Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1500 le: 28 juin 2018 08:26:27 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°296

TNT/Telecoms : le match ?
Dans un entretien au quotidien Les Echos (20/06), Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, estime que le déclin de la télévision par la TNT est inéluctable et donc que les fréquences TNT soient réattribuées aux opérateurs télécoms.

Est-ce si simple ?

Si la TNT s’érode, selon l’observatoire du CSA, 23,6% des foyers reçoivent encore la télévision uniquement par la TNT. Remplacer une réception gratuite par le satellite ou l’adsl ou lorsque le pays sera couvert à 100% en très haut débit, cela aura forcément un coût pour l’utilisateur.  D’autre part, la loi stipule que ces fréquences resteront utilisées par la télévision jusqu'à fin 2030. Toutefois, la loi prévoit un point d'étape en 2025.

Les chaînes TNT, en échange de leurs fréquences, s'engagent à investir dans la création française : films, fictions, documentaires, etc. Et les chaînes sans fréquences TNT ont des obligations beaucoup plus légères. A ce jour, il n’y a rien de pérenne et de chiffré pour remplacer ce financement.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) estime que la TNT (télévision numérique terrestre) fait partie de l'avenir de l'audiovisuel : "Le développement de modes de diffusion concurrençant la TNT ne saurait en sonner le glas (…) "La TNT n'a pas vocation à être le parent pauvre de l'audiovisuel", a assuré son Olivier Schrameck Le Figaro, 26/06).

Il y a aussi la guéguerre entre régulateurs et qu’un rapprochement entre Arcep et le CSA est revenu dans le débat public dans le cadre de la future réforme de l'audiovisuel public, le CSA s'est dit favorable à des coopérations avec l'ensemble des régulateurs du secteur (Cnil, Hadopi, Arjel...). Le président de l'Arcep est toujours un brin provocateur dans ses déclarations, ce serait aussi un moyen pour l’ARCEP de prendre le pas sur le CSA et par la même occasion de se donner un peu de boulot. 

Altice veut passer en force
Dans le cadre de la loi ELAN (évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) que les députés viennent tout juste d'examiner en première lecture à l'Assemblée nationale. Altice pousse pour l’adoption d’un amendement afin de remplacer la convention d'immeuble actuelle.

Par rapport à la loi de 2008, le changement serait le suivant : si le déploiement de la fibre optique ne nécessite pas de nouveaux travaux, l’opérateur devra simplement informer la copropriété. Ce qui permettrait à Altice de rajouter de la fibre optique dans les « gaines » des immeubles où se trouvent déjà des câbles coaxiaux.

Sollicité par Altice, l’ARCEP est contre : " Dans son avis, l'Autorité émet les plus grandes réserves sur les mesures proposées par SFR concernant la modernisation des réseaux câblés existants : ces mesures remettent en cause l'équilibre entre opérateurs et propriétaires, résultant de la loi de modernisation de l'économie de 2008, et seraient également source d'inefficacité économique dans les déploiements. De telles mesures pourraient enfin contrarier la dynamique des déploiements et s'avèreraient ainsi contreproductives au regard de l'objectif d'accélération des déploiements.".

THD : accord entre Orange et SFR
L’Arcep vient de donner son aval à l’accord  (Le Monde, 15/06) entre SFR et Orange sur le partage des villes moyennes (zone AMII) pour le déploiement du très haut débit. SFR récupère 1,2 million de prises supplémentaires en plus des 1,4 millions déjà prévues et retrouve donc quasiment les 20% du départ.

Selon le communiqué de l’Arcep, cela donne précisément :
- Orange propose de s’engager sur 2 978 communes totalisant environ 11,10 millions de locaux : cette proposition représente environ 30 % de la population, 7 % du territoire et 30 % du nombre de locaux en France ;
- SFR propose de s’engager sur 641 communes totalisant environ 2,55 millions de locaux : cette proposition représente environ 8 % de la population, 1,5 % du territoire et 7 % du nombre de locaux en France.

Soit 18,7% pour SFR et 81,3% pour Orange.

Dans son communiqué, l’Arcep souligne que Orange s’engage de rendre raccordable 92%des locaux pour fin 2020 et 100% pour fin 2022. SFR s'engage lui pour 92% à fin 2020. Ces engagements ont valeurs juridiques, ce qui permettra à l’Arcep de sanctionner d’éventuels manquements. L’Arcep rappelle que cela va nécessiter une intensification des efforts de déploiement et une relation étroite avec les collectivités locales.

Pour rappel, en février dernier, SFR s’était vu débouté par le Tribunal de Commerce de Paris de sa demande à Orange de renégociation d’une plus grande part des déploiements de la fibre dans les agglomérations moyennes, qu'elle avait abandonnées un temps après son rachat par Numéricable.

L'accord de 2011 prévoyait qu’Orange déploie 80% des prises, SFR 20% et a été réajusté depuis le rachat de SFR par Numéricable à respectivement 87% et 13 %.

En Février 2017, l’ARCEP avait invité Orange a faire un effort envers SFR et avait invité "les acteurs à aller vers un partage plus équilibré, en accord avec l'Autorité de la concurrence et le gouvernement, pour permettre une accélération du déploiement de la fibre". Orange avait rétorqué qu’il avait remplacé SFR dans beaucoup de villes, SFR privilégiant le câble au détriment du Ftth.

Mi-novembre 2017, Julien Denormandie - Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire – avait déclaré : "Nous n’allons pas ouvrir cette boite de Pandore qui est le redécoupage des zones RIP et AMII. Il nous faut un cadre stable pour aller plus vite. La loi permet d’aller dans des engagements contraignants.", alors que l’Arcep voulait : "un repartage rapide des déploiements de fibre optique en zone AMII assorti d’engagements juridiquement contraignants.".

Finalement, Orange et SFR retrouvent le partage d'origine. Reste à bien travailler.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1501 le: 29 juin 2018 06:51:22 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°265

Canal+
Maxime Saada - le patron de Canal+ - était auditionné par le Sénat ce mercredi 27 juin. L’occasion de revenir sur l’actualité du groupe et c’était en mode plutôt dépressif.

Il a défendu la stratégie de Canal+ concernant l’appel d’offre de la Ligue 1 : " Nous avons fait le choix de la survie.  (…) Investir plus et mettre ce qu'a mis Mediapro, c'était la mort immédiate ou quasi-immédiate du groupe Canal Plus.".Il a indiqué que Canal+ examinait les recours juridiques possibles

Sur un éventuel rapprochement avec beIN Sports : "c'est possible, mais sans doute trop tard. Nous avons été affaiblis, mais BeIn aussi. Est-ce que c'est en fusionnant deux malades [qu'on guérira]? Je ne sais pas...".  Il y a deux ans, ce rapprochement avait été refusé par l’Autorité de la Concurrence.

Il est revenu sur Canalplay : "On nous a tué CanalPlay. CanalpPlay avait 800.000 abonnés, était le leader en France, mais n'avait pas le droit de proposer d'exclusivités. CanalPlay est passé à 200.000 abonnés, ça s'est terminé en deux ans. Nous avons été rayés de la carte en deux ans sur ce marché qui est en train de se substituer à la télévision...".  Pour Canal, c’est l’ADLC qui est directement responsable, sans s’interroger sur les propres responsabilités de Canal+, à savoir ne pas développer un service qui aurait pu concurrencer l’abonnement à la chaine premium et la non remise en cause de la chronologie des médias, favorable à la chaine premium.

Par ailleurs, Maxime Saada a laissé entendre qu'il redemanderait à bénéficier d'une fréquence en TNT à l'expiration en 2020 de sa fréquence terrestre actuelle: "cette fréquence TNT, c'est plus de 600.000 abonnés, c'est un élément structurant de l'économie de Canal Plus" (bfmbusiness 27/06).

beIN Sports
Florent Houzot - le directeur de la rédaction de la chaine - a annoncé via twitter que la chaine diffuserait la Copa América 2019 qui se déroulera au Brésil l’été prochain, tout comme la prochaine Coupe d’Afrique des Nations début 2019.
D’autre part, la chaine annonce de bonnes première audiences pour la première semaine de la Coupe du monde (l’Equipe, 22/06). Le record a ainsi été réalisé lors d'Iran-Espagne (0-1), le 20 juin, avec 1 321 000 téléspectateurs de moyenne et un pic à 1 517 000. Globalement, l'audience de la chaîne est en augmentation de 45% par rapport au Mondial 2014, au même moment de la compétition.

Volley ball
Un sport collectif qui est toujours un peu l’éternel oublié des médias. Alors que la chaine l’Equipe avait acquis les principaux droits de diffusion du championnat, au fil du temps la diffusion a disparu en visibilité. C’est pour cela que la Ligue Nationale de Volley vient de lancer une consultation auprès des diffuseurs pour l’exploitation des droits TV de la Ligue A Masculine et de la Ligue A Féminine à partir de la saison prochaine.
La réponse dans quelques semaines puisque les discussions doivent aboutir d’ici la mi-juillet (mediasportif, 22/06).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1502 le: 02 juillet 2018 07:24:40 »
Retour sur quelques chiffres et statistiques (hors résultats financiers) à la suite de la publication des résultats d'Orange au 31 mars. Ces chiffres portent sur l’activité fixe et sur l’activité mobile.

Comme depuis de nombreux trimestres, Orange s’appuie sur le FTTH, le m2m et Open pour présenter de solides résultats commerciaux. Sosh a repris sa phase de décélération. Le recrutement sur le Ftth est sur une bonne dynamique et la priorité semble être le développement des offres convergences Open. Hors Sosh, Les offres mobiles sont vraiment les délaissées du catalogue.


* en milliers

Très haut débit
Sur ce trimestre, c’est un gain de 130 000 clients. Ce qui est retrait par rapport au T4 2017, mais mieux qu’au T1 2017. Même si la concurrence monte en régime, Orange ne semble pas pouvoir ou vouloir augmenter la cadence. Orange n’indique plus la proportion de nouveaux clients sur les gains Ftth. 

Les clients FTTH représentent 22,6% de sa base clientèle contre 21,2% à fin 2017, 13,0% à fin 2016, 8,9% à fin 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012.

Le nombre de clients avec une offre Open est de 8,872 millions et représente 48,0% des clients du fixe, en augmentation de 0,2% sur ce trimestre. Orange ne donne plus le nombre de clients en bas débit. A fin décembre il en restait 2 000.

Téléphonie mobile
Sur les forfaits, Orange progresse de 363 000 nouveaux clients (388 000 sur le T4, 591 000 sur le T3, 752 000 sur le T2, 604 000 sur le T1, 727 000 au T4 2016, 435 000 au T4 2015).

Sosh progresse de 8 000 nouveaux clients et représente 12,5% des clients avec un forfait contre 12,6% à fin 2017, 12,4% à fin 2016, 12,2% à fin 2015 et 11,2% à fin 2014. Et représente 11,4% de l’ensemble des clients chez Orange contre 11,4% à fin 2017, 11,8% à fin 2016, 10,3% à fin 2015 et 9,1% à fin 2014. C’est une relative stagnation.

Sur le prépayé, c’est encore et toujours la chute, mais si elle est moins importante que lors des trimestres précédents. Pour le quatrième trimestre consécutif, les Mvno’s repartent à la hausse et le cap du million a été passé sur le T1.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1503 le: 03 juillet 2018 07:51:03 »
Orange, lors de la présentation de ses résultats à fin mars a publié quelques données annexes sur son activité fixe et mobile.

Mobile & Fixe
Le taux de churn sur le mobile est de 13,0% contre 13,7% en décembre 2017 et 15,3% en décembre 2016. Cet indicateur n’est pas donné pour les autres opérateurs, il est difficile donc de faire des comparaisons.

Globalement, avec la 4G et le Ftth, les offres sont de plus en plus convergentes (fixe + mobile) avec 60%  des clients haut débit fixe grand public contre 59% à fin décembre 2017 et 57% à fin décembre 2016.
Sur le mobile seul, la 4G progresse normalement, mais sur un marché grand Public tiré seulement par Sosh. Orange ne donne plus la proportion des offres sans engagement. A fin décembre 2017, c’était 73% des contrats voix grand public vs 65%.

Sur un an, le chiffre d'affaire d'Orange France est en augmentation de 2,1% après une hausse de 0,6% au T4, de 0,2% au T3 et de 0,5% au T2. Le CA fixe permet à Orange de compenser ses pertes sur le mobile (-1,0%). La rentabilité s’améliore et sur 12 mois, l’ARPO s’améliore avec la montée en charge du Ftth et des offres convergentes.   






Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1504 le: 04 juillet 2018 07:17:37 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°297

Suicides France Telecom
Neuf années après les premières plaintes, les juges d’instruction ont renvoyé Didier Lombard (son ancien pdg), France Telecom/Orange comme personne morale et six autres dirigeants et cadres devant le tribunal correctionnel de Paris conformément aux réquisitions du parquet de Paris.
Selon leur ordonnance du 12 juin, ce sera un procès pour harcèlement moral, une - sale - première en France, après la crise des 35 suicides en 2008 et 2009 à France Telecom. 
Il n’y a de date pour le procès et selon Le Monde (16/06) : "Le procès ne devrait toutefois pas être audiencé avant de longs mois d’autant que les non-lieux ordonnés par les juges concernant certains cas de salariés rendent possible un appel contre l’ordonnance.".

Free Italie
D’après les premières indications, un mois après son lancement, Iliad entrant "aurait pu bénéficier de quelque 250 000 demandes de portabilité depuis son lancement". Berenberg – institut spécialisé dans les télécoms – prévoit un total de 300 000 à 350 000 clients à fin juin et 1,85 million de clients sur un an.
Pour Berenberg, WindTre serait le plus affecté par le lancement, suivi de Vofadone et TI (zonebourse 27/06). Iliad vise une part de marché de 15%.

Lors du lancement de Free Mobile début 2012, les chiffres avaient été impressionnants. Stéphane Richard avait donné le chiffre de 1,5 million à mi-février (Le Point, 02/12) et officiellement c’était 2,610 millions au 31 mars 2012 ce qui représentait 3,9% en parts de marché. On connaît la suite.

Consolidation des télécoms
Alain Weill – le PDG d’Altice France – vient de donner une interview au quotidien Les Echos (03/07), il y revient sur quelques sujets d’actualité dont celui concernant la consolidation des télécoms : "Patrick Drahi n'est absolument pas vendeur. Je constate que ce sont plutôt les deux plus petits acteurs des télécoms qui poussent désormais à une consolidation. Pour sa part, SFR est « cash-flow » positif, nous allons continuer nos 2,2 milliards d'investissements par an et nous pouvons faire face à toutes nos obligations. Nous n'avons aucune échéance importante de dette avant 2022. Notre conviction, c'est que, de toute façon, la consolidation se fera un jour et que ce jour-là, SFR en sortira grandi et renforcé.".

Consolidation des télécoms aux USA
La justice américaine donne son accord à la fusion d’AT&T (contenants) et de Time Warner (contenus). L’achat de Time Warner va couter 85 milliards de dollars à AT&T ! Le nouvel ensemble pèsera environ 275 milliards de dollars en Bourse et veut concurrencer Google, Facebook, Amazon et consorts.
Aux Etats-Unis une autre bataille va se lancer. Comcast, la major d’Hollywood propriétaire de (Universal, NBC, Hulu, Fox, Sky) s’est lancée dans la bataille pour tenter de ravir la 21st Century Fox à Disney.

Pour tenter de pas trop se perdre, une infographie de recode


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1505 le: 05 juillet 2018 06:22:52 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°266
 
DAZN
Qui est DAZN qui un remporté un lot du Calcio pour 193M€ ? C’est un service de streaming sportif en direct et à la demande, il va donc diffuser le match du samedi soir à 20h30 et les matches le dimanche à 12h30 et 15h00, plus trois matchs exclusifs pour chaque série de rencontres en milieu de semaine. En outre, DAZN montrera des résumés. Ces droits sont valables sur Smartphones, tablettes, tv connectées, consoles de jeux, ordinateurs pour 9,99€/mois. 

DAZN prévoit de s’offrir d’autres droits sportifs nationaux (digitalsport, 14/06).

beIN Sports
A l’occasion de la fin du tour préliminaire de la coupe du monde beIN Sports a annoncé avoir atteint 4 millions d’abonnés. Belle performance, la chaine avait atteint 2 millions d’abonnés lors de la coupe du monde au Brésil en 2014 et 3 millions lors de l’Euro 2016.
Le plus dur va être de garder ses 4 millions de clients à la rentrée, alors que la chaine a perdu la diffusion de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa.

La chaine vient d’annoncer le renouvellement pour 5 ans du tournoi de Wimbledon. beIN Sports qui est le diffuseur des Masters 1000 et ATP 500, va voir ces droits remis sur le marché cette année. La chaine diffuse aussi La Coupe Davis et laFed Cup et le circuit féminin.

D’autre part, la chaine va continuer de diffuser la NFL (football américain) pour 2 années supplémentaires (source : mediasportif, 02/07)

Droits tv de la Liga
Les droits tv de la Liga (championnat espagnol) pour la période 2019/2022 viennent d’être attribués pour 1,14 milliard d’euros, soit une hausse de 15% par rapport aux droits actuels. Il reste 4 lots à vendre (Internet, deuxième meilleur match de chaque journée, matchs de la seconde division). C’est le groupe de télécommunications Telefonica et Mediapro qui vont se partager les matchs.

Les droits à l’international ont été renouvelé avec Mediapro pour 896 millions d’euros par saison (2019/2024), ce qui représente une hausse de 30%.

Pour 980 millions, le grand vainqueur est Telefonica qui subtilise à Mediapro les principaux droits, soit : le grand match de chaque journée du championnat d’Espagne, et de huit autres matchs pour la télévision payante, ainsi que les six matchs de la phase de montée en première division (play-off), et les résumés de toutes les parties de première et seconde divisions. Telefonica fait de la convergence un de ses axes de développement. Reste à la financer avec des gains de clients suffisants.

Pour Mediapro, ce sera des résumés et les matchs dans les bars et restaurants pour 160 millions d’euros

Les droits télévisés payés à La Liga par les opérateurs sont ainsi passés de 728 millions d’euros pour la saison 2011-2012 à 1,1 milliard pour 2016-2017 et 1,4 milliard entre 2017-2018 (Coupe du roi incluse).

D’autre part, Telefonica a annoncé avoir acquis auprès de Mediapro les droits de diffusion en Espagne de la Ligue des champions et de l'Europa League sur la période 2018-2021 pour 1,08 milliard d'euros, soit 360 millions par saison. Mediapro continuera de diffuser dans établissements publics (bars, hôtels, etc.). Les droits acquis par Telefonica pourront être revendus à d’autres opérateurs.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1506 le: 06 juillet 2018 07:02:06 »
Après la publication de l’observatoire de l’AFNR au 30 juin, un récapitulatif sur les supports 4G en service via l’observatoire 2G, 3G et 4G publié par l’ANFR.
Selon l’ARCEP, Bouygues Telecom couvre 96% de la population, Free 89%, SFR a annoncé couvrir 97% et Orange 98%.

Avec 57 939 sites au total, le cumul des supports 4G en service augmente de 5,3% par rapport à fin mars 2018 (5,0% entre mars 2018 et décembre 2017) et de 26,5 % entre juin 2017 et juin 2018 (34,9% entre fin mars 2017 et fin mars 2018). 
A noter que pour l'ANFR : "Certains des sites autorisés dans les différentes bandes de fréquences sont mutualisés et utilisent donc un même support. Ceci explique pourquoi la somme des sites autorisés par bande de fréquences n’est pas égale à la totalité des sites 4G autorisés."



Bouygues est passé troisième d’une courte tête : 15,500 sites en service, soit une augmentation de 4,5% par rapport au 31 mars et de 19,8% sur un an. Bouygues (via la mutualisation avec SFR) poursuit fortement sa route, mais confirme avoir mis le pied sur le frein depuis un an.

SFR est deuxième - et voit Orange prendre une petite avance - avec 15,633 sites, soit une augmentation de 4,2% par rapport au 31 mars et de 27,9% sur un an. SFR qui n’avait plus vraiment le choix et a rattrapé son retard mais commence également à mettre le pied sur le frein.

Orange est confirmé premier : 15,986 sites, soit une augmentation de 6,7% par rapport au 31 mars et de 29,9% sur un an. Orange a accéléré et va devoir garder le rythme pour maintenir son avance par rapport à SFR.

Free ferme la marche avec 10,820 sites, soit une augmentation de 5,5% par rapport au 31 mars et de 27,4% sur un an. Free fait un bon dernier trimestre et presque (presque) jeu égal avec Bouygues sur l’année. Il lui reste encore beaucoup à faire.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1507 le: 09 juillet 2018 06:25:52 »
L'Arcep vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 1er trimestre 2018 - résultats définitifs".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres Arcep)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 2,5%, c’est baisse régulière par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 700 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 192 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,112 millions, soit un recul de 965 000 sur un an et une baisse de 328 000 sur le trimestre. La tendance est toujours à une forte accélération de la baisse. 

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 7,507 millions, soit une hausse de 1,664 million (dont 1,202 million pour le Ftth) sur un an et une hausse de 519 000 (dont 363 000 pour le Ftth) sur le trimestre.

Pour l’ARCEP : " La majorité de la croissance (72% ce trimestre contre 63% un an auparavant) est portée, depuis pratiquement deux ans, par la progression du nombre d’abonnements en fibre optique de bout en bout (3,6 millions, +1,2 million en un an au premier trimestre 2018), qui représentent désormais 13% des accès internet. (…) Fin mars 2018, le nombre de souscriptions au très haut débit représente 41% du nombre de logements éligibles au très haut débit (+5 points en un an), soit 18,1 millions. Parmi ces derniers, 10,9 millions de logements sont éligibles à la technologie FttH (+33% en un an)".

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin mars 2018 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,537 millions de clients et a recruté 317 000 nouveaux clients entre le T1 2017 et le T1 2018, soit une augmentation de 2,8% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1508 le: 10 juillet 2018 07:55:38 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°298

SFR et les contenus
Alain Weill – le PDG d’Altice France – vient de donner une interview au quotidien Les Echos (03/07), il y revient sur quelques sujets d’actualité dont celui concernant la politique des contenus : "On investit aujourd'hui 1 milliard dans les contenus audiovisuels. C'est plus que TF1, le leader de la télé ! Et quand on aura véritablement remis la machine en route, on sera capable d'investir bien plus que cela.".

A ce jour RMC Sport (lancé le 3 juillet) n’est toujours pas distribué par les autres opérateur "Nous n'avons pas encore trouvé d'accord sur le prix qu'ils payeraient pour l'avoir (…) Mais nous n'avons aucune pression. Si RMC Sport est en exclusivité de fait sur les box SFR, c'est aussi une bonne nouvelle, car les amateurs de foot, viendront vers nous. RMC Sport sera de toutes les façons accessible à tous, sur le digital, en OTT. Donc dans tous les cas, nous serons gagnants.".

Enfin concernant Altice Studio et sa possible vente à Orange : "Plusieurs options s'offrent à nous : nous cherchons à regrouper des moyens, à mutualiser les investissements. Nous avons plusieurs partenaires potentiels pour Altice Studio. Nous participerons de façon plus efficace au financement de la création française et européenne.".

SFR et l’emploi
C’est confirmé, la direction, la CFDT, l’UNSA et la CFTC ont prorogé l'accord de 2016 qui avait encadré, via des départs volontaires, la suppression programmée d'un tiers des effectifs, soit 5.000 postes. Il prévoit notamment de reconduire jusqu'au 31 décembre 2020 les dispositions de l'accord "New Deal" dans lequel le groupe télécoms s'engageait à recourir au volontariat pour les suppressions de postes programmées.
Sur le sujet, lire l'enquête publiée sur Frandoid.

Consolidation des télécoms
Bouygues est dans le jeu pour consolider le secteur : "Si on a une opportunité de se renforcer sur le marché des télécoms (...) Martin Bouygues (...) a toujours dit que si l'opportunité se présentait, alors il voulait se positionner", a déclaré Olivier Roussat, PDG de Bouygues Telecom, mais : "Pour que le marché se consolide, il faut que quelqu'un soit vendeur (…) Et il se trouve qu'on nous a rappelé dans les Echos que SFR n'était visiblement pas à vendre." (Le Figaro, 05/07).

Alain Weill – le PDG d’Altice France - qui  vient de donner une interview au quotidien Les Echos (03/07) avait déclaré : "Patrick Drahi n'est absolument pas vendeur. Je constate que ce sont plutôt les deux plus petits acteurs des télécoms qui poussent désormais à une consolidation. (…) Notre conviction, c'est que, de toute façon, la consolidation se fera un jour et que ce jour-là, SFR en sortira grandi et renforcé.".

Orange de son coté est prêt à jouer le facilitateur, mais sans être un initiateur. C’est ce qu’a répété Ramon Fernandez, directeur financier du groupe : "Le scénario précédent où Orange était sur le siège du conducteur me paraît très très improbable. En revanche, dans une voiture, il y a de la place pour plusieurs passagers" (...) Nous verrons bien s'il faut à un moment donné s'assoir sur un siège passager" (Le Figaro, 07/07).

Suite au prochain épisode.

Molotov racheté par Orange ?
Selon bfmbusiness (06/07), le dossier est actuellement étudié par plusieurs opérateurs télécoms français, dont Orange.
Molotov n’est pas très en forme et doit trouver des fonds. Pour être rentable, voudrait de 500000 à 750000 abonnés payants, mais ne compterait que 6000 à 7000 abonnés. Avec la création de Salto, l'avenir de Molotov s'annonce plutôt sombre...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1509 le: 11 juillet 2018 08:15:45 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°267

Canal+
Lors d’une interview au quotidien l’Equipe (31/05), Maxime Saada a donné quelques chiffres intéressants sur la « puissance » du groupe Canal+ en terme de distribution de chaines.
l assure que Canal+ concentre 1/3 des abonnés beIN Sports soit 1,2 million de clients sur 3,5 millions et 2/3 des abonnés OCS, soit 1,9 millions pour un total de 2,9 millions. Un moyen de rappeler que Canal+ sera essentiel à une bonne distribution du futur bouquet foot de Mediapro. 

Foot sur France TV
Il est toujours question que France Télévisions revende ses droits du foot. Le groupe diffuse – avec Canal+ - la Coupe de la Ligue (pour 23,9 millions par saison jusqu’en 2022) et la vente pourrait lui rapporter une dizaine de millions. Idem pour la Coupe de France, que France TV se partage avec Eurosport pour 242 millions par an. Il va falloir trouver des diffuseurs à France Télévisions qui doit économiser 50 millions au total sur l’année 2018. Le budget du service des sports s’élève à 250 millions et l’économie à réaliser serait de 10 à 15 millions d’euros.

Ligue des Champions asiatique
Il n’y a pas qu’en Europe que les droits tv s’envolent pour le foot. En Asie, Lagardère vient de perdre les droits tv pour la période 2021/2028 au profit de DDMC Fortis pour 3,5 milliards d’euros soit 500 millions par an. DDMC est un groupe chinois et Fortis un groupe suisse.
Cet accord couvre la Ligue des Champions d’Asie, la Coupe d’Asie ainsi que les matchs de qualification pour la Coupe du Monde. Lagardère avait les droits depuis 1993, mais n’a pas pu surenchérir. Et sur le fond, le groupe Lagardère espère vendre la branche Lagardère Sport qui détient encore les droits médias et marketing de la Confédération africaine de Football (Le Monde 16/06).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1510 le: 12 juillet 2018 07:31:17 »
Les différents rapports annuels ont été publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et Altice (pour SFR). Chaque opérateur y donne des informations sur le nombre de salariés employés et cela permet d’en suivre l’évolution. Il s’agit toutefois des emplois consolidés en France. Par exemple si une branche d’Orange avec des salariés localisés en France ne réalise que des activités à l’étranger, les salariés ne sont pas comptabilisés.

Seule difficulté, la difficulté de remonter au-delà de 2013, pour consolider Numéricâble et SFR.

Période 2013/2017
On peut donc constater que sur la période 2013-2017, que les effectifs ont baissé et qu’ils ont surtout baisser sur l’année 2017. Chez SFR, c’est l’hémorragie : 5 360 personnes, soit 35% des effectifs ! 4 560 sont partis via un plan de départs volontaires et 800 départs via les boutiques. 

D‘autre part, les départs à la retraite chez Orange qui sont estimés à 15 000 d’ici à 2020 (dont de très nombreux fonctionnaires) ne devraient être compensés que pour un tiers, cela devient concret sur l’année 2017 : le solde est négatif de 3 459 salariés, soit 3,6% des salariés !  Chez Orange, c’est 5 138 départs en retraite en 2017 versus 4 518 en 2016, soit une augmentation de près de 14 % ? Ces départs représentent environ 80% du total. 

Chez Orange, ce sont 45% (Le JDD du 29/04) des salaries (sur 84 246 salariés d’Orange SA) qui restent fonctionnaire au 31décembre 2017, soit 37 911. C’est en 2039, que Orange devrait voir partir son dernier fonctionnaire. Ce taux était de 50% à fin décembre 2016, 56% fin 2015 et 59% fin 2014. Il n’y a pas de chiffres officiels pour 2017, mais avec les départs à la retraite, le taux est certainement tombé largement sous les 50%.

Free poursuit les embauches, mais il pourrait se débarrasser d’un centre d’appel à Colombes avec ses 281 salariés.

Et la sous-traitance ?
Enfin, ces chiffres ne donnent pas une image des effets au niveau des sous-traitants. Toutefois, à ce sujet, il faut noter que Orange est passé de 26 313 (Equivalent Temps Plein) en 2011 à 24 055 en 2013 à 32 163 ETP en 2017 ! C’est d’abord lié à la montée en charge des investissements dans le ftth. Les autres opérateurs ne donnent pas de statistiques sur la sous-traitance.   

Palmarès
Au-delà de la «qualité » des emplois supprimés/crées (cadres/non-cades), sur la période 2013-2017, c’est Bouygues qui a le plus perdu avec 19%, suivi par SFR avec 13%, mais avec 35% sur 12 mois !

Orange ferme la marche avec une perte de 9% de ses effectifs. Orange s’en sortant naturellement avec les départs à la retraite et avec l’itinérance qui lui permis de passer la cap Free sans casse sociale.   

C’est Free qui restera le grand bénéficiaire avec une augmentation de 41%, même sui le rythme semble se ralentir sur l’année 2017.



Fin mai, l’ARCEP a publié son document annuel sur quelques données économiques du secteur des télécoms, un tableau récapitulatif sur l ‘emploi y figurait


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1511 le: 13 juillet 2018 07:19:45 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°268

Le CSA vient de publier une étude sur La vidéo à la demande par abonnement en France.

L’occasion d’en faire ressortir quelques chiffres (mais pas trop).

Selon cette étude, la valeur du marché de la VàDA demeure encore très inférieure à celle du marché de la télévision payante (249 millions d’euros pour la VàDA en 2017 contre 3,3 milliards d’euros pour la télévision payante). La France arrive en septième position en revenus et en troisième position en nombre d’abonnés (Source : Observatoire européen de l’audiovisuel, Trends in the EU SVOD markets – 2017 édition, mars 2018).

investissements dans les contenus


Selon le rapport : "En France, les dépenses du groupe Canal Plus en coût de programmes audiovisuels (incluant la VàDA) atteignaient 1,4 milliard d’euros en 2015 et 1,5 milliard d’euros en 2016. TF1 déclare avoir dépensé 956 millions d’euros dans des programmes en 2015 et plus d’un milliard en 2016. Enfin, le coût de grille de France Télévisions s’élève à 2,1 milliards d’euros en 2016.".

Au total, à fin 2017, Canal+ est présent dans 30 pays et les dépenses atteignaient 3,2 milliards d’euros dans les contenus. A comparer avec Amazon présent dans 190 pays et des dépenses de 3,6 milliards et Netflix présent dans 190 pays et qui dépense 6,4 milliards.

Sur le seul cinéma, et sur l’année 2017, Canal+ France a dépensé 154 millions auquel il convient de rajouter 20 millions de sa filiale Ciné+ pour un total groupe de 174 millions d’euros. Canal+ a annoncé une baisse des dépenses de 35 millions pour 2018.
De son coté, TF1 a lui dépensé 47 millions, M6 15 millions, France Télévisions 66 millions, OCS 35 millions et Altice/SFR 10 millions.

Comme le souligne le rapport du CSA : "Ainsi, rapportés au nombre total d’abonnés en 2016, les investissements annuels de Netflix représentaient environ 50 euros par abonné, alors que ceux de Canal Plus représentaient le double en tenant compte de l’ensemble des abonnés aux offres du groupe Canal Plus, et plus du triple en tenant compte uniquement de la base d’abonnés de Canal+ France (source : Netflix comptait 93,8 millions d’abonnés fin 2016 pour 5 milliards de dollars d’investissements dans les contenus. Canal+ France et le groupe Canal Plus comptaient respectivement 8,1 millions et 14,4 millions d’abonnés fin 2016, pour 1,5 milliard d’euros d’investissements dans les contenus.)".

Côté sportif (ce n’est pas l’objet du rapport du CSA). Pour mémoire, les droits de France Télévisions s’élèvent à 115,61 millions d’euros (L’Equipe - édition papier du 15/03), auquel il faut rajouter 50 millions pour les JO de Tokyo 2020, TF1 débourse 222 millions pour TF1 contre 169 millions en 2016 (voir page 279 du rapport annuel 2017 du groupe Bouygues). Canal+ dépensait 822 millions et beIN Sports 470 millions avec les Coupes d’Europe et (772 millions et 345 millions sans). SFR Sport va dépenser 500 millions d’euros avec la Ligue des Champions et la Ligue Europa.