Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1400 le: 12 février 2018 07:09:37 »
Début janvier, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du troisième trimestre 2017.
Ces statistiques permettent de faire le point sur les accès tv dans le cadre d’un forfait couplé internet-télévision.

Pour l’ARCEP : "Un peu plus de sept abonnés sur dix à un service d’accès à internet ont la possibilité d’accéder dans le cadre de leur abonnement à un service de diffusion audiovisuelle. Fin septembre 2017, le nombre de ces accès couplant l’internet et la télévision progresse de 900 000 en un an, soit quasiment le double par rapport au troisième trimestre 2016. Les trois-quarts de ces abonnements sont fournis à l’utilisateur via sa ligne xDSL, mais la croissance annuelle du nombre de ces accès ne cesse de diminuer, tandis que celle de la fibre optique de bout en bout augmente au rythme de croissance de ces accès internet. Ainsi, neuf accès internet très haut débit en fibre optique sur dix sont couplés à un accès à la télévision, soit 2,5 millions au troisième trimestre 2017.".

Reste à savoir si les accès sont activés. A noter que, le pourcentage du parc d’accès internet bouge très peu depuis le T3 2014. Le très haut débit devrait permettre de relancer la machine (voir les accords d’Orange et Free passés avec Canal+/CanalSat) mais aussi de faire augmenter l’ARPU.

Vivendi donne 3 008 millions (2,995 à fin juin 2017, 2,939 millions à fin mars 2017, 2,928 millions à fin décembre 2016) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus. Pour Bouygues Telecom et SFR c'est l'inconnu. Il serait intéressant d'avoir plus de chiffres et de connaitre le nombre d’accès payant à un service tv.

« Modifié: 12 février 2018 07:12:07 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1401 le: 13 février 2018 06:49:57 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°238

Droits tv en Italie
Les droits tv du Calcio de 2018 à 2021 ont finalement trouvé preneur. Le groupe espagnol MediaPro a versé 1,05 milliard d'euros, soit le montant minimum réclamé par la Ligue italienne. Actuellement ces droits étaient de 945M€ par saison, soit une augmentation de 11,1%.
De fait Sky, Mediaset et Telecom Italia n’ont pas proposé assez pour obtenir des droits et devront passer par Mediapro pour diffuser des matchs. Médiapro n’ayant pas de chaines devra soit les vendre soit créer son bouquet de chaines.

Les droits TV internationaux de la Série A ont été attribués au mois d'octobre à l'agence IMG et à la RAI pour un total de 371 millions d'euros par an pour la période 2018-2021, soit le double de la période précédente.

Droit Internationaux de la Ligue 1
Selon L’Equipe, La Ligue de football professionnel (LFP) et beIN Sports - chargé de la distribution des droits audiovisuels de la Ligue 1 à l’étranger – ont annoncé un partenariat pour l’Afrique subsaharienne avec Canal+ et Kwesé. Ces deux diffuseurs offriront 33 millions d’euros par an – 20 de plus que ce qu’ils payent pour l’instant – afin de diffuser la Ligue 1, Ligue 2 et Coupe de la Ligue (Sport24, 05/02).

Toujours selon L’Equipe, le prochain marché étudié pourrait être l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. La LFP et beIN Sports négocieraient même actuellement avec TVGlobo, au Brésil.

A ce jour c’est le groupe BeIN Sports qui détient ces droits sur 2018-2024 pour un montant de 80 millions d’euros garanti. C’est un accord signé en 2014, mais la LFP estime que la valeur de la Ligue 1 est plus importante. Pour chaque contrat signé, les montants sont partagés à égalité entre beIN Sports et la LFP.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1402 le: 14 février 2018 06:28:40 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°274

Vivendi en Italie : Telecom Italia
Vivendi et Telecom Italia (TIM) ont officiellement proposé au gouvernement italien de séparer son réseau Internet fixe en une entité juridiquement distincte qui serait contrôlée à 100 par TIM. Cette entité aurait son Conseil d’administration et son propre management (La Tribune, 09/02). Ce projet sera présenté le 6 mars au Conseil d’Administration de TIM. Cela pourra-t-il apaiser le conflit en l’Etat italien et Vivendi ?

Toujours selon La Tribune : "cette séparation juridique ouvrirait la voie à une possible fusion entre la nouvelle entité et son concurrent Open Fiber, un réseau détenu en commun par l'électricien Enel, contrôlé par l'État, et la banque publique Cassa Depositi i Prestiti (CDP). Ce qui pourrait déboucher sur la création d'un nouveau leader national dans les infrastructures Internet fixes", autre possibilité l’introduction en bourse, mais l’entité serait valorisée 15 milliards d’euros.

A la suite du rachat de Telecom Italia par Vivendi, le gouvernement avait déclaré vouloir utiliser les pouvoirs spéciaux que lui offre la loi dans les secteurs stratégiques : "avec proportionnalité et d'une façon raisonnable". Afin de prendre des "mesures visant à l'adoption de plans de développement adéquats, d'investissement et de manutention sur les réseaux et les équipements, afin d'assurer leur fonctionnement et intégrité, garantir la continuité de la fourniture du service universel et satisfaire l'intérêt général à moyen et long terme"

Si un accord se dessine, Vivendi a demandé l‘intervention de la présidence de la République italienne contre le décret du gouvernement instaurant des pouvoirs de contrôle spéciaux (“golden power”).

Pour rappel, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros. Le ministre s’est déclaré pour un réexamen de cette amende en cas d’accord.

Il faut également rappeler que des élections législatives sont prévues début mars 2018, ce qui laisse peu de temps pour conclure un accord. Indirectement, c’est Silvio Berlusconi qui pourrait gagner ces élections. Le même Silvio Berlusconi qui dirige Mediaset qui est également en conflit avec Vivendi. Dans ce dossier, la justice a laissé jusqu’au 27 février la possibilité de régler leur différend. 

Les deux groupes sont en négociations pour trouver un deal sur la télévision payante. Vivendi a annoncé la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %. Mediaset pourrait faire partie du tour de table.

Un accord entre les deux groupes clôturerait le contentieux.

En attendant, TIM n’a pas obtenu de lots dans l’attribution des droits TV du Calcio et devra passer par un accord avec Mediapro qui vient de se payer l’ensemble de ses droits.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1403 le: 15 février 2018 06:51:19 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°239

Les droits de retransmission nationaux pour les saisons 2019-2022 viennent de tomber. Les cinq premiers lots – sur sept – ont été attribués pour un montant total de 5 milliards, sur trois ans. C’est en baisse par rapport aux droits actuels que se partagent pour 6,9 milliards d'euros Sky Sports et BT.

Sky Sports restera le diffuseur principal et a remporté quatre des sept lots mis en jeu, soit 128 matches par saison. De son côté, BT a décroché un seul lot de 32 matches par an, sur la case du samedi 12h30 (13h30 en France).
L’opérateur public BBC la diffusion des résumés des rencontres de Premier League pour un total de 241 M€ sur trois ans, soit une augmentation de 7,5 M£ (8,5 M€) par rapport au contrat en cours. 

La Premier League doit encore annoncer les vainqueurs des deux derniers lots, incluant au total 40 rencontres supplémentaires par saison, celles programmées en milieu de semaine et pendant les jours fériés. Amazon qui faisait figure d’épouvantail (pour faire monter les enchères) ne s’est pas manifesté. Le fera-t-il pour les lots restants ?

En début d’année Sky et BT avaient annoncé qu’ils allaient distribuer chacun les chaînes de l'autre. Cela a donc permis une baisse sensible des droits en attendant l’attribution des derniers lots.

Le résultat de l'appel d'offres pour les droits de la Premier League en France est lui attendu à l'automne. Aujourd'hui, SFR Sport, le diffuseur exclusif, règle 110 millions d'euros par saison.

Pour rappel, un historique des droits tv du championnat (Challenges, 02/2015).



Pour rappel, les droits TV ont augmenté pour La Football League, qui regroupe le Championship (D2), la League One (D3) et la League Two (D4). Pour les trois prochaines saisons, Sky va devoir débourser 132 millions d’euros contre 33 millions actuellement.

Donc après le Calcio, c’est la Premier League qui a des difficultés (relatives) à vendre ses droits sur son marché domestique. Ce n’est pas bon signe pour les futurs droits de la Ligue 1.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1404 le: 16 février 2018 06:37:06 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°240

Résultats de Canal+
Vivendi vient de présenter ses résultats à fin décembre, ce qui permet de faire le point sur le nombre de clients du groupe Canal+. 

C’est un peu mieux tant commercialement que financièrement, En propre (hors ventes à Free et Orange), Canal+ (y compris CanalSat et Canalplay) reste en dessous des 5 millions de clients et a encore perdu 40 000 clients sur le trimestre er 304 000 sur l'année (794 000 sur 2 ans).

Canal+ France ne s’en sort qu’avec ses accords avec Free et Orange. Vivendi donne 3 117 millions (3,008 à fin septembre, 2,995 à fin juin, 2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre 2016) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela a bien progressé avec un gain de 109 000pour la fin de l’année et de 189 000 sur un an. Ces gains ne compensent pas la baisse des clients directement abonnés.

Le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) baissé de 115 000 entre le T4 2016 et le T4 2017 et augmente de 59 000 sur le dernier trimestre (+ 1 000 à fin septembre, - 70 000 à fin juin, -401 000 à fin mars, -538 000 à fin décembre 2016). Un  début de rebond donc.

Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,5 millions de clients, OCS à 2,9 millions et Netflix à +/- 2,0 millions, ils sont tous en progression.



La baisse du nombre de clients a forcément une incidence sur le chiffre d’affaire : la TV payante en France représente 26,3% du chiffre d'affaire du groupe Vivendi contre 31,4% à fin 2016, 31,4% à fin 2015 et 34,2% à fin 2014.

Le chiffre d'affaire de la télévision payante en France est en baisse de 3,8% sur un an (4,2% à fin septembre, 5,3% sur 12 mois à fin juin, 7,8% sur 12 mois à fin mars). " Le résultat opérationnel courant de Groupe Canal+ s’établit à 367 millions d’euros, contre 303 millions d’euros en 2016 (+20,2 % à taux de change et périmètre constants). Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) avant charges de restructuration s’élève à 367 millions d’euros, en hausse de près de 30 % à taux de change et périmètre constants en un an. Les charges de restructuration, plus élevées que prévu, reflètent principalement la réorganisation de l’activité des relations clients. L’EBITA après coûts de restructuration s’établit à 318 millions d’euros, contre 240 millions d’euros en 2016 (+32,1 %).".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1405 le: 19 février 2018 07:03:02 »
Avant la publication la vague de résultats sur le fixe et le mobile du quatrième trimestre 2017, un rappel sur les chiffres arrêtés au 30 septembre 2017.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du T4 2017
Orange, le 21 février (avant bourse).
Bouygues Télécom, le 22 février (avant bourse).
Altice, le 15 mars (avant bourse).
Free, le ???? (avant bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 1er mars (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 5 avril (après bourse).

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


3  - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin septembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,402 millions de clients et a recruté 346 000 nouveaux clients entre le T3 2016 et le T3 2017, soit une augmentation de 3,1% de sa base clientèle.

4- Le très haut débit
Récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts), mais hors petits opérateurs.
 

5  - Parts de conquête
Sur le T3
Orange 112 000 nouveaux clients, soit 45,0% de parts de conquête.,
Bouygues 110 000, soit 44,2%,
Free 27 000, soit 10,8%,
Total 249 000
SFR est négatif de 71 000

Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête,
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête,
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000