Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1550 le: 04 septembre 2018 08:07:36 »
Quelques données sur les parts de conquête sur les forfaits mobiles Grand Public (hors m2m, prépayés et mvno’s, mais en comptant le segment Entreprise) et sur le fixe (avec le très haut débit) pour les 4 principaux opérateurs sur le T2.

Sur le fixe c’est un tout petit trimestre. C’est essentiellement un marché de remplacement : la fibre optique à la place de l’ADSL. SFR retombe à la troisième place et c’est Bouygues Telecom qui termine sur la plus haute marché. Free poursuit sadescente négative, mais selon le communiqué : «Des recrutements redevenus positifs dans le fixe et le mobile sur la période juillet/août». Malgre de bons résultats sur le Ftth, Free est négatif.

Sur le mobile, Orange a fait un bon trimestre devant Bouygues et SFR troisième , mais sur des volumes moyens. Pour Free, c’est une grosse claque, acev une baisse historique : «en raison
de la concurrence accrue sur les offres d’entrée de gamme
». C’est l’arroseur arrosé, ce qui prête à franchement sourire.

Fixe
Sur le T2
Bouygues 41 000 nouveaux clients, soit 46,1% de parts de conquête,
Orange 35 000, soit 39,3%,
SFR 13 000, soit 14,6%
Total 89 000
Free est négatif de 28 000

Sur le T1
SFR 71 000 nouveaux clients, soit 41,0% de parts de conquête,
Orange 52 000, soit 30,0%,
Bouygues 50 000, soit 28,9%
Total 173 000
Free est négatif de 19 000

----------------------------
Mobile
Sur le T2
Orange 183 000 nouveaux clients, soit 54,3% de parts de conquête,
Bouygues 120 000, soit 35,6%,
SFR 34 000 soit 10,1%,
Total 337 000 (359 000 pour l’Arcep)

Free est négatif de 200 000
Les Mvno sont négatifs de -244 000

Sur le T1
SFR 239 000 nouveaux clients, soit 34,5% de parts de conquête,
Bouygues 132 000, soit 19,1%,
Free, 130 000, soit 18,8%.
Mvno 114 000 soit 16,5%.
Orange 77 000, soit 11,1%.
Total 692 000 (692 000 pour l’Arcep)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1551 le: 05 septembre 2018 06:13:26 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le mobile (grand public, m2m, entreprise, mvno) à fin juin 2018.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,6% de parts de marché avec 33,623 millions de clients et a gagné 1,739 millions de clients entre le T2 2017 et le T2 2018, soit une hausse de 5,5%.

Le détail
Bouygues fait un bon trimestre. Comme lors des trimestres précédents, avec le m2m et de la grosse faiblesse de Free, son différentiel avec Free a un peu augmenté, de +0,5 il y a un an à +2%. Bouygues est redevenu le troisième opérateur mobile.

Free est à 16,5% du marché et a perdu 0,2 point sur un an et 0,4 sur le trimestre, c’est assez violent. C’est la première fois que Free fait un trimestre négatif. La magie n’opère plus. Pour Free la cause: "en raison de la concurrence accrue sur les offres d’entrée de gamme".

Orange continue de perdre sur le prépayé et est en forte croissance sur le m2m et sur le grand public, ce qui lui permet de maintenir ses parts de marché et même de les augmenter légèrement. Mais c’est une croissance assez faible sur le Grand Public. Rien n’est acquis.

SFR se refait un peu la santé sur les forfaits, mais est en baisse sur le trimestre précédent. Mais c’est loin d’être suffisant dans un marché en augmentation, il y a des pertes sur le prépayé et le m2m, sur un an c’est juste positif. La remontée est très lente.
« Modifié: 05 septembre 2018 06:17:26 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1552 le: 06 septembre 2018 06:42:17 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin juin 2018, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles du segment grand public (hors M2M, mvno pour les opérateurs, prépayés et entreprise) pour les 4 opérateurs nationaux, les mvno et les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer. 



Sur les 12 derniers mois, et sur les seuls forfaits vendus en propre (hors mvno, m2m, prépayés et entreprise) Free avec 24,0% de parts de marché conforte sa deuxième place, mais est en perte de 0,4 point et retrouve son niveau du T1 2017.
Bouygues Telecom stagne globalement et semble gérer, Orange se reprend un peu. C’est SFR qui fait le meilleur score, et est en voie de retrouver le niveau qu'il avait il y a un an.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR et l’ARCEP
- Au T2, Orange compte 19,040 millions de clients avec un forfait grand public, ce qui représente une part de marché de 33,5% et une augmentation de 726 000 cartes sim, soit une augmentation de 4,0% de sa base client entre le T2 2017 et le T2 2018.
- Bouygues est le seul à ne pas séparer de ses forfaits ceux du segment entreprise. Comme sa part de marché sur ce segment est estimée à 6%, je la retranche du total forfait hors m2m réalisé sur le trimestre.
- Pour la rubrique autres : d’abord addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR et mvno retranché du total résidentiel Métropole + Dom. On y trouve les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer (Dauphin Telecom, Digicel AFG, Globaltel, Orange Caraïbe, Orange Réunion, Outremer Telecom, SAS SPM, Société Réunionnaise du Radiotéléphone (SRR), Telco OI, UTS Caraïbe) et les mvno. Pour les mvno, Orange isole cette donnée, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans cette rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1553 le: 07 septembre 2018 06:40:11 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°279

Sponsors des bleus
Alors que la nouvelle saison internationale a démarré par une nouvelle compétition, la Ligue des Nations,  c’est l’occasion de faire le point sur les ressources que dégagent l’Equipe de France de football (édition papier de l’Equipe du 16/06).

Pour la saison 2018/2019, le montant des recettes va être de 181,6M€. Ce sont les droits tv qui augmentent et qui passent de 52,7 millions d’euros à 63,1 millions d'euros et le sponsoring qui passe de 87,5 à 102,1M€.



Voici les principaux contrats de la Fédération



Au niveau télécom, à noter l’entrée d’Orange qui fait partie des partenaires majeurs avec 6 millions d’euros versés par an jusqu’à la Coupe du Monde au Qatar. SFR qui a été longtemps sponsor n’est plus dans les partenaires de la FFF. L’un a remplacé l’autre.

Canal+
Maxime Saada était sur France Inter le lundi 3 septembre. Comme annoncé récemment par le quotidien Les Echos, il faut retenir une possible distribution de RMC Sport : "On discute avec RMC. Ce n'est pas impossible qu'on diffuse des matchs, à horizon assez court". D’autre part, il lance un vœu pour le futur : On étudiera tous les modèles (pour diffuser la Ligue 1, ndlr). On est attaché à avoir du foot sur Canal (…) Aucun acteur ne peut se passer de Canal. Je suis attaché à avoir du foot sur la chaîne. Nous avons un savoir faire éditorial.".

Liberation (23/07) annonçait que finalement, Canal+ n’attaquerait pas Mediapro en justice suite à l’attribution des droits télévisés de la Ligue1, mais essaierait plutôt de négocier : "On va se voir très prochainement".

De fait selon Maxime Saada : "Ils ont pris contact tout de suite. On s'est vu très vite. C'est quand même un acteur qui est avant tout un courtier et qui a besoin de Canal+ pour distribuer. Nous sommes le premier distributeur de beIN Sports en France, comme on est le premier distributeur d'OCS, la chaîne de cinéma d'Orange".. Canal+ va-t-il racheter des matchs ou plus simplement distribuer Mediapro.

On peut penser que Mediapro a aussi pris contact avec les opérateurs télécoms.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1554 le: 10 septembre 2018 06:53:20 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin juin 2018, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (y compris grand public, m2m, entreprise) et donc hors prépayés à fin mars.   



Contrairement aux forfaits du segment public, les forfaits m2m et entreprise permettent à Orange de préserver ses parts de marché avec seulement une perte de -0,2 point entre le T2 2017 et le T2 2018, mais progresse de 0,2 point sur le trimestre. 

Idem pour SFR qui maintient sa deuxième place, mais avec une perte de 1,0 point sur 12 mois. Ce qui est moins important que les 1,2 sur le trimestre précédent. Malgré un trimestre positif, SFR poursuit sa lente descente.

Bouygues progresse de 1,1 point et affiche une croissance à deux chiffres (+14%). Après la claque sur ce trimestre, Free encaisse une grosse perte. Bouygues augmente son avance sur Free pour 1,058 000 cartes sim. Le match est complètement relancé.
Les Mvno's et autres petits opérateurs des DOM TOM restent solides.

Orange réalise 33,7% des recrutements entre le T2 2017 et le T2 2018, Bouygues 32,3%, SFR 9,1%, Autres 16,1% et Free 8,7%. 

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T2, Orange compte 29,720 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 36,3% et une hausse de 1,878 million cartes sim et de 7,7% de sa base client sur 12 mois.
- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranché du total ARCEP (parc total + m2m).
- Pour les mvno, Orange, isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu surreprésentés.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1555 le: 11 septembre 2018 06:35:31 »
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine) à fin juin 2018.

Pour l’ARCEP, la définition du parc m2m est la suivante : "cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d'équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). Les communications provenant de ces cartes sont généralement réalisées sans intervention humaine. Ces cartes sont par exemple utilisées pour le traçage des objets et outils de travail (flottes de véhicules, machines...), à des fins d'actualisation de données (relevés à distance de compteurs, de capteurs...), d'identification et de surveillance de tous ordres (alarmes, interventions à distance,...), la liste de ces usages n'étant pas exhaustive. Les cartes sont comptabilisées que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives.".



Précisions
- Au T2 2018, Orange avec 7,859 millions cartes SIM est à 47,5 % de parts de marché et a progressé de 1,030 million cartes sur 12 mois, soit un gain de 15,1% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom et ceux de Orange à fin juin 2018.SFR ne publiant plus de résultats sur ce segment, il a été rajouté à cette rubrique. 
- Free n'est pas présent sur ce marché

De trimestre en trimestre, Orange accuse une baisse. C’est ce segment qui lui permet de rester dynamique sur le segment des forfaits.
Bouygues arrive à tirer son épingle du jeu et progresse joliment sur les 12 derniers mois en prenant 4,2 points de parts de marché. On peut estimer que Bouygues Telecom est passé devant SFR.

A fin juin 2018, le m2m représente 26,4% des clients mobiles chez Orange contre 22,0% fin 2017. Pour Bouygues, cela représente 28,0% contre 23,6% fin 2017.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1556 le: 12 septembre 2018 06:32:51 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°308

Supports 4G en service
Le bilan de l’ANFR des sites 4G mis en service en métropole au 1er septembre est le suivant : Orange : 16 685 sites (+424 en juillet); SFR : 16 102 sites (+203); Bouygues Telecom 15 956 sites (+100); Free : 1 206 sites (+231). Même chose que ces derniers mois : Orange accentue son avance sur SFR, Bouygues se reprend un peu et Free essaye de suivre.

Lors de la présentation de ses résultats Free a assuré couvrir 90% de la population en 4G et 96% en 3G. Sur la 4G, selon l’ARCEP, Bouygues Telecom couvre 96% de la population, SFR a annoncé couvrir 97% et Orange 98%.

Consolidation des télécoms
Lors de la présentation des résultats de Free, Thomas Reynaud (son numéro 2) est revenu sur la consolidation du secteur pour lui "un scénario de rapprochement entre SFR et Bouygues Telecom apparait comme le plus probable", mais que Free ne serait pas le "déclencheur des grandes manœuvres".

Bref : un acheteur (Bouygues), un facilitateur (Orange), Free (facilitateur également) un régulateur qui donne son avis et qui en change. Manque un vendeur (SFR).

Free en Italie
Si la situation de Free en France est relativement morose sur ce premier semestre, Free se porte bien en Italie, ou du moins engrange de nombreux clients. Ils étaient 635 000 fin juin et seraient deux millions début décembre. Modeste, Thomas Reynaud parle même d'un triomphe romain : "c'est un énorme succès (…) Un seul opérateur avait fait mieux au cours des 20 dernières années en Europe pour un lancement commercial, c'était Free Mobile en 2012" (Le Figaro[/u], 06/09).

Free vise 15% du marché en Italie, il lui faudra ensuite devenir rentable pour devenir un relais de croissance du groupe.

SFR Ftth
Pour financer le déploiement du FTTH de SFR et alléger sa dette de 31 milliards, Altice recherche des partenaires financiers qui pourraient être des fonds d'investissement (Le Figaro, 27/08). Selon Les Echos (10/09), une dizaine de fonds pourraient se positionner.
Altice va créer SFR FTTH qui serait valorisé au minimum à 3 milliards d’euros et qui regrouperait ses actifs dans les zones dites moyennement denses pour un total de 4/5 millions de lignes. A terme cela va permettre à SFR de poursuivre son désendettement.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1557 le: 13 septembre 2018 06:26:31 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°280

France Télévisions
France Télévisions va devoir économiser 160 millions d’euros d’ici à 2022. Le budget du service des sports s’élève à 250 millions et l’économie à réaliser serait de 10 à 15 millions d’euros pour 2018 et une dizaine de millions sur 2019. bfm publie le coût de la grille des sports pour France Télévisions : pour 2013, c’est 193,1 millions ; pour 2014, 195,5 ; pour 2015, 184 ; pour 2016, 201,5 ; et pour 2017, 203,9.

France Télévisions veut sortir du football (Coup de France et Coupe de la Ligue) et se consacrer au Tennis, au Tours de France et à l’athlétisme et se positionner pour la couverture des JO de 2024 de Paris. Le groupe diffuse – avec Canal+ - la Coupe de la Ligue (pour 23,9 millions par saison jusqu’en 2020) et la vente pourrait lui rapporter une dizaine de millions. Idem pour la Coupe de France (jusqu’en 2022), que France TV se partage avec Eurosport pour 22 millions par an.

A ce jour, selon bfm, France Télévisions n’arriverait toutefois pas à revendre ces droits. L’Equipe (édition papier du 12/09) annonce que les droits pourraient être remis en vente avant la fin de l’année.

Champion’s League
3,25Mds€ ce sont les recettes générées par les coupes d’Europe, soit +41% par rapport au cyclé précèdent (2015-2018). 2,55Mds€ seront distribués aux clubs participants (+48% par rapport à 2017-18) dont 15,25M€ prime participation pour les 32 clubs en poule (Virgille Caillet, twitter).

Handball
Mediasportif fait le point sur l’appel d'offres pour les droits télé de compétitions Ligue nationale de handball (LNH) sur la sur la période 2019-2023.
Et c’est beIN Sports qui devrait poursuivre la diffusion pour 5 millions contre 4 actuellement. 100% des matchs seraient retransmis et avec des moyens techniques supérieurs. Des matchs pourraient être diffusés en clair et beIN Sports pourrait mettre en place une plateforme web pour la Proligue (D2).

Après la perte des coupes européennes, cela va permettre à beIN Sports de meubler son milieu de semaine.

Canal+
Alors que les négociations se déroulent entre différents acteurs sur la chronologie des médias, Electron Libre nous indique que Canal+ préparerait une offre à 10€, qui pourrait ne pas comporter de foot ?
D’autre part, Canal+ s’engagerait sur la TNT, la chaine propose de prolonger l’accord actuel jusqu’au 31 décembre 2022, au lieu du 6 septembre 2021. Mais tout cela est conditionné à l’accord sur la chronologie des médias mais aussi à un accord plus général avec les organisations professionnelles du cinéma dans le cadre des obligations de Canal+.
A suivre

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1558 le: 14 septembre 2018 06:39:55 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR et des chiffres de l’Arcep, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le fixe à fin juin 2018.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2018 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,572 millions de clients et a recruté 317 000 nouveaux clients entre le T2 2018 et le T2 2017, soit une augmentation de 2,5% de sa base clientèle. 

Bouygues signe un bon trimestre. Sur un an, sur les recrutements, Bouygues repasse devant Orange.Bouygues va devoir faire beaucoup plus sur le Ftth. Globalement, la dynamique continue d’être bonne.

Free recule et retrouve son niveau du T4 2012, alors qu’il fait de bons chiffres sur le Ftth, le solde est négatif en y ajoutant le haut débit : l’Adsl est en chute et le Ftth ne compense pas. La V7 permettra-t-elle de faire ce que ne permettent plus les VP ?

Orange gagne quelques dixièmes de point depuis le début de l’année. La fibre optique lui permet de grignoter un peu sur la concurrence, même si ce n’est plus aussi flagrant qu’il y a quelques trimestres. Rien d’extraordinaire, Orange préserve ses parts de marché.

SFR fait un trimestre moyen moyen. Un renversement de tendance est-il possible ? Il est toujours numéro 3 derrière Free.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1559 le: 17 septembre 2018 07:00:48 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin juin 2018, voici un tableau récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts).

Précisions
- Les opérateurs gagneraient à publier des chiffres clairs et à séparer le VDSL et des box 4G du reste du THD.
- Pour lire le tableau : Orange est à 28,8% de parts de marché avec 2,260 million de clients et un gain de 570 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 33,7% de sa base clientèle du T2 2017 au T2 2018. 
- La rubrique « Autres » est calculé en additionnant les résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin et en retranchant le total publié par l’ARCEP.



Evénement, Orange a pris la première place à SFR. Sur 12 mois, SFR a perdu 3,7 points en parts de marché. Orange a pris 1,2% (le rythme ralentit), Free 2,5% et Bouygues 1,0%. Free est e train de rattraper Bouygues, qui avance bien, mais pas assez...Bref, le Ftth est en train de supplanter le cable.

Bouygues
Le THD représente 22,3% de sa base clientèle à fin mars, 19,2 à fin 2017, 15,5% à fin 2016, 14,6% à fin 2015, 15,6% à fin 2014, 18,3% à fin 2013 et 16,1% à fin 2012. A noter la montée en charge du Ftth, qui représente 49,7% des clients THD à fin mars, 40% à fin 2017 contre 25% fin 2016.
Le constat ne change pas, Bouygues va devoir s’arracher afin de ne pas voir Free lui prendre la place !  Au rythme actuel, cela devrait être fait avant la fin de l’année.

Free
Le Ftth représente 11,3% de sa base clientèle, 8,5% à fin 2017, 4,9% à fin 2016, 3,0% à fin 2015 et 1,7% à fin 2014. La machine est lancée c’est la seule qui tire la croissance de Free. Bouygues est en vue.   

Orange
Le FttH représente 19,5% de sa base clientèle, 17,4% à fin 2017, 13,0% à fin 2016, 8,9% à fin 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012. En nombre d’abonnés, Orange devrait pouvoir dépasser SFR le prochain trimestre. La concurrence est là et les très bons trimestres sont maintenant derrière. 

SFR
Le THD représente 37,8% de sa base clientèle, 35,8% à fin 2017, 31,5% à fin 2016, 26,3% à fin 2015 et 26,5% à fin 2014. Très bon trimestre, mais n’arrive plus à suivre le rythme par rapport au ftth et est dépassé par Orange en nombre de clients.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1560 le: 18 septembre 2018 06:10:04 »
Synthèse des parts de marché sur le Ftth à fin juin 2018. L'Arcep - qui vient de publier ses données - compte 3,940 millions de clients sur ce segment.

Dans ses publications, SFR compile l’ensemble des technologies très haut débit. La rubrique « SFR + Autres » est donc calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’Arcep, auquel on retranche les chiffres publiés par Bouygues, Free, Orange.

Même si elle est encore confortable, Orange voit son avance se réduire. Combien de temps va mettre Orange pour retrouver sa part de marché actuelle sur le fixe ?
Free et Bouygues accélèrent au même rythme et prennent des parts de marché, Free est bien installé à la deuxième place. Bouygues a quand même du retard...
SFR + "Autres" progressent également mais plus petitement. En l'absence de chiffres, difficile de dire sérieusement qui de SFR ou "Autres" tire la machine. 

Sur un an, soit entre le T2 2017 et le T2 2018, Orange réalise 47,8% des nouveaux abonnements, contre 58,8% pour la période comprise entre le T2 2016 et le T2 2017. Logiquement, le marché se rééquilibre sérieusement.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange. SFR ne donne pas de chiffres pour le Ftth. 
- La catégorie « SFR + autres » est calculée en prenant le total des abonnements très haut débit "fibre optique de bout en bout" publié par l’ARCEP à fin juin 2018 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange à fin juin 2018.
- Pour lire le tableau : Orange est à 57,4% de parts de marché avec 2,260 millions de clients et un gain de 570 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 33,7% de sa base clientèle du T2 2017 au T2 2018.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1561 le: 19 septembre 2018 06:18:05 »
Alors que les opérateurs ont publié leurs résultats à fin juin 2018, quelques statistiques sur le très haut débit peuvent en être tirées.

Lignes commercialisables
Le nombre de lignes commercialisables pour chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs et selon une définition "élastique" de commercialisable). Pour Bouygues, Free et Orange, il s’agit des lignes Ftth. Pour SFR, ce sont celle de son réseau ftth et câble upgradé (>= 100Mb/s).

Pour information, il y a également deux données de l’Arcep : l’évolution du nombre de lignes éligibles au Ftth et plus globalement l’évolution du nombre de ligne éligible au très haut débit (30 Mbit/s).

Globalement, Orange poursuit sa dynamique et Free fait mieux que SFR. De son côté, l’ARCEP note : " Au 30 juin 2018, 11,7 millions de logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 33 % en un an. Les acteurs doivent toutefois encore intensifier leurs efforts pour atteindre les objectifs de couverture qu’ils se sont fixés. Au total, à la fin du 2e trimestre 2018, 18,7 millions de logements étaient éligibles à des services à très haut débit, toutes technologies confondues, dont 12,9 millions en-dehors des zones très denses.".



Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le rapport du nombre de clients par rapport au nombre de lignes "connectables". Free commence à engranger. Orange est en petite hausse. SFR patine est en baisse sur le semestre. Bouygues patine.

Pour rappel, Pour Bouygues, le THD représente 22,3% de sa base clientèle à fin juin 2018. Pour Free, le FttH représente 11,3% de sa base clientèle. Pour Orange, le FttH représente 19,5% de sa base clientèle. Pour SFR, le THD représente 37,8% de sa base clientèle.

« Modifié: 19 septembre 2018 06:33:05 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1562 le: 20 septembre 2018 06:23:24 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°281

RMC Sport
Début chaotique pour la grande première de RMC Sport et plus particulièrement pour les clients en OTT. Pour faire passer la pilule, SFR devrait rembourser le premier mois d’abonnement.

Quelques minutes avant le début de la soirée, Canal+ et SFR ont annoncé la signature d’un accord afin que le bouquet de chaine de SFR soit distribué par les clients satellite de Canal+, ce qui concerne environ 2 millions de clients.

Canal+ aurait déboursé entre 100 et 120 millions d’euros (50 millions/an pour Le Monde) pour les 3 ans de diffusion. SFR demanderait 230 et 280 millions à Orange (pour le Monde/Le Figaro) et un peu moins de 100 millions à Bouygues (pour Le Figaro) et un montant de 120 millions d’euros pour Free (Le Monde).

Ces opérateurs refusent pour le moment de passer à la caisse. SFR va débourser 1 milliard sur 3 ans (Le Figaro édition papier du 19/09). Pour Le Monde : "Orange estime pour la France, que seulement 300 000 personnes sont prêtes à payer 20 euros par mois pour les matchs de Coupe d’Europe.". 

Jusqu’à quand va durer ce bras de fer ? Alain Weill le pédégé d’Altice Europe assure au quotidien : "A moyen terme, 1 million d’abonnés semble un niveau très raisonnable". Il déclare sur RMC qu’environ 200 000 clients s‘étaient abonnés pour la seule journée du 18 septembre.

RMC Sport
Le quotidien L’Equipe (édition papier du 17/09) donne les droits tv payés par pays pour la Ligue des Champions et la Ligue Europa. Pour la LDC, les chaines anglaises payent 450 millions par saison (333 millions lors de la période 2015/208), SFR paye 315 millions (145 millions pour beIN Sports et Canal+), l’Italie 280 millions (contre 223 millions), l’Espagne 240 millions (180 millions) et l’Allemagne 200 millions (120 millions).
Soit pour la période 2018/2021 un total de 1,485 milliard contre 1 milliard sur le précédent contrat, soit une augmentation de 48,4% !

Coupe de Ligue : naming
La compétition s’offre un naming de 3 millions d’euros par saison. C’est BKT un fabriquant indien de pneumatique qui va faire le chèque.
Depuis le 2 mars 2018, la Pro A -c’est à dire le championnat de France de basket- se dénomme « Jeep Elite » pour 1,3 million par an. Après la Ligue 1 Conforama (football, 7 millions d’euros par an), la Lidl Star Ligue (handball, 1,3 million d’euros par an) et la SaxoPrint Ligue Magnus (hockey sur glace, 200 000 euros par an).

Les appels d’offres du foot français à venir
Selon l’Equipe (édition papier du 12/09), le prix de réserve du lot 5 (multiplex 19e, 37e et 38e, trophée des champions, barrages) serait à 15M€ et celui du lot 7 (magazines lundi et jeudi) serait de 8M€ et ils seraient plutôt destinés à des chaines en clair.

Le total de l'appel d'offres pourrait donc théoriquement atteindre 1,176 milliard par saison pour la période 2020/2024 et ce sans compter les droits internationaux. A ce jour c’est le groupe BeIN Sports qui détient ces droits sur 2018-2024 pour un montant de 80 millions d’euros garanti. C’est un accord signé en 2014, mais la LFP estime que la valeur de la Ligue 1 est plus importante. Pour chaque contrat signé, les montants sont partagés à égalité entre beIN Sports et la LFP.

D’autre part, la LFP va bientôt lancer les enchères pour le Ligue 2. Actuellement c’est beIN Sports et Canal+ qui se partagent la diffusion pour 22 millions d’euros. Enfin les droits de la Coupe de la Ligue devraient être lancés avant la fin de l’année. Actuellement c’est France Télévisions et Canal+ qui se partagent la diffusion pour 23,9 millions.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1563 le: 21 septembre 2018 06:47:11 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°309

Vivendi en Italie
Alors que cela fait quelques mois que Vivendi a été ejecté de la direction opérationnelle de Telecom Italia, la guerilla est toujours là avec le nouveau patron le fonds américain Elliott. Vivendi dénonçant «gestion désastreuse de Telecom Italia", Elliott répondant : "Comment Vivendi peut-il se dédouaner de ses responsabilités alors qu’il a été aussi longtemps aux affaires ?".
Depuis l’arrivée d’Elliott le titre de Telecom Italia a perdu 38% en bourse. Sauf qu‘entre temps, Free a fait son entrée sur la marché mobile pour conquérir 2 millions de clients.

D’autre part, Le Monde (10/09) évoque la possibilité d’une fusion de Telecom Italia avec Open Fiber, l’opérateur de fibre propriété d’Enel et de la Cassa depositi e prestiti ? Option privilégiée par Elliott, mais combattue par Vivendi.

Cinetek
Cinetek, une nouvelle plateforme dédiée au cinéma vient de lancer une offre SVOD (telerama). Cette plateforme dédiée au cinéma de patrimoine, ouverte en novembre 2015 par les réalisateurs Cédric Klapisch, Pascale Ferran et Laurent Cantet, pour la vision éditoriale, et Alain Rocca, président de la plateforme VOD UniversCiné, pour la partie technique. 1 200 abonnés ont déjà été séduits par l’offre (mensuelle ou annuelle), en plus des 200 000 visites chaque mois sur le site.
L’investissement de départ comptait en effet 300 000 euros, donc 200 000 provenant du CNC, et les 100 000 restant, de la région Ile-de-France et de particuliers.

Sebastien Soriano
Sebastien Soriano vient de donner une interview à La Tribune (14/09). Au-delà des habituels et nombreux « moi je, moi je », que retenir ?

Sur la consolidation des télécoms : "Je voudrais commencer par rebondir sur les propos de Stéphane Richard, le Pdg d'Orange, qui a récemment jugé « inéluctable » [« inévitable », en fait] une consolidation sur le marché français. Je ne suis pas d'accord avec lui. Structurellement, le secteur peut fonctionner à quatre. Il n'y a aucune impossibilité. Ce qui tend le marché aujourd'hui, c'est une guerre des prix. (…) On peut, en outre, s'interroger : est-ce que cette guerre des prix ne vise pas à faire trébucher un maillon faible pour pousser à une consolidation ?".

Par rapport à sa déclaration du mois de mai ou il se montrait ouvert à une consolidation, il rétro-pédale sec : "je ne pouvais plus être fermé, par principe, à une consolidation. Pour autant, cela ne veut certainement pas dire que j'y suis favorable, et encore moins demandeur. Ne comptez pas sur moi pour applaudir n'importe quel projet de consolidation qui pourrait surgir... Nous ne voulons pas d'un simple partage de gâteau entre milliardaires."

Sur la 5G : "De notre côté, nous allons lancer une consultation au mois d'octobre pour définir les modalités d'attribution des fréquences 5G aux opérateurs. L'appel d'offres pourrait avoir lieu dans environ un an, à la mi-2019. La France, de ce point de vue-là, se situerait dans un calendrier proche de celui de ses voisins européens.".

Orange
Stéphane Richard a déclaré mercredi lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale : des discussions sont en cours avec Altice en vue de « conjuguer les forces »des deux opérateurs dans la vidéo à la demande. D’autre part, Orange discute avec Deutsche Telekom sur une potentielle alliance dans les contenus (boursorama).

Pour rappel, depuis quelques mois, la presse évoque une fusion entre Orange et Altice, cela concernerait OCS et Altice Studio Studio et permettrait de regrouper leurs catalogues avec NBC Universal, Discovery et HBO, ce qui ferait de la nouvelle entité un très gros pourvoyeur de séries américaines face à Netflix.

Enfin Orange annonce que les clients Fibre qui sont équipés d’un décodeur TV 4 et d’un téléviseur compatible UHD/4K pourront suivre la Ligue 1 Conforama en Ultra Haute Définition cette saison sur beIN Sports. Cela concerne les matchs du dimanche 17h.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1564 le: 24 septembre 2018 06:54:09 »
L'Arcep vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 2e trimestre 2018 - résultats provisoires - ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 2,3%, c’est encore en baisse par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 649 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 82 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 20,830 millions, soit un recul de 1 080 million sur un an et une baisse de 291 000 sur le trimestre.

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 7,855 millions, soit une hausse de 1,728 million (dont 1,307 million pour le Ftth) sur un an et une hausse de 373 000 (dont 325 000 pour le Ftth) sur le trimestre. C’est en légère diminution sur ce trimestre et même en augmentation moins marquée sur le ftth par rapport aux trimestres précédents.

Pour l’ARCEP : "Tandis que le recul annuel du nombre d’abonnements à haut débit (20,8 millions) dépasse pour la première fois le million (-1,1 million en un an au deuxième trimestre 2018 contre 535 000 un an auparavant), la croissance du nombre d’accès à très haut débit continue de progresser : 1,7 million d’accès supplémentaires au cours de l’année, contre +1,3 million au deuxième trimestre 2017, portant ainsi le nombre d’abonnements actifs à 7,9 millions fin juin 2018. La croissance trimestrielle du très haut débit provient majoritairement (à près de 90% ce trimestre) de l’augmentation du nombre d’accès en fibre optique de bout en bout. Ainsi, plus de 3,9 millions de locaux bénéficient désormais d’un abonnement en fibre optique jusqu’au logement, en croissance de 325 000 en un trimestre et de 1,3 million en un an, à comparer à + 900 000 l’année précédente.
Au total, le nombre d’abonnements à très haut débit représente, au deuxième trimestre 2018, 42% du nombre total de locaux éligibles au très haut débit, en croissance de 5 points en un an. En outre, fin juin 2018, 27% des abonnements internet actifs sont à très haut débit (+6 points en un an).
".

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2018 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,572 millions de clients et a recruté 317 000 nouveaux clients entre le T2 2018 et le T2 2017, soit une augmentation de 2,5% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1565 le: 25 septembre 2018 06:41:53 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°282

RMC Sport
Alain Weill le président d’Altice Europe a donne une interview au quotidien l’Equipe (édition papier du 15/09). Il fait le point sur RMC Sport. Il mise beaucoup sur son offre OTT.

Nombre abonnés : "Déjà des centaines de milliers d’abonnés à RMC Sport (…) La rentabilité : dans 3 ou 4 ans (…)  Comme Altice est un groupe coté, nous serons sans doute amenés au moment de la publication des résultats, tous les trimestres, à donner les informations nécessaires. Des août nous avons battu les chiffres de recrutement des deux années précédentes cumulées.".

Mi-Février quelques chiffres étaient sortis dans le JDD et l'offre OTT de SFR sport ne comptait qu'une petite trentaine de milliers d'abonnés et pour Les Echos, c'était plutôt de l'ordre de 15 000 clients (sans compter l'offre OTT SFR Sport couplée avec BeIN sports, lancée en février). La première journée de la Ligue des Champions auraient générée environ 200 000 abonnements.

Avant de lancer son appel d’offre sur la Ligue 1, la LFP avait fait évaluée le poids de la Ligue 1 par un cabinet de conseil, le Boston Consulting Group (BCG) l’Equipe (05/04). L’étude avait estimé qu’avec la Ligue des Champions SFR pourrait gagner 700 000 clients.

Accord de distribution : "J’espère qu’on aboutira à un accord avec certains dans les semaines qui viennent.".  Depuis, Canal+ et SFR ont annoncé la signature d’un accord afin que le bouquet de chaine de SFR soit distribué par les clients satellite de Canal+, ce qui concerne environ 2 millions de clients. Canal+ aurait déboursé entre 100 et 120 millions d’euros.

Premier League : "Ce serait assez logique qu’on continue. Mais si nous ne les conservions pas, cela ne remettrait pas en cause notre stratégie. Nous irions acquérir d’autres droits pour les remplacer."

Médiapro : "Nous avons rencontré Mediapro et avons entamé des discussions (…) il est clair que Mediapro sera un partenaire du groupe (…) Mediapro est aussi sérieux que tous les autres acteurs qui existent en France.»

De futurs droits : "Dans quelques semaines nous examinerons les premières tendances. Mais en parralèle nous regardons tous les droits qui se présentent. Avec deux critères : l ‘intérêt pour nos abonnés et le facteur économique.".

beIN Sports
Alors que l’on connait le prix de l’abonnement à RMC Sport, la perte de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa à la rentrée et d’une partie de la Ligue à la rentrée 2020, quel avenir pour beIN Sports ? Et pour quels tarifs ?

A noter que la chaine va continuer à diffuser le Liga espagnole, le Calcio italien et la Bundesliga allemande et la SuperLig turque et que les droits actuels de la Ligue 1 courent encore pour 2 saisons.

Pour 320 millions contre 186,5 millions dans le contrat actuel. Sur les futurs droits, beIN Sports a acquis le lot 3, soit le match du samedi à 21h et celui du dimanche à 17h. La chaîne disposera également un magazine le samedi à 23h qui pourra exploiter les images des 2 premiers matchs du week-end diffusés sur la future chaîne Mediapro.

Surtout, la chaîne aura à sa disposition la meilleure affiche de chaque journée lors de 28 des 38 journées (les 10 gros chocs de la saison étant dans le lot 1) et le 3ème choix lors des 10 autres journées, et   disposera également du 4ème choix lors de chaque journée. Globalement, c’est plutôt la qualité des affiches que la quantité, la chaine devrait pouvoir diffuser plus souvent le PSG qu'actuellement.

Pour beIN Sports, financièrement le saut est important avec 134 millions à débourser en plus, mais beIN Sports n’aura plus à payer pour la Ligue des Champions et la Ligue Europa, soit une économie de 90 + 20 millions par an. Pour rappel, lors de l’appel d’offre, beIN Sports serait monté jusqu’à 300 millions pour conserver les deux épreuves. Mais combien beIN Sports peut-il perdre d’abonnés ? 

Au total depuis son lancement depuis 2012, le Qatar a injecté 1,4 milliards d’euros dans le bouquet de chaines qui compte plus de 3,5 millions de clients. Entre 2012 et 2015, beIN Sports a cumulé une perte de 1 milliard, il s’agit donc aussi de ne pas perdre trop d’argent.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1566 le: 26 septembre 2018 06:33:12 »
Après la publication des résultats à fin juin 2018, voici un récapitulatif sur quelques données générales publiées par Bouygues Telecom et Free. Quel est le troisième opérateur ? Sur ce début d’année 2018, la tendance de l’année 2017 se confirme : Bouygues Telecom a repris des couleurs tant commercialement que financièrement, alors que c'est un peu plus dur commercialement pour Free.



Mobile & Fixe
Sur le mobile, Bouygues est devant pour 1,663 million de clients et son écart s’accroit tranquillement avec le m2m. Sur les forfaits mobiles (avec le m2m), Bouygues est repassé devant. En ne prenant en compte que le segment Grand Public, le match est plié depuis longtemps en faveur de Free. Sur le fixe et trimestre après trimestre, Bouygues réduit son écart.

Finance
Comme Free a perdu essentiellement des petits forfaits, ses résultats s’améliorent. Sur le chiffre d’affaire Free est devant pour 321 millions alors que fin décembre, Bouygues Telecom était devant pour 99 millions.
Fin 2016, Bouygues était devant pour 39 millions, fin 2015, Bouygues était devant pour 91 millions, alors que l’avance était de 270 millions à fin 2014 pour Bouygues et de 900 millions à fin 2013.
Les clients de Free rapportent plus que ceux de Bouygues ce qui permet à Free de présenter une meilleure rentabilité pour un résultat net 50% plus élevé.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1567 le: 27 septembre 2018 06:47:10 »
Après la publication des résultats des opérateurs à fin juin 2018, il est possible de synthétiser l’évolution du chiffre d’affaire.

Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Le chiffre d'affaire d'Orange France a augmenté de 1,4% entre le T2 2017 et le T2 2018. 



Le détail
Bouygues Telecom poursuit sa remontée financière, mais avec des clients qui lui rapportent moins. Bouygues est bien distancé par Free

Free est en baisse sur un an, ce qui constitue un événement. Mais comme ce sont les petits clients du mobiles qui partent, cela fait grimper la rentabilité. 

Orange France redevient positif, mais cela reste un peu timoré, il restera à voir l’impact des promotions Sosh. A confirmer.

SFR voit son chiffre d’affaire continuer à baisser, les nouveaux clients lui coutent un bras. Sa planche de salut passe par la montée en gamme de ses clients, en espérant qu’ils consomment du contenu.
« Modifié: 30 septembre 2018 08:26:20 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1568 le: 28 septembre 2018 06:39:05 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif sur l’ARPU fixe et l’ARPU mobile à fin juin 2018. Cela permet de dégager quelques tendances.



Précisions
- Les données (exprimées en euros) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR à partir des moyennes trimestrielles. Pour le détail, se reporter à la définition de chaque opérateur.   
- Free, par pudeur, ne publie pas d’ARPU mobile. Pour ce tableau, c’est donc un calcul : chiffre d’affaire mobile / nombre de clients / nombre de mois.
- En fonction de nouvelles normes comptables, Orange calcule maintenant l’ARPO (chiffre d’affaire par offre) et plus l’ARPU (chiffre d’affaire par client) voir le document. Globalement, cela augmente sur le fixe, mais baisse sur le mobile, mais au final, c’est équivalent à l’ARPU. La présentation est différente.
- Pour lire le tableau : Orange déclare un ARPO fixe de 38,7€ en hausse de 2,9% sur 12 mois. 

Le détail
Bouygues Telecom, la baisse se poursuit sur le fixe et il faut noter une petite hausse sur les forfaits mobiles. Sur le fixe, Bouygues gagne des clients, mais ils rapportent de moins de moins. Sa moyenne est de 22,6 comme Free.

Free comme sur le trimestre précédent, est en forte baisse sur le fixe et le mobile, quand Free gagne des clients, cela se fait essentiellement via des promotions, et maintenant Free arrive à en perdre, et donc cela fini par avoir une incidence.
Afin de financer le mobile, l’Arpu fixe va devoir rester un à bon niveau, d’où l’urgence à sortir une nouvelle box premium. Free ne va pas pouvoir avoir de tels résultats trop longtemps. 

Orange France, progresse fortement sur le fixe avec la montée en gamme de la fibre optique et les offres convergentes. Sur le mobile, c’est une baisse sur ce trimestre. En moyenne (fixe + mobile), il présente les meilleurs chiffres des 4 opérateurs.

SFR, baisse sur le fixe et le mobile. Même le très haut débit n’arrive pas à tirer la locomotive. SFR regagne des clients et ceux qui restent ne dépensent pas assez. Sur le fixe, un client Free rapporte même un peu plus, c’est dire…A ce rythme, un client mobile Orange ou Bouygues va finir par rapporter plus qu’un client SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1569 le: 01 octobre 2018 06:54:06 »
Récapitulatif des investissements de chaque opérateur à fin juin et ce qu’ils représentent par rapport au chiffre d’affaire. Investissements dans le réseau (fixe et/ou mobile), les investissements immobiliers (boutiques) et ceux dans le SI. Ne sont (logiquement) pas pris en compte les coûts d’acquisition des clients. Les montants s’entendent hors acquisition de fréquences et achats dans les contenus. 



Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Pour lire le tableau : Orange a augmenté ses investissements de 3,6% entre juin 2017 et juin 2018 et ils ont représenté 18,6% du chiffre d'affaire à fin juin 2018.

Lors d’une interview au quotidien, Sébastien Soriano Le Monde (23/05) avait dressé un bilan positif - et s’était auto-accordé un satisfecit personnel - des investissements d’Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom, qui ont atteint 9,6 milliards d’euros en 2017, soit une progression de 37% en trois ans. Orange, SFR et Free pèsent 80 % de ces investissements et Orange un peu moins de la moitié des montants. Il juge que, désormais, les opérateurs remplissent bien leur mission.

Sur la 5G, les fréquences seront attribuées entre mi-2019 et mi-2020 et pour lui des entreprises comme la SNCF et Air France souhaitent aussi acquérir ces licences. A voire ensuite, au regard de la situation économique fragile de ces deux entreprises.

Le document de l’Arcep

Historiques des investissements


Répartition des investissements

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1570 le: 02 octobre 2018 06:52:27 »
La publication des résultats à fin juin 2018 par Bouygues, Free, Orange et SFR permet de faire le point sur le niveau d’endettement de chacun à fin juin 2018.

Synthèse du ratio d’endettement
Le ratio d’endettement est calculé comme suit : endettement/Ebitda.

Pour Bouygues télécom avait fait de gros effort afin de diminuer son taux d’endettement, et le laisse un peu filer alors queles résultats s'améliorent. Il est au niveau d'Orange et de Free.

Free, le ratio augmente assez sensiblement depuis deux ans, ce n’est pas alarmant, car Free est très peu endetté, mais à terme, cela peut laisser moins de marge de manœuvre, surtout si il y a d'autres trimestres décevants.

Orange France voit donc forcément un taux plus important que celui calculé au niveau du groupe, qui était de 1,85x pour 2017, 1,93x pour 2016 et 2,13x pour 2015. Pour 2018, c’est le ratio groupe qui est calculé (voir plus bas).

SFR (pas Altice) a toujours son boulet. A noter qu’Altice a réorganisé sa structure et que pour le groupe, le ratio est de 5,3x. Pour SFR la première grosse échéance de remboursement est pour 2022 avec 4 milliards à décaisser auquel il faut ajouter 4,4 milliards pour le groupe. D’ici là, ce ne sont que 2,6 milliards que le groupe devra rembourser. Sauf à réduire les dépenses ou à vendre, Altice n’a plus beaucoup de marges pour remonter la pente fortement et rapidement.



A noter que lors de la présentation de ses résultats, le niveau d’endettement d’Orange est présenté au niveau du groupe. Toutefois, dans le document de référence, la situation d’endettement est donnée par entité, ce qui permet de calculer le taux d’endettement pour Orange SA qui est la structure française du groupe et de pouvoir le comparer par rapport à Bouygues et à Free.
De fait, pour Orange, il s’avère que 93,4% des 23,843 milliards est supporté par Orange SA. 

Endettement par entité Orange


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1571 le: 03 octobre 2018 06:56:06 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°310

Suicides France Telecom
C’est le 6 mai 2019 au tribunal correctionnel de Paris que commencera le procès de Didier Lombard (son ancien pdg), de France Telecom/Orange comme personne morale et de six autres dirigeants et cadres pour harcèlement moral, une - sale - première en France, après la crise des 35 suicides en 2008 et 2009 à France Telecom.
Le procès s'étalera sur 21 audiences, jusqu'au 2 juillet 2019 (La Tribune, 26/09).

FttH ou es-tu ?
Tactis est un groupe de consulting et d’ingénierie dans l’aménagement numérique du territoire qui vient de publier une carte sur la présence des "archipels" FttH en métropole en se basant sur les données publiées par l’Arcep. Intéressant travail.



Presse Numérique
L’ACPM (l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias) a fait le point sur la diffusion de la presse et note une augmentation de la diffusion de la presse numérique entre juillet 2017 et septembre 2018.



Globalement la vente des versions numériques (pdf) progresse de 0,7% sur cette période pour représenter au total 5,6%. La situation est très contrastée entre la presse nationale quotidienne qui est en avance sur ce sujet et le reste de la presse.
Pour rappel, le récapitulatif à fin 2017, des cinq quotidiens qui sont le plus diffusés sous format numérique.



Chacun voit ses ventes numériques (au numéro ou via un abonnement) augmenter très sérieusement entre 2016 et 2017. Le tableau indique le pourcentage de diffusion numérique sur la diffusion totale payée (via abonnement, vente en kiosque, France et étranger).

Est-ce un problème de comptage ? l’OJD compte ses ventes dans la rubrique « vente au tiers » qui est une catégorie d’achats groupés par les entreprises. Par accord, via ce canal Libération ne pourra pas dépasser 3 000 exemplaires par jour (Le monde, 06/2016).

Dans cette rubrique se retrouvent les ventes par les kiosques télécom, pour Le Figaro c ‘est 7 280 exemplaires qui sont vendus, pour Libération c’est 5 920 et pour L’Equipe c’est 25 979 exemplaires, alors que les abonnements directs sont à 40 000 exemplaires ! Les Echos et Le Monde ne sont pas présents dans les offres kiosques des opérateurs télécoms.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1572 le: 04 octobre 2018 06:31:29 »
Ce tableau récapitule - à fin juin 2018 - le nombre de clients pour Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR pour le mobile (y compris mvno) et pour le fixe avec la part de marché (pdm) correspondante.



SFR remonte symboliquement de 0,1 point. Depuis son rachat par Altice, la perte est 3,314 millions de clients, soit 6,5 points en parts de marché. Bouygues a pris 3,2 points, Orange 1,6 point et Free 1,2 point.

Sur 6 mois, Free chute de 0,5 point, SFR de 0,1 point. Bouygues augmente de 0,5 point et Orange de 0,1 point.

Depuis l'arrivée de Free Mobile et le rachat de SFR, les cartes ont été largement redistribuées. Depuis fin 2012, SFR (ensemble des segments) a perdu 7,7 points et 2,6 millions de clients. Orange (mvno et prépayés) a perdu 1,7 point mais gagné 6 millions de client, Bouygues a gagné 2,8 points et 5,7 millions de clients, Free a gagné 6,7 points et 9,5 millions de clients, ce qui lui vaut d’avoir pris la troisième place à Bouygues Telecom. Toutefois, depuis 18 mois, Bouygues a refait presque 2/3 de son retard.   
Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Pour SFR, les clients de Virgin Mobile et ceux de Numericable sont inclus à partir de 2012.
- Le(s) Mvno(s) sont inclus chez leur(s) opérateur(s) hébergeur(s).
- Orange compte 45,385 millions de clients, soit 41,1% du total.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1573 le: 05 octobre 2018 07:20:57 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°283

Droits TV Ligue 2
Pour rappel, en France, les droits tv sont de 22 millions par an (12 millions pour beIN Sports et 10 millions pour Canal+) jusqu’à la fin de la saison 2020. Les droits sont sur le marché mais n’ont pas été attribués. Mediapro s’est montré intéressé.
Depuis la saison 2017, Pour un montant de 10 millions d’euros, Canal+ et BeIN Sports peuvent diffuser les matches de L1 et L2 dans des lieux collectifs, tels que bars, hôtels, cinémas, hôpitaux et établissements publics. Une part doit donc revenir à la Ligue 2.

En Espagne, la situation est identique, les droits tv de la seconde division sont toujours sur la marché, et la LFP souhaite en obtenir 38 millions par saison. 

En Angleterre, chaque année Sky paye environ 33 millions d’euros pour la diffusion en exclusivité de ce championnat et ce jusqu’à la fin de la saison 2018-2019, Ils seront ensuite de 44 millions pendant 3 ans.

En Italie, la Serie B sera diffusée en direct sur Internet sur la plateforme Dazn de Perform qui viennent de l’acquérir pour 22 millions d’euros pour les trois prochaines saisons.

En Allemagne, le Bundesliga B est valorisée pour 160 millions d’euros par saison. C’est lié au mode de distribution relativement égalitaire en Allemagne et à la sensible augmentation des droits nationaux à 1,121 milliard jusqu’en 2021.

Droits tv coupe nationale
En France pour 22 millions pour la diffusion nationale et 2 millions pour la diffusion à l’internationale.

En Angleterre, Pitch International, qui vend la compétition en Europe et au Moyen-Orient, et IMG pour le reste du monde vont verser 920 millions d'euros pour six ans de contrat (2018-2024), soit 153 millions d’euros par saison. Les droits domestiques sont de 66 millions d’euros par saison.

En Espagne, les droits sont sur le marché et les gains sont attendus  à 20 millions d’euros.

Volley ball
La Chaine l’Equipe n’a pas reconduit la diffusion des compétitions de Volley Ball, la Ligue a lancé sa WebTv. L’abonnement coutera 7,99€. Le cinquième sport collectif est toujours le parent pauvre des médias (Bruno Fraioli).

Orange Velodrome
Depuis juin 2016, Orange paye 2,45 millions par an pour le naming du Stade Vélodrome à Marseille (L'Equipe, 04/10).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1574 le: 08 octobre 2018 07:16:27 »
L'Arcep vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 2eme trimestre 2018 - résultats définitifs".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres Arcep)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 2,3%, c’est baisse régulière par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 645 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 78 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 20,833 millions, soit un recul de 1,077 000 sur un an et une baisse de 288 000 sur le trimestre. La tendance est toujours à une forte accélération de la baisse. 

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 7,848 millions, soit une hausse de 1,721 million (dont 1,302 million pour le Ftth) sur un an et une hausse de 366 000 (dont 307 000 pour le Ftth) sur le trimestre.

Pour l’ARCEP : "La majorité de la croissance annuelle du très haut débit (76% ce trimestre contre 65% un an auparavant) provient, depuis plus de deux ans, de la croissance du nombre d’accès en fibre optique de bout en bout (3,9 millions, +1,3 million au deuxième trimestre 2018), qui représente désormais 14% des accès internet, et la moitié des abonnements à très haut débit. (…) Au total, plus de deux abonnements internet à très haut débit sur trois bénéficient d’un débit supérieur ou égal à 100 Mbit/s, soit 5,3 millions.
Fin juin 2018, le nombre de souscriptions au très haut débit représente 42% du nombre de logements éligibles (+5 points en un an), soit 18,7 millions. Parmi ces derniers, 11,8 millions de logements sont éligibles à la technologie FttH (+32% en un an).
".

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2018 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,572 millions de clients et a recruté 317 000 nouveaux clients entre le T2 2018 et le T2 2017, soit une augmentation de 2,5% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1575 le: 09 octobre 2018 06:42:35 »
Après la publication de l’observatoire de l’AFNR au 30 septembre, un récapitulatif sur les supports 4G en service via l’observatoire 2G, 3G et 4G publié par l’ANFR.

Lors de la présentation de ses résultats Free a assuré couvrir 90% de la population en 4G et 96% en 3G. Sur la 4G, selon l’ARCEP, Bouygues Telecom couvre 96% de la population, SFR a annoncé couvrir 97% et Orange 98%.

Avec 60,920 sites au total, le cumul des supports 4G en service augmente de 5,1% par rapport à fin juin 2018 (5,3% sur le T2, 5,0% sur le T1) et de 24,5 % entre septembre 2017 et septembre 2018 (26,5% à fin juin, 34,9% a fin mars 2018). 

A noter que pour l'ANFR : "Certains des sites autorisés dans les différentes bandes de fréquences sont mutualisés et utilisent donc un même support. Ceci explique pourquoi la somme des sites autorisés par bande de fréquences n’est pas égale à la totalité des sites 4G autorisés."



Sur 12 mois, Orange a augmenté son avance, Bouygues et SFR via leur mutualisation ont légèrement freiné, mais dans ce couple, c’est SFR qui mène la danse. Free garde la cadence, mais n’a de toute façon pas le choix. 


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1576 le: 10 octobre 2018 06:39:29 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°284

Netflix
Reed Hastings, le pdg de Netflix, a rencontré la presse le 27 septembre. Il a donné quelques informations,et confirmer que : "Notre bassin d’abonnés en France autour de 3,5 millions grossit suffisamment vite pour justifier de nouveaux investissements." (Le Figaro, édition papier du 28/09). Il espère atteindre en France plus de 50 % de foyers abonnés, comme aux Etats-Unis.

Et contrairement à d’autres, joue au bon élève : "Netflix a commencé à payer « la semaine dernière » une taxe de 2 % de son chiffre d’affaires négociée avec le Centre national du cinéma (CNC)." (Le Monde, 27/09). 

Canal+
Maxime Saada vient lui de déclarer que l’offre de Canal+ pour les moins de 26 ans à 10€ était un succès avec ses 10 000 abonnés ! 

RMC Sport
Lors d’une conférence organisée par la quotidien Les Echos, Alain Weill, le président d'Altice Europe est revenu sur le RMC Sport. Pour lui : "On a atteint l'objectif de nombre d'abonnés qu'on s'était donné pour l'année 2018. Au mois de novembre nos recrutements d'abonnés fixes ont atteint des niveaux que SFR n'avait pas connus depuis très longtemps. Je pense même des niveaux qui n'avaient jamais été connus. (…) Demain en France, on sera un gros acteur de l'OTT. On apprend vite et on apprend bien." (L’Equipe, 27/09).

Il a également déclaré que RMC Sport serait candidat pour les enchères de la premier League en France. Fin 2015, la Chaine s’était offert le championnat anglais pour 100 millions d’euros. 

Tennis
Après la Ligue des Champions et la Ligue Europa, ainsi qu’une partie de la Ligue 1 (à partir de 2020), beIN Sports vient de perdre la diffusion des tournois masculin de tennis. C’est Eurosport qui a décroché les droits de retransmission des Masters 1000 et de douze ATP 500 et 250. Cet accord, signé pour la période 2019-2023, inclut la diffusion de Paris-Bercy et Monte-Carlo, jusqu'ici retransmis par le groupe Canal+.

Eurosport, qui propose déjà en exclusivité l'Open d'Australie et l'US Open et une co-diffusion de Roland-Garros avec France Télévisions, deviendra dès l'année prochaine la chaîne du tennis.

beIN Sports conserve de son côté les droits de diffusion de Wimbledon, du WTA, de la Coupe Davis et de la Fed Cup (L’Equipe, 06/10). Mais c'est clairement une perte importante qui permettait de remplir la grille.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1577 le: 11 octobre 2018 06:39:30 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°311

Les RIP
Le taux de conversion au très haut débit avance doucement pour les RIP, il est mesuré à 20% pour Altitude Telecom : "Concrètement, 40% des foyers qui bénéficiaient d'une connexion DSL médiocre (moins de 4 Mb/s) sautent le pas mais cela descend à 7/8% pour les foyers disposant d'un accès DSL satisfaisant. Il faut néanmoins être prudent vu le rythme des déploiements" (Arcep - Revue de presse, 26/09).

Pour rappel, Pour Bouygues, le THD représente 22,3% de sa base clientèle à fin juin 2018. Pour Free, le FttH représente 11,3% de sa base clientèle. Pour Orange, le FttH représente 19,5% de sa base clientèle. Pour SFR, le THD représente 37,8% de sa base clientèle.

L’évolution du taux de conversion est le suivant pour les opérateurs nationaux :



SFR
A l’occasion de l’inauguration de son nouveau Altice campus, Patrick Drahi (Les Echos, 10/10) est revenu sur les recrutements de SFR : "J'avais fixé un objectif : regagner d'ici la fin de l'année tous nos clients perdus. Eh bien, c'est fait ! On a reconquis jusqu'au début du mois d'octobre plus de clients que nous en avions perdus sur les trois dernières années".

Sauf qu’il faudrait connaitre la méthode de comptabilisation, mais pour SFR : "On n'a pas perdu 2,5 millions d'abonnés comme je l'ai lu dans la presse, mais un peu moins d'un million. Et on en a reconquis autant depuis le début de l'année.".

Ensuite, la Ligue des Champions : "On a fait des centaines de milliers d'abonnés grâce à la Ligue des champions, environ 300.000 à ce stade".

En tenant compte des différents communiqués de SFR :

Sur le fixe
Au T3 2014 : 6,356k clients Triple Play (SFR+NC)
Au T2 2018 : 5,860k clients Triple Play

Différence -496k clients perdus

Sur le mobile (forfaits, mvno, m2m et prépayés)
Au T3 2014 : 23,063k (y compris NC)
Au T2 2018 : 20,166k

Différence : -2,897k clients perdus.

Il ne reste plus qu’à attendre la publication des résultats d’Altice pour le T3. Sachant que la clarté n’est pas toujours une vertu dans la présentation des résultats de SFR.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1578 le: 12 octobre 2018 07:06:43 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°285

Premier League
La Premier League poursuit la vente des droits télévisuels à l’international. Pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, c’est beIN Sports group qui vient de renouveler ses droits exclusifs jusqu’en 2022. Le précédent contrat arrivait à expiration à la fin de la saison 2018-2019 (L’Equipe, 10/08).

Le résultat de l'appel d'offres pour les droits de la Premier League en France est lui attendu pour fin octobre. Aujourd'hui, SFR Sport, le diffuseur exclusif, règle un peu moins de 120 millions d'euros par saison. La concurrence devrait être féroce avec Canal+ et beIN Sports qui ont perdu la Champion’s League et la Ligue Europa. Mediapro a déclaré qu’il ne viendrait pas sur ces droits

Via sportbuzzbusiness, les principaux payeurs à l’international des droits tv de la Premier League.



RMC Sport
A l’occasion de l’inauguration de son nouveau Altice campus, Patrick Drahi (Les Echos, 10/10) est revenu sur RMC Sport : "On a fait des centaines de milliers d'abonnés grâce à la Ligue des champions, environ 300.000 à ce stade".
Comme promis par Alain Weill, RMC sport vient de lancer une offre RMC Sport + beIN Sport + Canal+ à 38,90€ c’est juste valable 3…mois et avec un engagement de 24 mois pour Canal+ !!!

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« Réponse #1579 le: 13 octobre 2018 22:43:43 »
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Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1580 le: 15 octobre 2018 06:53:44 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°312

5G
L’attribution des licences 5G via un système d’enchères a commencé en Europe, et c’est l’Italie qui a ouvert le bal.
Les italiens attendaient 2,5 milliards d’euros et c’est finalement 6,5 milliards que l’Etat italien va empocher. Telecom Italia et le britannique Vodafone vont payer 2,4 milliards chacun. L’italien Wind 517 millions et Iliad 1,2 milliard.

En France la position du gouvernement sur le 5G n’est pas connue. Les détails sur l'attribution des fréquences sont attendus courant 2019. Dans le cadre du new deal dans le mobile, le gouvernement a créé un cadre gagnant-gagnant : renouvellement des fréquences actuelles contre des engagements de couverture de territoire. Pour les opérateurs, au vu des investissements actuels pour le déploiement du très haut débit, ce serait le chemin à suivre pour la 5G en France.

Dans le cas où le gouvernement lancerait un processus d’enchères, cela pourrait accélérer la recomposition et la consolidation du secteur.

Orange Bank
Un an après son lancement, Orange par la voix de Paul de Leusse a fait le point sur son activité Orange Bank (Le Monde, 01/10).
Pas de chiffre global sur le nombre de clients, mais après un tassement : "Ce dernier trimestre, nous gagnons entre 15 000 et 20 000 clients chaque mois, soit 700 ouvertures par jour. Désormais, 60 % des ouvertures de compte sont réalisées dans nos boutiques Orange.", ce qui est paradoxal pour une banque « digitale ».

Au niveau des projets : "Nous voulons concevoir des offres adaptées aux besoins des réseaux. Par exemple, à la demande d’Orange, nous travaillons sur un compte « famille ». Nous allons également proposer des offres croisées banque-téléphone, en nous lançant en 2019 dans le financement du terminal mobile.".

Et sur le développement des néobanques : "Le nombre d’ouvertures de compte en France par des banques digitales est passé de 2,5 millions il y a dix ans à près de 4 millions, et cette progression n’a profité quasiment qu’aux néobanques. Néanmoins, sans réseau de distribution, elles n’attirent qu’un type de clients, plutôt jeunes, urbains, adeptes de la modernité. Donc elles vont faire le tour de leur base de clients potentielle, qui va croître moins vite à l’avenir. C’est pourquoi la force d’Orange Bank est d’être une néobanque qui s’appuie sur un réseau.".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1581 le: 16 octobre 2018 06:21:26 »
Un point sur quelques données autour du dégroupage.

Chiffres de l’ARCEP : les NRA
L’ARCEP compte 13 861 NRA dégroupés (chiffres du 31 mars), soit 95,5% de la population qui est couverte par un NRA dégroupé (95,2% à fin 2017, 93,9% à fin 2016), il reste 5 937 NRA à dégrouper.
A ce jour, pour Ariase Bouygues est à 2,484 NRA de dégroupés en propre, SFR à 8,749 et Free à 9,961. L’Arcep compte 13,861 NRA et Orange de son coté en équipe 20,055.

Non dégroupés
Bouygues Telecom, Free et SFR ne donnent pas de chiffres, ceux du tableau sont issus des calculs de François04 qui le calcule pour Free.
Free va-t-il arriver à passer sous les 1% de clients en non-dégroupés ?

Abonnement téléphonique Orange
Chez Orange, (il n’y a pas de dégroupage), le tableau indique le nombre de clients à Orange l’abonnement téléphonique. C’est une baisse de 12,1% sur les  douze derniers mois et de 47,4% en 5 ans et bien sur une grosse perte de revenus pour l'opérateur historique. 


(en milliers)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1582 le: 17 octobre 2018 07:15:48 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°286

Chiffre d’affaire des 5 grands championnat européens
Il est intéressant de comparer en termes de chiffre d’affaire et de droits tv ce que valent les 5 plus grands championnats européens sur les saisons 2015/2016 et 2016/2017.  Ce sont les derniers chiffres connus et concernent l’ensemble des clubs professionnels de chaque pays ainsi que l’ensemble des compétitions organisées par les ligues professionnelles.

Sans surprise, le grand gagnant le PremierShip anglais. La Bundesliga allemande arrive à maintenir avec le chiffre d’affaire, mais les droits tv sont à la traine. Coté Liga espagnole, idem, sauf que les droits tv décrochent.
En quatrième position, la Séria A italienne, n’arrive pas à combler son retard et décroche petit à petit. La Ligue 1 française est toujours à la cinquième place, mais peut espérer prendre la quatrième place à l’Italie, mais les droits tv vont devoir augmenter fortement et les investissements dans les clubs se poursuivent fortement et durablement.

Les droits tv domestiques viennent d’être renouvelés en Italie (2018-2022) et en Angleterre (2019-2022) et ceux-ci ont très peu bougés par rapport au cycle précédent. De son coté la France a vu ses droits explosé et va prendre la quatrième place à l’Italie et peut viser la troisième de l’Allemagne.



Ligue 2
La LFP va lancer l’appel d’offres pour les droits tv de la Ligue2 pour la période 2020-2024 avant la fin de l’année.

Pour rappel, en France, les droits tv sont de 22 millions par an (12 millions pour beIN Sports et 10 millions pour Canal+) jusqu’à la fin de la saison 2020.

Le quotidien L’Equipe (édition papier du 9/10) publie ce que pourrait être la programmation du week-end avec la Ligue 1 et la Ligue 2. Comme pour la Ligue 1, des lots vont être mis en vente avec un prix de réserve. Si le prix de réserve n’est pas atteint, le mieux disant pourra augmenter son offre et qui l’emportera.
Médiapro est candidat, car le groupe aspire à diffuser l’ensemble du football national, et le perdant de l’attribution de la Premier League anglaise pourrait se rabattre sur ces droits. Bref, les montants devraient sensiblement augmenter par rapports aux tarifs actuels. 


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1583 le: 18 octobre 2018 06:48:06 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°287

Alors que Vivendi va présenter ses résultats le 15 novembre, il est intéressant de voir l’évolution de Canal+ depuis que beIN sports (mi-2012), Netflix (automne 2014) et OCS (mi-2008, mais décollage plus récent) se sont lancés.

Trois données sont synthétisées :

- Le chiffre d’affaire pour Canal+ France. Petit cachotier, Canal+ ne donne plus le chiffre d’affaire de ses chaines gratuites depuis 2017. Avant cette date, il y avait une distinction, depuis, il est agrégé avec celui des chaines payantes. Le dernier chiffre connu est celui de 2016 et était de 217 millions pour C8, CStar et Cnew.
- Les abonnements : individuels et collectifs (Canal+, CanalSat et CanalPlay) les partenariats avec Bouygues, Free et Orange.
- Le chiffre d’affaire mensuel par abonné. C’est le chiffre d’affaires des chaines payante / nombre de clients / 12. Pour 2017 et 2018, il y a deux calculs : celui qui avec le chiffre d’affaire cumulé (mais c’est forcément surestimé) et un autre en retranchant le d’affaire des chaines gratuite de 2016 (c’est une cote mal taillée, mais c’est cela donne une idée. 
- Les données sont issues des rapports annuels de Vivendi.

En 5 ans – entre 2012 et 2017, Canal+ a perdu 1,172 million d’abonnés soit 12,1% par rapport à sa base clientèle de 2017 et 390 millions de chiffre d’affaire annuel soit une perte de 10,7%. Si l’on soustrait le chiffre d’affaire des télévisions gratuites, la perte pourrait s’approcher de 16,6%.
Le chiffre d’affaire mensuel par abonné est en recul. La segmentation des offres de Canal+ et la perte de clients se font sentir.



La perte des droits de ligue 1 va forcément avoir un impact. Canal+ a deux ans pour trouver un accord avec Mediapro : soit lui racheter des matchs, soit passer un accord de distribution, mais dans le premier cas cela risque de lui couter plus cher que ce qu’il paye actuellement. L’accord de distribution serait un moindre mal. Dans ce cas, cela obligerait Canal+ à revoir son modèle et ses offres et à devenir – encore plus – une chaine orientée vers les films et les séries.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1584 le: 19 octobre 2018 07:02:02 »
L'Arcep vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 2eme trimestre 2018 - résultats définitifs". L’occasion de ressortir quelques données.

Ces statistiques permettent de faire le point sur les cartes SIM en service en 3G et 4G et d’en déduire la 2G.

La 4g progresse, mais la 2G résiste. La progression de la 3G marque une pause sur ce trimestre, mais progresse sur les 12 derniers mois. Un palier a-t-il été atteint ou s’agit-il d’un pause temporaire ? L’extinction de la 2G va encore prendre du temps.



D'autre part, l’Arcep vient de publier son enquête annuelle sur la qualité des services mobiles et il en ressort que "Orange affiche les meilleurs résultats sur l'ensemble de la campagne de mesures, poursuit l'Arcep. Bouygues Telecom prend globalement l'avantage sur SFR. Enfin, si Free Mobile progresse, il affiche des résultats sensiblement moins bons sur un grand nombre d'indicateurs.".

En zone rurale, c’est Bouygues Telecom qui "obtient les meilleurs résultats pour les services voix, SMS et data, juste devant SFR puis Orange. Les moins bons résultats de Free Mobile s'expliquent notamment par une couverture 4G moins étendue que celle des autres opérateurs". 

Globalement le débit moyen, en 2018, est de 43 Mbits/s dans les villes, contre 14 Mbits/s dans les campagnes.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1585 le: 22 octobre 2018 07:19:39 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°313

SFR Ftth
Pour financer le déploiement du FTTH de SFR et alléger sa dette de 31 milliards, Altice recherche des partenaires financiers qui pourraient être des fonds d'investissement (Le Figaro, 27/08).

Selon Les Echos (16/10), l'américain KKR, l'australien Macquarie et le français Mirova sont dans la short-list pour une transaction qui pourrait atteindre selon SFR entre 2 et 3,8 milliards d’euros.
Altice va créer SFR FTTH et regrouperait ses actifs dans les zones dites moyennement denses pour un total de 4/5 millions de lignes tout en gardant la main sur cette filiale. A terme cela va permettre à SFR de poursuivre son désendettement.

Réponse fin novembre.

Bouygues et la consolidation des télécoms
Olivier Roussat – le pdg de Bouygues Telecom a déclaré au micro de France-Inter que "Bouygues préfère rester à quatre" car "le secteur est profitable" et que "aucun des acteurs n’a de problème de financement".

Orange
Stéphane Richard vient de donner une interview au quotidien Le Figaro (19/10).

Alors que Les concurrents d'Orange accusent l’opérateur historique de ne plus entretenir son réseau ADSL, Stéphane Richard assure que : "Fin octobre nous présenterons un plan à l’Arcep visant à améliorer la qualité du service universel. D’une manière générale nous allons renforcer les ressources allouées à la maintenance de ce réseau et mettre en place un dispositif spécial sur certaines zones critiques (…) nous allons assurer un meilleur suivi.". Pour lui le tarif du dégroupage de 9,10€ par ligne qui est fixé par l’Arcep est juste suffisant pour assurer le maintient des lignes actuelles et en demande même une hausse.

Il y a quelques mois bfmbusiness (16/05) évoquait un accord de mutualisation sur la 4G entre Orange et Free. Manifestement, ce n’est pas Orange qui est demandeur, si Free en veut, il va devoir y mettre le prix : "Pour l’itinérance qui concerne la 2G et la 3G nous avons signé un avenant au contrat avec Free. Il prévoit une extinction de l’itinérance en 2021. Il n’y a pas de discussion actuellement pour sa prolongation. Sur le partage du réseau, nous considérons qu’Orange n’a pas intérêt à entrer dans un accord avec Free, dans les conditions actuelles (…) je crois à une concurrence par les infrastructures.".

Enfin sur la consolidation des télécoms, rien de nouveau sous le soleil : «Le modèle à quatre opérateurs fonctionne mal. La consolidation reste un schéma possible, mais il n’y a pas d’actualité sur le sujet (…) il n’y a pas de vendeur et tout le monde est acheteur. La seule question qui se pose est : qui est susceptible de vendre ?». 

Enfin – mais ce n’était pas dans l’interview – Orange présentera ses prochaines nouveautés lots d’un Show Hello le 12 décembre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1586 le: 23 octobre 2018 06:43:21 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°288

Droits tv des 5 grands championnat européens
Pour rappel, un récapitulatif des droits tv actuels nationaux et internationaux pour les cinq grands championnats européens. Si la France arrive à revaloriser ses droits tv à l'international, elle pourrait être au même niveau que l'Allemagne et passer définitivement devant l'Italie.



Droits tv hors top 5
Mais, il n’y a pas que les cinq grands championnats, ce récapitulatif permet de faire le point. Source : presse divers et Surlatouche.fr



La Turquie commence à devenir puissante, à voir si cela suffira pour venir troubler le Top5. En comparaison, le Portugal arrive à s’en sortir, mais les droits sont concentrés entre les trois grands clubs du pays.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1587 le: 24 octobre 2018 06:34:00 »
Avant la publication la vague de résultats sur le fixe et le mobile du troisième trimestre 2018, un rappel sur quelques chiffres arrêtés au 30 juin 2018.

1 - Calendrier de publication des résultats du T3 2018
Orange, le 25 octobre (avant bourse).
Vivendi, le 15 novembre (après bourse)
Altice, ???? (après bourse).
ARCEP, services mobiles le 8 novembre (après bourse).
Bouygues Télécom, le 15 novembre (avant bourse).
Free, ???? (avant bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 29 novembre (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 10 janvier (après bourse).

2  - Parts de conquête sur le fixe
Sur le T2
Bouygues 41 000 nouveaux clients, soit 46,1% de parts de conquête,
Orange 35 000, soit 39,3%,
SFR 13 000, soit 14,6%
Total 89 000
Free est négatif de 28 000

Sur le T1
SFR 71 000 nouveaux clients, soit soit 41,0% de parts de conquête,
Orange 52 000, soit 30,0%,
Bouygues 50 000, soit 28,9%
Total 173 000
Free est négatif de 19 000

3 - Parts de conquête sur les forfaits mobiles grands publics
Sur le T2
SFR 212 000 nouveaux clients, soit 41,2% de parts de conquête,
Orange 183 000, soit 35,5%,
Bouygues 120 000, soit 23,3%,
Total 515 000
Free est négatif de 200 000
Les Mvno sont négatifs de -244 000

Sur le T1
SFR 239 000 nouveaux clients, soit 34,5% de parts de conquête,
Bouygues 132 000, soit 19,1%,
Free, 130 000, soit 18,8%.
Mvno 114 000 soit 16,5%.
Orange 77 000, soit 11,1%.
Total 692 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1588 le: 31 octobre 2018 07:13:23 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°314

Télécoms européens
Lors d’un colloque à Bruxelles de l’ETNO – lobby des gros opérateurs télécoms européens – les interventions ont essentiellement tournées autour de la faiblesse du secteur par rapport aux acteurs chinois et américains t de l’objectif de consolidation du secteur et de quelques charges contre la régulation, dont celle de Stéphane Richard : "Le seul de domaine dans lequel l’Union Européenne est un leader incontesté, c’est la régulation (…) Je n’ai rien contre les régulateurs. Ce sont généralement des gens intelligents et sympathiques – à quelques exceptions près. Mais nous sommes tellement loin d’être des monopoles"
Les représentants de la Commission préférerait une consolidation paneuropéenne plutôt qu’à des consolidations nationales et rappelle que la régulation doit aussi protéger le consommateur.

Bouygues Télécom
Il y a 10 ans, Bouygues Telecom lançait sa première offre fixe. En juillet 2008 il avait racheté le réseau de Club Internet. 

Pour rappel les temps de passage en parts de marché sont les suivants : le million de clients avait été atteint au T2 2011, au T4 2013, Bouygues Telecom atteignait 8,1% en parts de marché avec 2,013 millions de clients, au 30 juin dernier c’était 12,3% et 3,533 millions de clients.

Bouygues Telecom a lancé la première offre quadruple play, s’est lancé sur la très haut débit en louant des ressources sur le réseau câble de Numéricable puis de SFR et ensuite en investissant sur le Ftth.

En 2012, Bouygues Telecom rachetait Darty Telecom. En 2014, Bouygues avait échoué à racheter SFR et avait failli se faire racheter par Orange en 2016. Depuis de multiples rumeurs le fait soit acheteur, soit acheté par SFR.

Orange et le service universel
Orange a été mis en demeure par l’Arcep (La Tribune, 24/10) afin que l’opérateur historique respecte son obligation de qualité de service en tant qu'opérateur du service universel du téléphone fixe.
Sebastien Soriano se veut ferme : "Orange doit redresser le tir de toute urgence, dès la fin de l'année. Peu importent les moyens, nous voulons des résultats".

L'Arcep impose ainsi à Orange des "paliers" à respecter trimestriellement. Orange risque en théorie une sanction pouvant atteindre jusqu'à 5% de son chiffre d'affaires national, qui est de près de 1 milliard d'euros.

Stéphane Richard qui vient de donner une interview au quotidien Le Figaro (19/10) assure que : "Fin octobre nous présenterons un plan à l’Arcep visant à améliorer la qualité du service universel. D’une manière générale nous allons renforcer les ressources allouées à la maintenance de ce réseau et mettre en place un dispositif spécial sur certaines zones critiques (…) nous allons assurer un meilleur suivi.".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1589 le: 01 novembre 2018 07:34:39 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°289

Canal+ acquiert les droits de la Premier League, coup d'arrêt pour SFR
Canal+ vient d’acquérir les droits tv (2019/2022) de la premier League pour un peu moins que le montant actuel de 120 millions que règle RMC Sport. Pour RMC Sport, c’est un coup d’arrêt.

Maxim Saada, le président du groupe Canal+ revient dans le quotidien l’Equipe (édition papier du 01/11) sur cette acquisition et pour lui : "Cette acquisition était importante, pas essentielle.". Canal+ ne s’interdit pas de revendre des matches en sous-licenciant, mais il devra avoir l’accord de la Premier League.

Cela va permettre à Canal+ de négocier en meilleure position avec SFR pour distribuer plus largement la Ligue des Champions et la Ligue Europa. Mais pas certain, que cela lui permette de reconquérir des clients après la perte des droits tv de la Ligue1.

Altice dans un communiqué déclare : "SFR annonce travailler dès ce soir avec le groupe Canal+ dans l’esprit des accords trouvés autour de la Champions League, afin de permettre aux abonnés RMC Sport de continuer à vivre la Premier League anglaise sur ses antennes après l’été 2019.".

Lors d’un entretien à l’Equipe (15/09), Alain Weill, le président d’Altice Europe, avait déclaré à propos des droits tv de la premier League : "Ce serait assez logique qu’on continue. Mais si nous ne les conservions pas, cela ne remettrait pas en cause notre stratégie. Nous irions acquérir d’autres droits pour les remplacer."

Pour RMC Sport, c'est une perte, car cette compétition lui permettait de remplir sa grille le week-end. Toutefois, le macth n'est pas terminé, pour compléter sa grille, il reste les droits de Ligue 2. La LFP va lancer l’appel d’offres pour les droits tv de la Ligue2 pour la période 2020-2024 avant la fin de l’année. Pour rappel, en France, les droits tv sont de 22 millions par an (12 millions pour beIN Sports et 10 millions pour Canal+) jusqu’à la fin de la saison 2020. Mais Mediapro s’est également montré intéressé et devrait y mettre le prix.

Pour rappel, il reste également quelques lots sur les droits tv de la Ligue 1 : le prix de réserve du lot 5 (multiplex 19e, 37e et 38e, trophée des champions, barrages) serait à 15M€ et celui du lot 7 (magazines lundi et jeudi) serait de 8M€.

Enfin les droits de la Coupe de la Ligue devraient être lancés avant la fin de l’année. Actuellement c’est France Télévisions et Canal+ qui se partagent la diffusion pour 23,9 millions.

Pour SFR,  cela va être compliqué de justifier un abonnement de 19€. Plus globalement, le paysage étant morcelé entre 4 acteurs, on peut s’attendre à une consolidation, reste à savoir qui sera vendeur et qui sera acheteur.

De son coté, Yousef Al-Obaidly, le président de beIN Sports France vient d’annoncer : "Nous avons réussi à préserver une base équivalente à celle d’avant la Coupe du monde 2018, à savoir 3,5 millions d’abonnés, et ce, malgré la perte des Coupes d’Europe." (News Tank Foot. Avec la Coupe du Monde, beIN Sports était monté jusqu’à 4 millions de clients.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1590 le: 02 novembre 2018 08:12:47 »
L'Arcep vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 2eme trimestre 2018 - résultats définitifs". L’occasion d'en ressortir quelques données.

Revenus des opérateurs
Malgré la montée en charge du très haut débit, les revenus (HT) sur le fixe continuent de décroitre de 1,0% sur un an. Plus précisément ce sont les communications téléphoniques liées au RTC qui plombent les revenus du fixe et dans une moindre mesure ceux liés aux revenus liés aux communications vendus aux entreprises. Les revenus liés au très haut débit augmentent de 0,8% et ceux liés aux contenus sont en baisse de 4,8% sur 12 mois.

Pour les revenus (HT) des opérateurs sur le mobile (hors m2m), la hausse se poursuit. Globalement, le trimestre à peine et baisse de 1,0% sur le trimestre. 



Pour rappel, le récapitulatif du ca par opérateur à fin juin 2018.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1591 le: 03 décembre 2018 07:22:05 »
Sinon, pour lire et discuter, c'est aussi ici :
https://lafibre.info/chiffres/parts-de- … #msg597981

Ou sur twitter : @hammett_92