire élaboré par Numericable, SFR devrait continuer à baisser en 2014 et 2015. La marge brute d’exploitation pouvant atteindre 23,2% avec un chiffre d’affaire de 9,55 milliards. L’Ebitda était de 27,1% en 2013, 29,2% en 2012 et 31,2% en 2011.   
Le nombre d’abonnés mobiles est estimé à 20,54 millions en 2014, 20,46 millions en 2015 et à 20,48 en 2016.

La guerre des prix fait des ravages et Orange s’en sort le mieux : l’accord d’itinérance et sa position d’opérateur historique lui permettent de limiter les dégâts. Pour SFR, il est clair que sa baisse de performance n’a pas plaidé pour qu’il soit gardé dans le giron de Vivendi. Bouygues y laisse des plumes également, et sa grosse relance commerciale du début d’année ne devrait pas améliorer sa situation. Free est le dernier de la classe, son forfait à 0/2€ cartonne commercialement, mais n’empêche pas la baisse. 
 
Moralité : ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui possèdent et louent un réseau à savoir Orange et Numericable.     

Le nombre d'abonnés est exprimé en millions.   


Le chiffre d'affaire et l'Ebitda sont exprimés en milliards.
« Modifié: 23 avril 2014 07:30:12 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #256 le: 25 avril 2014 06:56:10 »
Avant la publication des chiffres du premier trimestre 2014, un rappel sur les chiffres arrêtés au 31 décembre 2013.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du premier trimestre 2014
Orange, le 29 avril (avant bourse).
Numericable, le 13 mai.
SFR, le 15 mai (après bourse).
Bouygues Télécom, le 15 mai (après bourse).
ARCEP, le 29 mai.
Iliad (Free et Alice), ??? (avant bourse).

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)




Sur le très haut débit

Hors FTTH
Hors FTTH, il y a 1,510 000 clients dont 363 000 clients pour Bouygues et donc 1,041 000 pour Numericable, soit une part de marché de 93%. Par défaut, le VDSL2 pourrait représenter au maximum 106 000 clients. Mais, il n'y a pas de statistiques spécifiques sur ce segment.

FTTH
Sur le FTTH, au 31 décembre, Orange annonçait avoir atteint 319 000 clients pour  un total de 540 000 clients comptés par l’ARCEP, soit une part de marché de 59,1% sur ce segment (58,7% pour le T3, 57,6% pour le T2 et 56,4% sur le T1 et 56,0% au T4 2012. SFR compte 197 000 clients (au moins 200 000 clients à ce jour), soit une part de marché de 36,5%.


Récapitulatif sur le très haut débit 
- Numericable, 1,041 000 millions de clients soit 50,8% du total (55,2 au T3, 56,8% au T2), 
- Bouygues Telecom, 363 000 clients soit 17,7%(18,1% au T3, 18,1% au T2),
- Orange, 319 000 clients soit 15,6% (14,8% au T3, 13,5% au T2),
- SFR, 197 000 clients soit 9,6% (7,6%( ?) au T3, 7,1% au T2),
- Autres (dont Free avec 24 000) 130 000 clients soit 6,3% (4,3% au T3, 4,5% au T2).
Total : 2,050 000 millions de clients.

Source : observatoire de l’ARCEP arrêté à fin décembre 2013.

3  - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI
La ligne "autres" est calculée en prenant la différence entre le nombre d’abonnements calculé par l’ARCEP et le nombre total publié par les FAI. Pour les autres FAI, les chiffres sont ceux publiés annoncés lors de la présentation des résultats trimestriels.



4  - Parts de conquête
Quelques statistiques sur les parts de conquête. Cela indique le gain (ou la perte) de nouveaux clients en ADSL et Fibre Optique.

Gain de nouveaux clients sur l’année 2013
Iliad : 276 000, soit 30,3% en part de conquête.
Orange : 215 000, soit 23,6%.
SFR : 182 000, soit 20%.     
Bouygues Telecom : 168 000, soit 18,5%.
Numericable : 69 000, soit 7,6%.
Total 910 000

Gain de nouveaux clients sur le quatrième trimestre 2013
Bouygues : 72 000 soit 27,3% en part de conquête.
Orange : 62 000, soit 23,5.
Iliad : 60 000 soit 22,7%.
SFR : 48 000, soit 18,2%.
Numericable : 22 000 soit 8,3%.
Total 264 000

5 - Accès à la télévision (chiffres ARCEP)

Spécifiquement, Orange revendique 5,832 000 clients avec un accès actif à la TV. Les autres FAI ne communiquent pas de chiffres.

6 - Bas débit (chiffres ARCEP)

Sur 165 000 clients, Orange en revendique 85 000. Les autres FAI ne communiquent pas de chiffres.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #257 le: 25 avril 2014 16:23:53 »
Quelques semaines après avoir perdu son bras de fer avec Numericable pour le rachat de SFR, le groupe Bouygues pourrait se faire du cash en vendant tout ou partie des 29,4 % du capital d'Alstom qu’il détient. La vente pourrait lui rapporter jusqu'à 4 milliards d'euros.

Après avoir jouer de la fibre «nationale» pour empêcher Numericable de reprendre SFR, Martin Bouygues, pourrait se laisser tenter par l’offre de la multinationale américaine General Electric. Martin Bouygues pourra ainsi relancer sa filiale télécom comme il le déclarait récemment : "Bouygues Telecom peut rester seul car il peut compter sur le groupe Bouygues, qui peut lui fournir des moyens importants pour gagner la rude bataille qui s'annonce" (Le Figaro, 12/04).

Sur l'avenir de Bouygues Telecom, Martin Bouygues reste optimiste. Il se pose la question et apporte des réponses Les Echos (24/04) : "Y a-t-il un avenir pour Bouygues Telecom? Oui bien sûr: et cela, pour deux raisons".
"La première de ces raisons, c'est que Dieu merci, le nouvel entrant (l'opérateur Free) va, dès le mois de janvier 2015, être confronté à la réalité des engagements qu'il a pris auprès du régulateur dans son contrat de licence" et Free "va avoir besoin d'avoir (...) un réseau et des fréquences". Sous-entendu celui de Bouygues ? Sauf qu'à quelques mois de la fin de l'itinérance de Free, les conditions de sortie ne sont pas encore très claires.

Reste que pour Bouygues Telecom, d’autres options sont évoquées dont une qui pourrait être de passer un accord avec Orange pour mutualiser une partie du réseau mobile, mais pour cela il faudrait que Bouygues sorte de l’accord de mutualisation avec SFR. Bouygues pourrait également passer un accord avec Orange sur le très haut débit et sortir de la location du réseau de Numericable.

Par cette vente - inespérée même si elle était souhaitée - le groupe Bouygues va aussi donner de l’air à sa filiale télécom et ainsi se donner le choix de son avenir. Sa guerre tarifaire contre Free sera-t-elle amplifiée ? En tout cas, le rachat par Free va devoir attendre encore un peu.
« Modifié: 25 avril 2014 16:54:56 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #258 le: 28 avril 2014 06:57:10 »
Avant la publication des chiffres du premier trimestre, un rappel sur les chiffres arrêtés au 31 décembre 2013.

Deuxième partie : la téléphonie mobile

1 - Nombre de clients à un service mobile (ARCEP)
[

2 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des Opérateurs
Les Mvno sont indiqués à part.

Parce que seul Orange publie des résultats détaillés concernant les Mvno hébergés sur son réseau. Depuis l’arrivée de Free, SFR et Bouygues ne publient plus les résultats de leurs Mvno. SFR ne donne que ses résultats propres et Bouygues additionne ses résultats avec ceux de ses Mvno.

Les chiffres des Mvno sont ceux donnés par l’ARCEP lors de son récapitulatif trimestriel. Le nombre de clients de Bouygues est recalculé en fonction du nombre total hors Mvno défalqué des chiffres d’Orange, SFR et Free.



Les résultats sont exprimés en milliers de clients et basés sur les communiqués des opérateurs.

Pour rappel, les quelques chiffres connus sur les Mvno :   
Virgin 1,690 000 millions de clients, NRJ +/- 1,2 million, LycaMobile +/- 1million, La Poste 1,000 000, Ortel 250 000,  Prixtel 120 000,  Zéro Forfait 90 000, Numericable 186 000, Budget Telecom 25 000.

Mvno
Orange héberge 1,561 000 pour le compte de Mvno, contre 1,634 000 au 30 septembre, 1,658 000 au 30 juin, 1,849 000 au 31 mars, 2,288 000 au 31 décembre 2012 et 3,062 000 au 31 mars 2013. C’est le seul opérateur qui donne des chiffres sur ses clients Mvno. Bouygues Telecom et SFR ne donnent pas de chiffres. Free n’en a pas.

8,073 000 millions de clients ont souscrit à un service mobile auprès d’un Mvno (tableau 2.2), soit une hausse 202 000 (+5,2), contre une hausse de 15 000 (+0,2%) pour le T3, de 151 000 (1,9%) sur le T2, de 27 000 (+0,4%) au T1 2013 et de 73 000 (0,9%) au T3 2012.
Les Mvno représentent  10,9% du marché total de ce trimestre contre 10,8% du marché total sur le T2,  de 10,9% au T1, et de 10,9% au T4 2012 !   

3 – Numéros mobiles portés (ARCEP)
44% des abonnements sont désormais libres d'engagement, contre 41% au T3, 39% au T2 2013, 36% au T1 2013 et 29% au T2 2012. En douze mois, le nombre de personnes sans engagement est ainsi de 17,7 millions à 26,2 millions. Free Mobile, mais aussi Sosh, B&You et Red sont passés par là.

Le nombre de numéros mobiles portés est de 1,547 000 (Tableau 2.2) au lieu de 1,320 000  au T3, 1,405 000 au T2 2013, 1,851 000 pour le T1 et de 1,293 000 au T3 2012. C’est du même niveau qu’avant l’arrivée de Free Mobile. Cela représente 2,6% des forfaits contre 2,3% en décembre 2011 et 5,7% en mars 2012. Sur 2013, ce taux était de 3,9% à fin décembre 2012. 

Le taux de résiliation pour les forfaits est en baisse et retrouve son niveau moyen de 2011. Il est de 4,7% contre 4,1% au T3 2013, 4,5% au T2 2013, de 5,3% au T1 2013 et de 4,7% au T3 2012. Par contre, pour ce qui concerne le prépayé, ce taux est de 20,8%, de 17,4% au T2, de 18,1% au T1 2013 et 15,5% au T3 2012.

4 – Situation des opérateurs historiques suite à l’arrivée de FreeMobile


*F = forfait/postpayés et P = prépayé. Les résultats sont en milliers et basés sur les communiqués des opérateurs.

5 – B&You, Red et Sosh
B&You compte 1,750 000 clients soit 18,4% de la base clientèle Bouygues Telecom et 20,6% de ses clients avec un forfait. 
Red compte 1,700 000 clients soit 8% de la base clientèle SFR et 10,1% de ses clients avec un forfait. .
Sosh compte 1,854 000 clients, soit 8,9% de la base clientèle d'Orange et 6,9% de ses clients avec un forfait. Il y a un an c’était respectivement 2,9% et 2,0%.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #259 le: 29 avril 2014 07:25:47 »
Orange vient de présenter ses résultats au 31 mars 2014. C’est plutôt correct sur le fixe avec la montée en puissance du très haut débit fixe qui se substitue à l’ADSL, ou Orange perd des clients.  Dans le mobile, c’est plutôt bon sur les forfaits, mais une nouvelle fois catastrophique sur le prépayé

En France, la baisse du chiffre d’affaires ralentit à  -4,9% après -6,2% au 4ème trimestre 2013 (+1,3 point). L’amélioration concerne à la fois les services mobiles et les services fixes.

La Fibre Optique est en augmentation de 47 000 clients sur le trimestre, après une augmentation de 46 000 au trimestre précédent. En téléphonie mobile, il y a un gain grâce aux forfaits, alors que le prépayé poursuit sa chute. 

Haut débit
Il y a 10,139 000 clients haut débit (ADSL + Fibre Optique + Satellite), soit +205 000 sur un an (2,1%) et +31 000 sur le dernier trimestre (+0,30%). L’estimation est de 40,4% en part de marché. La part de conquête n’est pas donnée. Orange a perdu 20 000 clients en ADSL et en a gagné 47 000 en très haut débit.

Open a atteint 5,163 000 clients soit un gain de 383 000 sur le dernier trimestre et 2,125 000 sur un an (+69,9%). En ADSL, il y a 9,729 000, soit -36 000  (0,4%) sur un an et -20 000 sur le dernier trimestre (-0,2%). En Fibre Optique, il y a 365 000 clients contre 319 000 le trimestre précédent.

Téléphonie Mobile
Sur le trimestre, Orange a gagné 14 000 clients, soit +281 000 forfait (+86 000 hors M2M) et –267 000 en prépayés. Sur un an, c'est une perte de 121 000 clients (-0,5%) soit un total de 26,950 000 millions de clients. Soit un gain de 1,275 000 (dont 795 000 hors M2M) million en forfaits (+6,4%) et -1,154 000 en prépayés (-16,4%).
Sosh a atteint 2,065 000  (+211 000) sur le dernier trimestre et +977 000 sur un an.
Idem pour les Mnvo hébergés chez Orange qui perdent encore des clients par rapport au trimestre précédent à 1,424 000 contre 1,561 000 au T4, 1,634 000 pour le T3, 1,658 0000 pour le T2 et 1,849 000 pour le T1 et 2,612 000 il y a un an.

Lors des trimestres précédents Orange avait:
Gagné au T4 246 000 clients, 414 000 forfaits et -169 000 en prépayés.
Gagné au T3 58 000 clients, 414 000 forfaits et -356 000 en prépayés
Perdu au T2 119 000 clients, +244 000 avec un forfait et -363 000 en prépayés.
Perdu au T1 361 000 clients, +85 000 avec un forfait et -446 000 en prépayés.
 
Source : Communiqué de presse Orange.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #260 le: 30 avril 2014 07:15:41 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°81

Xavier Niel rachète Monaco Telecom
Souci d’optimisation fiscale ? Souci de respectabilité ? Souhait de passer des vacances bling bling ?
Toujours est-il que Xavier Niel vient de racheter La Tribune (24/04) Monaco Telecom qui revendique 35.000 clients mobiles et 17.000 clients Internet. L’entreprise est très rentable et dégage chiffre d'affaires de 194 millions d'euros et un bénéfice net de 32 millions d'euros en 2012-2013 avec  une confortable marge nette de 16%. L'opérateur historique monégasque détient aussi 36,75% de Roshan, opérateur mobile en Afghanistan également présent au Kosovo.
Monaco Telecom est en monopole sur ce ghetto et nul doute que Xavier Niel voudra ouvrir ce marché afin d’y installer une rude concurrence !

Bouygues fait la paix avec Free
Après avoir  fait la paix avec Orange (édition papier du Canard Enchaîné du 9 avril) contre un chèque de 300 millions, le magazine Challenges (édition papier du 24/04)  annonce qu’à l’occasion de l’accord de vente du réseau de Bouygues à Free, les nouveaux amis ont mis fin à leurs différents contentieux.
Pour l’anecdote, au moment de l’annonce du règlement des contentieux entre Bouygues et Orange, Xavier Niel avait fait quelques déclarations empreintes d’une crise de jalousie à 01Net (01/04) : "Cela me paraît bizarre. J'espère, juste, que ce n'est pas nous, Free, premier client d'Orange, qui allons finir par payer cette indemnisation, au travers de nos contrats avec Orange.". Bizarre, bizarre, comme c'est étrange.

SFR va faire des dons
De cinq milliards d’euros entre 2014 et 2015...A ses actionnaires...Suite à la vente de Maroc Telecom, Activation Blizzard et SFR, les actionnaires de SFR vont toucher 1,34 milliard d’euros cette année et 3,5 milliards d’euros l’année prochaine, une fois la vente de SFR réalisée.
En revendant ses parts minoritaires dans Activision (1 milliard), et SFR (4 milliards), cela devrait laisser 5 milliards d’euros pour développer Canal+, Universal et GVT la filiale télécom au Brésil.   

Mvno
Le Mvno Prixtel va racheter un autre Mvno : Zéro forfait. Le premier compterait 200 000 clients, alors que le second compterait au maximum 50 000 clients. Ces deux opérateurs virtuels sont hébergés par SFR.
Cela ne va pas changer énormément de choses dans le monde des opérateurs virtuels, mais cela vient avec l’arrivée de Free Mobile, faute de taille critique les petits disparaissent.
Auchan Telecom (150 000 clients) a été racheté par EI Telecom (Crédit Mutuel, ex NRJ Mobile), Carrefour Mobile (20, 30 000 clients ?) par Orange, et Simyo (180 000 clients) par Bouygues Telecom. Depuis quelques mois des rumeurs font état d’un possible rachat de Virgin Mobile et le rachat de SFR par Numericable, va voir disparaitre l'offre Mvno de ce dernier.
Selon les chiffres de l’ARCEP, à fin 2013, les Mvno représentent  10,9% du marché et ne profitent que très peu de la croissance du marché.
« Modifié: 30 avril 2014 09:41:10 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #261 le: 01 mai 2014 07:37:06 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°82

Virgin Mobile
Ce n’est pas la grande forme pour Virgin Mobile. Bfm (29/04) publie les résultats du Mvno à fin mars et le nombre de clients baisse de 20 000 (-1,2%) à 1,670 000 sur le trimestre et de  43 000 (-2,5%) sur un an. Au plus haut (juin 2012), Virgin a perdu 255 000 clients (-13,2%).
Les forfaits suivent la même pente. Une baisse de 17 000 (-1,3%) à 1,316 000 sur le trimestre et de 32 000 (-2,4%) sur l’année. Au plus haut (septembre 2012), Virgin a perdu 101 000 (-7,1%) forfaits.  Les forfaits représentent 78,8% des clients, contre 78,9% à fin décembre 2013 et 78,7% à fin mars 2013.

L’avenir de Virgin Mobile est toujours en pointillé. Fin mars, un article du Figaro soulignait que la direction de Virgin étudiait toutes les options possibles : "une vente, un rapprochement avec un autre opérateur virtuel ou une mise en Bourse". L'hypothèse n'est pas nouvelle : une "étude" annonçait que le rachat de Virgin Mobile par Orange aurait du sens. Virgin serait valorisé 250 millions d'euros par Oddo (La Tribune, 30/01). Et les premières rumeurs datent d'avril 2012 (La Tribune, 04/2012). Hier comme aujourd'hui, le prix du client Virgin est estimé à environ 150€...

Orange
Le quotidien Les Echos annonce qu’Orange vient de saisir l’Autorité De La Concurrence pour dénoncer l’accord de mutualisation signé entre SFR et Bouygues au mois de janvier dernier. Orange demande que l’application de cet accord soit suspendue en attendant les réponses de l’ARCEP sur cet accord et l’avis de l’ADLC concernant le rachat de SFR par Numericable.

Pour Orange, le périmètre de l’accord est trop large, que l’accord rend la mutualisation irréversible et qu’il pousse vers le partage des fréquences. Orange ne voudrait pas que SFR se serve du réseau de Bouygues pour remplir ses obligations de couverture 4G à bon compte et signe un accord d’itinérance avec Free. Enfin, les 7000 antennes gagnées doivent être remises sur le marché et pas obligatoirement vendues à Free.

Bouygues est-il chagriné par la démarche juridique d’Orange ? Pas si sur. Tout ce qui lui permettra d’avoir les coudées franches est plutôt une bonne nouvelle.

Orange et Bouygues
Lors de la présentation des résultats d’Orange, le directeur financier Gervais Pellissier – le directeur financier  - a indiqué que la "porte était ouverte" pour Bouygues Telecom si ce dernier souhaitait discuter d'un possible partage de réseau après l'échec de sa tentative de rachat de SFR, avec lequel il a conclu un accord de mutualisation.  Cela confirme les informations publiées par le JDD (28/04) et Les Echos(24/03).

SFR
Dans une lettre aux actionnaires de Vivendi (La Tribune, 30/04), Jean-René Fourtou revient sur le choix de vendre SFR à Numericable. Ce dernier avance que sans la concurrence entre Numericable et Bouygues, il aurait fallu introduire SFR en Bourse et cela n’aurait rapporté qu’entre 11 et 12 milliards d’euros, contre 17 milliards (dont 13,5 en cash) avec Numericable. Bouygues n’a vraiment servi qu’à faire monter le prix de vente.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #262 le: 02 mai 2014 06:49:45 »
Ah oui...Quand même !! (N°32)
Un récapitulatif à fin 2013 sur les parts de marché concernant les Smartphones. Le grand vainqueur est Samsung qui fait autant que ses 4 poursuivants. A noter la baisse relative d’Apple. Ses ventes progressent moins vite que celle de ses concurrents. Derrière les deux gros, la place pour la troisième place est loin d’être acquise.
Dommage que ce décompte ne détaille pas la catégorie « autres ». Cela permettrait de voir ou en sont  BlackBerry et Nokia et ZTE.  



En début d’année 2013 (La Tribune, 01/2013), Strategy Analytics - un cabinet de conseils – indiquait que Samsung pourrait vendre 320 millions de Smartphones (215 millions en 2012) contre 159 millions pour Apple (130 millions en 2012). Samsung pourrait atteindre 33% du marché, Apple resterait stable à 20%. LG serait troisième avec 5,6% du marché mondial, devant Huawei.
L'ensemble du marché des Smartphones devait progresser de 27% en 2013 pour atteindre 875 millions d'unités vendues, une croissance moins forte qu'en 2012 (+41%) et qu’en 2011 (+65%).

A fin mars 2014, Les situations ne bougent quasiment pas. Samsung et Apple réunissent 46,5% au lieu de 46,6% au trimestre précédent. Pour le T1, c’est 31,2% pour Samsung et 15,3% pour Apple. Il y a deux ans Samsung était à 28,9% et Apple à 22,8%. Les chinois Huawei, Lenovo et le coréen LG s’installent avec une part de marché d’environ 5% chacun.

Le résultat net de Samsung est 5,2 milliards d’euros pour le trimestre, contre 10,2 milliards d’euros pour Apple. L’Iphone pèse pour 57% dans les résultats d’Apple, c’est-à-dire que sans vente d’iPhone, Apple ferait un bénéfice de 4,4 milliards d’euros, pour Samsung c’est 76%, sans ses Smartphones, il ne resterait que 1,25 milliard.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #263 le: 05 mai 2014 07:05:18 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°83

Discovery
En décembre 2012, TF1 et le groupe américain Discovery annonçait un accord qui permettait à Discovery de rentrer dans le capital d’Eurosport et des autres chaines thématiques du groupe TF1 (TV Breizh, Histoire, Ushuaïa TV et Stylia). Pour acheter 20% de la chaine sportive et les 20% des chaines thématique, Discovery avait dépensé 184 millions d’euros.

Pour Eurosport, Discovery avait une option pour monter à 51% du capital à partir de décembre 2014 (Les Echos, 08/10), et vient (Le Figaro, 21/01) de devancer l’échéance en activant l’option dès le début de l’année. Cela va lui coûter 902 millions d’euros. Eurosport France n’est pour l’instant pas concerné : un groupe étranger ne peut détenir plus de 20% d’une chaine présente sur la TNT payante.
 
L’Europe est le terrain de Discovery, il vient de racheter des chaines en Italie et en Europe du Nord, car celui des Etats-Unis est devenu très concurrentiel.
Reste à connaitre les intention de Discovery sur les achats de droits, car en France, ce sera compliqué de s’insérer entre Canal+ et beIn Sports.

Foot italien
Droits tv du foot italien : 5,94 milliards d’euros c’est le montant des nouveaux droits tv pour le championnat d’Italie entre 2016 et 2021. C’est le minimum garanti par l’agence de marketing Infront à la Ligue de football italienne pour la commercialisation des droits TV de la Serie A. C’est 990 millions par saison au lieu 960 millions par saison lors de l’accord précédent.
En comparaison, la Ligue 1 perçoit ainsi 626,7 millions d'euros au total pour la saison 2013-2014, l'essentiel étant apporté par Canal+ (427 millions d'euros) et beIN Sports (173,1), et à partir de la saison 2016/2017, le montant sera de 780 millions par saison, soit 3,9 milliards pour 5 ans. 

Pour un récapitulatif des droits tv du foot européen, c’est .


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #264 le: 06 mai 2014 07:20:31 »
Décidément, le temps n'est pas au beau fixe pour Virgin Mobile. Alors que la semaine dernière le plus gros Mvno annonçait des résultats très décevant (Bfm, 29/04) la question de son avenir commence à se poser avec beaucoup trop d'insistance.

Le quotidien Les Echos relance l'information d'une possible vente du Mvno. Suite à une restructuration, un de ses principaux actionnaires le britannique Carphone Warehouse a décidé de vendre ses 46 %.

Avec 1,670 000 clients, Virgin reste une proie intéressante. Selon le quotidien, Bouygues et SFR seraient intéressés. Pour rappel, SFR héberge environ 70% des clients du Mvno. Orange ne serait pas chaud et Free pas candidat. Le prix de vente pourrait se situer entre 150 millions si c'est un Mvno qui se place et 300 millions si c'est un opérateur. Il reste également l'option d'une introduction en Bourse. La date butoir pour déposer des offres serait le 15 mai.

L'histoire n'est pas nouvelle. Fin mars, un article du Figaro soulignait que la direction de Virgin étudiait toutes les options possibles : "une vente, un rapprochement avec un autre opérateur virtuel ou une mise en Bourse". Fin janvier, une "étude" annonçait que le rachat de Virgin Mobile par Orange aurait du sens. Virgin serait valorisé 250 millions d'euros par Oddo (La Tribune, 30/01). Les premières rumeurs datent d'avril 2012 (La Tribune, 04/2012).

Il faut se souvenir que Virgin Mobile s'était associé avec Numericable pour obtenir la quatrième licence de téléphonie mobile ! Si cela se concrétise, cela démontrerait que l'arrivée d'un quatrième opérateur et la guerre tarifaire se traduit d'abord par la disparition des plus petits opérateurs. Les Mvno n'arrivent plus à suivre le rythme. La taille est importante afin de se développer.

Auchan Telecom (150 000 clients) a été racheté par EI Telecom (Crédit Mutuel, ex NRJ Mobile), Carrefour Mobile (20, 30 000 clients ?) par Orange, et Simyo (180 000 clients) par Bouygues Telecom, Prixtel (200 000 clients) va racheter Zéro Forfait (50 000 clients). Selon les chiffres de l’ARCEP, à fin 2013, les Mvno représentent  10,9% du marché et ne profitent que très peu de la croissance du marché.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #265 le: 07 mai 2014 07:12:22 »
Quelques chiffres et quelques statistiques (hors résultats financiers) suite à la publication des résultats de France Telecom au 31 mars. Ces chiffres portent sur l’activité Internet et sur l’activité mobile). Ce qui marche : très haut débit, Open et Sosh.

Haut et très haut débit
Le fait notable est d’importance : le nombre de clients ADSL baisse. S’agit –il d’un phénomène passager ou Orange va-t-il voir les clients en très haut débit progresser  au détriment des clients en haut débit ? Tendance à confirmer pour le trimestre prochain.
Trimestre après trimestre le nombre de clients sans abonnement téléphonique progresse.
Le nombre de clients avec une offre Open est de 5,163 000 millions. C’est le toujours le moteur de croissance d’Orange. Les offres Open représentent 50,9% des clients avec une connexion internet. 
Le nombre de clients en Fibre Optique est en augmentation constante et commence à avoir un bon rythme de croisière. Orange arrive à convertir de plus en plus de clients à cette technologie. A contrario, combien de temps va mettre Orange à voir disparaître les 80 000 clients en bas débit ?

Téléphonie mobile
Orange progresse grâce aux forfaits (+244 000) et a dépassé le seuil des 21 millions de clients. Par contre sur le prépayé, la baisse s’accélère et Orange semble laisser filer. Préférant se concentrer sur les clients moins «volages» et qui rapportent beaucoup plus. Cela se ressent également pour les Mvno hébergés sur le réseau Orange, cela baisse continuellement, le niveau du premier trimestre 2014 est égal à celui à fin 2007 !

Sosh représente 9,9% des clients avec un forfait contre 8,9% à fin décembre 2013 et 7,7% de l’ensemble des clients chez Orange, contre 6,9% à fin décembre 2013.
A fin décembre 2012, c’était respectivement 2,9% et 2,0%.
Sosh représente 75% des recrutements contre 57% pour le T4 2013, 61% sur le T3 et de 73,5% sur le T1. Sosh tire la croissance mobile chez Orange.   

* = les chiffres sont exprimés en milliers.
« Modifié: 07 mai 2014 07:17:30 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #266 le: 08 mai 2014 08:11:23 »
Outre-Manche, il y a un opérateur télécom qui est en train de mettre le feu dans les droits tv sportifs. C’est BT qui a décidé d’aller chercher le monopole de BSkyB dans la retransmission de ces droits, considérant que les contenus sportifs permettront de gagner de nouveaux clients mais d’abord de consolider sa base de 6,7 millions d'abonnés à l'Internet haut débit, dont 1 million à l'Internet dit « super-rapide ».
Celle-ci s'érode et les clients ont tendance à rejoindre les 4,7 millions d'abonnés internet de BSkyB. D’autre part, il s’agit de convertir ses clients au triple play, car il ne concerne que 10 % de ses clients, contre 40 % pour Sky et 65 % pour les câblo-opérateurs comme Virgin.

Pour cela il a commencé racheté les filiales anglaise et irlandaise d'ESPN, la chaîne phare dédiée au sport de Disney. L'opérateur avait ainsi mis la main sur les droits de diffusion de la Coupe d'Angleterre, de l'Europa League et de la Bundesliga allemande, mais également de nombreux clients.

British Telecom a également acquis les droits de diffusion de 38 matchs de la Premier League anglaise pour les trois prochaines saisons (293M€/an), 69 matchs du Premiership de rugby (45,5M€/an au lieu de 20M€/an) pour les quatre prochaines saisons, ainsi que 800 heures de tennis féminin, la HCup de rugby ou son successeur pour 25M€/an (au lieu de 18M€/an).

BT Sport, vient également de s’offrir la diffusion de la Ligue des champions et de Ligue Europa au Royaume-Uni à partir de 2015. Le contrat de trois ans, d'un montant de 358M€/an est environ deux fois supérieur au deal actuel de l'UEFA avec Sky et ITV qui se partagent ces diffusions depuis vingt ans.

Ces lourds investissements permettront-ils de transformer BT et de mettre à mal la puissance du monopole de BSkyB de R Murdoch ? Le pari est risqué, puisqu’on peut se rappeler qu’Orange avait s’était également lancé entre 2008 et 2012 dans l’acquisition de droits sportifs pour capter de nouveaux clients, sauf que le catalogue de droits n’était pas assez étoffé pour atteindre cet objectif.

Au 30 juin, l’offre sport n’avait attiré que 830 000 clients à son offre Sport contre 10,6 millions à l’offre payante de Sky. Toutefois, l’accord de distribution avec Virgin Media, devrait porter l’audience des chaines BT Sport à 3 millions de personnes. Les nouveaux clients haut débit de BT - et les anciens qui acceptent de se réengager - ne paieront pas de supplément pour bénéficier du bouquet sport. Hors abonnement Internet, son prix s'élève à 14€ par mois.

Sources : Les Echos (08/2013), Les Echos (06/2013), L’Equipe (01/2013), Le Figaro (10/2012)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #267 le: 09 mai 2014 07:10:45 »
L’ARCEP vient de rendre une décision défavorable à Virgin Mobile et ne donne pas un signal positif à l’ensemble des Mvno. Le Mvno demandait à Orange la signature d’un contrat 4G avec des tarifs plafonnés et une facturation à l'usage et surtout exigeait un dédommagement de la part de l’opérateur historique sur sa politique tarifaire à l’usage des Mvno depuis janvier 2012, date de l’obtention des licences 4G.
Mais Virgin n’a pas réussi à démontrer que les tarifs d’Orange étaient déraisonnables, d’autant que sur la 4G, Orange n’est pas à ce jour un acteur en position dominante et que Virgin n’est pas obligé de passer par Orange. Virgin a fait appel de la décision.   

En janvier 2013, l’Autorité de la Concurrence (ADLC) avait rendu un avis réaffirmant quelques principes forts concernant les MVNO. L'ADLC avait été saisie par l'association Alternative Mobile qui représente des opérateurs virtuels Mobile (Virgin, NRJ Mobile, Auchan, Coriolis, Lebara, Ortel, Prixtel, Transatel), inquiète des bouleversements apportés sur le marché par Free Mobile qui fragilisent ses adhérents.
L’ADLC avait réaffirmé quelques principes pour les opérateurs :
Ne pas restreindre la liberté commerciale des MVNO, accueillir des full MVNO et de faire droit à toute demande raisonnable d’accès et de pratiquer des tarifs raisonnables.   

L’ARCEP s’inscrit-elle dans ce cadre ou fait-elle un peu de zèle ? En janvier 2012, lors d’un entretien au quotidien Les Echos (01/2012), le président de l’ARCEP donnait déjà le ton et n’y était pas aller avec le dos de la cuillère :  "s'agissant des MVNO, le marché devra se rationaliser, comme cela s'est déjà passé avec les fournisseurs d'accès à Internet, qui se sont regroupés.".

La possible vente de Virgin Mobile, et les autres regroupements effectués ces deux dernières années démontrent un peu plus que l’avenir des Mvno s’écrit en pointillé : Auchan Telecom (150 000 clients) a été racheté par EI Telecom (Crédit Mutuel, ex NRJ Mobile), Carrefour Mobile (20, 30 000 clients ?) par Orange, et Simyo (180 000 clients) par Bouygues Telecom, Prixtel (200 000 clients) va racheter Zéro Forfait (50 000 clients). Il reste La poste Mobile avec 1 million de clients et le Crédit Mutuel (NRJ Mobile, CIC Mobile, Cofidis Mobile, BlanchePorte Mobile) avec 1,3 million.
Selon les chiffres de l’ARCEP, à fin 2013, les Mvno représentent 10,9% du marché et ne profitent que très peu de la croissance du marché.

Le mouvement de concentration des Mvno devait logiquement s’accélérer. Le manque de taille critique pour imposer des prix aux hébergeurs et ne pas être chez soi est de très gros handicap pour lutter contre la concurrence. 

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #268 le: 12 mai 2014 07:05:36 »
L’ARCEP vient de publier son tableau de bord (données provisoires) sur la téléphonie mobile pour le premier trimestre 2014. Au-delà des chiffres sur la consommation voix et data, cela permet de dégager quelques tendances sur le marché du mobile.

Marché professionnels et particuliers en Métropole et DOM-TOM : généralités
Au niveau national (Métropole + DOM-TOM), il faut noter (tableau 1.1) une augmentation du parc total actif de 746 000 clients (1 client = 1 ligne mobile) sur le trimestre dont 724 000 pour la métropole, ce qui porte le total à 77,580 000 millions. Apres une augmentation de 1,253 000 pour le quatrième trimestre 2013, 726 000 pour le troisième, 975 000 clients sur le deuxième trimestre, 429 000 clients sur le premier trimestre 2013.

Toujours au niveau national, le prépayé est négatif de 343 000 avec 15,324 000 millions de clients alors qu’il avait perdu 265 000 au T4 2013, 741 000 au T3, 680 000 au T2, 925 000 au T1.

Le parc total augmente de 5,3% sur un an, après une augmentation de 5,0% au T4 2013, de 5,1% au T3, 6,2% au T2 et 6,1% au T1.

Professionnels et particuliers en Métropole : généralités
45,5% des abonnements sont désormais libres d'engagement (tableau 2.3), contre 44,0% au T4 2013, 41% au T3, 39% au T2 2013, 36% au T1 2013. En douze mois, le nombre de personnes sans engagement est ainsi passé de 20 millions à 27,7 millions. Free Mobile, mais aussi Sosh, B&You et Red sont passés par là.

Le nombre de numéros mobiles portés est de 1,363 000 million (Tableau 2.3) contre 1,547 000 au T4 2013, 1,320 000 au T3, 1,405 000 au T2 2013, 1,851 000 pour le T1. C’est du même niveau qu’avant l’arrivée de Free Mobile. Cela représente 2,4% des forfaits, contre 2,8% des forfaits à fin 2013, 2,3% en décembre 2011 et 5,7% en mars 2012.

Le taux de résiliation (tableau 2.3) pour les forfaits est en baisse et retrouve son niveau moyen de 2011. Il est de 4,2% contre 4,7% à fin décembre 2013, 4,1% au T3 2013, 4,5% au T2 2013, de 5,3% au T1 2013 et de 4,7% au T3 2012. Par contre, pour ce qui concerne le prépayé, ce taux est de 16,8%, contre 17,9% à fin décembre 2013, 20,8% pour le T3, de 17,4% au T2, de 18,1% au T1 2013.

Professionnels et particuliers en Métropole : les opérateurs
66,356 000 millions de clients ont souscrit à un service mobile (tableau 2.2) auprès de l’un des quatre opérateurs de réseaux mobiles métropolitains (Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange France et SFR), soit une augmentation 386 000 (+1,6%) pour le T1 2014, contre de 1,001 000 (1,5%), de 690 000 (1,1%) au T3 2013, de 950 000 (1,5%) pour le T2 et +489 000 (+0,8%) sur le T1 2013.

Les forfaits représentent 56,659 000 millions de clients (tableau 2.2), soit une augmentation de 911 000 (+1,6%) sur ce trimestre, contre une augmentation de 1,346 000 (+2,5%) pour le T4 2013, 1,357 000 (+2,6%) sur le T3, de 949 000(+1,5%) sur le T2, de +489 000 (+3,0%) sur le T1 2013.

Le prépayé représente 9,697 000 millions de clients soit une baisse de 525 000 (-5,1%) contre 353 000 (3,3%) au T4 2013, 676 000 (-6,0%) au T3, 739 000 (-6,2%) sur le T2, d'une baisse de 837 000 (-6,5%) sur le T1.         

Professionnels et particuliers en Métropole : les Mvno
8,455 000 millions de clients ont souscrit à un service mobile auprès d’un Mvno (tableau 2.2), soit une hausse 338 000 (+4,2%) pour le premier trimestre 2014, contre une hausse de 202 000 (+5,2%) à fin décembre 2013, hausse de 15 000 (+0,2%) pour le T3, de 151 000 (1,9%) sur le T2, de 27 000 (+0,4%) au T1 2013.
Les Mvno représentent  11,3 du marché total de ce trimestre contre 11,0% du marché total sur le T4,  de 10,9% pour le T3, T2 et T1 2013.

Alors ?
Selon l’ARCEP : " La croissance annuelle du nombre de cartes atteint 3,9 millions par rapport à mars 2013 (+5,3% en un an), soit + 3,9 millions pour les forfaits, +2,0 millions pour le M2M, et -2,0 millions pour le prépayé". Au total : "Le nombre de forfaits (hors cartes MtoM) s'élève à 55 millions et représente 71% du nombre de cartes SIM. 7,3 millions sont des cartes MtoM (9% du parc total) et 15,3 millions sont des cartes prépayées (20% du parc total)".

En Métropole : "Parmi les 74,8 millions de cartes en service, 66,4 millions sont souscrites auprès des opérateurs de réseau, et 8,5 millions sont souscrites auprès des opérateurs virtuels (MVNO). La part de marché des MVNO s'établit à 11,3% et gagne ainsi 0,4 point en un an."

Le premier trimestre 2014 reste est un "petit" trimestre, après les fêtes de fin d’année, le premier trimestre 2014 retrouve un rythme de croisière plus classique et confirme les tendances précédentes :
- Développement des forfaits sans engagements, avec une augmentation de 9 points sur an. Le niveau des 50% devrait être dépassé cette année.
- La part des Mvno reste globalement stable, sur la métropole, les opérateurs ont gagné 386 000 lignes supplémentaires (+911 000 forfaits, -525 000 prépayés) et les Mvno 338 000.
Le prépayé s’effondre et est passé de 20,4% des clients en décembre 2012 à 18,6% en mars 2014. 
- Les offres de Bouygues Télécom (B&You), Free, Orange (Sosh) et SFR (Red, Joe Mobile), le quadruple play et le M2M tirent le marché.
- Les taux de résiliation et le nombre de numéros portés ont globalement retrouvé le rythme d’avant l’arrivée de Free Mobile.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #269 le: 12 mai 2014 12:16:44 »
Vers un sérieux coup de moins bien pour Bouygues Telecom ?  Le Figaro annonce qu'une source syndicale craint l'annonce d'un plan de licenciement de 2000 postes soit 23% des effectifs. Un CCE est convoqué le 15 mai.   

Plus globalement, BT le groupe "travaillerait enfin à réduire les coûts de fonctionnement et notamment par le biais d’une simplification de sa grille d’offres qui compte actuellement six forfaits, qui se déclinent chacun en offre avec ou sans engagement, auxquels s’ajoutent les quatre tarifs de B & You dans le mobile, les offres pour la box et remises aux clients les plus fidèles."

Alors que les effets du rachat de SFR par Numericable ne se feront sentir qu'en 2015, Bouygues Telecom annonce d'ors et déjà un régime sec ! D'autant que la vente de ses parts dans Alstom Energie pourrait lui rapporter autour de 3 milliards. A priori, il n'y a pas le feu non plus.
Même si il est clair que, c'est Bouygues qui souffre le plus depuis l'arrivée de Free Mobile. Ce dernier pourrait même le dépasser (en nombre de clients mobiles et en chiffre d'affaire) lors du courant de l'année.

S'agit-il d'un ballon d'essai afin de faire pression sur le gouvernement pour  d'obtenir des compensations réglementaires après son échec sur la rachat de SFR ?
Bouygues étudierait l'option de se rapprocher d'Orange, mais pour cela il a d'abord besoin de casser son accord de mutualisation signé en janvier avec SFR.

Pour rappel, Bouygues a déjà réalisé un plan d'économies de 400 millions en 2013  (20 Minutes, 05/2013) et a supprimé 542 emplois dans le cadre d'un plan de départs volontaires. Martin Bouygues avait annoncé (Le Figaro, 20/12)  vouloir déclaré la guerre à Free. Pour le moment, le seul blessé, c'est Bouygues...
« Modifié: 12 mai 2014 12:57:36 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #270 le: 13 mai 2014 06:59:54 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°84

Orange accélérateur de start-up ?
C’est ce qu’a revendiqué Stéphane Richard en présentant le 1er avril les 7 start-up françaises sélectionnées par Orange (La Tribune (01/04).
 
Le programme dure trois mois pendant lesquels les start-up sélectionnées bénéficient d'un soutien financier (jusqu'à 15.000 euros en obligations convertibles), d'un accompagnement matériel (ressources informatiques à disposition au Technocentre de Châtillon ou au siège d'Orange France à Arcueil), d'un parrainage d'experts spécialisés chez l'opérateur et d'un accès facilité à ses 240 millions de clients dans le monde.
Reste à ne pas les étouffer et à voir ces start-up grandir et à leur donner les moyens pour se développer.

Pour rappel, en mars 2012, Orange et Publicis avaient  annoncé (communiqué de presse de mars 2012) la création d’un fond de capital-risque en partenariat avec Iris Capital Management. Son but : cibler avec des prises de participation minoritaire de 15 à 30 % les sociétés en France et en Europe axées sur les technologies, les services et les contenus. Orange et Publicis Groupe devaient y apporter ensemble 150 millions d’euros. Avec les engagements déjà pris par les investisseurs actuels, dont le Fonds Européen d’Investissement et CDC Entreprises (Groupe Caisse des Dépôts), la capacité d’investissement totale devait dépasser les 300 millions d’euros.

OCS
Orange vient de donner de nouveaux chiffres sur le nombre de clients à OCS. Depuis son repositionnement il y a 18 mois, OCS a séduit 2 millions de clients. Ils étaient 1,600 000 à fin septembre 2013 Le Figaro (04/03). Un chiffre qui devrait progresser puisque OCS va être distribué chez Bouygues et que des négociations sont en cours avec Free.

Reste que l’arrivée de Netflix pourrait être un redoutable concurrent. Le quotidien annonce que d’ici la fin de l’année, OCS pourrait se lancer directement sur internet (OTT) et donc sans passer par une box. Via Dailymotion et une Chromecast like ? 
Ce succès comme celui de beIN Sports, démontre qu’une offre de télévision payante peut exister autrement qu’en s’abonnant à Canal+.

Vod payante
Alors qu’il est de plus en question que Netflix arrive sur nos écrans en 2014, les chiffres de la concurrence ne semblent pas si énormes que cela. 
La box de Videofutur (lancée en septembre 2013) compte 20.000 abonnés et vise 50.000 abonnés d'ici à la fin de l'année et 100.000 abonnés pour atteindre l'équilibre financier. De son coté, CanalPlay compterait 330 000 clients (Les Echos, 04/03). Bref, les places sont à prendre, les consommateurs sont-ils prêts à succomber ?   

Netflix a fin mars, revendiquait 2,25 millions de nouveaux abonnés sur le marché américain et 1,8 million à l’international. La plateforme en compterait 31,7 millions au total aux Etats-Unis et 10,9 millions à l’étranger.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #271 le: 13 mai 2014 12:05:55 »
Retour avec quelques chiffres sur la situation financière de Bouygues Telecom.

Les charges du personnel pèse pour 12% dans la structure des coûts de Bouygues (La Tribune (12/05). 

Pour résister à l'effet Free, Bouygues avait budgété un plan d'économies de 400 millions en 2013  (20 Minutes, 05/2013) et a réalisé (BT 02/2014) 600 millions et a déjà supprimé 542 emplois dans le cadre d'un plan de départs volontaires.
 
Lors de la présentation des résultats du T4 2013, le communiqué - plutôt optimiste - disait : "La structure financière du Groupe est très solide. La capacité d’autofinancement est quasiment stable par rapport à 2012 et s’élève à 2,7 milliards d’euros. Grâce à la maîtrise des investissements d’exploitation nets, en baisse de 188 millions d’euros par rapport à 2012, le cash-flow libre s’améliore de 97 millions d’euros et ressort à 821 millions d’euros en 2013.
L’endettement net est maîtrisé à 4,4 milliards d’euros à fin décembre 2013 (contre 4,2 milliards d’euros à fin décembre 2012). Il ne prend pas encore en compte la cession de la participation de Colas dans Cofiroute pour 780 millions d’euros intervenue le 31 janvier 2014. Le Groupe dispose également d’une bonne liquidité (trésorerie disponible et lignes de crédit confirmées non tirées) de 8,7 milliards d’euros
."

Bouygues pourrait toucher 3 milliards de la vente d'Alstom Energy. La mutualisation avec SFR doit permettre d'économiser 100 millions d'euros à partir de 2017, et l'effet de la fusion SFR/Numericable ne devrait pas se faire sentir avant une bonne année. 
Il y a du mou quand même avant de faire des licenciements...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #272 le: 14 mai 2014 07:05:18 »
Numericable vient de présenter ses résultats du premier trimestre 2014. Ils sont dans la moyenne basse des résultats précédents.
Pour le rachat de SFR, Numericable espère obtenir le feu vert de l’Autorité De La Concurrence au cours du troisième ou quatrième trimestre et ainsi boucler l’ensemble de l’opération avant la fin de l’année.   

Haut et très haut débit
Il y a 1,049 000 au 31 décembre, soit +8 000 (+0,8%) sur le dernier trimestre et 56 000 (5,6%) sur un an. Il y a 336 000 clients avec sa nouvelle box contre 300 000 à fin décembre, 257 000 au 30 septembre, 216 000 au 30 juin, 177 000 clients au 31 mars, 121 000 à fin décembre 2012 et 85 000 au 30 septembre 2012.

Numericable annonce 8,561 000 millions de prises connectables au triple-play. Cela donne un taux d’occupation de 12,2% contre 11,8% à la fin du premier trimestre 2013. En comparaison, Orange revendique un taux de 13,3% à la fin du premier trimestre 2014 et 11% à la fin du premier trimestre 2013. SFR ne donne pas chiffres.       

Téléphonie mobile
Il y a 202 000 clients sur le mobile contre 186 000 pour le T4, 167 000 le T3. Au 31 décembre 2012, il y avait 120 000 clients.

Marque blanche
Les clients (Bouygues) en marque blanche sont de 377 000 contre 363 000 au  31 décembre, 334 000 au 30 septembre, 320 000 au 30 juin, 313 000 au 31 mars, 297 000 au 31 décembre 2012.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #273 le: 14 mai 2014 11:26:36 »
Le 12 avril dernier, lors d'une interview (Le Figaro) Martin Bouygues déclarait : "Dans un marché à quatre opérateurs, nous savons que nous devons continuer à diminuer nos coûts et à innover fortement. Bouygues Telecom peut rester seul car il peut compter sur le groupe Bouygues, qui peut lui fournir des moyens importants pour gagner la rude bataille qui s'annonce."

Et c'était avant l'annonce publique de la vente d'Alstom qui peut rapporter 3 milliards au groupe Bouygues et lui permette de voir venir. Le rachat/regroupement, c'est A.Montebourg qui en parle. Pourquoi ? Parce que cela lui permet de démontrer (par l'absurde ?)  que si la situation de Bouygues est si catastrophique, Bouygues n'a qu'à trouver un partenaire pour se branche télécom. Or la situation de Bouygues n'est pas si catastrophique. 

Alors bien sur, Martin peut changer d'avis comme il l'a fait en signant un accord avec Free. Mais là, il s'agissait de faire "passer" l'achat de SFR. On peut aussi penser que Martin va d'abord faire ce qu'il a annoncé publiquement.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #274 le: 14 mai 2014 13:56:26 »
SFR, Free et Bouygues Telecom publient leurs résultats demain soir. Pour Free, les analystes s'attendent à un gain de clients sur le mobile compris entre 400 000 et 657 000 (+605 000 le trimestre précédent) et entre 57 000 et 65 000 sur le fixe (+60 000 le trimestre précédent).
 
Sur le fixe, Bouygues pourrait avoir recruté le plus avec son offre à 19,99€. Pour rappel, Orange a recruté 31 000 nouveaux clients sur le fixe (-20 000 en ADSL et +51 000 en FTTH/SAT) et 14 000 sur le mobile (+281 000 forfaits et -267 000 sur le prépayé).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #275 le: 15 mai 2014 06:57:23 »
Le feuilleton de la vente d’une partie de Dailymotion vient d’être relancé suite à une information publiée par la Financial Times (La Tribune, 09/05). Cette fois, c’est l’hypothèse d’une entrée de Canal+ qui refait surface. Comme Microsoft, le groupe de médias pourrait prendre une participation minoritaire. Orange resterait à 51%, Microsoft entre 25 et 35% et Canal+ entre 15 et 25%.
Ce dernier passe par Youtube pour développer son offre de contenus. Quel serait l’intérêt de Canal+ à prendre une participation dans Dailymotion ? Avec ses ventes successives, Vivendi a un peu de cash, mettre quelques millions « pour voir » dans Dailymotion ne devrait pas être une grosse contrainte.

Au mois de février dernier Stéphane Richard avait réaffirmé qu’il était en discussion (Bfmtv, 25/02)avec Microsoft pour trouver un partenaire à Dailymotion : "On a des discussions qui se poursuivent, en particulier avec Microsoft, ce qui ne veut pas dire que nous allons forcément parvenir à un accord (…) Nous souhaitons garder la majorité de Dailymotion car nous souhaitons rester maître du destin de Dailymotion qui peut encore profiter beaucoup à l'écosystème de l'innovation en France".

Il avait également précisé avoir "des discussions avec d'autres partenaires potentiel y compris français, plutôt dans le monde des contenus (...) Pour l'instant, Dailymotion ou YouTube sont des services 100% gratuits. Mais demain, l'avenir de ces sites est d'aller vers des contenus payants de haute qualité. Ce qui justifie le fait qu'on puisse en discuter avec des éditeurs de contenus", a-t-il développé.

Pour rappel, Dailymotion était quasiment vendu en mai 2013 à Yahoo. Suite à cette  vente manquée Stéphane Richard était revenu dans le quotidien  Les Echos (07/2013) sur l’avenir de Dailymotion en assurant qu’Orange allait réaliser 30 millions d’investissements sur les trois prochaines années et qu'il recherchait des partenaires.
 
Encore une fois, reste à dégager des synergies avec les activités contenus d’Orange. Orange n’a toujours pas trouvé la bonne recette pour Dailymotion. En avril 2011, Orange a acheté 49% de Dailymotion pour 69 millions d’euros et est monté au printemps 2013 à 100% du capital pour 72 millions supplémentaires.

La suite au prochain épisode.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #276 le: 15 mai 2014 07:39:06 »
SFR vient de présenter ses résultats pour le premier trimestre 2014.
Sur le mobile, les signaux sont au rouge. Tout baisse, même les forfaits. Sur le fixe, c’est au vert, même sur l’ADSL. Pour SFR : "Le chiffre d’affaires de SFR s’établit à 2 443 millions d’euros. Le ralentissement de la baisse du chiffre d’affaires se poursuit, avec un recul de 5,8 % au premier trimestre 2014, comparé à une baisse de 7,1 % au dernier trimestre 2013.

Haut débit
Il y a 5,252 000 millions de clients (ADSL et Fibre Optique), soit +160 000 (+3,1%) sur un an et en hausse de 43 000 (+0,8%) sur le dernier trimestre. Le FTTH présente un gain de 24 000 clients à 221 000 et l’ADSL une hausse de 19 000 clients.
L’offre 4P « Multi-Packs » représente près de 2,482 000 millions de clients, soit +155 000 clients sur le trimestre précédent. Il y a 221 000 clients fibre contre 141 000 il y un an.
 
Mobile
Il y a 11,360 000 millions de clients avec un forfait, soit une baisse de 21 000 (-0,2%) sur le trimestre et une hausse de 318 000 (+2,9%) clients sur un an.
Le parc total est de 14,387 000 millions, en baisse de de 297 000 clients (-2,00%) sur un an et de 168 000 (-1,15%) sur le trimestre.
Sur ce trimestre, SFR enregistre donc une baisse de 21 000 clients sur le segment des forfaits et de 147 000 sur le prépayé. Sur les 12 derniers mois, SFR a perdu 615 000 clients prépayés et gagnés 318 000 abonnés. 

Le parc total de clients (Including customers to all SFR group’s brands, in Retail and B2B segments in mainland France and La Reunion Island) s’élève à 21,293 000 millions, soit une baisse de 61 000 clients (-0,3%) clients par rapport au trimestre précédent et un gain de 667 000 clients sur un an (+3,2%).
« Modifié: 15 mai 2014 10:10:22 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #277 le: 15 mai 2014 12:43:45 »
Faut rappeler que selon Bfm (22/04) qui a publié le plan d’affaire élaboré par Numericable, SFR devrait continuer à baisser en 2014 et 2015.

La marge brute d’exploitation pouvant atteindre 23,2% avec un chiffre d’affaire de 9,55 milliards. L’Ebitda était de 27,1% en 2013, 29,2% en 2012 et 31,2% en 2011. 
Le nombre total de clients mobile serait 20,540 000 millions à fin 2014, de 20,460 000 millions, à fin 2015 et remonterait à fin 2016 à 20,480 000 millions. A la fin du trimestre, le nombre total est de 21,293 000 millions. Il y a donc encore du mou...


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #278 le: 15 mai 2014 17:19:04 »
Bouygues Telecom vient de présenter ses résultats pour le premier trimestre 2014. C’est très bon sur le fixe et moyen sur le mobile. Le lancement de la 4G a été bénéfique pour Bouygues Telecom et des nouvelles offres ont été bénéfiques, mais à quel prix ?

Sur l’année, financièrement, ce n’est pas la grosse forme «Le chiffre d’affaires de Bouygues Telecom est en recul de 5% à 1,1milliard d’euros au premier trimestre 2014 et le chiffre d’affaires réseau de 9% à 1,0 milliard d’euros. L’EBITDA ressort à 163 millions d’euros (-49 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2013) en raison principalement de la poursuite du repricing du parc de clients Mobile. Le résultat opérationnel courant est de -19 millions d’euros et le résultat opérationnel ressort à 181 millions d’euros après prise en compte de produits et de charges non courants pour un montant positif de 200 millions d’euros liés notamment au règlement de litiges. »   

Haut débit
Au total, il y a  2,113 000 millions de clients (ADSL et Fibre Optique), soit +222 000 (11,7%) sur un an et +100 000 (5,0%) sur le dernier trimestre.

Mobile
Coté mobile, les résultats sont plutôt corrects. C’est une perte de 79 000 clients, soit +30 000 (+1,4%) sur les forfaits et une perte de 119 000 (-8,8%) sur le prépayé. Le nombre total de clients est 11,064 000 millions contre 11,143 000 à fin décembre 2013.
B&You compte 1,876 000 clients contre 1,750 000 à fin décembre. C'est une hausse de 126 000 clients (+7,2%). B&You représente 18,9% des forfaits.
« Modifié: 15 mai 2014 19:59:41 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #279 le: 15 mai 2014 20:00:05 »
Iliad vient de publier ses résultats pour le premier trimestre 2014. Les résultats sont bons.
Concernant le mobile, il conviendrait de connaitre la structure des abonnements pour se faire une idée plus précise. Free ne dit rien là-dessus. Quand même, un bémol, la tendance est à une baisse relative de trimestre en trimestre. Cela reste très haut, mais à ce niveau, cela peut difficilement se prolonger.
Sur le fixe, c’est Bouygues qui arrive en tête et Free deuxième, SFR troisième et Orange quatrième.
A noter que Free ne donne pas d’indications sur Alice.

Haut débit
Il y a 5,711 000 millions de clients soit +275 000 (5%) sur un an et +71 000 (1,3%) sur le dernier trimestre. C’est mieux que le trimestre dernier. Free ne donne pas de détails sur la répartition entre Free et Alice. Free ne donne pas  de répartition entre l’ADSL et la Fibre.
Il y a 94,8% de clients dégroupés, soit 5,442 000 clients et donc 269 000 non dégroupés.

Mobile
Il y a 8,635 000 millions de clients, soit +595 000 clients (7,4%) sur le trimestre, ce qui est en proportion le plus petit  trimestre depuis 2 ans.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #280 le: 16 mai 2014 07:24:27 »
Quelques statistiques sur les parts de conquête sur le premier trimestre. Elles sont calculées à partir des communiqués publiés par les opérateurs Cela indique le gain (ou la perte) de nouveaux clients en ADSL et sur le très haut débit.
Globalement, c’est un encore un petit trimestre en termes de nouveaux clients. Sur 253 000 nouveaux clients, au moins 93 000 (hors Free qui reste secret) le sont sur le très haut débit, dont 47 000 pour Orange.   

Gain de nouveaux clients sur le premier trimestre 2014
Bouygues : 100 000 soit 39,5% en part de conquête.
Orange : 31 000, soit 12,2%.
Iliad : 71 000 soit 28,1%.
SFR : 43 000, soit 17,0%.
Numericable : 8 000 soit 3,2%.
Total 253 000

Gain de nouveaux clients sur l’année 2013
Iliad : 276 000, soit 30,3% en part de conquête.
Orange : 215 000, soit 23,6%.
SFR : 182 000, soit 20%.     
Bouygues Telecom : 168 000, soit 18,5%.
Numericable : 69 000, soit 7,6%.
Total 910 000

Gain de nouveaux clients sur le quatrième trimestre 2013
Bouygues : 72 000 soit 27,3% en part de conquête.
Orange : 62 000, soit 23,5.
Iliad : 60 000 soit 22,7%.
SFR : 48 000, soit 18,2%.
Numericable : 22 000 soit 8,3%.
Total 264 000

Bouygues avec ses nouvelles offres à19,99€ écrase la concurrence et retrouve des résultats identiques à ceux récoltés lord du lancement de son offre 4P. Reste à faire aussi bien sur la durée. Il y a 377 000 clients sur le très haut débit, soit 17,8% de ses clients contre 18,3% à fin   2013 et 16,1% à fin 2012. Bouygues a recruté 14 000 clients en très haut débit et 86  000 en haut débit.   

Free termine deuxième du trimestre et fait mieux que lors du deuxième semestre 2013, mais reste encore loin de ses résultats du premier semestre. Là aussi tendance à confirmer. Iliad n’a pas donné de détails sur la répartition entre Free et Alice et ce que représentait la migration des Aliciens vers Free. Iliad ne donne pas de chiffres sur le très haut débit. 

SFR termine troisième sur ce trimestre et reste sur la même ligne que sur l’ensemble de l’année 2013. Il y a 221 000 clients sur le très haut débit, soit 4,2% de ses clients contre 3,7% à fin 2013 et 2,5% à fin 2012. SFR a recruté 24 000 nouveaux clients en très haut débit et 19 000 suer l’ADSL.     

Orange termine quatrième et fait un tout petit trimestre. Mais c’est contrasté. Le bilan est négatif en ADSL avec une perte de 20 000 (une première historique ?) et un gain en très haut débit avec 47 000. nouveaux clients et 4000 sur le segment Sat. Il y a 365 000 clients sur le très haut débit, soit 3,6% de ses clients, contre 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012.

Numericable pas grand-chose à dire, sauf que c’est en dessous de ses maigres résultats de l’année 2013. Son réseau est largement sous-exploité. 

En ce qui est des offres en Quadruple Play. Orange revendique 5,163 000 millions clients Open, soit 50,9%. SFR avec son offre multi-packs 2,482 000 (53,8%) millions de clients soit 53,8%.. Bouygues ne fait plus du quadruple play son fer de lance commercial. Free ne donne pas de chiffres, mais doit tourner autour de 50% de ses clients mobiles soit 4,317 000 millions.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #281 le: 16 mai 2014 07:37:08 »
Le marché des télécoms est en fusion ! Numericable devrait racheter Virgin Mobile. C'est ce qu'annonce Le Figaro. Numericable est entré en négociations exclusives pour 325 millions d'euros. Virgin Mobile c'est 1,670 000 million de clients et 20% du marché des Mvno et 2,6% de l'ensemble du marché hexagonal. Cela ne devrait pas poser de problèmes concurrentiels.

Le quotidien Les Echos du 6 mai avait relancé l'information d'une possible vente du Mvno. Suite à une restructuration, un de ses principaux actionnaires le britannique Carphone Warehouse avait décidé de vendre ses 46 %.

L'histoire n'est pas nouvelle. Fin mars, un article du Figaro soulignait que la direction de Virgin étudiait toutes les options possibles : "une vente, un rapprochement avec un autre opérateur virtuel ou une mise en Bourse". Fin janvier, une "étude" annonçait que le rachat de Virgin Mobile par Orange aurait du sens. Virgin serait valorisé 250 millions d'euros par Oddo (La Tribune, 30/01). Les premières rumeurs datent d'avril 2012 (La Tribune, 04/2012).

Il faut se souvenir que Virgin Mobile s'était associé avec Numericable pour obtenir la quatrième licence de téléphonie mobile !

Auchan Telecom (150 000 clients) a été racheté par EI Telecom (Crédit Mutuel, ex NRJ Mobile), Carrefour Mobile (20, 30 000 clients ?) par Orange, et Simyo (180 000 clients) par Bouygues Telecom, Prixtel (200 000 clients) va racheter Zéro Forfait (50 000 clients). Selon les chiffres de l’ARCEP, à fin 2013, les Mvno représentent  10,9% du marché et ne profitent que très peu de la croissance du marché.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #282 le: 16 mai 2014 11:39:07 »
Alors que Numericable a racheté SFR et Virgin Mobile, il se pose toujours la question de l’avenir de Bouygues Telecom.

La situation financière de Bouygues
Bouygues fait la marche en tête sur les recrutements du fixe mais aux prix d’une guerre des prix qui lui mange son bénéfice. Il fait une perte de 19 millions sur ce trimestre, même si le paiement par Orange pour solder d’anciens litiges lui permet de ressortir un résultat opérationnel de 181 millions d’euro. D’autre part, la vente d'Alstom qui peut rapporter 3 milliards au groupe Bouygues et lui permette de voir venir.

Enfin, lors de la présentation des résultats du T4 2013, le communiqué - plutôt optimiste - disait : "La structure financière du Groupe est très solide. La capacité d’autofinancement est quasiment stable par rapport à 2012 et s’élève à 2,7 milliards d’euros. Grâce à la maîtrise des investissements d’exploitation nets, en baisse de 188 millions d’euros par rapport à 2012, le cash-flow libre s’améliore de 97 millions d’euros et ressort à 821 millions d’euros en 2013.

Nouveau plan d’économies
Toutefois, Bouygues vient d’annoncer un plan d’économies de 300 millions à réaliser avant 2016. Parmi les pistes envisagées figurent notamment des suppressions de postes au sein de l’opérateur, mais la direction n’a communiqué aucun chiffre, Le Figaro (12/05) annonçait qu'une source syndicale craignait un plan de licenciement de 2000 postes soit 23% des effectifs, alors que les charges du personnel pèse pour 12% dans la structure des coûts de Bouygues (La Tribune (12/05). 

Bouygues devrait nettoyer drastiquement ses offres et n’en garder qu’une dizaine, cette simplification entraînera des réductions de coûts au niveau du marketing mais aussi de l'informatique, alors moins complexe à gérer.

Pour résister à l'effet Free, Bouygues avait budgété un plan d'économies de 400 millions en 2013  (20 Minutes, 05/2013) et a réalisé (BT 02/2014) 600 millions et a déjà supprimé 542 emplois dans le cadre d'un plan de départs volontaires.

Un rachat par Orange ?
L’autre grand sujet est une possible mutualisation du réseau mobile et fixe avec Orange. Le sujet est évoqué depuis quelques semaines. L’option d’un rachat de Bouygues par Orange a même été évoquée. Sauf que le regroupement pèserait 48% de parts de marché sur le fixe et 49,4% sur le mobile. Même si le Ministre de l’Economie Ce qui devrait déplaire à l’Autorité De La Concurrence, à l’ARCEP et à la Commission Européenne.

Le 12 avril dernier, lors d'une interview (Le Figaro) Martin Bouygues déclarait : "Dans un marché à quatre opérateurs, nous savons que nous devons continuer à diminuer nos coûts et à innover fortement. Bouygues Telecom peut rester seul car il peut compter sur le groupe Bouygues, qui peut lui fournir des moyens importants pour gagner la rude bataille qui s'annonce."

Reste l’option d’un rapprochement avec Free ou d’un acteur des télécoms européens.

Quel interêt pour Orange ?
Au regard des risques anti-concurrentiels, quel serait l'intérêt d'Orange de mettre des milliards pour être obligé de revendre des clients mobiles et/ou fixes à la concurrence mais également une partie du réseau mobile ? Alors qu’Orange n'a bien sûr pas besoin du réseau fixe de Bouygues et fait quasiment jeu égal sur la 4G.
Après la mutualisation/partage/location du réseau fibre et 4G, ce serait plus souple et permettrait d'optimiser un peu plus les coûts. Cela passerait également par la revente d’une partie du réseau mobile à Free.

Orange a réagi par un communiqué ou il précise que : "qu’une consolidation du marché mobile français serait positive à long terme tant pour l’investissement que pour le consommateur » et que Orange « explore les opportunités qu’offre la recomposition en cours du paysage français des télécoms, tout en rappelant que sa position de leader lui permet une totale indépendance (...) Orange agira dans le seul intérêt de ses actionnaires, de ses salariés et de ses clients et sera particulièrement attentif à la création de valeur et aux risques juridiques d’une éventuelle opération."

Un nouveau Yalta ?
Le rachat de SFR par Numericable a entraîné un effet de domino qui ne semble pas terminé. Toutes les options sont sur la table. Le Yalta des Télécoms, c’est maintenant ! Alors un réseau autour d’un acteur puissant SFR/Numericable/Virgin et un autre plus souple autour d’Orange/Bouygues/Free ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #283 le: 19 mai 2014 07:05:35 »
Après la publication des résultats à fin mars 2014, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le haut et très haut débit.

Pour la rubrique « Autres », dans l’attente des statistiques de l’ARCEP à fin mars, ce sont les résultats à fin décembre 2013 des  statistiques trimestrielles de l’ARCEP en ôtant les chiffres publiés par les opérateurs à fin décembre. Les chiffres de Bouygues, Free, Numericable, Orange et SFR sont ceux des communiqués de presse publiés.

Sur le premier trimestre, sur 253 000 nouveaux clients, au moins 93 000 (Free ne donne pas de chiffres) le sont sur le très haut débit, dont 47 000 pour Orange.  L’année 2013 avait vu la croissance de 496 000 nouveaux clients en ADSL et de 444 000 nouveaux clients en très haut débit.
Sur les 12 derniers mois, c'est Bouygues a repassé la barre des 10% d'augmentation  de sa base clientèle, il est passé de 16,1% d'augmentation entre le T1 212 et le T1 2013 à 11,7% entre le T1 2023 et le T1 2014.
Free est passé de 8,1% sur le T1 2013 à 4,7% sur le T1 2014, SFR est entre 2 et 3,5% et Orange entre 2 et 3%, Numericable est entre 5 et 8%.   

Le total SFR + Numericable est à 25,1% du marché. Enfin, alors qu’en décembre 2013, il n’y avait eu que 940 000 nouveaux clients sur un an, la baisse se poursuit avec un total de 897 000 nouveaux clients entre fin mars 2013 et fin mars 2014. 


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #284 le: 20 mai 2014 07:08:31 »
Après la publication des résultats à fin mars 2014, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans la téléphonie mobile.

Les Mvno sont indiqués à part. Parce que seul Orange publie des résultats détaillés concernant les Mvno hébergés sur son réseau. Depuis l’arrivée de Free, SFR et Bouygues ne publient plus les résultats de leurs Mvno. SFR ne donne que ses résultats propres et Bouygues additionne ses résultats avec ceux de ses Mvno.
 
Les chiffres des Mvno sont ceux donnés par L’ARCEP lors de son récapitulatif trimestriel (Tableau II.2). Le nombre de clients de Bouygues est recalculé en fonction du nombre total hors Mvno défalqué des chiffres d’Orange, SFR et Free.



Operateurs

Bouygues continue sur sa lancée de 2013 et ne s’en sort qu’avec ses forfaits B&You et un peu de la 4G. Mais cela ne suffit plus. La réorganisation de la marque autour de B&You permettra-t-il d’inverser la tendance ? Free est vraiment à deux longueurs. A ce rythme, en nombre de clients mobiles, Free lui passe devant avant fin septembre. 

Free a dépassé les 11% du marché et est passé devant l’ensemble des Mvno. De ce coté, il ne sera plus rattrapé, Virgin Mobile devant tomber dans le giron de Numericable/SFR. Pour atteindre l'objectif affiché de 25% du marché, il va falloir à Free d'autres leviers de croissance que son forfait à 0/2€. Pour 15%, c’est bien parti. 

Orange est le seul des trois historiques à faire un trimestre positif. C’est le troisième de suite. Sur le prépayé c’est toujours la catastrophe.

SFR décroche, pour Numericable cela devrait baisser jusqu’en 2016,  Le nombre total de clients mobile serait 20,540 000 millions à fin 2014, de 20,460 000 millions, à fin 2015 et remonterait à fin 2016 à 20,480 000.
 
Offres sans engagement
B&You compte 1,876 000 clients soit 16,9% de sa base clientèle et 18,9% de ses clients avec un forfait. 
Red (chiffres du 31 décembre) compte 1,700 000 clients soit 8% de sa base clientèle et 10,1% de ses clients avec un forfait. 
Sosh compte 2,065 000 clients, soit 7,7% de sa base clientèle et 9,8% de ses clients avec un forfait. Il y a un an c’était respectivement 2,9% et 2,0%.

Mvno
Les Mvno voient leurs parts de marché stagner trimestre après trimestre. Principaux pourvoyeurs d'offres prépayés, ils sont les victimes principales des offres sans engagement. Le nombre total de clients des Mvno a été dépassé par Free. Virgin Mobile qui est le plus gros Mvno va rejoindre Numericable/SFR, ce qui va faire une perte de 1,690 000 clients sur ce segment et les 202 000 clients de Numericable qui vont être absorbé par le rachat de SFR. Qui sera le prochain sur la liste ?

Orange héberge 1,424 000 clients pour le compte de Mvno, contre 1,561 000 million au 31 décembre, 1,849 000 au 31 mars 2013 et 2,288 000 au 31 décembre 2012. C’est le seul opérateur qui donne des chiffres sur ses clients Mvno. Bouygues Telecom et SFR ne donnent pas de chiffres. Free n’en a pas.

Pour rappel, les quelques chiffres connus sur les Mvno :   
Virgin 1,690 000 millions de clients, NRJ +/- 1,2 million, LycaMobile +/- 1million, La Poste 1,000 000, Ortel 250 000,  Prixtel 120 000,  Zéro Forfait 90 000, Numericable 202 000, Budget Telecom 25 000.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #285 le: 21 mai 2014 06:59:42 »
Alors que les résultats commerciaux des opérateurs ont été publiés, un rapide point sur quelques éléments financiers permettra de se faire une idée un peu plus précise sur la situation des uns et des autres. Les montants sont exprimés en Milliards d’euros. Orange et Free ne publiant pas l’Ebitda lors de trimestres intermédiaires, ce sera juste un récapitulatif sur l’évolution du chiffre d’affaire.



Sur l’année 2012, il y avait eu un recul du chiffre d’affaire de 2,539 milliards d’euros : SFR pour 895M€, Bouygues pour 515M€ et Orange pour 1,129M€, compense par un gain d’un 1,031 milliard pour Free et de 14 millions pour Numericable. Le delta était une perte de 1,494 milliard.

Sur l’année 2013, il y avait une baisse du chiffre d’affaire total de 3,064M€, 1,413M€ pour Orange, 562M€ pour Bouygues et 1,089M€ pour SFR compensé par un gain de 594 millions pour Free et de 12 millions pour Numericable. Le delta était une perte de 2,458 milliards.

Sur le premier trimestre 2014, la perte de CA est de 469 millions. 255 millions pour Orange, 151 millions pour SFR et 63 millions pour Bouygues. C’est pas compense par Free avec un gain de 98 millions et Numericable pour 3 millions. Le delta est une perte de 368 millions.
   
A noter que le chiffre d’affaire de l’ensemble SFR, Free et Bouygues pèse moins que le chiffre d’affaire d’Orange et tout juste dépassé avec celui de Numericable.

Le détail
Bouygues Telecom, voit sur chiffre d’affaire baisser de 5,5% entre le premier trimestre 2014 et le premier trimestre 2013. A noter que Free est seulement à 80 millions derrière lui. Une paille, Les efforts commerciaux de sont en train de lui couter cher. La réorganisation de la marque ne devrait pas améliorer la tendance. Bouygues peut regagner des clients, mais l’impact sera forcément négatif sur le CA. 
Bouygues représente 11,2% en termes de parts de marché sur le CA, contre 11,7% à fin 2013 et 12,3% à fin 2012.

Free, le CA augmente de 10,8% sur un an et Free devrait bientôt dépasser Bouygues, ce qui serait un autre indicateur démontrant que Free est en train de devenir le troisième opérateur. Seul souci, l’augmentation du CA est loin de suivre la courbe de l’augmentation de ses clients. C’est certainement l’effet du forfait à 0/2€. Pour l’instant cela marche, mais quand le flux diminuera, Free devra passer à autre chose.
Free représente 10,4% en termes de parts de marché sur le CA, contre 9,4% à fin 2013 et 7,9% à fin 2012.

Numericable, le CA augmente de 0,9%. Au moins il ne baisse pas/plus. L’encéphalogramme est plat, alors que NC est seul sur son marché. 
Numericable représente 3,4% en termes de parts de marché sur le CA, contre 3,3% à fin 2013 et 3,1% à fin 2012. 

Orange France, le CA baisse de 5%, c’est un peu mieux par rapport aux périodes précédentes, mais c’est encore négatif. L’itinérance avec Free, permet à Orange de passer le cap, en cas de mutualisation avec Bouygues, cela devrait lui permettre de limiter un peu plus la casse. Au mieux la 4G stabilisera les résultats.
Orange représente 49,7% en termes de parts de marché sur le CA, contre 53,7% à fin 2013 et 50,5% à fin 2012.

SFR, le CA baisse de 5,8% et selon le business plan de Numericable cela devrait se poursuivre jusqu’en 2015 et commencer à remonter à partir de 2016 à 9,610 000 milliards.
SFR représente 25,3% en termes de parts de marché sur le CA, contre 28,3% à fin 2013 et 26,6% à fin 2012.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #286 le: 22 mai 2014 07:39:14 »
Alors qu’un rachat de Bouygues Telecom par Orange fait le buzz, il semble que l’on se dirige plutôt vers une mutualisation sur le fixe et le mobile, un rachat semblant trop compliqué à mettre en œuvre.
La Tribune  (16/05) donne quelques détails sur ce que cela pourrait rapporter un partage des réseaux : 250 millions d’économies et 200 millions de revenus additionnels. Pour Bouygues Telecom cela permettrait de lancer le plan de transformation tout en étant «protéger»  par la puissance d’Orange sur le réseau. C’est certainement le sens des derniers développements. Reste à savoir si ces actions sont conccertés. 

Mais au préalable quelques obstacles juridiques doivent être levés. 

Orange attaque l’accord entre SFR et Bouygues
Il faudra toutefois, que Bouygues se sorte de l’accord de mutualisation signé avec SFR au mois de janvier dernier. C’est le sens de la saisine par Orange (Les Echos, 30/04) de l’Autorité De La Concurrence pour dénoncer l’accord de mutualisation signé entre SFR et Bouygues au mois de janvier dernier. Orange demande que l’application de cet accord soit suspendue en attendant les réponses de l’ARCEP sur cet accord et l’avis de l’ADLC concernant le rachat de SFR par Numericable. 

C’est jouable, mais il va falloir démontrer en quoi l’accord entre SFR et Bouygues empêche la concurrence de s’exprimer et démontrer quel pourrait être l’impact immédiat pour Orange qui nécessite sa suspension. D’autant que l’ADLC était plutôt favorable à cette initiative. Intéressant à suivre. Par contre, faudrait que l’ADLC  ne tarde pas trop à rendre un avis. 

Bouygues dénonce l’itinérance entre Orange
Existe-t-il un rapport, mais Bouygues Telecom vient d’attaquer l’ARCEP devant le Conseil d’Etat. Bouygues dénonce le manque de clarté de la sortie de l’itinérance 3G qui lie Orange et Free. Vu le peu d’informations données, difficile de savoir précisément sur quoi porte la requête de Bouygues.

Pour rappel, sur la 2G, l'itinérance court jusqu’en janvier 2016, mais pour l'Autorité de la Concurrence ce sera modulable en fonction de l’état du parc : "C’est à l’aune de cette évolution qu’il conviendra d’apprécier s’il est approprié de demander à Free de réaliser la migration de son parc avant les autres opérateurs, ou si une solution d’itinérance 2G encadrée est moins susceptible de fragiliser la dynamique concurrentielle."

Pour la 3G, c’est  2018, mais c'est dénonçable par un signataire (Free et/ou Orange) à partir de 2016. Selon les termes de sa licence, Free s’est engagé à couvrir, par son réseau propre, 75% de la population dès 2015 et 90% en 2018. Il devrait donc de lui-même demander à sortir de l’itinérance au fil de l’eau.

Cette action juridique permettra-t-elle de résoudre les difficultés actuelle de Bouygues ? Pas sur quand même. Première étape : que la requête aboutisse. Sinon, une administration publique va-t-elle déjuger une autre administration publique ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #287 le: 23 mai 2014 06:53:32 »
Suite à la publication des résultats d’Orange, de Bouygues et de SFR, il est un peu plus simple de se faire une idée de l’effet Free Mobile pour ces trois opérateurs. Les départs ne correspondent automatiquement à une arrivée chez Free, car il y aussi des mouvements entre opérateurs et Mvno.
   
Après un peu plus de deux ans d’exploitation de Free Mobile, il est à noter que la tendance se confirme de trimestre en trimestre : Orange, SFR et Bouygues perdent toujours autant de clients en prépayés, sur la période, c’est quand même un débours de 4,5 millions de clients !

Pour ce premier trimestre, les solde des forfaits est toujours dans le vert et même au beau fixe pour Orange. C’est tout juste pour Bouygues et dans le rouge pour SFR. Sur le trimestre le solde est positif, après avoir été négatif lors du semestre précédent. Malgré le lancement la 4G, la situation est loin d’être solide.
Globalement, c’est toujours un solde négatif qui s‘affiche malgré un gain de près de 4 millions de forfaits. Les historiques profitent du développement du marché avec les offres sans engagement avec B&You, Red et Sosh et à l’essor du M2M.
 
Par rapport à la base clientèle au 31 décembre 2011, Bouygues, Orange et SFR ont quasiment rattrapé leurs pertes, même si ce mois-ci le mauvais élève SFR refait un peu plonger le total général par rapport au mois précédent.   


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #288 le: 26 mai 2014 07:32:05 »
Suite au rachat de Virgin Mobile par Numericable, le nouvel ensemble - une fois le rachat de SFR terminé  - pourrait peser (avec les chiffres au 31 mars) environ 31,4% du marché du mobile (28,5% pour SFR, 2,6% pour Virgin et 0,3% pour Numericable). A titre de comparaison, Orange détient 36% du marché.
Cela permettra-t-il de relancer le match pour la première place ?   
Sachant que l’avenir des Mvno n’est pas reluisant, Si le mouvement de concentration se poursuit, La Poste Mobile (qui est hébergé par SFR) et son million de clients pourrait également être une cible pour le nouvel SFR. 

Virgin Mobile pour quoi faire ?
Selon les premières rumeurs Virgin Mobile pourrait devenir la marque low-cost et sans engagement de la nouvelle entité, resterait à savoir ce que deviendrait Red et Joe Mobile. Le premier revendique 1,700 000 clients au 31 décembre et vient d’être relancé par SFR. L’opérateur au carré rouge n’a jamais donné de chiffres concernant Joe Mobile.
Sur ce créneau du sans engagement, au 31 mars, Sosh compte 2,065 000 clients, soit 7,7% de sa base clientèle et 9,8% de ses clients avec un forfait. Il y a un an c’était respectivement 2,9% et 2,0%. B&You compte 1,876 000 clients soit 16,9% de sa base clientèle et 18,9% de ses clients avec un forfait. Red (chiffres du 31 décembre) compte 1,700 000 clients soit 8% de sa base clientèle et 10,1% de ses clients avec un forfait.

Numericable et Bouygues
Alors que Bouygues semble vouloir se séparer du nouvel ensemble,  Numericable a annoncé (Le Figaro, 20/05) qui ne rachèterait pas Bouygues Telecom : "Aujourd'hui, nous nous consacrons aux accords conclus récemment, cela me semble largement suffisant à ce stade".
Numericable souhaite garder les liens commerciaux avec Bouygues, car les partenariats existants sont nombreux : la mutualisation du réseau mobile signée entre Bouygues et SFR, pour Numericable le contrat de MVNO 3G avec Bouygues (facilement remplaçable quand même), pour Bouygues la location du réseau de Numericable pour les offres très haut débit.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #289 le: 27 mai 2014 07:32:16 »
Ce tableau mesure par opérateur, les gains de nouveaux clients en évolution annuelle (T1 2014/T1 2012) et ce que cela représente en part de conquête. Cela permet de voir un peu plus précisément les tendances sur le moyen terme.

Ce sont les chiffres exprimes en milliers pour le haut et très haut débit. 



Bouygues Telecom retrouve des couleurs et prend la deuxième place en part de conquête sur les douze derniers mois. Résultats à confirmer. 

Free continue de capitaliser grâce à son offre mobile, mais baisse de trimestre en trimestre. C’est un atterrissage en douceur, même si cela reste à un bon niveau, la tendance est claire. Free a perdu 10 points en un an. Bouygues est juste derrière.
   
Orange se maintient dans sa moyenne basse et n’arrive pas à décoller, malgré de bons recrutement en très haut débit, ceux sur le haut débit sont en berne.

SFR retrouve sa dernière place après un timide rebond.

Méthodologie
Comment lire ce tableau ?
Par exemple, entre le T1 2014 et le T1 2013, Orange a gagné 205 000 nouveaux clients, ce qui représente un gain de 2,1% de sa base clientèle sur la période et représente 24,0% en part de conquête cumulée sur cette même période. Pour les quatre FAI, il y a eu un gain de 853 000 nouveaux clients entre le premier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #290 le: 27 mai 2014 19:54:55 »
L'ARCEP vient de publier un communiqué dans lequel il est indiqué que pas moins de cinq enquêtes administratives viennent d'être ouvertes par le régulateur des télécoms. Il y en a pour l'ensemble des opérateurs !
L'ARCEP rappelle : "A ce titre, elle dispose d'un pouvoir de sanction, récemment rétabli par l'ordonnance du 12 mars 2014 (après la censure par le Conseil constitutionnel, en juillet 2013, de la disposition législative antérieure). Elle pourra le mettre en œuvre dès que le décret d'application sera entré en vigueur. Elle dispose également du pouvoir de mener des enquêtes administratives."

Par ordre de citation (d'importance ?) :

1/Enquête ouverte à l'égard de la société Free Mobile concernant le déploiement de son réseau mobile 3G
"l'Autorité a décidé l'ouverture d'une enquête afin de s'assurer que Free Mobile met en œuvre tous les moyens nécessaires à l'atteinte de son obligation et d'évaluer la réalité d'éventuels obstacles au déploiement."
2/Enquête ouverte à l'égard des sociétés Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR, relative au déploiement de la 3G en zone rurale
3/Enquête ouverte à l'égard de la société SFR concernant le déploiement de son réseau mobile 3G
4/Enquête ouverte à l'égard d'Orange concernant la qualité de service des offres régulées destinées au marché entreprise
5/Enquête ouverte à l'égard d'Orange concernant la qualité du service universel

Il faut rappeler que c'est une enquête et que l'ensemble des aspects sera examiné. Ce ne sera ni à charge, ni à décharge.
A suivre donc...
« Modifié: 27 mai 2014 21:02:47 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #291 le: 28 mai 2014 07:52:31 »
Stéphane Richard a été réélu PDG d'Orange pour un mandat de 4 ans. Il a déclaré devant les actionnaires : "Nous travaillons d’ores et déjà à la feuille de route pour les prochaines années qui débouchera dans 6 mois sur un nouveau plan stratégique"

Auparavant (Les Echos, 27/05), il était revenu sur les rumeurs de rapprochement avec Bouygues : "En France, il n'y a pas de place pour 4 opérateurs avec 4 réseaux indépendants. Le secteur doit se recomposer après l'opération SFR-Numericable. Les discussions se concentrent autour de Bouygues. Je pense que nous sommes prêts à jouer un rôle si nous trouvons un intérêt pour nos clients, nos salariés ou nos actionnaires. Il y a un certain nombre d'actifs de Bouygues qui permettraient de renforcer notre stratégie, par exemple son réseau, ses fréquences ou encore sa base clients assez large ainsi que les ressources humaines."

C'est la même tonalité que le communiqué d'Orange du 15 mai : "qu’une consolidation du marché mobile français serait positive à long terme tant pour l’investissement que pour le consommateur » et que Orange « explore les opportunités qu’offre la recomposition en cours du paysage français des télécoms, tout en rappelant que sa position de leader lui permet une totale indépendance (...) Orange agira dans le seul intérêt de ses actionnaires, de ses salariés et de ses clients et sera particulièrement attentif à la création de valeur et aux risques juridiques d’une éventuelle opération."

Reelle volonté de placer Orange au centre de la recomposition du paysage ? Volonté de faire monter les prix en cas de deal entre Bouygues et Free ? Pour le moment l'hypothèse la plus probable pourrait être la mutualisation/partage/location du réseau fibre et 4G, ce serait plus souple et permettrait d'optimiser un peu plus les coûts. Cela passerait de toute façon par la revente d’une partie du réseau mobile de Bouygues à Free. 


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #292 le: 28 mai 2014 10:56:56 »
A l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires, deux syndicats la CFE CGC et l’ADEAS (Association de Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat Salariés) sont intervenus (Zdnet, 27/05) pour demander la suspension des versements des dividendes pour 3 ans.
Selon eux, ce sont "les cessions d’actifs et les suppressions de postes qui permettent à Orange de verser chaque année ces dividendes. Autant d'argent qui n'est réinvesti au profit du développement de l'opérateur.".

Il faut également rappeler qu’en 2013 Orange a réduit ses coûts de 929 millions d’euros dont 798 millions pour la France. L’objectif pour 2013 était une réduction de 600M€ dont 440M€ pour la France. Chez Orange, d'ici à 2020, près de 30 000 départs à la retraite sont prévus (soit un tiers de l'effectif total) et seul un sur trois sera remplacé. A fin 2015, 14 000 personnes pourraient avoir quitté Orange France, pour 4000 recrutements. L’accord temps partiel des seniors tourne à plein également.   

Le dividende par action est passé de 1,40 à 0,80 euros depuis 2012, et le vote d’hier devait le fixer à 0,60 euros pour l’année 2014. Un des principaux bénéficiaire est l’Etat actionnaire à 27% et le budget de la Nation : pour 2013, 556 millions ont été versés. En 2012, c’était 700 millions et près d’un milliard en 2011. La baisse à 0,80 euros avait permis une économie globale de 1,5 milliard. Cela devrait être un peu plus avec celle-ci.

C’est clair que malgré la baisse du chiffre d’affaire, la priorité doit aller aux investissements et à l’allègement de la dette.
« Modifié: 28 mai 2014 11:02:28 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #293 le: 29 mai 2014 07:08:24 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres provisoires concernant le très haut débit. Ils sont arrêtés à fin mars 2014.
Pour l’ARCEP : "Ils sont établis à partir des données transmises par les principaux fournisseurs d’accès complétées le cas échéant par l’estimation des non-réponses".



Hors FTTH
Hors FTTH, le nombre total d’abonnements est de 1,580 000 abonnements dont 377 000 pour Bouygues et 1,049 000 pour Numericable, soit une part de marché de 90,2%. Par défaut, le VDSL2 pourrait représenter au maximum 154 000 abonnements. Mais, il n'y a pas de statistiques sur ce segment.

FTTH
Orange annonçait avoir atteint 365 000 clients pour un total de 640 000 abonnements comptés par l’ARCEP, soit une part de marché de 57% (59,1% pour le T4, 58,7% pour le T3, 57,6% pour le T2 et 56,4% sur le T1 et 56,0% au T4 2012. SFR compte 221 000 clients, soit une part de marché de 34,5% (36,5% pour le T4).

En défalquant Orange et SFR des abonnements FTTH recensés par l’ARCEP, il reste 54 000 abonnements, soit une part de marché de 8,4%. A se partager donc entre les autres opérateurs, soit sur cette technologie, essentiellement Free et de petits opérateurs locaux.

Lors du trimestre précédent, les chiffres provisoires étaient de 24 000 abonnements, soit une part de marché de 4,4%. L’ARCEP a révisé ses chiffres et le total est passé de 540 000 à 558 000.
Cela n’affecte que le delta « autres » qui était donc à 42 000 et non 24 000. Cela ne bouleverse pas globalement les équilibres : Orange est à 57,1%, SFR 35,3% et donc les autres opérateurs 7,5%.

Récapitulatif sur le très haut débit 
- Numericable, 1,049 000 million d’abonnements soit 47,2% du total (50,3% au T4, 55,2 au T3, 56,8% au T2), 
- Bouygues Telecom, 377 000 soit 17,0%(17,6% au T4, 18,1% au T3, 18,1% au T2),
- Orange, 365 000 soit 16,4%(15,4% au T4, 14,8% au T3, 13,5% au T2),
- SFR, 221 000 soit 9,9% (9,5 % au T4, 7,6% au T3, 7,1% au T2),
- Autres (dont Free) 208 000 soit 9,4% (7,1% au T4, 4,3% au T3, 4,5% au T2).
Total : 2,220 000 millions d’abonnements.

A noter, la montée en charge de SFR, le tassement de Bouygues Telecom. Orange gagne régulièrement des parts de marché et devrait passer assez rapidement devant Bouygues. Numericable est en chute libre alors qu’il est quasiment seul sur son réseau. Il devrait souffrir lorsque son réseau sera dégroupé.

Au total, sur les 12 derniers mois, l’augmentation est 506 000 clients (Vdsl2 estimé au maximum à 154 000) soit une augmentation annuelle de 29,5% pour 245 000 abonnements hors FTTH.
Pour le FTTH, c’est une augmentation annuelle de 261 000 abonnements, soit 68,8%. Sur ce total,  Orange représente 159 000 abonnements, soit une part de conquête de 60,9%.

Demain, un point sur le haut débit.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #294 le: 30 mai 2014 07:21:28 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres provisoires concernant le haut et le très haut débit. Ils sont arrêtés à fin mars 2014.

Méthodologie
L’ARCEP prend en compte le nombre d'abonnements haut et très haut débit sur réseaux fixes et cumule les abonnements xDSL, câble, fibre optique, BLR, satellite et wifi. A la fois la clientèle "grand public" et "entreprise" et couvre la métropole et les DOM.
"Les chiffres sont établis à partir des données transmises par les principaux fournisseurs d'accès, complétées le cas échéant par l'estimation des non-réponses. Les données publiées sont arrondies. Les évolutions commentées tiennent naturellement compte du degré de précision des données."



Le récapitulatif calculé avec les chiffres publiés par les opérateurs.  La catégorie « autres » est calculé en prenant le total ARCEP défalqué des totaux publiés par les  opérateurs : Orange, Free, SFR, Bouygues et Numericable.
On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM comme SRR, les opérateurs professionnels et les  opérateurs locaux. 



Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 4,0%, mais ce taux est en déclin depuis de nombreux trimestres. Il était de 5,1% il y a un an. Toutefois, un secteur qui dégage encore 4% de croissance annuelle (en volume), ce n'est pas si mal...

A noter que la croissance sur les douze derniers mois est encore en dessous du million avec 980 000 nouveaux abonnements dont 476 000 en haut débit et 506 000 en très haut débit.
Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 294 000 nouveaux clients dont 140 000 en haut débit et 154 000 en très haut débit, soit 52,3% des recrutements contre 78% pour le trimestre précédent. C’est donc un relatif petit trimestre en ce qui concerne le très haut débit.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #295 le: 02 juin 2014 06:55:51 »
Le rachat de SFR par Numericable va-t-il remettre en cause les investissements prévus dans le très haut débit par SFR ? Ceux-ci doivent s’insérer dans le plan gouvernemental France Très haut débit et la puissance publique aura forcément son mot à dire sur les futures orientations du nouvel ensemble.

De fait, un changement entraînerait certainement une réorientation du principal « fibreur » : Orange. Pour rappel, ce Plan Très Haut Débit prévoit de couvrir tout le territoire en 2022, à plus de 80% en fibre optique.

Numericable s'est engagé à respecter l’accord signé entre SFR et Orange en 2011. Cet accord prévoit que SFR doit raccorder 2,3 millions de logements et Orange 7,5 millions. Par contre le problème se pose sur 182 communes ou Numericable devrait plutôt investir sur du câble modernisé. Pour le Directeur du Plan débit cela n’est pas forcément un blocage, car il est probable que dans le cadre de l’examen par l’Autorité De La Concurrence, ces communes soient récupérées par Orange ou par des collectivités locales.

Concernant ses investissements dans les réseaux publics, le nouveau groupe s’est engagé à les maintenir. Pour le rachat de SFR, dans une lettre à Fleur Pellerin (ex ministre à l’Economie Numérique), Numericable s'était engagé sur un investissement de 50 millions par an. 

Mi-mai, lors d’un colloque sur le très haut débit organisé par l'Avicca (association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel), la nouvelle secrétaire d'Etat au Numérique Axelle Lemaire a déclaré que : "le plan France Très haut débit s'appuie sur toutes les technologies. La fibre optique est la priorité mais il y a la montée en débit sur le cuivre, la 4G, le satellite..."». Par THD, le gouvernement entend une ligne d’au moins 30 Mbps.

Les risques sont donc réels de voir le Plan très haut débit revu à la baisse et réorienté vers les zones très denses.
A suivre…

Sources: : La Tribune (13/05), La Tribune (09/04).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #296 le: 03 juin 2014 06:41:07 »
Netflix devrait « débarquer » en France pour la rentrée de septembre. Pour raisons fiscales, le service serait domicilié hors de France : dans un premier temps au Luxembourg, puis aux Pays-Bas.
A ce jour, il ne semble pas que le service soit repris par une box d’un FAI. Mais selon Electron Libre : "Le service pourrait d’abord être lancé uniquement via internet puis, dans un second temps, sous forme d’une option aux offres des opérateurs ADSL ou câble, via leur box. Mais les négociations achoppent sur les tarifs, car Netflix ne proposerait aux opérateurs qu’une commission de 10%, alors que le tarif habituel va jusqu’à 30%.".

Lors d’un colloque organisé par NPA Conseils le 13 mai, Orange s’est exprimé sur le sujet et semble assez serin.

   

Pour être distribué correctement, Netflix va devoir passer un deal avec un FAI, sauf que SFR/Numericable est lié à Vivendi et donc Canal+ et CanalPlay, Bouygues Telecom est lié à TF1, Orange est propriétaire d’OCS, et Free ne veut déjà pas payer pour Youtube…
 
Rien d’urgent pour le moment et un accord avec un ou des opérateurs dépendra de la réussite de Netflix. La concurrence va être rude et se jouera sur la profondeur du catalogue. Par contre si le succès est là, nul doute que le tarif Netflix deviendra la référence.

Parallèlement, la chronologie des médias (temps de diffusion d’un film après sa sortie en salle pourrait être modifiée. Pour un abonnement, cela pourrait tomber de 36 mois à 18, le paiement à l’acte pourrait quasiment disparaître si le film n’a pas eu de succès en salle.
Actuellement, après sa sortie en salle, l’exploitation d’un film à la tv est : de 4 mois pour la vidéo à la demande à l'acte, 10 mois pour Canal+ (quand la chaîne a préfinancé le film), 36 mois pour les offres de VOD par abonnement (SVOD) comme CanalPlay ou FilmoTV.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #297 le: 04 juin 2014 07:00:56 »
Suite au rachat de SFR par Numericable, la Commission des Affaires Economiques du Sénat a entamé un tour d’horizon des opérateurs afin de faire le point sur ce dossier mais aussi sur les autres sujets d’actualité. Le 21 mai dernier, Stéphane Richard y est revenu sur la faisabilité d’un rachat de Bouygues par Orange. Pour lui, il n’existe que Free ou Orange pour racheter !

Pour lui un rachat poserait bien sur des problèmes de parts de marché, mais Orange proposerait de céder certains bases de clients afin que le nouvel ensemble pèse 40% dans le mobile (contre 50% avec l’ensemble) et 45% sur le fixe (contre 48% avec l’ensemble).

Manifestement, l’étude est déjà assez approfondie, car il déclare : "nous essayerions de répondre par anticipation sur les remèdes. L'essentiel de la question porte sur le réseau. Il y a un acteur tiers dont l'intérêt naturel est de s'asseoir à la table". L’acteur est bien sur Free qui pourrait ainsi s'offrir une partie du réseau de Bouygues...

Stéphane Richard est revenu sur le sujet lors d’une interview à BfmTv (28/05) : "Il y a urgence, après ce qui s'est passé autour de SFR et donc l'opération avec Numericable, c'est dans les prochaines semaines que les choses doivent se décanter (...) Si quelque chose doit arriver c'est certainement dans les semaines qui viennent que cela arrivera".

Pour un opérateur qui n’est pas intéressé, Stéphane Richard intervient beaucoup. Bref, Orange n’est pas demandeur, mais est prêt. Après le rachat de SFR par Numericable, le Yalta des télécoms est en marche et tout le monde aura sa part.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #298 le: 05 juin 2014 06:58:57 »
Brèves du sport business et des médias - N° 73
La publication des résultats de Vivendi permet de faire le point sur la situation de Canal+.



Les chiffres sont exprimés en milliers.
* (Le Figaro, 21/02)
** (Electron Libre, 25/02).

Le nombre total de clients baisse de 96 000 sur le trimestre, soit une baisse de 1,0% et de 100 000 sur un an, soit également 1%.
Canal Play compense la baisse des clients professionnels et collectifs. Le nombre de clients individuels s’effrite de 54 000 sur le trimestre soit 0,88%. Sur un an, cela ne bouge pas.

Au 31 mars 2014, le portefeuille total des abonnements individuels et collectifs à CANAL+ (France Métropolitaine, DROM-COM et Afrique) s’élève à 5,6 millions d’abonnements, en croissance de 63 000 abonnements par rapport à fin mars 2013. Communiqué Canal+.
 
Du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), beIn Sports serait à 1,9 million de clients, OCS à 2 millions et VideoFutur comptait 20 000 clients fin février et pour le moment Netflix est à 0.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #299 le: 05 juin 2014 12:12:19 »
Concernant le rachat de Bouygues Telecom par Orange, du coté d'Orange, le dossier est pris au sérieux. Le Figaro (04/06) annonce qu'Orange a mandaté deux banques : Lazard et Crédit Suisse pour étudier la faisabilité de la chose.
L'opération pourrait être de 6 milliards d'euros. A ce jour : "Les deux parties ne négocient pas activement pour le moment mais les discussions sont toutefois réelles et l'opération est une évidence pour Orange s'il parvient à la mener à bien. Les synergies potentielles sont énormes".

La Tribune (05/06) rapporte des propos "off" de membres de la Direction d'Orange concernant un éventuel rachat de Bouygues Telecom.

Du coté des "pour", il s'agit de ne pas laisser l'initiative du rachat à Free et au pire de faire monter les prix, si c'est Free qui devait racheter Bouygues. L'argument principal est :  "faut-il regarder le dossier Bouygues ou subir la consolidation ?". Concernant le prix, avantage Orange qui pourrait proposer jusqu'à 6 milliards contre 4 milliards pour Free.

Enfin, selon La Tribune qui cite La Lettre de l'Expansion : "Orange aurait tâté le terrain à Bruxelles et la Commission ne serait pas fermée à l'idée d'une fusion avec Bouygues Telecom..
Avec des contreparties extrêmement importantes et c'est ce qui l'emporte du coté des "contre" : "Il n'y a jamais eu de consolidation autour du leader. Quand je vois les remèdes demandés par la Commission européenne en Irlande, je n'y vois pas un encouragement pour nous."

Verre à moitié vide ou à moitié plein ?