Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #150 le: 01 février 2014 05:52:52 »
Suite aux dernières rumeurs de rachat de SFR par Numéricable, l'actuel pédégé de SFR a démenti une nouvelle fois toute alliance avec Numéricable : "Nous n'avons pas besoin d'une autre alliance que celle annoncée cet après-midi (avec Bouygues Telecom)" (Le Figaro, 31/01).

Pour rappel, SFR devrait se séparer de Vivendi et rentrer en bourse vers la fin du premier semestre 2014. Reste que le rachat de SFR par Numericable peut se faire par dessus la tête de la direction de SFR, en cas d'accord direct entre Vivendi et Numéricable, SFR sera le dernier informé.
Faut-il rappeler que Numéricable loue son réseau de Fibre Optique à Bouygues et que ce dernier loue le réseau 3G de Bouygues ainsi que le réseau 4G de SFR. Le monde est petit...

D'autre part, en attendant une éventuelle réplique d'Orange et de Free à l'accord de mutualisation partielle entre SFR et Bouygues Telecom, une "étude" annonce que le rachat de Virgin Mobile par Orange aurait du sens. Virgin est valorisé 250 millions d'euros par Oddo (La Tribune, 30/01). L'hypothèse avait déjà été évoqué en avril 2012 (La Tribune, 04/2012). Hier comme aujourd'hui, le prix du client Virgin est estimé à environ 150€...

2014 devrait être une grosse année de consolidation dans le secteur des télécoms.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #151 le: 03 février 2014 07:25:41 »
Combien de clients pour beIN Sport et Canal+ ? Pas facile de connaitre le nombre de clients dans la télévision payante. Ce sont des secrets industriels bien gardés.
A titre de comparaison, le bouquet OCS compterait 1,600 000 clients à fin septembre 2013.     

beIN Sports
BeIn Sport a annoncé officiellement avoir dépassé 1,5 million d’abonnés. C’est ce qu'annonçait le Directeur Général de la chaine au Figaro (23/10). Depuis il n'y pas eu de chiffres publiés. 

Canal+
Après une perte de 80 000 clients en 2012, la chaine aurait perdu (Bfm tv, 29/08) 350 000 clients entre juin 2012 et juin 2013. Le quotidien Le Monde indique qu’il y aurait 6,500 000 clients au bouquet Canal+.

Globalement Canal+ France (avec Canal+ Afrique et Canal Play) comptait 11,278 000 clients au 30 septembre. En retranchant es clients Afrique (+/- 1 million) et Canal Play (196 000), cela donne un total Bouquet Canal +CanalSat de 10,082 000 millions.

En reprenant le chiffre de CanalSat publié par BfmTv (18/10), soit 3,890 000 millions, cela donne 6,192 000 millions de clients pour le seul bouquet Canal+. Ce chiffre était de 6,154 000 en février 2011.
La fourchette pourrait se situer en 6,500 000 et 6,154 000 millions de clients.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #152 le: 04 février 2014 07:05:36 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°73
 
Virgin Mobile
A fin décembre 2013, Virgin Mobile revendique 1,689 000 clients. 353 000 (20,9%) sont des clients en prépayés 1,337 000 (79,1%) sont des clients abonnés.
Par rapport à mars 2013, c’est une perte de 39 000 clients. A cette date, 365 000 (21,1%) étaient des clients en prépayés et 1,364 000 (78,9%) étaient des clients abonnés.
Sur 12 mois, c’est une perte de 111 000 clients, soit une baisse de 6%, dont 67 000 clients en post-payés (ou forfaits).
 
En 2012, le nombre total de clients était de 1,800 000, dont 1,404 000 (78%) abonnés et 396 000 (22%) en prépayés. Sur les douze derniers mois Virgin a perdu 71 000 clients, dont 40 000 abonnés et 31 000 prépayés.
En 2011, le nombre total était de 1,998 000 clients, dont 1,366 000 (68,4%) clients avec un abonnement et 632 000 (31,6%) en prépayés.

En deux ans Virgin a perdu 308 000 clients (15,4%), dont 29 000 (-2,1%) clients avec un abonnement et 279 000 (44,1%) clients en prépayés, ce qui fait qu’en proportion, Virgin a plus d’abonnés. Toutefois le deuxième. La 4G va-t-elle permettre à Virgin de se relancer ? 
Virgin ne donne pas de chiffres sur ses clients en quadruple-play.     

La Poste Mobile
A fin janvier, La Poste Mobile a franchi le du million de clients. La Poste Mobile est une coentreprise entre Le Groupe La Poste (51%) et SFR (49%). 

Pour rappel, les quelques chiffres connus sur les Mvno :   
Virgin 1,690 000 millions de clients, NRJ +/- 1,2 million, LycaMobile +/- 1million, La Poste 1,000 000, Ortel 250 000,  Prixtel 120 000,  Zéro Forfait 90 000, Numericable 120 000, Budget Telecom 25 000.

Pour l’ARCEP e tau troisième trimestre 2013, il y avait 7,877 000 millions de clients qui avaient souscrit à un service mobile auprès d’un Mvno, soit une hausse 15 000 (+0,2%) sur le trimestre au lieu de 151 000 (1,9%) sur le T2, d’une hausse de 27 000 (+0,4%) au T1 2013 et de +73 000 (0,9%) au T3 2012. Les Mvno représentent 10,8% du marché total sur ce trimestre, au lieu de 10,9% soit le même chiffre qu'au T1, et de  11,3% au T3 2012 !   
Les Mvno représentent 41% du marché du prépayé contre 44% au T2 2013, 40,3% au T1 2013 et 39% au T3 2012.

Orange
Voilà une nouvelle qui est bonne et il n’était que vraiment temps. Orange va enfin faire profiter de sa présence à l’international et proposer à ses clients premium le roaming 3G dans les pays européens.

Dans un premier temps c’est une offre pour la France mais qui sera étendue sur les forfaits premium des clients Orange des pays européens où le groupe est présent (Espagne, Pologne, Belgique, Roumanie, Slovaquie et Luxembourg) au cours de l'année 2014. Orange proposera également à partir de février la possibilité pour ses clients voyageant en Grande-Bretagne, au Portugal et en Corée du sud d'utiliser le roaming 4G.

Pour la 3G, cela aurait dû être fait depuis longtemps ! Les opérateurs français ont tous annoncé en ce début d'année 2014 des offres avec roaming européen inclus, devançant ainsi les demandes de l'Union européenne qui souhaite voir disparaître les frontières dans l’utilisation de son Smartphone.
Reste à étendre cette offre à l’ensemble des pays ou la marque Orange est présente.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #153 le: 05 février 2014 06:58:29 »
Les diverses cérémonies des vœux se terminent. Au-delà des déclarations un peu trop tonitruantes des uns et des autres, voir du remake «du Bon, de la Brute et du Truand» que se livrent l’ARCEP, Arnaud Montebourg et Xavier Niel, c’est l’occasion de voir quelles seront les lignes directrices de ces prochains mois.

du coté de L’ARCEP
L’ARCEP se félicité de la baisse des prix car cela aide les ménages modestes. Pour le régulateur, cette baisse n’est pas spécifique à la France. Le président de l'ARCEP préfère la mutualisation des réseaux à une fusion entre opérateurs télécoms français qui impliquerait des pertes d’emplois et une hausse des tarifs.

D’autre part, le gouvernement a transmis au Conseil d'État un projet d'ordonnance afin de permettre à l'ARCEP de retrouver son pouvoir de sanction.  Le gouvernement a prévu "d'inscrire dans la loi la possibilité de mettre en demeure et de sanctionner un acteur par anticipation si elle considère qu'il ne respectera pas ses obligations". L'actuel président verra-t-il son mandat renouvelé dans un an ?

Du coté du Gouvernement
Bercy estime que le Pouvoir politique a abandonné trop de compétences à l’ARCEP et souhaite reprendre la main et contrôler ainsi les conséquences tant sociales que celles au niveau des investissements qu’impliquent l’attribution de futures fréquences comme celles sur le 700Mhz.
Le Gouvernement veut donc obliger l’ARCEP à veiller à la trajectoire d’investissement. Là, c’est Free qui est dans le viseur.

L’exécutif veut reprendre l’initiative, grâce au volet télécoms, d’un projet de loi numérique qui sera présenté cet été.  "La loi définira plus clairement son rôle d’Etat stratège en matière de fréquences, notamment dans la phase de préparation des appels à candidatures, lorsqu’il s’agit de définir les contreparties attendues des opérateurs", a déclaré Fleur Pellerin lors de la cérémonie des vœux à l’ARCEP.   

Arnaud Montebourg a déclaré lors de la cérémonie des vœux de la FFT que les régulateurs avaient imposé trop de concurrence et qu’il était temps que le politique reprenne la main afin de faire de la politique industrielle. Comme prévue par l'avis de mars 2013 par l'Autorité De La Concurrence, Il a demandé l'établissement d'un calendrier de fin de l’itinérance dont bénéficie Free, afin d’inciter (enfin ?) ce dernier à investir massivement dans son réseau tant en quantité qu'en densité.   
Mais là, c’est un autre jeu qui se joue. L’accord de mutualisation entre Bouygues et SFR va rabattre les cartes et pourrait pousser Free un peu plus dans les bras d’Orange.   

Finalement, ces cérémonies de voeux a été assez agitée, mais l'année 2014 devrait être relativement animée dans le secteur des télécoms.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #154 le: 06 février 2014 07:09:33 »
La marque France Télécom a complètement disparue pour se transformer en marque Orange au mois de mai dernier. Mais pour quel avenir ? Dans un premier temps, retour sur quelques dates qui permettent d’appréhender un peu mieux le passé afin de se projeter avec quelques bases.

Première partie : quelques dates

1991
Janvier: Naissance officielle de France Télécom qui devient un établissement public à gestion autonome, à partir de l’ancienne Direction Générale des Télécommunications.

1996
Décembre: France Télécom devient société anonyme. Ce changement de statut s’accompagne de deux restrictions: le personnel reste fonctionnaire et l’Etat doit conserver la majorité du capital.

1997
Octobre: Première ouverture du capital. L’Etat vend quelque 25%, dont 20% en Bourse. Quelque 3,8 millions de particuliers souscrivent à l’opération, d’un montant de 42 milliards de francs (6,4 milliards d’euros).

1998
Novembre: L’Etat met en vente une nouvelle tranche (12 à 13%) du capital de l’opérateur, ramenant sa participation à un peu plus de 62%.

2000
Mai: France Télécom acquiert l’opérateur mobile britannique Orange et devient le n° 2 européen dans ce secteur d’activité. La part de l’Etat français descend à 54%.

2001
Février: Orange est introduit en Bourse à Paris et à Londres.
Juin: France Télécom fusionne ses activités mobiles (Itineris) avec celles d’Orange.

2002
Automne: l’entreprise, endettée à hauteur de 70 milliards d’euros, entame un plan de redressement qui prévoit notamment 15 milliards d’euros d’économies en interne d’ici 2005. Le PDG, Michel Bon, cède sa place à Thierry Breton.

2003
Mars: France Télécom lance une augmentation de capital de 15 milliards d’euros. L’Etat détient à l’issue de l’opération, directement et indirectement, 58,89% du capital.
Septembre: l’opérateur lance une offre publique d’échange (OPE) sur la participation de 13,7% qu’il ne détient pas dans Orange.
Décembre: adoption de la loi qui autorise l’Etat à descendre sous le seuil de 50% du capital.

2004
Février: France Télécom annonce le rachat des minoritaires de sa filiale internet Wanadoo.
Avril: retrait de la cotation d’Orange, après une offre public de retrait (OPR) au cours de laquelle les actionnaires ont été indemnisés en numéraire.
Septembre: l’Etat fait passer sa part sous le seuil symbolique de 50%.

2005
Février: Didier Lombard succède à la tête du groupe à Thierry Breton, nommé ministre de l’Economie et des Finances. Mise en place du plan «NExT».
Juin: Nouvelle cession de parts de l’Etat qui ne détient plus que 34,9% du capital.

2006
Orange devient la marque unique de France Télécom pour l’internet, la télévision, le mobile et tous les services numériques.

2007
Fin de la minorité de blocage de l’Etat, dont la participation tombe à 26,9%.

2010
Mars: une vague de suicides plonge France Télécom dans une crise sociale qui pousse vers la touche Didier Lombard. Ce dernier conserve la présidence mais abandonne les rênes opérationnelles à Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, qui devient directeur général du groupe.

2011
Mars: Stéphane Richard devient PDG.

Source : Les Echos (05/2013).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #155 le: 07 février 2014 07:01:31 »
Quelques chiffres sur Orange. Une série qui va permettre de faire ressortir quelques chiffres tirés du document de référence 2012 et qui a été publié en mai 2013 (document légal et annuel qui est publié lors de la présentation des comptes).

Huitième partie : l’Espagne
Après la Pologne, même chose pour l’Espagne, un autre grand pays européen ou Orange est présent. Les chiffres sur l’internet haut débit et la téléphonie mobile sont bien détaillés. Dans les deux secteurs, Orange gagnent des parts de marché.
A fin 2013, Orange est devenu numéro 2 en Espagne et réalise 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Il totalise 14 millions de clients dans le fixe et le mobile soit 22% de parts de marché.

Internet haut débit


Dans son document, Orange donne quelques explications : 
"Le marché de l’internet est dominé par cinq principaux acteurs qui représentent plus de 90 % du marché, avec des parts de marché respectives de 49,1 % pour Telefonica, 14,0 % pour Ono, 12, 3 % pour Orange, 11,7 % pour Jazztel et 6,8 % pour Vodafone.
En 2012, la part de marché de Jazztel a progressé de 1,5 point, celle d’Orange de 0,8 point, au détriment de Telefonica, Vodafone et ONO, dont les parts de marché ont respectivement perdu 0,8 point, 0,9 point, et 0,5 point
.".

Téléphonie mobile


Dans son document, Orange donne quelques explications :
"Le marché est dominé par trois principaux opérateurs qui représentent 84,3 % du marché, avec des parts respectives de 36,2 % pour Telefonica, 26 ,5 % pour Vodafone et 21,5 % pour Orange. La part de marché de Yoigo (Telia Sonera) a été de 6,3 % et celle des MVNO, dont la clientèle se concentre essentiellement sur les segments à faible valeur, les clients prépayés, et les segments ethniques, de 9,4 %.
En conclusion, les MVNO, Orange et Yoigo ont ainsi augmenté en 2012 leur part de marché de 2,6 de 1,2 et de 1,1 points respectivement, tandis que Telefonica perdait 3,2 points et Vodafone 1, 8 point.
"

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #156 le: 10 février 2014 07:14:32 »
L’accord de mutualisation entre SFR et Bouygues Telecom devrait permettre de faire des économies de 300 millions d’euros. 200 pour SFR et 100 pour Bouygues, mais pas avant 2017, une fois le regroupement effectué (La Tribune, 03/02). 
Poue rappel, ce réseau se déploiera sur une zone correspondant à 57 % de la population, "soit l'ensemble du territoire en dehors des 32 plus grosses agglomérations de plus de 200 000 habitants et des zones blanches".

Afin de ne pas être retoqué par l’Autorité De La Concurrence et l’ARCEP, l’accord prévoit la possibilité à d’autres opérateurs d’y entrer. Bien sur, on pense à Free qui avait fait savoir publiquement et assez fortement qu’il était intéressé. Menaçant tout de même d'avoir de faire valoir ses droits devant les juridictions compétentes : "Nous ne voulons pas gêner Bouygues et SFR dans leurs discussions, mais nous ne voulons pas non plus être exclus pour de mauvaises raisons. La mutualisation peut déséquilibrer le marché si elle laisse un acteur de côté.".

Sauf que le pédégé de Bouygues Telecom a déclaré que : "L'accord n'est pas fermé. Mais rien qu'à deux, cela nous a pris plus de six mois à sceller le nôtre" et que les premières discussions entre SFR et Bouygues ont débuté il y a presque 12 mois.

L’accord prévoit le démantèlement de 7000 sites en zones non-denses, si Free n’est pas trop pressé et qu’il y met le prix, il pourrait très bien faire affaire, sinon il lui reste à lancer un contentieux ou à trouver un accord avec son "allié" naturel : Orange et que celui-ci accepte un nouveau deal.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #157 le: 11 février 2014 07:05:55 »
L’ARCEP vient de publier son tableau de bord (données provisoires) sur la téléphonie mobile pour le quatrième trimestre 2013. Au-delà des chiffres sur la consommation voix et data, cela permet de dégager quelques tendances sur le marché du mobile.

Marché professionnels et particuliers en Métropole et DOM-TOM : généralités
Au niveau national (Métropole + DOM-TOM), il faut noter (tableau 1.1) une augmentation du parc total actif de 1,243 000 726 000 clients (1 client = 1 ligne mobile) sur le trimestre, ce qui porte le total à 76,742 000 millions. Apres une augmentation de  726 000 pour le troisième, de 975 000 clients sur le deuxième trimestre, 429 000 clients sur le premier trimestre 2013 et de 1,205 000 pour le troisième trimestre 2012.

Toujours au niveau national, le prépayé est négatif de 265 000 à 15,633 000 alors qu’il avait perdu 741 000 à 15,898 000 millions, après une perte de  680 000 au T2 2013, de 925 000 au T1 et de 88 000 au T3 2012.
Le parc total augmente de 4,9% sur un an, après une augmentation de 5,0% sur un an (entre septembre 2013 et septembre 2012) contre 6,9% au T2 (entre juin 2013 et juin 2012).

Professionnels et particuliers en Métropole : généralités
44% des abonnements sont désormais libres d'engagement (tableau 2.3), contre 41% au T3, 39% au T2 2013, 36% au T1 2013 et 29% au T2 2012. En douze mois, le nombre de personnes sans engagement est ainsi passé de 17,7 millions à 26,2 millions. Free Mobile, mais aussi Sosh, B&You et Red sont passés par là.

Le nombre de numéros mobiles portés est de 1,547 000 (Tableau 2.2) contre 1,320 000  au T3, 1,405 000 au T2 2013, 1,851 000 pour le T1 et de 1,293 000 au T3 2012. C’est du même niveau qu’avant l’arrivée de Free Mobile. Cela représente 2,6% des forfaits contre 2,3% en décembre 2011 et 5,7% en mars 2012.

Le taux de résiliation (tableau 2.3) pour les forfaits est en baisse et retrouve son niveau moyen de 2011. Il est de 4,7% contre 4,1% au T3 2013, 4,5% au T2 2013, de 5,3% au T1 2013 et de 4,7% au T3 2012. Par contre, pour ce qui concerne le prépayé, ce taux est de 20,8%, de 17,4% au T2, de 18,1% au T1 2013 et 15,5% au T3 2012.

Professionnels et particuliers en Métropole : les opérateurs
65,921 000 millions de clients ont souscrit à un service mobile (tableau 2.1) auprès de l’un des quatre opérateurs de réseaux mobiles métropolitains (Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange France et SFR), soit une augmentation de 989 000 (1,5%) au lieu de 681 000 (1,1%) au T3 2013, de 950 000 (1,5%) pour le T2 et +489 000 (+0,8%) sur le T1 2013.

Les forfaits représentent 55,700 000 millions de clients (tableau 2.2), soit une augmentation de 1,346 000 (+2,5%) sur ce trimestre, contre une augmentation de 1,357 000 (+2,6%) sur le T3, de 949 000(+1,5%) sur le T2, de +489 000 (+3,0%) sur le T1 2013 et de 1,348 000 (+2,9%) sur le T3 2012.
Le prépayé représente 10,578 000 millions de clients soit une baisse de 676 000 (-6,0%), contre une baisse de 739 000 (-6,2%) sur le T2, d'une baisse de 837 000 (-6,5%) sur le T1 2013 et d’une hausse de 32 000 (+0,3%) au T3 2012.         

Professionnels et particuliers en Métropole : les Mvno
8,073 000 millions de clients ont souscrit à un service mobile auprès d’un Mvno (tableau 2.2), soit une hausse 202 000 (+5,2), contre une hausse de 15 000 (+0,2%) pour le T3, de 151 000 (1,9%) sur le T2, de 27 000 (+0,4%) au T1 2013 et de 73 000 (0,9%) au T3 2012.
Les Mvno représentent  10,9% du marché total de ce trimestre contre 10,8% du marché total sur le T2,  de 10,9% au T1, et de 10,9% au T4 2012 !   

Alors ?
Selon l’ARCEP : "le nombre de clients ayant souscrit un forfait classique atteint à 54,2 millions, en croissance de 1,1 million en un trimestre ; le nombre de forfaits MtoM (6,9 millions au 31 décembre 2013) a progressé de 400 000 en un trimestre. En revanche, le nombre de cartes prépayées en service continue de diminuer : le repli est de 266 000 en un trimestre et de 14,3% en un an."

Avec les fêtes de fin d’année, le quatrième trimestre 2013 retrouve un bon rythme de croisière et confirme les chiffres du troisième trimestre. Les tendances s’amplifient :
- Développement des forfaits sans engagements.
- La part des Mvno reste stable, le léger développement des forfaits ne compense pas l'effondrement du prépayé
Le prépayé s’effondre et est passé de 20,4% des clients en décembre 2012 à 15,5% en décembre 2013. 
- Les offres de Bouygues Télécom (B&You), Free, Orange (Sosh) et SFR (Red, Joe Mobile), le quadruple play et le M2M tirent le marché.
- Les taux de résiliation et le nombre de numéros portés ont globalement retrouvé le rythme d’avant l’arrivée de Free Mobile, et reste sur un niveau élevé.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #158 le: 12 février 2014 06:56:11 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°74 (spéciale USA)

NetFlix, bientôt en France ?
Alors que NetFlix devrait arriver en France courant 2014, le quotidien Les Echos a publié une infographie sur ce que représente l’usage de ce service sur la bande passante aux Etats-Unis.
En moyenne, c’est 31,9% des ressources, contre 17,9% pour YouTube. Alors même si en France, Netflix ne va pas bénéficier de la même chronologie des médias qu’aux Etats-Unis, nul doute que les négociations avec les opérateurs hexagonaux vont être délicates, d’autant que l’on assiste à la mise en place d’une réglementation qui pousse à une transparence financière et à un paiement des gros opérateurs mondiaux afin d'installer de nouvelles capacités d’échange.
Google participerait à hauteur de 5 millions d’euros par an au financement du réseau mondial d’Orange. Canal+ participerait également aux investissements des FAI pour développer sa télévision de rattrapage.   

 

Parts de marché aux USA
Une autre infographie du quotidien Les Echos nous montre le poids des opérateurs fixes aux USA. Comcast, le plus gros opérateur national représente 24,3% du marché, AT&T représente 19,6% du marché, Time Warner 13,9%, Verizon 10,8%, Century 7,0% et Charter 5,4% du marché.   



Droits tv du Soccer
Les droits tv sur football américain le soccer viennent d’être renouvelés pour 6 ans (de 2015 à 2021), le contrat signé par ESPN et Fox s’élève à 95M€ sur cette période soit 15,8M€ par saison. Le contrat actuel était de 36M€ pour 4 ans, soit 9M€ par saison.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #159 le: 13 février 2014 07:19:42 »
Quel avenir pour Orange ?  Deuxième partie : un "esprit" start-up dans un " corps" de géant des télécoms ?

La volonté de Stéphane Richard est de mobiliser son groupe pour en faire "le premier opérateur de télécoms de l’ère Internet". Pour cela ses managers planchent actuellement sur un grand plan pour 2020 qui doit être finalisé d’ici à la mi-2014 avant la fin du mandat du PDG (Challenges, 11/2013).

Accélérateur de start-up ?
C’est également le message qui  a été donné lors du show hello du 7 novembre : tout en gardant son savoir-faire dans les réseaux, il s’agit de développer Orange vers les services et l’expérience client, à l’image de ce que font les géants de l’internet comme Google et consorts. 

Pour cela, il compte pousser sur la force de ses labos ou Orange Labs qui sont présents dans de nombreux pays. Le but est d’y injecter du modèle start-up et d‘apporter plus de services innovants. Orange va aussi "ouvrir [ses] murs : faire de la place dans tous [ses] labos aux étudiants, ingénieurs, développeurs, designers et créateurs d'entreprises".

Quid de l'existant ?
Même si ces services manquent parfois d’un peu de cohérence d’ensemble, Orange a quelques réussites qu’il doit encore amplifier : Deezer, Dailymotion, Orange Money en Afrique et bientôt la technologie du paiement sans contact avec Orange Cash en France, Joyn (qui permet d'échanger des contenus lors d'une conversation téléphonique.

En mars 2012, Orange et Publicis avaient  annoncé (communiqué de presse de mars 2012) la création d’un fond de capital-risque en partenariat avec Iris Capital Management. Son but : cibler avec des prises de participation minoritaire de 15 à 30 % les sociétés en France et en Europe axées sur les technologies, les services et les contenus.
Orange et Publicis Groupe devaient apporter ensemble 150 millions d’euros à cette initiative. Avec les engagements déjà pris par les investisseurs actuels, dont le Fonds Européen d’Investissement et CDC Entreprises (Groupe Caisse des Dépôts), la capacité d’investissement totale dépassera les 300 millions d’euros.
Deux ans après le lancement de cette initiative, quel est le bilan ? Quel apport pour Orange ?

Est-ce possible ?
Reste à savoir si Orange va pouvoir réussir cette révolution culturelle et réussir à insuffler un peu d’esprit start-up dans le paquebot qu’est Orange tout en étant à l'initiative sur la qualité des réseaux.
Le pari est ambitieux : comment marier l’innovation, l’esprit start-up et l’investissement dans les réseaux pour une entreprise paquebot avec une hiérarchie et une organisation qui peuvent bloquer les meilleures initiatives ? Comment faire travailler ensemble des cultures différentes ?   

Sources : La Tribune (11/2013), Les Echos (11/2013), ZdNet (11/2013).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #160 le: 14 février 2014 06:53:49 »
Quelques chiffres sur Orange. Une série qui va permettre de faire ressortir quelques chiffres tirés du document de référence 2012 et qui a été publié en mai 2013 (document légal et annuel qui est publié lors de la présentation des comptes).

Neuvième partie (et fin) : le Royaume-Uni
Dernier marché important pour Orange en Europe : le Royaume-Uni. Orange y est présent à travers EE codétenue avec Deutsche Telekom. C’est quasi nul sur le marché de l’internet haut débit, par contre Orange est en tête sur le marché de la téléphonie mobile.   

Internet haut débit


Dans son document, Orange donne quelques explications : "Sur le marché de détail du haut débit, la part de marché totale détenue par les six premiers fournisseurs (BT Retail, TalkTalkGroup, Virgin Media, BSkyB, Orange et O2) a légèrement progressé en 2012 pour s’établir à  un niveau estimé de 94,5 %. BT Retail et BSkyB sont les deux seuls grands opérateurs haut débit  à accroitre leur part de marché. BSkyB a pour sa part devancé TTG, et est ainsi devenu au deuxième semestre 2012 le troisième plus grand opérateur haut débit.

Le taux d’équipement des ménages en haut débit était de 76 % au premier trimestre 2012, 72 % d’entre eux utilisant une connexion fixe. La tendance à l’achat d’offres groupées haut débit comportant plusieurs services auprès du même fournisseur s’est confirmé. Fin 2012, les offres triple play de Virgin Media ont atteint 65 % de sa base de clients du câble (contre 64 % l’année  précédente), tandis que l’offre triple play de BSkyB a atteint 33 % de ses clients de télévision payante (contre 29 % l’année précédente). BT Retail et TTG ont commencé à  commercialiser des offres groupées triple play basées sur la plate-forme ouView au second semestre 2012.

La division Openreach de BT a poursuivi le déploiement des services de fibre haut débit au Royaume-Uni principalement en FTC (fibre-to-the-cabinet), desservant 13 millions de bâtiments et environ 1,25 million de logements et d’entreprises début 2013. Tous les grands opérateurs haut débit commercialisent des services de fibre sur le réseau Openreach de BT, à l’exception de la division O2 Home. BT Retail comptait la part la plus importante de lignes de fibres sur le réseau Openreach, avec plus de 1 million de clients pour la fibre début 2013 (soit 16 % de la base clients haut débit de BT Retail).".

Téléphonie mobile

A fin 2013, EE comptait 27 millions de clients dont 2 millions en 4G. EE a lancé la 4G en octobre 2011.
Dans son document, Orange donne quelques explications :  "Outre EE (co-entreprise entre Orange UK et T-Mobile UK crée en avril 2010), il existe actuellement trois autres opérateurs de réseaux mobiles présents sur le marché britannique : O2 UK (filiale de Telefonica), Vodafone UK (filiale de Vodafone Plc) et 3 (détenu par Hutchison Whampoa). EE et Three UK partagent leurs réseaux 3G au sein d’une co-entreprise.

EE est devenu le premier opérateur de téléphonie mobile au Royaume-Uni et a conservé en 2012 ses parts de marché. O2 (Telefonica) a perdu 2 points de parts de marché au profit de H3G (+ 1,8 point) et Vodafone (+ 0,3 point). Les opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO) présents sur le marché  britannique sont : Virgin Mobile (détenu par Virgin Media) et Vectone, qui utilisent tous deux le réseau de EE. On compte également Tesco Mobile, co-entreprise détenue à 50 % par Telefonica O2 UK, qui utilise le réseau Telefonica O2 UK.".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #161 le: 17 février 2014 07:09:51 »
Dans sa politique de contenus, Orange participe également au financement de films, mais il reste un petit acteur dans le monde du financement du cinéma. Voici quelques chiffres sur son activité via sa société de production Studio 37 devenu Orange Studio. 

Selon BfmTv (30/01), le budget du studio est réduit de manière drastique: il doit s'élever à 20 millions d'euros en 2014, alors qu'Orange Studio a dépensé entre 37 et 39,5 millions d'euros par an entre 2009 et 2012. La société a cumulé 93 millions de pertes entre 2008 et 2012.

Après des débuts laborieux étayés d'échecs commerciaux (Coluche l'histoire d'un mec, L'ordre et la morale...), a fini par rencontrer le succès, finançant des films comme The Artist, Welcome, Les beaux gosses, Gainsbourg vie héroïque...

Par ailleurs, réglementairement et au vu de son nombre d’abonnés, OCS devrait investir 179 millions d'euros sur 5 ans dans les films français et européens. Par convention, le financement d’Orange dépend du nombre d’abonnés. Jusqu’à 1,500 000 million abonnés, le prix est au plus bas, le deuxième palier est à 3,000 000 millions. Actuellement OCS serait à environ 1,600 000 million de clients.

En 2010, le financement a été de 23,3M€ pour 26 films, en 2011 le financement s’est monté à 21M€ pour 20 films et de 18,5M€ en 2012 pour 18 films. 
Plus de chiffres ici (01/2013). Hors explotation d'OCS et avec la taxe Cosip (pour 56 millions en 2010), Orange finance la cinéma à hauteur de 100 millions d'euros par an. Cela reste un acteur assez modeste.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #162 le: 18 février 2014 07:06:27 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°74

Bouygues Telecom
Attention, l’offre qui  «tue de la mort» de Bouygues Telecom sera bientôt là ! Interrogé par la Chaîne Techno (ZdNet, 12/02) le pédégé - Olivier Roussat - a donné un peu plus de détails et a évoqué un lancement au deuxième trimestre de cette année.

La baisse sera bien de 12 euros environ par mois, afin de proposer une offre à moins de 30 euros contre 37-38 euros aujourd’hui chez la concurrence. Rien de vraiment neuf, car c’est ce qu’avait déjà annoncé il y a quelques semaines le même Olivier Roussat au micro de France Inter. .
Reste que cela ne va pas être simple de maintenir la pression et d’entretenir la buzz jusqu’au deuxième trimestre. Il va falloir que Bouygues soit à la hauteur  afin de réaliser son objectif de rogner sur les marges de Free dans la fixe.

Pour Stéphane Richard – le pédégé d’Orange, cela pourrait coûter cher, mais d’abord à Bouygues Telecom  : "Si je comprends bien, cela va lui coûter tout le cash qu’il lui reste" (Challenges, 01/02). Bouygues a réalisé 160 millions de marges nettes sur les 9 premiers mois de l’année (contre 206 millions sur la même période en 2012). En imaginant que l’économie de 150€ s’applique sur l’ensemble de ses clients (1,941 000 million sur le fixe au 30 septembre), l'application de l'économie lui coûterait 291 millions d’euros en année pleine.

Il peut espérer gagner des parts de marché sur la concurrence et espérer que la totalité de ses clients ne migrera pas en totalité sur cette nouvelle offre. Mais d’une façon ou d’une autre, cela va lui coûter du cash.   
Alors baroud d’honneur pour Bouygues ou début de la fin pour Free ?

SFR
De nouveau un rachat de SFR par Numéricable est évoqué. Le quotidien Les Echos (17/2) en repasse une couche sur ce qui serait le mariage du siècle, mais précise qu’aucune offre n’a encore été effectuée. Mais l’actif pédégé du principal actionnaire de Numericable serait prêt à passer à l’offensive.

Le journal indique que les économies seraient conséquentes : environ 5 milliards !  Par exemple, SFR pourra utiliser le réseau de Numericable et cesser de louer le cuivre d’Orange ; ils mutualiseront leurs investissements en fibre optique et leurs coûts de maintenance ; la concurrence va se réduire sur le marché du fixe ; ils verseront moins de coûts d’interconnexion aux autres opérateurs ; le système d’information sera mis au régime...

Si Numericable propose le bon prix, il pourrait remporter le morceau, car dans le cadre de son introduction en bourse en juin 2014, la valeur de SFR pourrait baisser au vu des perspectives peu favorables dans le secteur du mobile. Enfin, les pouvoirs publics (Gouvernement,  Régulateurs, Union Européenne) ne sont plus forcément hostile à des mouvements de consolidation dans les télécoms à partir du moment où cela permet de développer les investissements.
 
Info ou Intox ? Ce serait la fin du processus pour les deux groupes qui se sont construits par de multiples rachats. Le feuilleton est à suivre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #163 le: 19 février 2014 06:53:02 »
Qui a dit que la Culture et l’économie n’avaient pas de liens ? 
Une étude récente permet de se faire une idée sur ce que pèsent économiquement les industries culturelles et créatives (ICC) en France ? Deux chiffres pour se faire une idée : c’est créateur de 1,2 million d’emplois et gère 74,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Les ICC est un secteur dans lequel la France a des atouts et son développement revêt aussi des enjeux d’influence et de géostratégie. Sans compter les liens entre la création en la création et la production de masse. Un exemple parmi d’autre : Apple pour qui le beau fait vendre. 

1 – QUELQUES CHIFFRES : GENERALITES

Méthodologie
C’est le résultat d’une étude publiée par EY société d’audit et par  France Créative qui regroupe des acteurs des industries culturelles et créatives.
Les neuf secteurs des ICC (musique, spectacle vivant, presse, livre, radio, cinéma, télévision, jeux vidéo, arts graphiques et plastiques) ont été étudiés à travers l’analyse de 134 critères d’impacts, directs ou indirects, sur l’économie française.
Le but de cette étude était de démontrer que ces industries restent porteuses quand d’autres, qui retiennent l’attention des pouvoirs publics, semblent « condamnées » et que dans un univers numérique de plus en plus dominé par les géants asiatiques et américains, la priorité devrait être de défendre un écosystème culturel français et/ou européen.

Chiffre d’affaire
Le poids économique direct (61,4 Mds d’euros) dépasse celui de grands secteurs industriels français tels que l’automobile (60,4 Mds d’euros) ou le luxe (52,5 Mds d’euros) et talonne les télécommunications (66,2 Mds d’euros) et l’industrie chimique (68,7 Mds d’euros).

Au total, elles pèsent près de 75 milliards d’euros de chiffre d’affaires (2,8 % du PIB) et représentent plus de 1,2 million d’emplois (5 % de l’emploi en France).

En prenant seulement en compte son impact direct (61 milliards d’euros de chiffre d’affaires), elle se situe à la huitième place économique, entre l’automobile (59 milliards) et la chimie (62 milliards).

Parmi les neuf secteurs analysés (musique, spectacle vivant, cinéma, télévision, radio, jeu vidéo, livre, presse et arts graphiques), le secteur des arts graphiques et plastiques pèse, à lui seul, près de 20Mds d’euros. Artistes visuels, designers, architectes et photographes représentent près de 300 000 emplois en France, devant le spectacle vivant (267 716 personnes et 8,4 Mds d’euros) et la musique (240 874 personnes et 8,6 Mds d’euros).

Au niveau mondial, les industries culturelles et créatives représentent 2706 milliards de dollars, soit 6,1 % du PIB mondial, 424 milliards de dollars d'exportations, soit 3,4 % du commerce mondial total. Sans oublier son impact sur notre pays. Le secteur créatif représente 546 077 emplois en France, contre 225 000 dans l'automobile et 152 000 dans les télécoms. En Allemagne, c'est 719 000 salariés pour 444 800 dans la chimie, 234 000 dans l'énergie.

A suivre...

sources : Les Echos (11/2013), France Creative, Le Monde (12/2012), Le rapport (11/2013).
« Modifié: 19 février 2014 06:58:07 par Hammett »


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #164 le: 20 février 2014 07:10:12 »
Alors que le contrat sur l’attribution des droits du rugby est à peine sec, un autre feuilleton devrait commencer à prendre de l’ampleur : ceux des droits de la Ligue 1.  Ce sont des droits qui sont générateurs d’abonnements, ils sont donc essentiels pour  beIN Sports et Canal+.

Canal+ ouvre les hostilités
C’est Canal+ qui a ouvert les hostilités en s’est mis en tête de bloquer la participation de BeIN Sports au futur appel à candidatures de la Ligue de football professionnel (LFP) pour les droits de la Ligue 1 (Les Echos, 07/01) .
Cette note dénonce un conflit d’intérêt du Qatar sur le marché des droits audiovisuels de la Ligue 1. Canal+ estimant que le Qatar est via le PSG et BeIn Sports à la fois acheteur et vendeur des droits et donc que le conflit d’intérêt est patent. En conséquence Canal+ demande que le Conseil d’Etat – la plus haute juridiction administrative – publie un décret pour qu’une chaine de télévision ne puisse participer à un appel à candidatures de la LFP, dès lors qu’elle est propriétaire d’un club de football.

La LFP s'énerve
Cela a provoqué une vive réaction de la LFP (Ligue de Football Professionnel) : "Il s'agit évidemment d'une nouvelle tentative de Canal+ destinée à étouffer la concurrence et faire ainsi baisser le montant des droits (…) je vais alerter et solliciter des rendez-vous auprès des ministères concernés et des présidents de l'Autorité de la concurrence et du CSA afin de protester contre cette manœuvre anti-concurrentielle."
Il va sans dire qu’en absence de concurrence les droits TV baisseraient de manière significative. Alors que la FP en espère 800 millions d’euros. 

Le Gouvernement aussi...
La réponse du gouvernement ne s’est pas faite attendre. La note blanche "a fait l’objet d’une expertise de différents services. Il ressort de cette analyse que la situation de conflits d’intérêts contestée ne semble pas être établie et que les garanties prévues tant par le législateur, au titre du droit de la concurrence, que par les instances du football, sont à ce jour suffisantes pour prévenir les risques de conflits d’intérêts tels que mentionnés par Canal+ (…) L’interdiction a priori faite par décret à un opérateur de candidater à l’appel d’offres de la ligue 1 de football, comme le demande Canal+, n’est donc pas à l’ordre du jour". 

Le match va bientôt commencer
Selon Le Parisien[/u] (21/01), la LFP ne devrait pas attendre le premier semestre 2015 pour lancer la bataille des droits. Ce sera plus probablement lors du second trimestre 2014 et la  LFP espère 800 millions d’euros.  La concurrence beIN Sports Canal+ a du bon...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #165 le: 21 février 2014 07:02:46 »
Avant la publication des chiffres du troisième trimestre 2013, un rappel sur les chiffres arrêtés au 30 septembre 2013.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du quatrième trimestre 2013
SFR, le 25 février (avant bourse).
Bouygues Télécom, le 26 février (avant bourse).
Orange, le 6 mars (avant bourse).
ARCEP, le 6 mars.
Iliad (Free et Alice), le 10 mars (avant bourse).
Numericable, le 12 mars.

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Le nombre de clients sur le très haut débit (hors Ftth) est de 1,380 000 clients dont 334 000 clients pour Bouygues et 1,019 000 pour Numéricâble, soit une part de marché de 73,8%. Il y a 27 000 clients soit 1,9% qui sont sur des réseaux locaux.

Sur le FTTH, au 30 septembre, Orange annonçait avoir atteint 273 000 clients sur un total de 465 000 clients comptés par l’ARCEP, soit une part de marché de 58,7 sur ce segment  (57,6% pour le T2 et 56,4% sur le T1 et 56,0% au T4 2012. Pour SFR l’estimation est de 140 000 clients, soit une part de marché de 30,1%.

Globalement, cela avance doucement, mais surement. Pour rester optimiste, il semble que tout soit en place pour un décollage. A noter qu'Orange a réalisé près de 100 000 nouveaux abonnements en 9 mois.   
 
En défalquant Orange et SFR des clients FTTH recensés par l’ARCEP, il reste 52 000 clients, soit une part de marché de 11,2%. A se partager donc entre les autres opérateurs. Pour rappel, Free ne donnent pas de chiffres sur la fibre optique.

Récapitulatif sur le Fibre Optique 
- Numericable, 1,019 000 millions de clients soit 55,2% du total (56,8% au T2), 
- Bouygues Telecom, 334 000 clients soit 18,1% (18,1% au T2),
- Orange, 273 000 clients soit 14,8% (13,5% au T2),
- SFR, 140 000 clients soit 7,6% (7,1% au T2),
- Autres (dont Free) 79 000 clients soit 4,3% (4,5% au T2).
Total : 1,845 000 millions de clients.

Source : observatoire de l’ARCEP arrêté à fin septembre 2013.

3  - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI
La ligne "autres" est calculée en prenant la différence entre le nombre d’abonnements calculé par l’ARCEP et le nombre total publié par les FAI. Pour les autres FAI, les chiffres sont ceux publiés annoncés lors de la présentation des résultats trimestriels.



4  - Parts de conquête
Quelques statistiques sur les parts de conquête. Cela indique le gain (ou la perte) de nouveaux clients en ADSL et Fibre Optique.

Gain de nouveaux clients sur le troisième trimestre 2013
Orange : 71 000, soit 32,4% en part de conquête.
Iliad  62 000 soit 28,3%
SFR : 45 000, soit 20,5%.
Bouygues : 41 000 soit 18,7%.
Total 219 000

Gain de nouveaux clients sur le second trimestre 2013
Iliad  62 000 (Free + 84 000, Alice -22 000),  soit 42,5% en part de conquête.
Orange : 41 000, soit 28,1%.
SFR : 33 000, soit 22,6%.
Bouygues : 10 000 soit 6,8%.
Total 146 000

Gain de nouveaux clients sur le premier trimestre 2013
Iliad 92 000 (Free 134 000, Alice -39 000), soit 39,3% en part de conquête,
SFR 56 000, soit  23,9%
Bouygues Telecom 45000 (Bouygues 68 000 et Darty -23 000), soit 19,2%,
Orange 41 000, soit 17,5%, 
Total 234 000

Gain de nouveaux clients sur l’année 2012
Iliad 515 000 (Free 712 000, Alice -197 000), soit 44,1% en part de conquête,
Bouygues Telecom 324 000, soit 27,7%,
Orange 296 000, soit 25,3%,
SFR 33 000, soit 2,8%.     
Total 1,168 000

5 - Accès à la télévision (chiffres ARCEP)

Spécifiquement, Orange revendique 5,465 000 clients avec un accès actif à la TV. Les autres FAI ne communiquent pas de chiffres.

6 - Bas débit (chiffres ARCEP)

Sur 165 000 clients, Orange en revendique 91 000. Les autres FAI ne communiquent pas de chiffres.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #166 le: 22 février 2014 07:38:50 »
Le courtier Berenberg va-t-il sonner la fin de la récréation pour Free ? Pour lui, sur le moyen terme, la croissance de Free va nécessiter davantage d’investissements à la fois dans son réseau mobile et sur son réseau fixe.
Les dirigeants de Free en diront-ils un peu plus lors de la présentation des résultats du quatrième trimestre le 10 mars ?

En attendant et selon les estimations de François04, sur le fixe (Adsl et Ftth) Iliad (avec Free et Alice) aurait conquis 76 000 nouveaux clients sur le T4, contre 62 000 pour le T3 et le T2 et 92 000 pour le T1.

Début janvier, Orange a annoncé (La Tribune, 09/01) et annonce "un très bon mois (de décembre) dans le fixe", avec un gain de 47 000 nouveaux clients en Fibre Optique. Bouygues et SFR n’ont pas donné d’indications.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #167 le: 24 février 2014 07:16:31 »
Le rachat de SFR par Numericable est presque bouclé. C’est ce qu’annonce le quotidien Les Echos (24/02).
Pour un endettement supplémentaire de 8 milliards d’euros, l’accord permettrait à Altice - la maison de mère de Numericable - de détenir plus de 50% du nouvel ensemble et Vivendi d’y garder un pied avec une participation de 32%. L’opération valorise SFR pour 15 milliards d’euros.
Vivendi et SFR s’étaient longtemps montrés réticents. Mais l’introduction en bourse de SFR qui était prévue n’aurait peut-être pas permis un deal aussi intéressant pour Vivendi.

Economies
Après l’accord de mutualisation entre SFR et Bouygues d’une partie de leurs réseaux mobiles (pour 300 millions d’économies prévisibles), l’annonce de ce rachat est un autre gros évènement dans le PIF (Paysage de l’Internet Français). Une fois la fusion terminée et en vitesse de croisière, les économies prévues seraient de l’ordre de 6 milliards d’euros.
Par exemple, SFR pourra utiliser le réseau de Numericable et cesser de louer le cuivre d’Orange ; ils mutualiseront leurs investissements en fibre optique et leurs coûts de maintenance ; la concurrence va se réduire sur le marché du fixe ; ils verseront moins de coûts d’interconnexion aux autres opérateurs ; le système d’information sera mis au régime... 

Quid des Pouvoirs Publics ?
Enfin, les pouvoirs publics (Gouvernement, Régulateurs, Union Européenne) ne sont plus forcément hostile à des mouvements de consolidation dans les télécoms à partir du moment où cela permet de développer les investissements.
Reste à faire valider cet accord par les diverses instances de régulation. 

Le nouvel ensemble
Théoriquement, dans le secteur du fixe, cela va permettre au nouvel ensemble de peser 25,3% en parts de marché et de repasser devant Free (22,7%). Sur le mobile, Numéricable est quasiment inexistant (170 000 clients). 
L’histoire récente des fusions/acquisitions montre aussi que 1+1 ne font pas deux. Club Internet avait été mal digéré par Neuf (devenue SFR), Free a également perdu beaucoup de clients en intégrant Alice et Darty n’a pas spécialement apporté grand-chose à Bouygues Telecom.
Le plus dure commence de ce coté.

Du coté de la concurrence
Par contre, cela risque de marginaliser un peu plus Bouygues Telecom avec 7,9% du marché du fixe. A moins que Bouygues ne s’agrippe un peu plus à ce nouvel ensemble, car il  loue déjà des capacités de Fibre Optique à Numericable, comme il loue des capacités à SFR pour distribuer des offres ADSL. Parallèlement Bouygues loue de la 3G à Numéricâble et SFR loue de la 4G à Numericable.
Autre alternative : un rapprochement entre Bouygues et Iliad. Mais le nouveau riche et l’ancien riche ne s’apprécient pas…

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #168 le: 24 février 2014 11:27:57 »
Avant la publication des chiffres du quatrième trimestre, un rappel sur les chiffres arrêtés au 30 septembre 2013.

Deuxième partie : la téléphonie mobile

1 - Nombre de clients à un service mobile (ARCEP)


2 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des Opérateurs
Les Mvno sont indiqués à part. 

Parce que seul Orange publie des résultats détaillés concernant les Mvno hébergés sur son réseau. Depuis l’arrivée de Free, SFR et Bouygues ne publient plus les résultats de leurs Mvno. SFR ne donne que ses résultats propres et Bouygues additionne ses résultats avec ceux de ses Mvno.

Les chiffres des Mvno sont ceux donnés par l’ARCEP lors de son récapitulatif trimestriel. Le nombre de clients de Bouygues est recalculé en fonction du nombre total hors Mvno défalqué des chiffres d’Orange, SFR et Free.



Les résultats sont exprimés en milliers de clients et basés sur les communiqués des opérateurs.

Pour L’ARCEP, 64, 251 000 millions clients ont souscrit à un service mobile auprès de l’un des quatre opérateurs de réseaux mobiles métropolitains (Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange France et SFR), soit une augmentation de 950 000 (1,5%) sur le trimestre au lieu de +489 000 (+0,8%) sur le T1 2013 et de 695 000 (1,2%) au T2 2012.

Pour rappel, les quelques chiffres connus sur les Mvno :  
Virgin 1,690 000 millions de clients, NRJ +/- 1,2 million, LycaMobile +/- 1million, La Poste 1,000 000, Ortel 250 000,  Prixtel 120 000,  Zéro Forfait 90 000, Numericable 120 000, Budget Telecom 25 000.

65,921 000 millions de clients ont souscrit à un service mobile (tableau 2.1) auprès de l’un des quatre opérateurs de réseaux mobiles métropolitains (Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange France et SFR), soit une augmentation de 989 000 (1,5%) au lieu de 681 000 (1,1%) au T3 2013, de 950 000 (1,5%) pour le T2 et +489 000 (+0,8%) sur le T1 2013.

3 – Numéros mobiles portés (ARCEP)
44% des abonnements sont désormais libres d'engagement, contre 41% au T3, 39% au T2 2013, 36% au T1 2013 et 29% au T2 2012. En douze mois, le nombre de personnes sans engagement est ainsi de 17,7 millions à 26,2 millions. Free Mobile, mais aussi Sosh, B&You et Red sont passés par là.

Le nombre de numéros mobiles portés est de 1,547 000 (Tableau 2.2) au lieu de 1,320 000  au T3, 1,405 000 au T2 2013, 1,851 000 pour le T1 et de 1,293 000 au T3 2012. C’est du même niveau qu’avant l’arrivée de Free Mobile. Cela représente 2,6% des forfaits contre 2,3% en décembre 2011 et 5,7% en mars 2012. Sur 2013, ce taux était de 3,9% à fin décembre 2012.  

Le taux de résiliation pour les forfaits est en baisse et retrouve son niveau moyen de 2011. Il est de 4,7% contre 4,1% au T3 2013, 4,5% au T2 2013, de 5,3% au T1 2013 et de 4,7% au T3 2012. Par contre, pour ce qui concerne le prépayé, ce taux est de 20,8%, de 17,4% au T2, de 18,1% au T1 2013 et 15,5% au T3 2012.

4 – Situation des opérateurs historiques suite à l’arrivée de FreeMobile


*F = forfait/postpayés et P = prépayé. Les résultats sont en milliers et basés sur les communiqués des opérateurs.

5 – B&You, Red et Sosh
Sosh comptait 1,800 000 clients au 15 décembre.
Red comptait 2,000 000 clients (chiffres fin décembre).
B&You comptait 1,601 000 clients au 30 septembre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #169 le: 24 février 2014 12:52:54 »
En fait, pour l'instant cela négocie, mais il n'y a rien de signé. Mais surtout ce n'est pas un rejet, cela a surtout fuité... Fin janvier, oui c'était un démenti : "Nous n'avons pas besoin d'une autre alliance que celle annoncée cet après-midi (avec Bouygues Telecom)" (Le Figaro, 31/01).

Aujourd'hui, via un communiqué de Vivendi :
"Vivendi confirme avoir été approché par Altice en vue d’un rapprochement entre SFR et Numericable.
A cette date, aucune offre formelle n’a été reçue par Vivendi.
Le Conseil de Surveillance de Vivendi se prononcera en temps utile, le cas échéant."

Il se passe quand même quelque chose...

Vivendi a vendu Activision pour 6 milliard d'euros.
Vivendi a vendu Maroc Telecom pour 4,2 milliards d'euros.
Vivendi vendrait SFR pour 15 milliards d'euros.

Vivendi a racheté les parts de Lagardere (pas celui de Feval...) dans Canal+ pour 1 milliard d'euros.

Si avec tout cela le prix de l'action ne remonte pas, ils devenir dingues Bolloré/Fourtou !!!

Vivendi publie ses résultats du 4ième trimestre demain matin.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #170 le: 25 février 2014 07:25:05 »
SFR vient de présenter ses résultats pour le quatrième trimestre 2013.
Sauf erreurs, les recrutements sont à 0 sur le fixe (ADSL et Fibre Optique) et assez proche de 0 sur le mobile. Mais comme la présentation des résultats a changé (dans l'optique de la vente ?) il est quasiment impossible de comparer par rapport aux trimestres précédents. Sur un an, le chiffre d‘affaire s’établit à 10 199 millions d’euros, en diminution de 9,6 %.

Haut débit
Il y a 5,209 000 (ADSL et Fibre Optique), soit +170 000 (+3,4%) sur un an et nul sur le dernier trimestre. L’offre 4P « Multi-Packs » représente près de 2,355 000 clients, soit +155 000 clients sur le trimestre précédent. Il y a 197 000 clients fibre contre 126 000 il y un an.
 
Mobile
SFR a changé sa présentation.  Au lieu d’additionner le segment entreprise, les clients Réunion et autres, SFR  présente des chiffres sur sa marque propre et en France Métropolitaine. Sur ce seul segment, les forfaits augmentent de 279 000 sur un an pour un total de 11,381 000 clients et un parc total de 14,555 000 clients , en baisse de de 409 000 clients sur un an. Sur les 12 derniers mois, SFR a perdu 688 000 clients prépayés et gagnés  279 000 abonnés. 
RED est à 1,700 000 clients contre 2,000 000 millions annoncés il y a quelques semaines.  Le parc total de clients s’élève à 21,354 000 clients, soit un gain de 17 000(+0,07%) clients par rapport au trimestre précédent et un gain de 756 000 clients sur un an(+2,7%).

Le projet de rachat de Numericable est selon le quotidien Les Echos à l'état d'étude avancée et pourrait être finalisé à la fin du mois de mars. SFR n'est pas dans le meilleur état possible, les résultats de ce trimestre sont assez parlants.

Pour rappel,
Les chiffres au 30 septembre 2013
Haut débit
Il y a 5,209 000 (ADSL et Fibre Optique), soit +169 000 (+3,4%) sur un an et + 45 000 (+0,9%) sur le dernier trimestre. L’offre 4P « Multi-Packs » représente près de 2,200 000 clients, soit +100 000 sur le trimestre précédent.
 
Mobile
Sur les forfaits, SFR a gagné 360 000 clients sur le trimestre (+2,0%) soit un total de 17,732 000 clients, sur un an le gain est de 1,278 000 (7,8%).
En prépayé SFR a perdu 72 000(-2,0%) clients sur le trimestre, soit un total de 3,505 000, sur un an le perte est de 917 000(-20,73%) clients.
Le parc total (avec le prépayé) s’élève à 21,337 000 clients, soit un gain de 288 000(+1,4%) clients par rapport au trimestre précédent.
Encore une fois, pas de chiffres sur Red et Joe Mobile. En un an, la part de marché estimée par SFR est passée de 29% à 28,1%.

Les chiffres au 31 décembre 2012
Haut débit
Il y a 5,075 000 clients (ADSL et Fibre Optique), soit +33 000 (+0,7%) sur un an et + 35 000 (+0,7%) sur le dernier trimestre. L’offre 4P « Multi-Packs » représente 1,800 000 clients, soit +100 000 sur le trimestre précédent.
En un an, la part de marché estimée par SFR est passée de 23,5% à 22,5%.

Mobile
SFR a gagné 109 000 abonnés à 16,563 000. Le parc total s’élève à 20,690 000 soit une diminution de 186 000 clients par rapport au trimestre précédent. En un an, SFR a perdu 773 000 clients, dont 3000 clients abonnés.   
Pas de chiffres sur Red et Joe Mobile. En un an, la part de marché estimée par SFR est passée de 31,3% à 28,3%.
« Modifié: 25 février 2014 07:42:46 par Hammett »


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #171 le: 25 février 2014 12:12:36 »
Un autre chiffre sur le fixe est avancé par SFR mais uniquement dans son communiqué de presse. Il comptabilise les clients à La Réunion et les clients du secteur Entreprise. Au total SFR annonce 5,257 000 clients, soit un gain de 48 000 (+0,92%) sur le trimestre et toujours de 170 000 sur l'année (+3,4%).
Le chiffre de 5,209 000 ne comptabilise que les clients résidentiels en France.
En vérifiant par rapport aux présentations précédentes, c'était bien le total (5,237 000) qui était pris en compte.
Afin de rester cohérent par rapport aux chiffres précédent, c'est ce total qui sera pris en compte pour SFR.

Mais SFR gagnerait à faire des présentations cohérentes.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #172 le: 26 février 2014 07:15:46 »
Bouygues Telecom vient de présenter ses résultats pour le quatrième  trimestre 2013. C’est bon sur le fixe et moyen « plus » sur le mobile et même B&You progresse moins vite que d'habitude. Le lancement de la 4G a été bénéfique pour Bouygues Telecom, mais à quel prix ?

Sur l’année, financièrement, ce n’est pas la grosse forme «Le chiffre d’affaires s’établit à 4,7 milliards d’euros en 2013, en baisse de 11% par rapport à 2012 ». Bouygues a réalisé 590 millions d’économies, ce qui est supérieur aux attentes. Par contre le trimestre est négatif avec une perte de 35 millions, contre 86 millions il y a un an. Sur l’ensemble de l’année les bénéfices part du groupe ne sont que de 13 millions d’euros contre 125 millions en 2012.
 
Malgré ses efforts commerciaux et ses économies, Bouygues est en train d’y laisser sa chemise. L’annonce d’une baisse de 150€/an sur le fixe ne devrait pas aider Bouygues à redresser ses comptes à court terme.   

Haut débit
Au total, il y a  2,013 000 millions de clients (ADSL et Fibre Optique), soit +167 000 (9,0%) sur un an et +72 000 (3,1%) sur le dernier trimestre.

Mobile
Coté mobile, les résultats sont plutôt corrects. C’est un gain de 49 000 clients, soit +148 000 (+1,5%) sur les forfaits et une perte de 99 000 (-7,44%) sur le prépayé. Le nombre total de clients est 11,143 000 contre 11,251 000 soit une perte de 108 000 (-1,6%) clients. Les clients avec un forfait augmentent de 482 000 (+5,1%) et ceux en prépayé baissent de 590 000 (-32,4%).   

B&You cartonne un peu moins avec 1,750 000 million contre 1,634 000 soit un gain de 116 000 clients en trois mois (+33 000 sur le T3, +188 000 sur le T2, +335 000 sur le T1 2013). Cela représente 15,7% du total de sa clientèle et 17,7% de ses forfaits.

Pour rappel,
Les chiffres au 30 septembre 2013
b]Haut débit[/b]
Au total avec Darty, il y a  1,941 000 clients (ADSL et Fibre Optique), soit +425 000 (28,8,%) sur un an et +40 000 (2,1%) sur le dernier trimestre. Il y a 334 000 clients sur le réseau Numéricable. L’intégration de Darty ne permet pas de gains significatifs. Il reste encore 152 000 clients chez Darty.

Mobile
Coté mobile, les résultats sont pas bons. C’est une perte de 192 000 clients. 45 000 sur les forfaits et 147 000 sur le prépayés. Sur un an, le nombre total de clients est 11,094 000 contre 11,032 000 soit un gain de 62 000 (+0,6%) clients. 

B&You cartonne un peu moins avec 1,634 000 soit un gain de 33 000 clients en trois mois (+188 000 pour le deuxième trimestre, +335 000 lors du premier trimestre 2013). Cela représente 14,7% du total de sa clientèle et 16,7% de ses forfaits. Pour rappel, B&You comptait 452 000 clients au 30 juin 2012.

Les chiffres au 31 décembre 2012
Haut débit
Il y a 1,586 000 clients (ADSL et Fibre Optique), soit +345 000 (27,89%) sur un an et +110 000 (7,4%) sur le dernier trimestre. En intégrant les clients de Darty, Bouygues atteint 1,846 000 clients en augmentation de +88 000 (+5,0%). Darty serait à 260 000 clients contre 282 000 le trimestre précédent, soit une perte de 22 000 (-7,8%)

Mobile
Coté mobile, les résultats sont moyens. Le total est de 219 000 Dans le détail, c’est un gain coté forfait avec +285 000 clients et une perte coté prépayé de 66 000. Le nombre total de clients est 11,251 000 contre 11,032 000 soit +2% sur le trimestre et une perte de 53 000 (-0,5%) sur l’année. Le tout en incluant  Darty Mobile (64 000) et Simyo (103 000).
B&You cartonne avec 1,078 000 clients soit un gain de 453 000 clients en trois mois. Cela représente  9,6% du total de sa clientèle (hors Darty et Simyo). Pour rappel, B&You comptait 625 000 clients au 15/09 et 452 000 au 30 juin.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #173 le: 26 février 2014 07:49:49 »
Bouygues Telecom n'est pas en reste et étudierait également le rachat de SFR. C'est l'information que donne le quotidien Les Echos du jour.

Sauf que l'opération parait vraiment compliqué : "une telle concentration serait néanmoins difficile à mettre en oeuvre, car l'Autorité de la concurrence a déjà laissé entendre qu'un mariage SFR-Bouygues Telecom poserait de vrais problèmes concurrentiels. Pour qu'un tel accord soit jugé acceptable, Bouygues Telecom pourrait devoir s'engager à céder une partie de ses fréquences 4G ou de son réseau à Free, ou à revendre une partie de son portefeuille d'abonnés fixes.".

Vu la taille de Numericable sur le marché, le problème de concurrence ne se pose pas. Il y a un an la possibilité d'un rachat par Free avait été écarté par l'Autorité De La Concurrence. Pour SFR, il reste également la possibilité d'un rachat pas un groupe étranger.

Kami78

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #174 le: 26 février 2014 08:05:08 »
L'arrivée d'un groupe étranger mettrait fin au protectionnisme français : quel gouvernement pourrait la permettre ? ;)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #175 le: 26 février 2014 08:22:12 »
Tant qu'il existe une possibilité "nationale", celle-ci sera toujours prioritaire. D'un autre coté, les perspectives de croissance ne sont pas fameuses en France, il y a donc de quoi refroidir un gros investisseur étranger. D'autant que le ticket d'entrée est assez lourd.
Mais rien n'interdit à un groupe étranger de racheter partiellement ou en totalité Altice. L'effet de domino serait immédiat. Et là, il serait compliqué de s'y opposer. 

Kami78

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #176 le: 26 février 2014 10:22:10 »
Le ticket d'entrée dépend presqu'entièrement de la décision d'éteindre le cuivre. Et aussi de l'EBITDA dans l'internet fixe que Bouygues vient de massacrer ce matin !

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #177 le: 26 février 2014 10:39:59 »
L'offre de Bouygues ne va pas aider à attirer des investisseurs. De plus pour éteindre le cuivre, il faudra encore attendre quelques années, voir une génération. 

Oui, Bouygues fait fort avec son annonce. Bouygues Telecom espère atteindre 20 % de part de marché dans le fixe, soit 5 millions de clients, contre 2 millions actuellement. Le pari est ambitieux. Cela devrait déjà relancer une guerre des prix et faire réagir la concurrence. Le premier à réagir devrait être Free.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #178 le: 26 février 2014 13:17:24 »
Plus il y a de monde plus on marre ! Selon le quotidien Les Echos du jour, Free préparerait également une offre de rachat sur SFR.
Mais "Ce nouveau schéma semble fantaisiste dans la mesure où l’Autorité de la concurrence a stoppé net un premier projet d’alliance capitalistique, il y a plus d’un an, entre Free et SFR. Elle ne voulait pas entendre parler d’un duopole dans le fixe (plus de 10 millions d’abonnés à eux deux, autant qu’Orange) et dans le mobile (même poids qu’Orange). Bouygues Telecom, trop isolé, aurait eu du mal à survivre."

Décidément, Après la copie de la nouvelle offre de Bouygues, voici que Xavier copie une fois de plus sur ce que fait Martin. Suiveur ce Xavier. L'ancien riche et le nouveau riche se marquent à la culotte... :P

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #179 le: 27 février 2014 07:20:59 »
Quel avenir pour Orange ? Troisième partie : un rapprochement/fusion avec Deutsche Telekom est-il envisageable ?

Alors que le marché des télécoms pourrait voir quelques fusions et acquisitions en 2014, Orange ne devrait pas faire d’emplettes et rester sage. Stéphane Richard l’a précisé lors d’une récente cérémonie de vœux : «Nous devons gérer notre portefeuille et continuer passer en revue nos activités (...) continuer à réduire la dette, proportionnellement à la baisse de l'Ebitda (marge opérationnelle) pour maintenir le ratio d'endettement du groupe à ses niveaux actuels".

Bien sur, c’est à nuancer, car lors d’une interview au quotidien Les Echos (10/2013) le même déclarait "Notre situation financière ne nous interdit pas de participer à la recomposition du secteur, au moins dans les pays où nous sommes déjà forts, dans le fixe comme dans le mobile".
Il faut rappeler qu'en France, il n'est pas possible pour Orange de racheter un de ces concurrents, car cela aurait des conséquences désastreuses sur la concurrence. Au mieux, Orange pourrait racheter un mvno comme Virgin Mobile.

Rapprochement Orange Deutsche Telekom ?
Toutefois le serpent de mer d’une fusion avec Deutsche Telekom refait surface. Stéphane Richard évoque une "fusion entre égaux" avec Deutsche Telekom, qui serait envisageable si l'allemand cédait ses activités américaines, une option étudiée par l'intéressé. Car dans ce cas la valeur des deux entreprises serait quasiment identique et rendrait un rapprochement moins problématique. Un article du Jdd (10/2013) avait déjà relancé le débat sur une éventuelle fusion entre Orange et Deutsche Telekom.

Il faut dire qu'entre les deux, c’est une vieille histoire maintenant. Avec un accord de coopération (février 2011) dans  le domaine du M2M et le partage du wifi, et le partage (Le Monde, mars 2011) du réseau mobile en Pologne et enfin la création (avril 2011) d’une société commune sur le achats d’équipement. La co-entreprise vise un montant annuel d’économies sur les achats de 1,3 milliard d’euros après trois ans d’activité. Lors de l’été 2012, un rapprochement avait déjà été évoqué (Les Echos, 06/2012).

L'Etat allemand contrôle 32% du capital de Deutsche Telekom et l'Etat français 26,9% du capital de France Télécom, dont 13,5% via le Fonds stratégique d'investissement. Une fusion des deux opérateurs créerait un mastodonte de plus de 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires (45 milliards pour FT et 58 milliards pour DT) et près de 400.000 salariés (172.000 chez FT, 236.000 chez DT).

Les Ventes d’Orange depuis deux ans
Fin 2013, Orange a vendu sa filiale dominicaine pour 1,1 milliard d’euros. Fin 2012, la vente d'Orange Austria lui a rapporté 70 millions d’euros et fin 2011 la vente d'Orange Suisse lui a rapporté 1,6 milliards d’euros. En comparaison l'accord d'itinérance 2G/3G avec Free lui rapporte un minimum de 500 millions d'euros par an. Sur cette période, Orange n'a pas fait de gros achats.

Enfin, voici ce que pèsent les gros acteurs européens des télécoms.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #180 le: 28 février 2014 07:19:11 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°75

Bouygues Telecom
Lors du lancement de sa nouvelle offre à 20€, Bouygues Telecom a annoncé vouloir atteindre 20 % de part de marché dans le fixe, soit 5 millions de clients, contre 2 millions actuellement. Bien sur, Bouygues se donne quelques années pour atteindre cet objectif.

Selon Oddo Securities, si l'opérateur parvient à recruter 100.000 à 150.000 abonnés bruts supplémentaires par an, pour atteindre 250.000 à 300.000 recrutements, ce sera déjà un exploit (Les Echos, 27/02).
Mais même 300 000 il va falloir aller les chercher ! Globalement l'année 2013 devrait se terminer entre  850 000 et 900 000 nouveaux clients, contre 1,168 000 millions en 2012. Bouygues devra donc vraiment surperformer. Quant à atteindre 5 millions de clients, c’est un objectif lointain. Bouygues vient de dépasser 2 millions de clients à fin 2013, alors qu'il s’est lancé dans le fixe en 2008 et que depuis le nombre de nouveaux clients ne cessent de diminuer d’année en année.
 
Free (sans Alice) a gagné 712 000 nouveaux (515 000 avec Alice) clients en 2012 avec son offre mobile. Cette année, Iliad devrait faire au grand maximum 300 000 nouveaux clients.
Pour parvenir à atteindre ses objectifs, Bouygues va devoir en mettre un sacré coup et compter que la concurrence reste inerte pendant quelques trimestres. 

Un rappel sur les gains globaux depuis deux ans.
Bouygues Telecom 2013 : 167 000, 2012 : 324 000.
SFR 2013 : 170 000, 2012 : 33 000.
Orange 2013 (9 premiers mois) : 153 000 2012 : 296 000.
Iliad (Free + Alice) 2013 (9 premiers mois) : 216 000, 2012 : 515 000.

Enfin Olivier Roussat le pédégé de Bouygues Telecom est intervenu sur Bfmtv pour préciser sa stratégie de reconquête. Celle-ci se fera "majoritairement chez SFR, un petit peu moins chez Orange et nous irons les chercher chez Free.".
L’objectif de faire la guerre à Free serait-t-il déjà oublié ? Mais faire la guerre à Free en allant piquer des clients chez un opérateur que Bouygues souhaite acheter est assez subtil, voir même machiavélique (trop ?) ... 

Rachat de SFR
Numericable, Bouygues, Free sont les candidats déclarés à un rachat de SFR. Mais les implications anti-concurrentielles vont jouer un rôle primordial. Petit rappel.
 
En décembre 2012, Bruno Lassere avait accordé une interviex au quotidien Le Figaro. Alors que la vente de SFR était déjà évoquée, et alors que Free avait déjà envisager de racheter SFR, le président de l’Autorité De La Concurrence déclarait : "Il est clair que certaines configurations de rapprochement se heurteraient à un refus net de notre part, même avec des remèdes. Elles seraient strictement impossibles. Nous veillerons à maintenir la concurrence (...) Ces derniers mois, des scénarios de rapprochement entre SFR et Numericable, mais aussi SFR et Free ou SFR et Bouygues ont été évoqués. En France, il n'y a pas eu de refus de concentrations depuis Coca-Cola en 1999. Durant le même temps, il y a eu 54 refus en Allemagne (...) Donc, si on nous présente des concentrations impossibles, nous n'hésiterons pas à dire non".

Propos réaffirmés lors d’une interview au quotidien Le Monde (27/02): "Saisis d'un dossier de fusion entre opérateurs mobiles, nous pouvons dire “non” ou “oui mais”. Sans a priori. Mais ce sont des dossiers complexes qui impliquent des sociétés cotées et qui demanderont un examen minutieux" Comme il y a 15 mois, pour un mariage entre Free et SFR, ce serait encore non car "Cela aurait précipité le retour vers un duopole, qui n'est pas l'optimum concurrentiel."

Sauf changement de contexte et à moins de se délester du segment fixe et/ou mobile, il sera très compliqué pour Bouygues et Free de devenir le nouveau propriétaire de SFR. Pour Numericable, cela devrait être plus simple, car avec 170 000 clients en téléphonie mobile, il ne pèse rien sur le marché et avec 4,1% du marché sur le segment du fixe, une fusion avec SFR ne remettrait pas en cause la concurrence.

Si un rapprochement entre SFR et Numericable devait se faire, l’Autorité De La Concurrence examinerait très sérieusement les implications concurrentielles et au minimum Numericable serait peut être obligé d’ouvrir un peu plus son réseau de fibre optique.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #181 le: 01 mars 2014 07:19:02 »
Quelques chiffres sur Canal+ et CanalSat.

L’ensemble des activités Canal+ (Canal+, CanalSat, CanalPlay) a perdu 185 000 abonnements (Particuliers et professionnels) en 2013 dont 26 000 pour les seuls particuliers.  Si l’on retire CanalPlay qui progresse de 174 000 clients pour atteindre 330 000 clients à fin 2013, c’est une perte de 360 000 pour l’ensemble Canal+/CanalSat. Selon Les Echos (26/02), CanalSat aurait perdu 200 000 abonnés et Canal+ 160 000.

Bfmtv (25/02) publie un récapitulatif sur le portefeuille de Canal+, CanalSat et CanalPlay en France métropolitaine (les chiffres sont exprimés en milliers).
La crise économique, la concurrence de beIn Sports, de la TNT expliquent ces résultats. L’arrivée de Netflix pourrait à terme tailler des croupières à Canal+. Mais Canal+ devrait avoir les moyens économiques de répondre, suite au recentrage de Vivendi - son actionnaire à 100% - sur l’activité média/contenu. 

L’Historique
- Abonnements individuels et professionnels (en milliers)
fin 2008 : 9.639
fin 2009 : 9.569
fin 2010 : 9.722
fin 2012 : 9.719
fin 2013 : 9.534
 
- Abonnés individuels
fin 2008 : 6.397
fin 2009 : 6.184
fin 2010 : 6.154
fin 2012 : 6.117
fin 2013 : 6.091

Cela vient confirmer une information publiée par BfmTv (10/2013), CanalSat aurait perdu 260 000 abonnés en deux ans et demi. La même chaine (08/2013) avait estimé à 350 000 la perte de clients du groupe Canal+ entre juin 2012 et juin 2013.

Le couplage
Il serait intéressant de connaitre le nombre d’abonnés (individuels et professionnels) à Canal+ et à CanalSat, ainsi que ceux qui sont abonnés aux deux bouquets. 
A fin 2010, le couplage (un client peut avoir un abonnement Canal+ et CanalSat) représentait 33% des abonnés individuels Le Monde (11/2010).

Combien pour Canal+ ? Combien pour CanalSat ? 
BfmTv (10/2013) donnait quelques chiffres : à mi-juin 2013, le bouquet comptait 3,890 000 abonnés dont 2,640 000 via le satellite, 800 000 via l’ADSL et 450 000 via la TNT. Si l’on considère que c’est un chiffre qui regroupe les abonnements individuels et professionnels, en proportion (63,9%) les abonnements individuels représentent 2,485 000 millions d’abonnés pour soit 3,606 000 des 6,091 000 abonnés individuels pour Canal+.   

Aller un peu de transparence Canal+ !!!

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #182 le: 03 mars 2014 06:58:23 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°76

NetFlix en exclusivité chez Orange ?
Netflix le service de vidéo par abonnement devrait ouvrir en France d’ici à la fin de l’année. Sauf qu’il faut être distribué par les FAI et là cela pourrait coincé. SFR via Vivendi est lié à Canal+ et son service CanalPlay, Bouygues Telecom via Bouygues est lié au service de TF1. Reste Free et Orange, mais ce dernier tiendrait la corde grâce à son grand nombre d’abonnés avec un service tv en France mais aussi dans d’autres pays d’Europe.
"Les négociations sont plus avancées avec cet opérateur qui a tout intérêt à signer avec Netflix avant qu'un de ses concurrents ne le fasse", indique une source, sous couvert d'anonymat. 
Avec 31,7 millions de clients aux Etats-Unis, Netflix s'est imposé dans les foyers américains en nouant des accords avec les fabricants de consoles de jeux vidéo, Sony, Microsoft. NetFlix compte aussi 10,9 millions d'abonnés en dehors de son marché d'origine à travers des partenariats avec des fournisseurs d'accès, Com Hem en Suède, et Waoo! au Danemark. Dans ces pays, le service coûte 7,9 euros par mois. 

Source : L’Express (21/02)

Netflix va payer l’utilisation de sa bande passante
Enfin, au vu de sa grosse consommation de bande passante et afin d’offrir le meilleur service, le deal pourrait inclure un paiement aux opérateurs comme vient de le faire Netflix avec Comcast aux Etats-Unis. Le tout est de savoir si Netflix utilisera ou nom les serveurs de l’opérateur ou si il pourra installer ses propres serveurs. La neutralité/gratuité du net va prendre un coup de cuillère à café de dînette, mais au vu du traffic cela ne semble pas scandaleux que cela soit organisé entre les acteurs.
Cela sera-t-il le cas en France ?

SFR
La vente possible de SFR à Numericable et/ou à Bouygues va permettre à Vivendi de faire rentrer du cash. Pour rappel :   
Vivendi a vendu Activision pour 6 milliards d'euros,
Vivendi a vendu Maroc Telecom pour 4,2 milliards d'euros, 
Vivendi vendrait SFR pour 11 milliards d'euros,
Vivendi a racheté les parts de Lagardère dans Canal+ pour 1 milliard d'euros.   
Vivendi se retrouverait alors à la tête d'une trésorerie nette de 4,1 milliards d'euros ! De quoi rendre du cash aux actionnaires et/ou de faire quelques emplettes.

fabfree

Re : Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #183 le: 03 mars 2014 11:03:25 »

Netflix va payer l’utilisation de sa bande passante
Enfin, au vu de sa grosse consommation de bande passante et afin d’offrir le meilleur service, le deal pourrait inclure un paiement aux opérateurs comme vient de le faire Netflix avec Comcast aux Etats-Unis. Le tout est de savoir si Netflix utilisera ou nom les serveurs de l’opérateur ou si il pourra installer ses propres serveurs. La neutralité/gratuité du net va prendre un coup de cuillère à café de dînette, mais au vu du traffic cela ne semble pas scandaleux que cela soit organisé entre les acteurs.
Cela sera-t-il le cas en France ?

Étonnant pour certains, mais pas pour tous. 

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #184 le: 03 mars 2014 12:43:21 »
Tu peux développer un peu ? 


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #185 le: 03 mars 2014 12:44:25 »
Dernières tendances sur le rachat Rachat de SFR : Numericable est prêt, Bouygues tente de refaire son retard, Free s'en moque et un investisseur étranger est rentré doucement (il est Suisssse...) et le gouvernement ne veut pas de casse sociale, sachant le fin mot de l'histoire sera dit pas l'Autorité De La concurrence.
 
Alors que Bouygues s'active fortement en coulisse pour faire valoir sa position sur une possible offre de rachat de SFR (JDD, 02/03).
Ce dernier, selon le quotidien Le Monde accélère le pas :
"SFR a fixé comme date butoir le  mercredi 5 mars, 20 heures, pour la remise des offres de rachat de SFR, sa filiale de télécoms. En fait, le câblo-opérateur Numericable et son actionnaire Altice ont déjà déposé il y a quelques jours un projet d'offre. L'appel à candidature lancé par Vivendi vise, cette fois, à faire sortir du bois Bouygues, qui ne cache pas son appétit pour la reprise de son concurrent, mais n'a pas encore formalisé son intérêt. Free, en revanche, reste en embuscade mais ne serait pas disposé à articuler une proposition concrète à ce stade, selon un proche de la procédure."
Un fond suisse propriétaire de l'opérateur suisse Sunrise pourrait également être intéressé.

A suivre...

fabfree

Re : Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #186 le: 03 mars 2014 13:18:43 »
Tu peux développer un peu ?
Ceux qui s'étonnaient que Free demande à Youtube de financer leur réseau trouveront là matière à réflexion!

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #187 le: 03 mars 2014 13:32:35 »
C'est surtout la méthode un peu "brutale" qui pose problème.

fabfree

Re : Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #188 le: 03 mars 2014 16:12:29 »
C'est surtout la méthode un peu "brutale" qui pose problème.
On se doute bien que cela a dû être précédé de négociations, les conflits n'arrivant bien souvent qu'une fois que la recherche d'une conciliation a échoué.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #189 le: 03 mars 2014 17:24:18 »
Alors, vu les résultats, on peut aussi se douter que les négociateurs du coté de Free n'ont pas très bons. Appliquer une méthode brutale est aussi reconnaitre sa défaite. Parce que à ce niveau, ce n'est manifestement pas un problème financier pour Free, mais uniquement politique.
Et Free n'a entrainer ou pas réussi à entrainer grand monde dans sa "croisade", c'est donc une défaite. Relative certes, car cela n'empêche pas le monde d'avancer.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #190 le: 04 mars 2014 07:11:24 »
Ah oui...Quand même !! (N°31)

Quelques chiffres en France
Accident ou tendance de fond ? Selon GfK (un institut spécialisé), en 2013 et en France, les ventes de tablettes ont été supérieures à celles des PC (portables et de bureau) avec 6,2 millions d'unités vendues contre 4 millions de notebooks (+1% grâce au succès des machines tactiles, 7% des ventes) et seulement 800 000 desktops.
Les terminaux 4G auraient représenté 20% des ventes de smartphones l'an passé. Au total, 23,6 millions de mobiles ont été écoulés en 2013, dont 15,8 millions de smartphones.
Source : ZdNet (12/02).

Quelques chiffres dans le monde
Selon Gartner (un autre institut spécialisé),  en 2013, les ventes mondiales de smartphones ont dépassé l’an passé celles des téléphones portables classiques. Ils ont représenté 53,6 % des ventes totales, il s’est écoulé 967,8 millions de smartphones sur un total de 1,8 milliard de téléphones portables vendus, en hausse de 42,3% par rapport à 2012.
Et, dans la catégorie smartphones, sans surprise, c’est Android qui monopolise la première en eéquipant 758,7 millions de téléphones. Android peut dire merci à Samsung, car il a vendu près de 300 millions de smartphones soit 31% du marché. Le deuxième est et ses 150 millions d’iPhone et 15,6% du marché en baisse de 4 points par rapport à 2012.
Le troisième est Huawei, avec 46 millions de smartphones vendus (4,8% du marché) juste devant le sud-coréen LG Electronics. Le cinquième est Lenovo, qui vient de racheter Motorola à Google dans le but affiché de prendre la troisième place.
Tous téléphones confondus, c’est Samsung le numéro 1 devant Nokia.
Source : Les Echos (13/02).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #191 le: 04 mars 2014 07:36:50 »
Orange par la voix de Delphine Ernotte-Cunci dans une interview au Parisien Economie d'hier a annoncé qu'Orange comptait au 31 décembre 320 000 clients sur le segment de la Fibre Optique, contre 273 000 à fin septembre. Fin 2012, Orange comptait 176 000 clients abonnés. 
Les résultats officiels du T4 seront annoncés jeudi.

D'autre part, Numericable donne des précisions (Le Figaro (04/03) :
"Sur le plan social, Patrick Drahi a affirmé au Figaro qu'il s'engageait à ne pas licencier, à conserver les 8500 emplois chez SFR et les 2400 emplois chez Numericable, et même recruter des commerciaux pour le marché des entreprises (...)
La vision de Patrick Drahi est de faire de SFR (la marque Numericable disparaîtrait) un grand opérateur de câble dans lequel le mobile ne serait plus que marginal, de 25% à 30% de l'activité du nouvel ensemble (...)
L'objectif (...) est de recruter 6 millions de clients d'ici trois ou quatre ans et ainsi d'accroître le chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros.
"


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #192 le: 05 mars 2014 07:16:27 »
Oddo, vient de donner ses prévisions sur les résultats de Free pour le quatrième trimestre.
Free pourrait avoir recruté 620 000 abonnés dans le mobile et 61 000 dans le fixe (chiffre identique à ceux du T3 et du T2). Au total Free pourrait compter 8,055 000 millions de clients dans le mobile. Avec 620 000 recrutements, ce serait le plus "petit" trimestre pour Free depuis deux ans (800 000 au T4 2012, 870 000 au T1 2013, 720 000 au T2, 640 000 au T3). 

Selon les estimations de François04, sur le fixe (Adsl et FTTH) Iliad (avec Free et Alice) aurait conquis 76 000 nouveaux clients sur le T4, contre 62 000 pour le T3 et le T2 et 92 000 pour le T1. 


SFR a officiellement recruté 48 000 clients sur le fixe et 17 000 sur le mobile. Bouygues a recruté 72 000 clients sur le fixe et 49 000 clients sur le mobile.
Orange a annoncé avoir recruté 47 000 clients sur la fibre. De fait et selon les derniers chiffres de l’ARCEP, sur le mobile Orange pourrait avoir recruté environ 303 000 nouveaux clients sur le T4.

Sur le fixe, un pronostic :
1 – Bouygues,
2 – Orange,
3 – Free,
4 – SFR.
 
A confirmer donc. Orange donne ses résultats demain, Free le 10 mars et Numericable le 12 mars.

D’autre part, Bouygues Telecom devrait déposer une offre de rachat pour SFR. Mais pour passer le cap de l’Autorité De La Concurrence, Bouygues devra céder tout son réseau mobile (à Free ? à un autre opérateur ?) ainsi que des fréquences et des boutiques, mais garderait ses clients.
Les candidats ont jusqu’à ce soir pour se faire connaitre auprès de SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #193 le: 06 mars 2014 07:40:01 »
Orange vient de présenter ses résultats au 31 décembre 2013. C’est plutôt correct sur le fixe grâce à la Fibre Optique et plus que médiocre sur l’ADSL. Dans le mobile, c’est plutôt bon sur les forfaits, mais catastrophique sur le prépayé

Le chiffre d’affaires  à 20,018 milliards d’euros en 2013) est en diminution de -6,6%. Au 31 décembre 2013, 85% de la base-clients des forfaits grand public ont migré sur ces nouvelles offres (Open , Sosh, Origami) L

La Fibre Optique est en augmentation de 46 000 clients sur le trimestre, après +33 000 au trimestre précédent. En téléphonie mobile, il y a un gain grâce aux forfaits, alors que le prépayé poursuit sa chute. 

Haut débit
Il y a 10,108 000 clients haut débit (ADSL + Fibre Optique + Satellite), soit +215 000 sur un an (2,2%) et +62 000 sur le dernier trimestre (+0,61%). L’estimation est de 40,6% en part de marché et de 24,0% en part de ADSL conquête sur le trimestre.

Open a atteint 4,780 000 (+512 000) sur le dernier trimestre et +1,742 000 sur un an (+57,34%). En ADSL, il y a 9,749 000, soit +64 000 (0,66%) sur un an et +14 000 sur le dernier trimestre (+0,14%). En Fibre Optique, il y a 319 000 clients contre 273 000 le trimestre précédent.

Téléphonie Mobile
Sur le trimestre, Orange a gagné 246 000 clients, soit +414 000 forfait et – 169 000 en prépayés. Sur un an, c'est une perte de 176 000 clients  (+0,48%), dont un gain de 1,157 000 million en forfaits (+5,9%) et -1,333 000 en prépayés (-17,8%).
Sosh a atteint 1,854 000 (+237 000) sur le dernier trimestre.
Idem pour les Mnvo hébergés chez Orange qui perdent encore des clients par rapport au trimestre précédent à 1,561 000 contre 1,634 000 pour le T3, 1,658 0000 pour le T2 et 1,849 000 pour le T1 et 2,612 000 il y a un an.

Lors des trimestres précédents Orange avait:
Gagne au T3 58 000 clients, 414 000 forfaits et -356 000 en prépayés
Perdu au T2 119 000 clients, +244 000 avec un forfait et -363 000 en prépayés.
Perdu au T1 361 000 clients, +85 000 avec un forfait et -446 000 en prépayés.
Gagne au T4 552 000 clients, 232 000 clients avec un forfait et 320 000 en prépayés.
Gagné au T3 317 000 clients, 320 000 clients avec un forfait et -3 000 en prépayés. 
Perdu : au T2, 155 000 clients (1,751 000 nouveaux clients et 1,907 000 résiliations) contre 615 000 clients au T1 (1,697 000 nouveaux clients et 2,312 000 résiliations), mais gagné 86 000 forfaits (-387 000 clients sur le T1) et regagné 27 000 clients en juin. 
 
Source : Communiqué de presse Orange.

Pour rappel,
Les chiffres au 30 septembre 2013
Il y a 10,046 000 clients haut débit (ADSL + Fibre Optique + Satellite), soit +215 000 sur un an (2,2%) et +71 000 sur le dernier trimestre (+0,71%). L’estimation est de 40,8% en part de marché et de 27,6% en part de ADSL conquête sur le trimestre.

Open a atteint 4,268 000 (+447 000) sur le dernier trimestre et +1,731 000 sur un an (+68,23%). En ADSL, il y a 9,737 000 clients, soit +85 000 (0,88%) sur un an et +37 000 sur le dernier trimestre (+0,38%). En Fibre Optique, il y a 273 000 clients contre 239 000 le trimestre précédent.

Téléphonie Mobile
Sur le trimestre, Orange a gagné 58 000 clients, soit +414 000 forfait et – 356 000 en prépayés. Sur un an, c'est un gain de 130  000 nouveaux clients (+0,48%), dont 975 000 en forfaits (+5,0%) et -845 000 en prépayés (-11,8%).
Sosh a atteint 1,617 000 (+253 000) sur le dernier trimestre.
Idem pour les Mnvo hébergés chez Orange qui perdent encore des clients par rapport au trimestre précédent à 1,634 000 contre 1,658 0000 pour le T2 et 1,849 000 pour le T1 et 2,612 000 il y a un an.

Les chiffres au 31 décembre 2012
Haut débit
Il y a 9,893 000 clients haut débit (ADSL + Fibre Optique + Satellite), soit +295 000 sur un an (3,07%) et +66 000 sur le dernier trimestre (+0,67%). L’estimation est de 41,3% en part de marché et entre 20,4% en part de ADSL conquête sur le trimestre.

Open a atteint 3,038 000 (+501 000) sur le dernier trimestre et +1,842 000 (+154%) sur un an. En ADSL, il y a 9,652 000 clients, soit +210 000 (2,21%) sur un an et +33 000 sur le dernier trimestre (+0,34%). En Fibre Optique, il y a 176 000 clients contre 144 000 le trimestre précédent.

Téléphonie Mobile
Orange a gagné 552 000 nouveaux clients, soit +232 000 forfait et + 320 000 en prépayés. Orange retrouvé son niveau de décembre 2011 au niveau des forfaits avec un léger gain de 251 000 nouveaux clients (+1,28%), et -151 000 en prépayés (-1,97%). C’est une petite croissance de 0,4% sur 2012. Idem pour les Mnvo hébergés chez Orange qui perdent encore des clients par rapport au trimestre précédent à 2,288 000 contre 2,612 000 et 3,351 000 il y a un an.
Sur un an les forfaits sont en hausse de +1,3% tandis que les offres prépayées sont en recul de -2,0.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #194 le: 06 mars 2014 09:22:19 »
En fonction des résultats d'Orange et selon les chiffre de l'ARCEP, Free Mobile pourrait avoir recruté 677 000 clients.
Avec une part de conquête estimée à 24%, cela pourrait donner 76 000 nouveaux clients sur le fixe. L'estimation de François04 serait la bonne.
A confirmer lundi avec la publication des résultats de Free.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #195 le: 06 mars 2014 18:07:00 »
L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres provisoires concernant le haut et très haut débit. Ils sont arrêtés à fin décembre  2013.

L’ARCEP estime à 258 000 nouveaux abonnements sur le trimestre. Dont 57 000 en ADSL et 201 000 en Fibre Optique. En tenant compte des résultats déjà publiés (Bouygues, Orange et SFR), Free, Numericable et les autres opérateurs devraient se partager 76 000 nouveaux clients sur le T4.
Alors, combien pour Free ? Combien pour Numericable ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #196 le: 07 mars 2014 07:13:47 »
La perspective d’un rachat de SFR par Bouygues ou Numericable a fait réagir Stéphane Richard – le pédégé d’Orange – lors d’une interview à La Tribune (06/03).

C’est la vie…
Pour lui, ce ne serait pas un drame, car il s’est exprimé plusieurs fois sur le trop grand nombre d’acteurs en France et en Europe et la nécessité de consolidation du secteur.
D’autant que : " Je pense que cela pourrait même booster les équipes d'Orange qui seraient obsédées par l'idée de redevenir leader. Ce ne serait pas un drame ! D'ici à ce qu'une telle opération puisse se faire, ce qui prendrait à mon avis au moins un an à 18 mois, nous en profiterions au maximum...et Free aussi j'imagine !".
Pour Stéphane Richard : " l'Autorité de la concurrence n'a pas de dogme sur le nombre d'opérateurs, tout est une question de remèdes (mais…) Nous serons très vigilants sur l'impact concurrentiel",

Un effet d’aubaine ?
Les précédentes fusions entre opérateur ont montré que 1+1 ne faisait deux. Cela pourrait pousser Orange un peu plus surement vers un accord de mutualisation avec Free, d’autant que le rachat de SFR par Bouygues amènerait le nouvel ensemble devant Orange en nombre de clients. Et donc de laisser un peu de marge à Orange pour s’organiser voir participer à une consolidation du secteur.
Un rachat de SFR par Bouygues permettrait à Orange de continuer à louer son réseau fixe et à Free de pouvoir récupérer des fréquences et un réseau de Bouygues Telecom. Enfin, vu le niveau d’endettement du nouveau groupe, il ne serait pas simple pour ce dernier de se lancer dans une guerre des prix.

Les deux projets
Enfin, le quotidien Les Echos du jour publie un comparatif des offres. Concernant l’absence de licenciements, faut-il rappeler que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #197 le: 07 mars 2014 14:13:40 »
Martin Bouygues a accordé une interview au quotidien Les Echos (07/03). Il y apparaît très ouvert sur l'ensemble des sujets liés au rachat de SFR. La marque Bouygues pourrait même disparaître.   

Sur la faisabilité de la fusion, il déclare que "nous sommes aujourd’hui convaincus que l’autorité de la Concurrence, qui aura à se prononcer, peut à la fois autoriser cette opération et grâce à elle recréer une concurrence par les infrastructures normales sur le marché français. Evidemment en imposant des contreparties. Nous le comprenons."

Par contre, en ce qui concerne l'option d'une fusion avec Iliad, c'est clairement non : "(...) non, nous ne l’avons pas envisagée. Nous avons déjà un partenariat avec les équipes de SFR. Nous avons appris à nous connaître et nous partageons une vision commune sur la manière de faire notre métier."

La révolte gronde, la hache de guerre n'est pas enterrée et le calumet de la paix n'est pas encore de sortie. Free ne profitera pas simplement d'éventuelles contreparties imposées à Bouygues. L'ancien riche est tenace, voir rancunier vis à vis du nouveau riche...Faut dire que l'avenir de Bouygues Telecom peut se jouer en partie avec ce rachat.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #198 le: 08 mars 2014 07:19:20 »
La guerre des droits TV sur le football va repartir de plus belle entre Canal+ et beIn Sports. Deux gros morceaux sont remis en jeux :la ligue 1 coté LFP et la Champion's League coté UEFA.

Ligue 1 et Ligue 2
La LFP (Ligue de Football Professionnel) qui organise les championnats de Ligue 1 et la Ligue 2 a décidé de lancer avec un an d’avance un nouvel appel d’offre pour ces deux compétitions. La découpe des horaires devraient être la même et la LFP espère tirer 800 millions pour la Ligue  1 au lieu de 607 millions actuellement. Orange de son coté paye 25 millions par an pour les droits sur Smartphone et Tablette.

Pour rappel, selon la DNCG, le chiffre d’affaires 2012 et 2013 des clubs de Ligue 1 se décompose comme suit : 47,8% des droits tv, 25% par le marchandising et autres produits, 16,2% par le sponsoring et 11% par la billetterie.
Les réponses doivent être données pour le 4 avril.

A l’occasion de la présentation de son appel d’offre, le président de la LFP a déclaré que beIn Sports comptait 1,8 millions de clients et Canal+ 5,2 millions sur un total de 9,534 000 millions (particuliers et professionnels) de clients à fin décembre selon les derniers publiés. Ce qui donnerait 4,004 000 millions de clients pour CanalSat et 330 000 pour CanalPlay.

Ligue des Champions et Europa League
Là, les droits arrivent à expiration la saison prochaine et l’UEFA lance classiquement son appel d’offre. Actuellement, Canal+ diffuse les 13 meilleures affiches ainsi que la finale en crypté pour 50 millions d'euros par an), beIN Sports, le reste pour 60 millions d'euros par saison) et TF1 la finale en clair. W9 et beIN Sports verse 16 millions par an pour la Ligue Europa.

Comme en Angleterre ou BT Sport a déboursé un milliard d'euros pour acquérir l'exclusivité de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa au nez et à la barbe d'ITV et de Sky, L’UEFA pourrait vendre ses droits à un seul diffuseur.

Les réponses doivent être données pour le 7 avril.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #199 le: 09 mars 2014 07:57:02 »
L'actualité s'accélère sur le rachat de SFR.

Bouygues a donc décidé de vendre son réseau à Free pour faciliter son rachat de SFR. C'est le JDD qui l'annonce. Pour Free cela va couter 1,8 milliards. cet accord devrait rentrer en fonction au cours de l'année 2015 et permettre ainsi à Free de remplir ses obligations de couverture et par ricochet à éteindre plus rapidement son accord d'itinérance avec Orange à la fin du processus (2016 ?).  
L'ancien riche et le nouveau riche ont enterré la hache de guerre et fumer le calumet de la paix.
Là on peut mettre une grosse pièce sur le dossier Bouygues.

Cet accord est en phase avec ce que déclarait Bruno Lasserre (Le Figaro, 08/03).
Le Président de l'Autorité De La Concurrence est revenu sur le cadre réglementaire d'un rachat de SFR. Il y fixe quelques règles. Le passage de quatre à trois opérateurs n'est pas tabou : "L'Autorité se prononcera au vu du dossier - et des remèdes proposés - qui lui sera soumis..

C'est à relier à l'interview que Martin Bouygues  a accordé au quotidien Les Echos (07/03), ou il déclare que : "nous sommes aujourd’hui convaincus que l’autorité de la Concurrence, qui aura à se prononcer, peut à la fois autoriser cette opération et grâce à elle recréer une concurrence par les infrastructures normales sur le marché français. Evidemment en imposant des contreparties. Nous le comprenons."

L'ADLC examinera les questions suivantes :
"le pouvoir de marché acquis par l'entreprise fusionnée lui permet-il d'augmenter les prix au détriment des consommateurs, qu'il s'agisse des particuliers ou des entreprises ?
Existe-t-il des possibilités de riposte du côté des autres acteurs du marché ?
Quels sont les effets de l'opération sur les incitations à innover et à investir de la nouvelle entité et de ses concurrents ?

Ensuite, nous regarderons les effets coordonnés: la fusion peut-elle briser la dynamique concurrentielle dans le mobile mais aussi dans les marchés adjacents, la téléphonie fixe et même les médias. Les deux offres peuvent avoir des conséquences sur les médias.
"

Mais cela prendra du temps, car le L'ARCEP et le CSA seront de la partie : "Tout cela devrait être regardé, en liaison avec les régulateurs sectoriels qui seraient consultés en phase d'examen approfondi, l'Arcep pour les télécoms et le CSA pour l'audiovisuel. Si une enquête approfondie est lancée, cela pourra prendre autour de neuf mois d'instruction contradictoire avant d'arriver à la décision finale."

Bref, le dogme d'un marché avec quatre opérateurs mobiles est quasiment mort. Reste à y mettre les formes et à dessiner un nouveau Yalta. On peut quand même mettre une grosse pièce sur Bouygues...