Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1400 le: 12 février 2018 07:09:37 »
Début janvier, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du troisième trimestre 2017.
Ces statistiques permettent de faire le point sur les accès tv dans le cadre d’un forfait couplé internet-télévision.

Pour l’ARCEP : "Un peu plus de sept abonnés sur dix à un service d’accès à internet ont la possibilité d’accéder dans le cadre de leur abonnement à un service de diffusion audiovisuelle. Fin septembre 2017, le nombre de ces accès couplant l’internet et la télévision progresse de 900 000 en un an, soit quasiment le double par rapport au troisième trimestre 2016. Les trois-quarts de ces abonnements sont fournis à l’utilisateur via sa ligne xDSL, mais la croissance annuelle du nombre de ces accès ne cesse de diminuer, tandis que celle de la fibre optique de bout en bout augmente au rythme de croissance de ces accès internet. Ainsi, neuf accès internet très haut débit en fibre optique sur dix sont couplés à un accès à la télévision, soit 2,5 millions au troisième trimestre 2017.".

Reste à savoir si les accès sont activés. A noter que, le pourcentage du parc d’accès internet bouge très peu depuis le T3 2014. Le très haut débit devrait permettre de relancer la machine (voir les accords d’Orange et Free passés avec Canal+/CanalSat) mais aussi de faire augmenter l’ARPU.

Vivendi donne 3 008 millions (2,995 à fin juin 2017, 2,939 millions à fin mars 2017, 2,928 millions à fin décembre 2016) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus. Pour Bouygues Telecom et SFR c'est l'inconnu. Il serait intéressant d'avoir plus de chiffres et de connaitre le nombre d’accès payant à un service tv.

« Modifié: 12 février 2018 07:12:07 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1401 le: 13 février 2018 06:49:57 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°238

Droits tv en Italie
Les droits tv du Calcio de 2018 à 2021 ont finalement trouvé preneur. Le groupe espagnol MediaPro a versé 1,05 milliard d'euros, soit le montant minimum réclamé par la Ligue italienne. Actuellement ces droits étaient de 945M€ par saison, soit une augmentation de 11,1%.
De fait Sky, Mediaset et Telecom Italia n’ont pas proposé assez pour obtenir des droits et devront passer par Mediapro pour diffuser des matchs. Médiapro n’ayant pas de chaines devra soit les vendre soit créer son bouquet de chaines.

Les droits TV internationaux de la Série A ont été attribués au mois d'octobre à l'agence IMG et à la RAI pour un total de 371 millions d'euros par an pour la période 2018-2021, soit le double de la période précédente.

Droit Internationaux de la Ligue 1
Selon L’Equipe, La Ligue de football professionnel (LFP) et beIN Sports - chargé de la distribution des droits audiovisuels de la Ligue 1 à l’étranger – ont annoncé un partenariat pour l’Afrique subsaharienne avec Canal+ et Kwesé. Ces deux diffuseurs offriront 33 millions d’euros par an – 20 de plus que ce qu’ils payent pour l’instant – afin de diffuser la Ligue 1, Ligue 2 et Coupe de la Ligue (Sport24, 05/02).

Toujours selon L’Equipe, le prochain marché étudié pourrait être l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. La LFP et beIN Sports négocieraient même actuellement avec TVGlobo, au Brésil.

A ce jour c’est le groupe BeIN Sports qui détient ces droits sur 2018-2024 pour un montant de 80 millions d’euros garanti. C’est un accord signé en 2014, mais la LFP estime que la valeur de la Ligue 1 est plus importante. Pour chaque contrat signé, les montants sont partagés à égalité entre beIN Sports et la LFP.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1402 le: 14 février 2018 06:28:40 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°274

Vivendi en Italie : Telecom Italia
Vivendi et Telecom Italia (TIM) ont officiellement proposé au gouvernement italien de séparer son réseau Internet fixe en une entité juridiquement distincte qui serait contrôlée à 100 par TIM. Cette entité aurait son Conseil d’administration et son propre management (La Tribune, 09/02). Ce projet sera présenté le 6 mars au Conseil d’Administration de TIM. Cela pourra-t-il apaiser le conflit en l’Etat italien et Vivendi ?

Toujours selon La Tribune : "cette séparation juridique ouvrirait la voie à une possible fusion entre la nouvelle entité et son concurrent Open Fiber, un réseau détenu en commun par l'électricien Enel, contrôlé par l'État, et la banque publique Cassa Depositi i Prestiti (CDP). Ce qui pourrait déboucher sur la création d'un nouveau leader national dans les infrastructures Internet fixes", autre possibilité l’introduction en bourse, mais l’entité serait valorisée 15 milliards d’euros.

A la suite du rachat de Telecom Italia par Vivendi, le gouvernement avait déclaré vouloir utiliser les pouvoirs spéciaux que lui offre la loi dans les secteurs stratégiques : "avec proportionnalité et d'une façon raisonnable". Afin de prendre des "mesures visant à l'adoption de plans de développement adéquats, d'investissement et de manutention sur les réseaux et les équipements, afin d'assurer leur fonctionnement et intégrité, garantir la continuité de la fourniture du service universel et satisfaire l'intérêt général à moyen et long terme"

Si un accord se dessine, Vivendi a demandé l‘intervention de la présidence de la République italienne contre le décret du gouvernement instaurant des pouvoirs de contrôle spéciaux (“golden power”).

Pour rappel, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros. Le ministre s’est déclaré pour un réexamen de cette amende en cas d’accord.

Il faut également rappeler que des élections législatives sont prévues début mars 2018, ce qui laisse peu de temps pour conclure un accord. Indirectement, c’est Silvio Berlusconi qui pourrait gagner ces élections. Le même Silvio Berlusconi qui dirige Mediaset qui est également en conflit avec Vivendi. Dans ce dossier, la justice a laissé jusqu’au 27 février la possibilité de régler leur différend. 

Les deux groupes sont en négociations pour trouver un deal sur la télévision payante. Vivendi a annoncé la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %. Mediaset pourrait faire partie du tour de table.

Un accord entre les deux groupes clôturerait le contentieux.

En attendant, TIM n’a pas obtenu de lots dans l’attribution des droits TV du Calcio et devra passer par un accord avec Mediapro qui vient de se payer l’ensemble de ses droits.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1403 le: 15 février 2018 06:51:19 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°239

Les droits de retransmission nationaux pour les saisons 2019-2022 viennent de tomber. Les cinq premiers lots – sur sept – ont été attribués pour un montant total de 5 milliards, sur trois ans. C’est en baisse par rapport aux droits actuels que se partagent pour 6,9 milliards d'euros Sky Sports et BT.

Sky Sports restera le diffuseur principal et a remporté quatre des sept lots mis en jeu, soit 128 matches par saison. De son côté, BT a décroché un seul lot de 32 matches par an, sur la case du samedi 12h30 (13h30 en France).
L’opérateur public BBC la diffusion des résumés des rencontres de Premier League pour un total de 241 M€ sur trois ans, soit une augmentation de 7,5 M£ (8,5 M€) par rapport au contrat en cours. 

La Premier League doit encore annoncer les vainqueurs des deux derniers lots, incluant au total 40 rencontres supplémentaires par saison, celles programmées en milieu de semaine et pendant les jours fériés. Amazon qui faisait figure d’épouvantail (pour faire monter les enchères) ne s’est pas manifesté. Le fera-t-il pour les lots restants ?

En début d’année Sky et BT avaient annoncé qu’ils allaient distribuer chacun les chaînes de l'autre. Cela a donc permis une baisse sensible des droits en attendant l’attribution des derniers lots.

Le résultat de l'appel d'offres pour les droits de la Premier League en France est lui attendu à l'automne. Aujourd'hui, SFR Sport, le diffuseur exclusif, règle 110 millions d'euros par saison.

Pour rappel, un historique des droits tv du championnat (Challenges, 02/2015).



Pour rappel, les droits TV ont augmenté pour La Football League, qui regroupe le Championship (D2), la League One (D3) et la League Two (D4). Pour les trois prochaines saisons, Sky va devoir débourser 132 millions d’euros contre 33 millions actuellement.

Donc après le Calcio, c’est la Premier League qui a des difficultés (relatives) à vendre ses droits sur son marché domestique. Ce n’est pas bon signe pour les futurs droits de la Ligue 1.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1404 le: 16 février 2018 06:37:06 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°240

Résultats de Canal+
Vivendi vient de présenter ses résultats à fin décembre, ce qui permet de faire le point sur le nombre de clients du groupe Canal+. 

C’est un peu mieux tant commercialement que financièrement, En propre (hors ventes à Free et Orange), Canal+ (y compris CanalSat et Canalplay) reste en dessous des 5 millions de clients et a encore perdu 40 000 clients sur le trimestre er 304 000 sur l'année (794 000 sur 2 ans).

Canal+ France ne s’en sort qu’avec ses accords avec Free et Orange. Vivendi donne 3 117 millions (3,008 à fin septembre, 2,995 à fin juin, 2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre 2016) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela a bien progressé avec un gain de 109 000pour la fin de l’année et de 189 000 sur un an. Ces gains ne compensent pas la baisse des clients directement abonnés.

Le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) baissé de 115 000 entre le T4 2016 et le T4 2017 et augmente de 59 000 sur le dernier trimestre (+ 1 000 à fin septembre, - 70 000 à fin juin, -401 000 à fin mars, -538 000 à fin décembre 2016). Un  début de rebond donc.

Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,5 millions de clients, OCS à 2,9 millions et Netflix à +/- 2,0 millions, ils sont tous en progression.



La baisse du nombre de clients a forcément une incidence sur le chiffre d’affaire : la TV payante en France représente 26,3% du chiffre d'affaire du groupe Vivendi contre 31,4% à fin 2016, 31,4% à fin 2015 et 34,2% à fin 2014.

Le chiffre d'affaire de la télévision payante en France est en baisse de 3,8% sur un an (4,2% à fin septembre, 5,3% sur 12 mois à fin juin, 7,8% sur 12 mois à fin mars). " Le résultat opérationnel courant de Groupe Canal+ s’établit à 367 millions d’euros, contre 303 millions d’euros en 2016 (+20,2 % à taux de change et périmètre constants). Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) avant charges de restructuration s’élève à 367 millions d’euros, en hausse de près de 30 % à taux de change et périmètre constants en un an. Les charges de restructuration, plus élevées que prévu, reflètent principalement la réorganisation de l’activité des relations clients. L’EBITA après coûts de restructuration s’établit à 318 millions d’euros, contre 240 millions d’euros en 2016 (+32,1 %).".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1405 le: 19 février 2018 07:03:02 »
Avant la publication la vague de résultats sur le fixe et le mobile du quatrième trimestre 2017, un rappel sur les chiffres arrêtés au 30 septembre 2017.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du T4 2017
Orange, le 21 février (avant bourse).
Bouygues Télécom, le 22 février (avant bourse).
Altice, le 15 mars (avant bourse).
Free, le ???? (avant bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 1er mars (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 5 avril (après bourse).

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


3  - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin septembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,402 millions de clients et a recruté 346 000 nouveaux clients entre le T3 2016 et le T3 2017, soit une augmentation de 3,1% de sa base clientèle.

4- Le très haut débit
Récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts), mais hors petits opérateurs.
 

5  - Parts de conquête
Sur le T3
Orange 112 000 nouveaux clients, soit 45,0% de parts de conquête.,
Bouygues 110 000, soit 44,2%,
Free 27 000, soit 10,8%,
Total 249 000
SFR est négatif de 71 000

Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête,
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête,
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1406 le: 21 février 2018 07:26:18 »
Orange vient de présenter ses résultats au 31 décembre 2017. C’est toujours bon sur le ftth, Open et Sosh. Dans le mobile, c’est solide sur les forfaits avec le m2m, mais encore une fois, c’est le segment Grand Public qui tire la croissance d’Orange. Par contre, c’est le plus petit trimestre d’orange en volume. C’est toujours en forte baisse sur le prépayé.

Sur le fixe Orange estime sa part de marché à 40,4% en légère augmentation sur un an et une part de conquête sur le T4 de 42,1%.

En France, le chiffre d’affaire augmente de 0,6% (1,7% sur le T4, après +0,2% au 3ème trimestre et +0,5% au 2ème trimestre) contre -0,8 au sur l’année 2016. Pour Orange, ce sont les services fixes qui permettent ce trimestre de croissance, les services mobiles sont en hausse pour la première fois depuis 2011.

Orange Bank a ouvert 55 000 comptes au 31 décembre 2017.



Fixe
La Fibre Optique est en augmentation de 164 000 soit une hausse de 546 000 sur un an. Malgré les fêtes de fin d’année, c’est un bon trimestre pour Orange. Le nombre de clients ADSL poursuit logiquement sa baisse. 

Téléphonie mobile
Un trimestre solide, avec un gain de 153 000 cartes sim. Les forfaits gagnent 388 000 nouveaux clients (+153 000 m2m et +236 000 pour le grand public), comme d’habitude, le prépayé poursuit sa chute avec -235 000.
Sosh continue de progresser avec 3,629 millions de clients, soit +75 000 sur le trimestre et 352 000 sur un an. Les Mvno ne représentent plus que 992 000 contre 739 000 clients pour le T4 2016,
 
Source : Communiqué de presse Orange.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1407 le: 22 février 2018 07:22:49 »
Bouygues Telecom vient de présenter ses résultats à fin décembre. Commercialement, ils sont dans la lignée haute des trimestres précédents.

Les résultats commerciaux sont bons sur le mobile et sur le fixe. A noter une montée en charge sur le ftth avec un parc total de 265 000 clients (+56k sur le T4, +38k sur le T3, +27k sur le T2). Globalement la situation financière s’améliore doucement mais surement. Nouveauté : la majorité des recrutements se fait sur le Ftth. 
Sur le mobile, Bouygues est en hausse sur les forfaits avec +477 000 nouveaux clients sur le trimestre dont +150 000 pour le m2m.

Bouygues Telecom poursuit son déploiement dans le FTTH avec 20 millions de prises sécurisées à fin décembre 2017 et 4,0 millions de prises commercialisées. L’opérateur confirme son objectif de 12 millions de prises commercialisées à fin 2019 et de 20 millions en 2022.

"Le chiffre d’affaires de Bouygues Telecom s’établit à 5 086 millions d’euros en 2017, en progression de 7 % par rapport à 2016 (...) Le résultat opérationnel s’élève à 470 millions d’euros, en progression de 301 millions d’euros sur un an. Il intègre 223 millions d’euros de produits non courants liés à la plus-value de cession de sites à Cellnex et 79 millions d’euros de charges non courantes liées au partage de réseau.".

« Modifié: 22 février 2018 10:30:39 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1408 le: 22 février 2018 12:42:55 »
Alors que Bouygues Telecom et Orange viennent de publier leurs résultats annuels, il est possible de faire une estimation sur la part de conquête sur le fixe et le mobile pour SFR et Free.

Sur le fixe
Sur le fixe, le seul chiffre global disponible à ce jour est la part de conquête de 42,1% qui estimée par Orange pour un gain total sur le fixe de 83 000 (42,1%) nouveaux clients sur le T4, soit un total estimé de 197 000 nouveaux clients sur le fixe. Bouygues annonce +98 000 (49,7%) sur ce T4, il pourrait rester 16 000 (8,1%) nouveaux clients à se répartir entre Free et SFR.

Sur le mobile
La base de calcul est celle donnée par l’ARCEP avec la publication chiffres sur les services mobiles à fin décembre. Pour l’ARCEP, il y a eu 1,462 million de nouvelles cartes sim sur les forfaits pour le T4. 861k sur le Grand Public + Entreprise (dont 94k pour les Mvno’s) et 601k sur le m2m.
Sur les forfaits Grand Public + Entreprise, Bouygues en compte 150 000 (17,4%) et Orange 236 000 (27,4%), les Mvno’s 94 000 (10,9%), il pourrait rester 381 000 (44,3%) forfaits pour Free et SFR.
Sur les forfaits m2m, Orange en compte 153 000 (25,5%) et Bouygues 327 000 (54,4%), il pourrait en rester 124 000 (20,6%) pour SFR et autres opérateurs (hors Free et Mvno’s).

Reste à confirmer tout cela avec la publication des résultats de Free et SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1409 le: 23 février 2018 06:28:02 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°275

Orange vs TF1
Orange et TF1 n’ont toujours pas réglé le conflit portant sur la rémunération plus importante pour la distribution de ses chaines et service de TF1. Pour Le Figaro, TF1 demanderait 25 à 26 millions à Orange.

Dans le Le JDD (18/01), le PDG de TF1 dit avoir "bon espoir que nous trouvions rapidement un accord satisfaisant pour toutes les parties et, bien entendu, au service des téléspectateurs (…) Mon vœu, c’est que nous trouvions un accord dans des délais proches. Notre ambition est de nouer des partenariats forts avec les distributeurs et de concevoir, avec eux, la télévision de demain. Chaînes de télévision et distributeurs ont tout intérêt à unir leurs forces pour proposer aux téléspectateurs et aux abonnés une offre audiovisuelle ambitieuse, constituée de contenus uniques, et de services qui en modernisent la consommation.". 

Orange de son coté, a retiré TF1 de son plan de service, mais n’a pas coupé l’accès aux chaines. D’autre part, Orange va annuler ses campagnes publicitaires sur les chaines du groupe. "En 2017, Orange a déboursé 49 millions d'euros bruts en investissements publicitaires sur les chaînes du groupe TF1. Sur les 102,7 millions d'euros de budget publicitaire global dépensés en TV, 48,4% sont alloués à TF1", indique Philippe Nouchi, le directeur de l'expertise médias chez Publicis Média. D'après un autre expert, "cela représente 20 millions d'euros net environ". Les délais d'annulation d'une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines, cela laisse un peu de temps pour régler ce conflit. (Le Figaro, 16/02).

Stéphane Richard – lors de la présentation des comptes d’Orange a déclaré : "Je reste optimiste sur notre capacité à trouver un accord sur la valorisation (...) Nous sommes prêts à augmenter, même assez substantiellement, le montant que l'on paiera pour ces services", toutefois, "Il y a un principe qui existe depuis toujours: les chaînes gratuites sont gratuites. Nous avons obligation de les transporter sans faire payer pour leur transport, nous n'allons pas payer pour le faire" (Le Figaro, 21/02).

Bouygues pour sa part via la Martin Bouygues (Le Figaro, 22/02), a déclaré que les discussions ont : "raisonnablement des chances d'aboutir (...) Ce sont des discussions normales entre un client et son fournisseur sur un produit nouveau et cela avance bien, je ne suis pas du tout inquiet sur la fin des négociations (...) mais "si vous souhaitez acheter une voiture de luxe au prix d'une Lada, forcément cela peut poser problème". Reste à savoir si les services de TF1 sont à hauteur d’une Lada...

Bref, le psychodrame devrait (enfin) bientôt toucher à sa fin ! Et Orange va pouvoir refiler la patate chaude à Canal+ et à Free...

Stéphane Richard
Les 14 membres du conseil d'administration d'Orange ont voté, ce mardi 20 février, pour la résolution proposant le renouvellement du mandat d'administrateur de Stéphane Richard. Prochaine étape : Vote de lors de l'Assemblée générale du groupe qui aura lieu le 4 mai prochain.

L’Etat, par la voix de Bruno Le Maire - Ministre de l’Economie - avait déclaré sur BFMTV (Le Figaro, 21/01) qu’il apportait son soutien à Stéphane Richard, mais l‘épée de Damoclès est toujours bien présente : "S'il y a une condamnation de Stéphane Richard à un moment donné il remettra immédiatement son mandat (…) Pour toutes les entreprises publiques qui sont sous ma responsabilité de ministre de l'Economie, les règles du jeu doivent être claires, s'il y a condamnation du dirigeant, il y a départ immédiat du dirigeant",

Dans l’affaire Tapie, Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et pour cette partie de l’affaire (non politique), Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public.

Consolidation des télécoms
Lors de la présentation des résultats d’Orange, Ramon Fernandez – le Directeur Financier – a déclaré au sujet d’une éventuelle consolidation du secteur en France : "Nous, on a toujours dit qu'on était disponibles pour participer à toute discussion si jamais quelqu'un y avait intérêt (…) si le sujet revenait sur la table, les scénarios pourraient être différents de ceux qui ont été précédemment tentés en France" (Reuters, 21/02).

Stéphane Richard ajoutant : "Je ne sais pas si nous verrons quelque chose dans les mois à venir (...). Ce qui est certain c'est qu'Orange ne sera pas en première ligne dans quelque schéma de consolidation que ce soit (…) Il n'y aura pas de nouveau round de consolidation entre Orange et Bouygues. Nous sommes sur des chemins totalement opposés aujourd'hui (…) Nous ne pouvons pas acheter SFR, nous ne pouvons certainement pas acheter Free qui n'est pas à vendre. Si quelque chose se produit, cela se passera entre deux autres acteurs" (Le Figaro, 21/02). 
Même chose pour les projets de consolidation à l’international "Il n'y a pas d'ordre du jour caché, il n'y a pas de projet caché, il n'y a pas de négociation cachée avec quiconque. Ni avec les Allemands, ni avec les Africains, ni avec quiconque".

Concernant les intentions de l’Etat-actionnaire, rien de nouveau. Stéphane Richard assure ne pas avoir été mandaté pour lui trouver un remplaçant au capital : "Je ne vais pas aller m’épuiser à aller trouver des actionnaires potentiels alors que cela ne fait pas partie de ma feuille de route" (Le Monde, 20/02). 

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1410 le: 26 février 2018 06:54:55 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°241

Dans le JDD (04/02), Alain Weil, le PDG de SFR, est revenu sur la nouvelle stratégie d'exclusivité des droits sportifs du groupe et a glissé cette petite phrase : "l’ADLC a décidé d’imposer prochainement à l’ensemble des opérateurs l’obligation de distribuer une part de leurs droits sur d’autres plateformes que les leurs".

De quoi s’agit-il ? Quelques pistes en fonction de l’actualité de ces derniers mois.

Il y a 9 mois, l’UFC-Que Choisir avait réclamé une régulation du marché de gros de l'accès aux chaînes sportives sur les box et demandait à "de procéder à une analyse actualisée des relations d'exclusivité entre activités d'opérateurs internet et activités de distribution de contenus et de services" (Le Figaro, 05/2017).

Pour rappel, SFR distribue également en exclusivité des chaînes des groupes Discovery (Discovery Science, Discovery Channel, Discovery Investigation et Discovery Family) et NBCUniversal (Syfy, 13ème Rue et E!).

De son coté, Isabelle De Silva, la présidente de l’ADLC lors de son point annuel bilan, Les Echos 07/2017) était revenu les exclusivités de SFR sur la Ligue des Champions et le championnat anglais de foot :  "il y a un équilibre à trouver. En soi, quand on acquiert des droits extrêmement onéreux, il peut avoir du sens économique à les garder en exclusivité, c'est la vie des affaires. Pour le moment, SFR n'a pas dit comment il comptait rendre accessible la Ligue des champions, nous regarderons avec attention. (…) Du point de vue du droit de la concurrence, qu'un opérateur puisse valoriser des offres exclusives, il n'y a rien d'anormal en soi. Ce sont dans des circonstances exceptionnelles qu'on peut venir lui imposer un certain nombre de contraintes".

Seul l’Arcep s’en inquiète car des exclusivités à "des contenus majeurs ou à l'essentiel des services" pourrait offrir un "avantage concurrentiel sur le marché de l'accès à l'internet, ce qui pourrait conduire à une diminution de l'intensité concurrentielle sur l'ensemble des marchés de détails concernés".

Autre piste, le recours déposé par SFR contre les conditions d’attribution du Top14 à Canal+ jusqu’en 2023. Ce recours a été jugé recevable par l’ADLC (Midol du 09/2017). Lors de cette attribution, SFR avait annoncé (Les Echos, 05/2016) qu’il n’en serait pas et qu’il envoyait : "un courrier à la Ligue nationale de rugby (LNR) pour l’informer de sa non candidature. Il n’est pas d’accord avec la procédure mise en place par celle-ci. A tel point qu’il a aussi tenu à en informer l’Autorité de la concurrence, par lettre également. Il y exprime ses réserves quant à cette procédure".

Que réserve l’ALDC ? Une obligation d’offre de dégroupage ou offre de gros des chaines SFR, à l’image de ce qu’avait imposé l’ADLC à Canal+ lors de la reprise de TPS (et option abandonnée l’été dernier) ? Sachant d’autre part que l’offre OTT de SFR Sport ne semble pas rencontrer le succès escompté. Mêmes si elles sont moins puissantes, les chaines sportives éditées par SFR pourraient donc être dans l’obligation de répondre à des exigences de régulation, même si elle devrait être éloigné des chaines éditées par Canal+.
SFR a toujours dit qu’il ne voulait pas d’exclusivité pour ses chaines, la volonté de SFR d’arriver à des accords de distribution démontre – par défaut- que la volonté affichée n’était peut-être pas aussi puissante que cela.

A priori et selon Alain Weill, à suivre rapidement.
« Modifié: 26 février 2018 07:01:02 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1411 le: 27 février 2018 06:51:03 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°276

Consolidation des télécoms
Lors de la présentation des résultats de Bouygues, Martin Bouygues est revenu (une fois de plus) sur la consolidation des télécoms. Avec deux piques, l'une sur SFR, l'autre sur Free.

C’est clair et net : "Sur la consolidation, arrêtons avec ce truc quoi ! Ça commence à être pénible et ça n'a aucun sens. On ne peut pas nous servir ça à chaque fois... Vous avez quatre opérateurs - enfin quasiment les quatre [comprendre : sauf SFR, Ndlr] - qui annoncent en 2017 une amélioration de leur profitabilité. Voilà. Ce n'est pas moi qui ait voulu l'arrivée d'un quatrième opérateur [Free en 2012]. Et que les choses soient bien claires : c'est en aucun cas moi qui serait l'artisan ou à la manœuvre sur une quelconque consolidation. Maintenant, chacun peut raconter ce qu'il veut... Moi, je vais vous dire, plutôt que d'être trois, il vaut mieux être tout seul ! Et je préfère être celui qui a le monopole, mais je ne suis pas sûr qu'on me propose ce plan-là !" (La Tribune, 23/02).

Martin Bouygues a parfois des fulgurances...

Orange condamné
C’est un vieux litige. En 2009, l’Autorité de la Concurrence a condamné France Telecom à payer une amende de 63 millions pour pratiques anticoncurrentielles aux Antilles et en Guyane.

Le opérateurs locaux n »avaient rien touché et avaient attaqué devant le Tribunal de Commerce. Digicel vient de gagner son procès et Orange devra débourser 179,64 millions d'euros plus les intérêts pour un total de 346 millions.

Orange a fait appel mais doit payer les dommages en attendant le second procès. Selon BFM TV, le groupe s'y refuse estimant qu'il risque de ne pas être remboursé en cas de victoire, compte tenu de la fragilité financière de Digicel. Ce dernier réfute cette accusation mais le tribunal a accepté que la somme soit consignée à la Caisse des dépôts (Zdnet, 21/02).

Orange et SFR Sport
Dans une interview au quotidien Liberation, 26/02), à la question suivante : "Vous allez distribuer le bouquet SFR Sport la saison prochaine ?"
Stéphane Richard indique : "Je l’espère car nous souhaitons distribuer les meilleurs contenus à tous nos clients. Mais il ne s’appellera ni SFR Sport ni Altice Sport. Je connais le nom d’ailleurs, mais je ne vous le dirai pas.".

Enfin une bonne nouvelle pour SFR qui va pouvoir sortir de son isolement.

Orange et Deutsche Telekom
Toujours dans cette même interview Stéphane Richard a annoncé un futur axe de développement : "Après la banque, l’univers qui nous intéresse est le fonctionnement de la maison, avec tous les objets connectés qui commencent à la remplir. Notre projet phare est notre assistant virtuel, «Djingo», qu’on lancera à l’automne avec Deutsche Telekom comme partenaire. C’est une réponse européenne à Google, Amazon et Apple, qui ont déjà investi le marché. Celui qui sera capable de conquérir cette position centrale dans les foyers aura un avantage très important.".

Pour lui : "On ne peut pas se lamenter que les Gafa prennent des positions dominantes dans tous les domaines et puis rester les bras croisés à construire des tuyaux pour qu’ils y développent leurs services.". Pas sur Djingo suffise...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1412 le: 28 février 2018 06:45:49 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°242

Vivendi en Italie, cela se corse. Tout d’abord, il faut rappeler le contexte des élections législatives sont prévues début mars 2018. Indirectement, c’est Silvio Berlusconi qui pourrait gagner ces élections. Le même Silvio Berlusconi qui dirige Mediaset qui est également en conflit avec Vivendi, mais qui pourrait aussi avoir la main pour régler le conflit entre Telecom Italie et le gouvernement.

Vivendi vs Mediaset
La médiation entre Vivendi et Mediaset a échoué et les deux groupes vont donc se retrouver au tribunal pour régler leur différend ( Le Figaro, 23/02). La première audience du procès opposant Vivendi à Mediaset a été fixée au 23 octobre prochain par un tribunal de Milan.

Pour rappel, en avril 2016, Vivendi passait un deal avec Berlusconi pour une participation croisée entre les deux groupes, mais en juillet 2016, Vivendi dénonçait cet accord et le conflit entrait sur le terrain juridique. Pour faire pression, fin décembre 2016, Vivendi a racheté 28,80% du capital de Mediaset et 29,94% des droits de vote, parallèlement la famille Berlusconi était montée à 39,7%.

Début avril 2017, le régulateur des télécoms italien estimait que Vivendi ne respectait pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sous peine d’une amende comprise entre 2 et 5% de son chiffre d’affaire.

Fininvest, la holding des Berlusconi, et Mediaset réclament au total trois milliards d'euros de dommages et intérêts en justice à Vivendi, selon les chiffres publiés par le groupe français.

Vivendi : Telecom Italia
L'autorité italienne de la concurrence a élargi son enquête au sujet de Telecom Italia pour déterminer si l'ancien monopole des télécoms en Italie a cherché à entraver les efforts de son concurrent Open Fiber pour déployer un réseau à haut débit à travers le pays (Le Figaro, 21/02).

Vivendi et Telecom Italia (TIM) ont officiellement proposé au gouvernement italien de séparer son réseau Internet fixe en une entité juridiquement distincte qui serait contrôlée à 100% par TIM. Cette entité aurait son Conseil d’administration et son propre management (La Tribune, 09/02). Ce projet sera présenté le 6 mars au Conseil d’Administration de TIM. Cela pourra-t-il apaiser le conflit en l’Etat italien et Vivendi ?

A la suite du rachat de Telecom Italia par Vivendi, le gouvernement avait déclaré vouloir utiliser les pouvoirs spéciaux que lui offre la loi dans les secteurs stratégiques : "avec proportionnalité et d'une façon raisonnable". Afin de prendre des "mesures visant à l'adoption de plans de développement adéquats, d'investissement et de manutention sur les réseaux et les équipements, afin d'assurer leur fonctionnement et intégrité, garantir la continuité de la fourniture du service universel et satisfaire l'intérêt général à moyen et long terme"

Pour rappel, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros. Le ministre s’est déclaré pour un réexamen de cette amende en cas d’accord.

Enfin, Vivendi a annoncé la création d’une co-entreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %. Mediaset pourrait faire partie du tour de table. Toutefois, ce projet est critiqué par certains membres du conseil d'administration et par la Consob, le gendarme boursier italien, se penche également sur lui.

En juin 2015, Vivendi annonçait détenir une participation de 14,9 % dans Telecom Italia et passait à 24,9% en mars 2016, depuis, c’est plutôt un certain enlisement auquel Vivendi est confronté.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1413 le: 01 mars 2018 06:26:42 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°277

Dégroupage
Fin décembre, L'Arcep a adopté les tarifs de l’accès à la boucle locale cuivre pour les années 2018 à 2020. Le tarif récurrent mensuel du dégroupage total sur le marché de gros pourra s'élever jusqu'à 9,31 € par mois à compter du 1er janvier 2018, 9,41 € par mois à compter du 1er janvier 2019 et 9,51 € par mois à compter du 1er janvier 2020. Le tarif récurrent mensuel maximum du dégroupage total était de 9,10 € pour 2016 et de 9,45 € pour 2017.     

Pour l’Arcep, le but est de garder un tarif « haut » - mais pas assez pour Orange – afin de pousser les opérateurs à investir sur la Fibre Optique. En novlangue administrative cela donne : "d’appréhender de façon globale la transition technologique vers le très haut débit, l’Autorité a développé une modélisation ascendante des coûts de la boucle locale optique mutualisée.".

L'ARCEP a résumé la situation européenne, pour montrer que la France est plutôt dans la moyenne



Déploiement du très haut débit
Dans une interview au quotidien Liberation (26/02), Stéphane Richard est revenu sur le déploiement du très haut débit par son groupe : "Nous avons apporté le très haut débit fixe à un peu plus de 9 millions de foyers. Les zones denses, les grandes villes, seront terminées courant 2018. Il reste à achever d’ici 2021 les zones moyennement denses : les villes moyennes et les périphéries de ville. Il y a ensuite les zones rurales, 15 millions de foyers quand même. Là, ce sont des réseaux d’initiative publique, c’est-à-dire les collectivités locales, qui organisent des appels d’offres. Au total, en 2021, 70 à 75 % de la population aura accès au très haut débit fixe.".

Pour le reste du pays, ce sera plus tard : "Mais une partie de la France ne sera pas à 100 Mbits en 2021, c’est sûr. C’est techniquement impossible. Le plan du gouvernement nous demande qu’on lui améliore le débit. On n’apportera pas la fibre à tous les Français au fin fond des campagnes. Si on regarde la photo finale, il y aura autour de 85-90 % des clients à la fibre et 10-15 % qui auront du très haut débit par d’autres moyens : la 4G fixe, le câble, le satellite…".

Reste à accélérer la prise de la photo finale et à mettre le curseur au–dessus des 90%.

SFR sport va devenir RMC Sport
C'est Les Echos (28/02) qui l’annonce, SFR pourrait changer de nom et devenir RMC Sport. Cela expliquerait la réponse de Stéphane Richard au quotidien Libération (26/02) : "Je l’espère car nous souhaitons distribuer les meilleurs contenus à tous nos clients. Mais il ne s’appellera ni SFR Sport ni Altice Sport. Je connais le nom d’ailleurs, mais je ne vous le dirai pas.". De son coté, Bouygues Télécom, SFR et TF1 ont monté un accord qui permet que les chaines SFR arrivent chez Bouygues Télécom et TF1 chez SFR.

Après avoir perdu 2 ans, c'est une bonne nouvelle pour SFR. Reste à vendre la chaine maintenant : bon prix, promotions, etc...
« Modifié: 01 mars 2018 06:46:21 par Hammett »


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1414 le: 02 mars 2018 06:06:26 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°243

Canal+
Depuis l'arrivée de Vincent Bolloré, mi-2015, Canal+ France a perdu 1,248 000 clients dont 976 000 pour les chaines Canal+. A noter que Canal+ a quand même enregistré 499 000 acquisitions en 2017, contre 445 000 en 2016. Le taux de résiliation pour les chaines distribuées par Canal+ est passé de 16,7% en 2016 à 16,1% en 2017.
Le développement du groupe se fait avec l'international dont une forte présence sur le continent africain.

Le groupe Vivendi est passé d’une trésorerie nette de 1,2 milliards d’euros au 31 décembre 2016 à une dette de 2,3 milliards au 31 décembre 2017.

Canal+ vs TF1
Alors que les négociations ne sont toujours pas closes entre TF1 et Orange, c’est Canal+ qui vient de couper le signal des chaines du groupe TF1. Dans un communiqué Canal+ souligne : "l’intransigeance du groupe TF1 qui abuse de sa puissance de marché, et notamment de son canal numéro 1, pour imposer unilatéralement à ses distributeurs, dont le groupe Canal+, de payer pour continuer à diffuser ses chaînes disponibles gratuitement sur la TNT et sur Internet". Canal+ rejette "les exigences financières déraisonnables et infondées" de TF1.

De plus : "TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI occupent des fréquences nationales relevant du domaine public qui leur ont été octroyées gratuitement. Par ailleurs, TF1 bénéficie d’avantages réglementaires propres aux chaînes gratuites, dont la possibilité de diffuser en exclusivité des événements sportifs majeurs comme la coupe du monde de football qui doivent être accessibles à tous".

Canal+ vient parallèlement d’attaquer TF1 en justice. Selon bfm (28/02), TF1 réclamerait 20 millions d’euros contre 2 actuellement. L’accord de distribution est terminé depuis fin février.

Dans le Journal du dimanche du 2 février, le directeur général de Canal Plus Maxime Saada avait dénoncé "un chantage inadmissible (...) nous n’avons aucunement l’intention de céder au chantage et sommes prêts, si nous y sommes contraints, à envisager assez vite une coupure du signal des chaînes gratuites du groupe TF1 sur nos différents supports; sachant que Canal représente entre 15% et 20% de l’audience de ses chaînes gratuites (...) Rendez-vous compte que TF1 veut faire payer Canal et le consommateur pour ses chaines diffusées gratuitement"

Viendra ensuite le tour de Free pour fin mars, qui se dirige également tranquillement vers une coupure du signal.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1415 le: 05 mars 2018 06:49:35 »
Le CNC a publié fin décembre quelques données sur l’utilisation de la VàD via son observatoire.

A l’intérieur de cet observatoire, un graphique qui synthétise le classement des plateformes de VàD payante. La méthodologie est la suivante : «Périmètre : liste de 28 plateformes proposées Source : CNC - Harris Interactive et Vertigo. Base : internautes déclarant avoir payé pour visionné des films de cinéma ou des programmes TV en VàD.».

Netflix prend la première place à MyTF1, Orange reste second et augmente sa part de marché (merci la fibre ?), Canal perd des plumes (merci la baisse des abonnements) et SFR décolle doucement. Google Play passe devant iTunes, mais à un petit niveau.



Il y a un an, le classement était le suivant.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1416 le: 07 mars 2018 05:57:28 »
Fin décembre, la FFT (Fédération française des télécoms) a présenté son bilan annuel en association avec le Cabinet Arthur D Little. Pour rappel, la FFT représente les professionnels du secteur télécom (sauf Free).

Les télécoms représentent la moitié du revenu global des acteurs du numérique en France. Selon l’étude sur l’économie des télécoms réalisée par Arthur D. Little pour la FFT, en 2016, les acteurs du numérique français ont réalisé 75 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 53% provenaient des opérateurs télécoms. Mais les revenus de ces derniers stagnent depuis quatre ans

Alors que les prix de l'électricité ou des services postaux ont grimpé de 30 %, ceux du train ou du gaz de 15 %, ceux des télécoms ont chuté de 42% pour Pierre Louette, le président de la FFT en pointant Free (sans le citer).

Parallèlement, les investissements dans les réseaux n'ont jamais été aussi élevés. En 2016, ils ont atteint un record de 8,9 milliards d'euros et cela atteindrait 10 milliards pour 2017. Les achats de fréquences ont représenté 7,2 milliards d'euros depuis 2010.

D’autre part la FFT pointe la charge fiscale qui pèse sur le secteur : En 2016, les différentes taxes dont doivent s'acquitter les opérateurs - sur les antennes, pour financer le cinéma ou la disparition de la publicité sur France TV, etc. - représentaient 1,3 milliard d'euros. Soit autant que l'impôt sur les sociétés payé par ces mêmes opérateurs, selon la FFT, qui dénonce également le manque d’équité avec les GAFA qui s’optimisent fiscalement.

Enfin, en contrepartie d’une accélération de la couverture mobile de la France

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1417 le: 08 mars 2018 06:27:15 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°278

TF1 vs Canal+, Free et Orange
La guerre entre TF1 d’un coté, Orange, Canal+ et Free (par ordre d’entrée en scène) se poursuit et délivre son épisode quotidien. Dernier en date, le gouvernement entre dans a ordonné à Canal+ le rétablissement du signal pour les clients qui n'ont pas d'autre choix que le satellite, soit 3,5 millions de clients sur 5,8 millions.

Après la coupure surprise du signal de TF1 & Cie par Canal+, Orange - par la voix de Stéphane Richard – avait menacé de faire la même chose et Free a testé (avec succès) la mise en place d’un bandeau pour annoncer la coupure.

Toutefois, le quotidien Les Echos (06/03) évoque une sortie par le haut : "Tout le monde pourrait même sortir par le haut en jouant sur le nombre des services dans les packages proposés aux opérateurs (replay, 4K, etc.), sur la répartition des coûts de distribution des chaînes, voire sur des remises commerciales faites aux opérateurs de télécommunication, en tant qu'annonceurs".

Le PDG de TF1 explique dans une interview au quotidien Le Parisien (06/03) : "Nos demandes n'ont rien de mirobolant, contrairement à ce qu'on essaie de faire croire. Nos conditions générales de vente brutes représentaient au maximum une centaine de millions d'euros tous opérateurs confondus. Maintenant on négocie. Quelques dizaines de millions d'euros pour l'ensemble des opérateurs, c'est là-dessus qu'on pense aboutir" Pour lui : TF1 demande "moins de 20 millions d'euros par opérateur". TF1 souhaite récupérer 100 millions de plus. Cela semble quand même très mal partie.

D’autres sources évoquent une demande de 25 millions pour Orange et de 20 millions pour Free et Canal+. Sauf qu’auparavant, c’était dix fois moins pour Canal+ et de l’ordre de quelques centaines de milliers d’euros pour Free.

Reste à voir à combien de temps peut durer la coupure et le début de rétablissement su signal par CanaL+ signifie le début de la fin de la récréation. Difficile d’imaginer que Orange ne signe pas en échange de nouveaux services. Un expert cité par Les Echos évoque une somme entre 10 et 15 millions. Si c’est le cas, il restera à régler le conflit avec Canal+ et Free. Mais, se cache aussi une haine tenace entre Martin Bouygues, Vincent Bolloré et Xavier Niel.

Valorisation boursière
Zdnet (28/02) publie le classement annuel des valorisations boursières des opérateurs télécoms. Cela ne bouge quasiment pas par rapport à fin 2016. Seul China Telecom et Vodafone font un chassé-croisé. Orange est le mieux classé des tricolores et se classe huitième. Bouygues est 52eme, Free se place 50eme, SFR est 33eme



Aide à la presse
Pour l’année 2016, et selon les chiffres officiels du ministère de la culture française, 79,6 millions d’euros ont été distribués sous forme d’aides publiques directes à la presse.
En tête du classement, les plus grosses fortunes se font remarquer. Patrick Drahi reçoit avec 6,3 millions d’euros, Xavier Niel reçoit 5 millions d’euros (Mediapart, 13/02).
En 2015, Mediapart avait  également publié un récapitulatif sur les aides de l’Etat à la presse. On y retrouvait déjà les patrons d’Iliad et celui d’Altice, qui touchaient presque 7 millions d’euros chacun.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1418 le: 09 mars 2018 06:40:01 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°279

TF1 vs Canal+, Free et Orange
Dans un communiqué, Orange a annoncé avoir signé avec TF1 un nouvel accord de distribution. Le montant serait inférieur à 15 millions d’euros contre 25 millions encore évoqués il a quelques jours. Officiellement l’accord ne concerne pas la diffusion des chaines gratuites, mais l’ajout ou l’enrichissement de nouveaux services pour à valeur ajoutée comme le Replay enrichi, le start-over, ou des émissions diffusées en 4K. (Le Figaro 08/03). Pour Electron Libre : "cet accord est valable 4 ans, et il est assorti de clauses sur les audiences pour les prochaines échéances."

Après le rétablissement du signal pour les clients Sat de Canal+, la récréation est en train de se terminer,  la patate chaude est chez Free

T4 : parts de conquête sur le fixe et le mobile
Alors que Bouygues Telecom et Orange viennent de publier leurs résultats annuels, il est possible de faire une estimation sur la part de conquête sur le fixe et le mobile pour SFR et Free.

Sur le fixe
La base de calcul est celle donnée par l’ARCEP avec la publication chiffres sur le marché du haut et du très haut débit fixe à fin décembre.
Pour l’Arcep, il a eu 214 000 nouveaux abonnements sur le T4. Orange annonce un gain de 83 000 (38,8%) nouveaux clients sur le T4. Bouygues annonce +98 000 (45,8%), il pourrait rester 33 000 (15,4%) nouveaux clients à se répartir entre Free et SFR.

Sur le mobile
La base de calcul est celle donnée par l’ARCEP avec la publication chiffres sur les services mobiles à fin décembre.
Pour l’Arcep, il y a eu 1,462 million de nouvelles cartes sim sur les forfaits pour le T4. 861k sur le Grand Public + Entreprise (dont 94k pour les Mvno’s) et 601k sur le m2m.
Sur les forfaits Grand Public + Entreprise, Bouygues en compte 150 000 (17,4%) et Orange 236 000 (27,4%), les Mvno’s 94 000 (10,9%), il pourrait rester 381 000 (44,3%) forfaits pour Free et SFR.
Sur les forfaits m2m, Orange en compte 153 000 (25,5%) et Bouygues 327 000 (54,4%), il pourrait en rester 124 000 (20,6%) pour SFR et autres opérateurs (hors Free et Mvno’s).

Reste à confirmer tout cela avec la publication des résultats de Free le 13 mars et de SFR le 15 mars.

4G en service
Le bilan de l’Anfr des sites 4G mis en service en métropole au 1er mars est le suivant : Bouygues Telecom 14 697 sites (+41 en février); Orange : 14 603 sites (+313); SFR : 14 506 sites (+126); Free : 10 058 sites (+164). Orange est repassé devant SFR et menace Bouygues à la première place.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1419 le: 12 mars 2018 07:16:55 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°244

TF1 vs Canal+
Canal+ va rétablir le signal à l'ensemble de ses clients. Dans un communiqué le groupe Canal + a annoncé "rétablir la diffusion du signal linéaire de TF1 le 9 mars sur l’ensemble de ses réseaux et pour l’ensemble de ses abonnés" et "rétablira prochainement la diffusion de l’ensemble des chaînes gratuites du Groupe TF1 sur l’ADSL, la fibre et sur internet".

Pour Canal+, "les derniers jours" ont "confirmé que la diffusion des chaînes gratuites resterait gratuite, et que seuls les services complémentaires (replay, start over...) pouvaient être payants" (Francetvinfo, 10/03). Canal+ se dit "disposé à négocier avec le Groupe TF1 la rémunération des services et fonctionnalités associées à ces chaînes" et ce "sur une base raisonnable et non discriminatoire par rapport aux accords signés avec les autres distributeurs".

Les négociations vont donc reprendre et il ne plus qu'à attendre la signature d'un accord. La patate chaude passe chez Free. SFR, Bouygues et Orange ont déjà signé un accord avec TF1 et M6.

Canal+ et les autres
BFM Business (09/03) annonce que Le groupe M6 a déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre Canal Plus et ses deux chaînes C8 et CStar. M6 estime que les deux chaînes gratuites peuvent toujours acheter des programmes dans des conditions préférentielles, grâce à leur appartenance à Canal Plus. France Televisions a également déposé un recours.

Cela concerne les obligations remontent au rachat de TPS par la chaîne cryptée en 2006. L'Autorité de la concurrence les avaient durcies en 2012, puis finalement substantiellement allégées mi-2017. Pour M6, Canal+ est toujours en position dominante sur le marché de la télévision payante.

Pour rappel, en juin 2017, la levée partielle des obligations par l’Adlc, permettait (Le Monde[/u], 22/06/2017)  : "Dans le domaine du cinéma et des séries, Canal+ obtient le droit de nouer un deuxième accord-cadre avec un grand studio américain, après celui conclu avec Disney et une levée intégrale des restrictions qu’il subissait sur les achats de droits. Mais la plupart des restrictions sur le cinéma français demeurent. À court terme, le groupe pourra toutefois mieux faire profiter ses chaînes du riche catalogue de sa filiale de production StudioCanal.
Dans le domaine de la distribution de chaînes payantes, Canal+ peut intégrer dans ses bouquets des chaînes premium en exclusivité. Il serait donc susceptible de relancer le projet d’accord de distribution exclusive de BeIN Sports, qui avait été retoqué par l’autorité au printemps 2016. En revanche, Canal+ a toujours l’obligation de distribuer un minimum de chaînes indépendantes.
En matière de sport, enfin, Canal+ se trouve libéré de toute restriction et aura le loisir de céder des matchs à C8 ou CStar sans obligation de mise en concurrence.
".

Chronologie des médias
Dans son rapport sur la chronologie des médias remis à Françoise Nyssen, ministre de la Culture et de la Communication, Dominique d'Hinin propose quelques pistes afin d’améliorer l’existant. Le dernier accord date de 2009. En juillet 2017, le Sénat a fixé à juillet 2018 l'échéance de la chronologie des médias actuelle.

Les délais de diffusion pourraient être raccourcis : la SVOD passerait de 36 à 6 mois et le Pay TV de 10 à 6 mois. Mais pour cela, il faudra remplir ces conditions : Respecter la loi française (décret SMAD dont les quotas d'œuvres), passer une convention avec le CSA (comme les chaînes de télévision), s'acquitter de la taxe CNC, conclure des accords avec les professionnels, payer un montant (contribution, taxe ?) mensuel par abonné de 3,50€HT.

Pourquoi 3,50€ ? C’est ce que paye actuellement Canal+ comme obligation d’achat d’œuvres cinématographiques. Ce qui laisse peu de marge pour proposer un abonnement en dessous de 10€.
Dans ces conditions, si elles ne respectaient pas les critères proposés par le rapport d'Hinin, les plateformes se verraient repoussées dans une fenêtre à 27 mois après la sortie salles (soit un gain de 9 mois par rapport à la chronologie actuelle). Quels nouveaux acteurs pourraient se lancer ?

Pour rappel Canal+ produit le cinéma français et européen à hauteur de 140 millions par an, France Télévisions de 70 millions. OCS de 35 millions et Altice de 10 millions. Canal+ veut bien bouger, mais à ses conditions.

L’infographie du quotidien Les Echos (08/03). 



L'actuelle chronologie des médias


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1420 le: 13 mars 2018 07:34:02 »
Iliad vient de publier ses résultats pour le quatrième trimestre 2017.
Ce sont des résultats solides sur le mobile, mais toujours très faibles sur le fixe. C’est toujours bon financièrement. 556 000 clients sur le Ftth (+73 000 sur le T4, + 64 000 sur le T3, +50 000 sur le T2, +59 000 sur le T1) pour 6,2 millions de prises raccordables.

Sur le fixe, c'est une augmentation de 135 000 clients (+2,1%) sur 12 mois et de 25 000 sur 3 mois soit 0,4%. Sur le mobile, c'est une augmentation de 7,8% sur 12 mois et 2,3% sur le dernier trimestre. C’est le meilleur trimestre de l’année.

Pour Free : « dans un environnement concurrentiel, le Groupe maintient un bon niveau de croissance de son chiffre d’affaires, avec une hausse de 5,6% sur l’année. Au 31 décembre 2017 le chiffre d’affaires du Groupe s’établit ainsi à près de 5 milliards d’euros »



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1421 le: 13 mars 2018 07:40:05 »
Alors que Bouygues Telecom, Free et Orange viennent de publier leurs résultats annuels, il est possible de faire une estimation sur la part de conquête sur le fixe et le mobile pour SFR et Free.

Sur le fixe
La base de calcul est celle donnée par l’ARCEP avec la publication chiffres sur le marché du haut et du très haut débit fixe à fin décembre.
Pour l’Arcep, il a eu 214 000 nouveaux abonnements sur le T4. Bouygues annonce un gain de 98 000 nouveaux clients(45,8%), Orange 83 000 (38,8%), Free 25 000 (11,7%). SFR pourrait avoir augmenté de 8 000 (3,7%).

Sur le mobile
La base de calcul est celle donnée par l’ARCEP avec la publication chiffres sur les services mobiles à fin décembre.
Pour l’Arcep, il y a eu 1,462 million de nouvelles cartes sim sur les forfaits pour le T4. 861k sur le Grand Public + Entreprise (dont 94k pour les Mvno’s) et 601k sur le m2m.

Sur les forfaits Grand Public + Entreprise, Bouygues 327 000 (38,0%), Free 305 000 (35,4%), Orange 236 000 (27,4%)et les Mvno’s 94 000 (10,9%), il pourrait en rester -101 000 forfaits pour SFR.

Sur les forfaits m2m, Orange en compte 153 000 (25,5%) et Bouygues 327 000 (54,4%), il pourrait en rester 124 000 (20,6%) pour SFR et autres opérateurs (hors Free et Mvno’s).
« Modifié: 13 mars 2018 13:10:15 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1422 le: 14 mars 2018 06:35:08 »
Juste avant les fêtes de fin d’année, la FFT (Fédération française des télécoms) a présenté son bilan annuel en association avec le Cabinet Arthur D Little. Pour rappel, la FFT représente les professionnels du secteur télécom (sauf Free). La publication de ce rapport permet de retenir quelques graphiques et données.

1/ poids des différents acteurs dans le numérique


2/ Emplois, revenus et investissements des opérateurs télécoms en France (2010-2016)


3/Fiscalité des GAFA

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1423 le: 15 mars 2018 22:07:34 »
SFR vient de présenter ses résultats au 31 décembre 2017. Du fait de son retrait de la cote boursière, SFR ne présente plus de résultats, ils sont présentés avec ceux d’Altice. Il faut fouiller un peu plus pour compiler certains résultats. D’autres ne sont plus donnés comme le nombre de clients en marque blanche. 

C’est encore un trimestre médiocre, voir faible : SFR a encore perdu des clients sur le fixe, les gains sur le très haut débit ne compensent toujours pas – et de loin - les pertes sur l'Adsl. Sur le mobile, SFR regagne tout juste des clients : +80 000 sur le grand public et une perte de 30 000 sur le m2m.
SFR poursuit sa descente commerciale. Rien n’y fait…L’ARPU fixe et mobile sont à la baisse.

Concernant les résultats financiers : "Total Altice France revenue declined -4.5% YoY in Q4 2017 to €2,702m (…) Altice France’s Adjusted EBITDA on the new perimeter grew by +2.2% in Q4 2017 YoY to €1,096m with margins expanding by +2.7% pts YoY to 40.6% reflecting cost savings being realised from the voluntary plan. Adjusted EBITDA on the old perimeter grew +0.5% YoY in Q4.".
Bref, le CA est en baisse de -4,5% sur 1 an, par contre l’Ebitda est en hausse de +2,2% sur 1 an. 



Altice France comprend : SFR Telecom, SFR Media (NextRadioTV et Presse), French Overseas Territories, Altice Technical Services France and Intelcia customer services.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1424 le: 16 mars 2018 06:54:20 »
Quelques données sur les parts de conquête sur les forfaits mobiles Grand Public (hors m2m, prépayés et mvno’s, mais en comptant le segment Entreprise) et sur le fixe (avec le très haut débit) pour les 4 principaux opérateurs sur le T4.

Sur le fixe et sur le trimestre, Bouygues termine devant Oranges qui engrange avec la Fibre Optique. Derrière, malgré le ftth, Free est à la peine et SFR continu à perdre du terrain et en regagne un tout petit peu sur le mobile. Sur le mobile, Orange retrouve sa troisième place et Bouygues termine premier devant Free (encore une fois deuxième), SFR retrouve des couleurs.

Fixe
Sur le T4
Bouygues 98 000 nouveaux clients, soit 47,6% de parts de conquête,
Orange 83 000, soit 40,3%
Free 25 000, soit 12,1%,
Total 206 000 (214 000 pour l’Arcep)
SFR est négatif de 46 000

Sur le T3
Orange 112 000 nouveaux clients, soit 45,0% de parts de conquête.,
Bouygues 110 000, soit 44,2%,
Free 27 000, soit 10,8%,
Total 249 000
SFR est négatif de 71 000

Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête.
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête.
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000

Mobile
Sur le T4
Bouygues 327 000 nouveaux clients, soit 34,5% de parts de conquête.
Free, 305 000, soit 32,2%.
Orange 236 000 nouveaux clients, soit 24,9% de parts de conquête.
SFR 80 000, soit 8,4%
Total 948 000 (861 000 pour l’Arcep)

Sur le T3
Orange 353 000 nouveaux clients, soit 41,8% de parts de conquête.
Free, 290 000, soit 34,4%.
Bouygues 185 000, soit 21,9%,
SFR 16 000, soit 1,9%
Total 844 000

Sur le T2
Free, 200 000 nouveaux clients, soit 41,3% de parts de conquête.
Orange 150 000, soit 31,0%.
Bouygues 110 000, soit 22,7%,
SFR 24 000, soit 5,0%
Total 484 000

Sur le T1
Free, 240 000 nouveaux clients, soit 40% de parts de conquête.
SFR 157 000, soit 26,1%
Bouygues 130 000, soit 21,7%,
Orange 73 000, soit 12,2%.
Total 600 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1425 le: 19 mars 2018 07:27:22 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le fixe à fin décembre 2017.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin décembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,485 millions de clients et a recruté 334 000 nouveaux clients entre le T4 2016 et le T4 2017, soit une augmentation de 3,0% de sa base clientèle. 

Bouygues Signe un bon trimestre et surtout une bonne année. Sur un an, sur les recrutements, Bouygues est tout juste devant Orange. Par contre, Bouygues va devoir faire beaucoup plus sur le FttH. Globalement, la dynamique continue d’être bonne avec presque 1 point de gagné sur 12 mois.

Free est maintenant bien installé à la deuxième place devant SFR, mais réalise un encore trimestre passable, même si il commence à accélérer sur le FttH, il décroche sur l'Adsl et c'est Bouygues qui en profite. Free ne progresse plus et commence à perdre un peu de terrain.

Orange est maintenant bien au-dessus de la barre des 40% de pdm et gagne quelques dixièmes de point depuis le début de l’année. La fibre optique lui permet de grignoter un peu sur la concurrence, mais pas non plus de quoi prendre ses distances. Rien d’extraordinaire.

SFR poursuit son plongeon et la perte de parts de marché est encore en cours. 3 ans et demi après son rachat, SFR est toujours dans la nasse. SFR ne profite pas de son réseau cable.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1426 le: 20 mars 2018 06:28:26 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le mobile à fin décembre 2017.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,5% de parts de marché avec 32,769 millions de clients et a gagné 1,997 millions de clients entre le T4 2016 et le T4 2017, soit une hausse de 6,5%.

Le détail
Bouygues fait un bon trimestre et une bonne année. Comme lors des trimestres précédents, avec le m2m, son différentiel avec Free a un peu augmenté, de +0,4 il y a un an à +0,9. Bouygues va-t-il redevenir le troisième opérateur mobile ?

Free est à 16,9% du marché et gagne 0,3 point sur un an. Malgré de bons chiffres sur le recrutement ne performe plus assez pour contrer le développement du m2m chez ses concurrents. Il est d’ailleurs derrière Bouygues sur ce trimestre. La dynamique sur le résidentiel n’est plus assez forte.

Orange continue de perdre sur le prépayé et est en forte croissance sur le m2m ce qui lui permet de maintenir ses parts de marché et même de les augmenter légèrement de 0,3 point (comme Free !!!). Mais depuis de nombreux trimestres, ce n’est pas suffisant sur le segment Grand Public.

SFR commence à se refaire une (toute petite) santé sur les forfaits. Mais c’est loin d’être suffisant dans un marché en augmentation, il n’y a pas de dynamique chez SFR. La reconquête va être longue. Sur 1 an, SFR a perdu 1,5 point (1,2 entre le T4 2017 et le T4 2016).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1427 le: 21 mars 2018 06:54:48 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin décembre 2017, voici un tableau récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts).

Précisions
- Les opérateurs gagneraient à publier des chiffres clairs et à séparer le VDSL et des box 4G du reste du THD.
- Pour lire le tableau : SFR est à 29,6% de parts de marché avec 2,065 million de clients et un gain de 195 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 10,4% de sa base clientèle du T4 2016 au T4 2017. 
- La rubrique « Autres » est calculé en additionnant les résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre et en retranchant le total publié par l’ARCEP.



Sur 12 mois, SFR a perdu 4,7 points en parts de marché. Orange a pris 1,9% (le rythme ralentit), Free 2,3% et Bouygues 0,6%.

Bouygues
Le THD représente 19,2% de sa base clientèle à fin 2017, 15,5% à fin 2016, 14,6% à fin 2015, 15,6% à fin 2014, 18,3% à fin 2013 et 16,1% à fin 2012. A noter la montée en charge du FttH, qui représente 40% des clients THD à fin 2017 contre 25% fin 2016. le nombre de clients sur le réseau SFR est de 396 000 (+9,7%) fin 2017 contre 361 000 fin 2016.
Mais Bouygues va devoir s’arracher afin de ne pas voir Free lui prendre la place ! 

Free
Le FttH représente 8,5% de sa base clientèle à fin 2017, 4,9% à fin 2016, 3,0% à fin 2015 et 1,7% à fin 2014. La machine est lancée, Bouygues est en vue.   

Orange
Le FttH représente 17,4% de sa base clientèle à fin 2017, 13,0% à fin 2016, 8,9% à fin 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012. Le cap des 2 millions de clients a été atteint à la de l’année. En nombre d’abonnés, Orange devrait pouvoir dépasser SFR courant 2018.

SFR
Le THD représente 35,8% de sa base clientèle à fin 2017, 31,5% à fin 2016, 26,3% à fin 2015 et 26,5% à fin 2014. Progression régulière mais pas à niveau, car même si le nombre de clients augmente, d’un autre coté, sa base totale de clients est en baisse.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1428 le: 22 mars 2018 06:44:02 »
Synthèse des parts de marché sur le Ftth à fin décembre 2017. L'Arcep - qui vient de publier ses données - compte 3,270 millions de clients sur ce segment.

Dans ses publications, SFR compile l’ensemble des technologies très haut débit. La rubrique « SFR + Autres » est donc calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’Arcep, auquel on retranche les chiffres publiés de Bouygues, Free, Orange.

Même si elle est encore confortable, Orange voit son avance se réduire. L'objectif de 2 millions de clients annoncé en début d’année 2017 a été atteint.
Free et Bouygues accélèrent au même rythme et prennent des parts de marché, Free est bien installé à la deuxième place. Bouygues a quand même du retard...
SFR + "Autres" progressent également mais plus petitement. En l'absence de chiffres, difficile de dire sérieusement qui de SFR ou "Autres" tire la machine. 

Sur un an, soit entre le T4 2016 et le T4 2017, Orange réalise 50% des nouveaux abonnements, contre 58% pour la période comprise entre le T1 2016 et le T1 2017. Logiquement, le marché se rééquilibre sérieusement.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange. SFR ne donne pas de chiffres pour le Ftth. 
- La catégorie « SFR + autres » est calculée en prenant le total des abonnements très haut débit "fibre optique de bout en bout" publié par l’ARCEP à fin décembre 2017 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange à fin décembre.
- Pour lire le tableau : Orange est à 61,1% de parts de marché avec 1,999 million de clients et un gain de 547 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 37,7% de sa base clientèle du T4 2016 au T4 2017.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1429 le: 23 mars 2018 07:09:01 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°245

RMC Sport
C’est le nouveau nom du bouquet SFR Sport. La direction de SFR l’a officialisé mardi. L’objectif va être de distribuer ce bouquet sur le maximum de supports possibles afin de rentabiliser les droits de la ligue des Champions et de la Ligue Europa.

Le but est de passer d’un chiffre d’affaire dans les médias de 500 millions à 1 milliard d’euros. Un fois le bouquet lancé SFR examinera la situation «Après on pourra tirer un bilan et savoir si on continue ou pas» a déclaré Alain Weill et donc si il se lance sur les droits de la Ligue 1. A l’automne les droits du championnat d’Angleterre seront remis sur le tapis avec Canal+ et beIN Sports à l’affut.

RMC Sport sera vendu 15€ en OTT et les abonnés de SFR ayant déjà le bouquet Sport devront débourser 5€ supplémentaire pour regarder les Coupes d’Europe. Dans une interview au quotidien Liberation (26/02), à la question : "Vous allez distribuer le bouquet SFR Sport la saison prochaine ?", Stéphane Richard répondait : "Je l’espère car nous souhaitons distribuer les meilleurs contenus à tous nos clients". Reste à connaître le prix.
Dans le cadre de son deal avec TF1, SFR aurait déjà revendu son bouquet à Bouygues. Il restera ensuite à trouver un accord de distribution avec Canal+ et Free.

Pour 350 millions, SFR avait remporté les droits de la Ligue des champions en mai 2017, succédant à beIN Sports et Canal+ qui dépensaient 160 millions d'euros par an.

Le pari est risqué et pour faire de l’abonné le prix chez les opérateurs devra être attractif, il manque quand même de la Ligue 1 et du Top14 et SFR devra bien sur garder le championnat anglais. Pour un coût de grille équivalent (entre 4 et 500 millions), BeIN Sports avec 3,5 millions de clients continue à perdre de l’argent. Il devient urgent pour SFR de rentabiliser ses investissements dans les contenus. 

Naming
Depuis le 2 mars 2018, la Pro A -c’est à dire le championnat de France de basket- se dénomme « Jeep Elite ». Après la Ligue 1 Conforama (football, 7 millions d’euros par an), la Lidl Star Ligue (handball, 1,3 million d’euros par an) et la SaxoPrint Ligue Magnus (hockey sur glace, 200 000 euros par an), le basket est le 4ème sport professionnel français à lever un financement par contrat de naming Pour 4,5 millions d’euros sur 3 ans et demi (1,28 million d’euros par an), la ligue de basket française s’associe à une marque du véhicule tout terrain (Le Monde, 20/02).

Mediapro
Orient Hontai Capital a annoncé avoir pris le contrôle du groupe audiovisuel espagnol Imagina (Mediapro) pour un milliard d’euros. Mediapro possède les droits tv de la Ligue des champions en Espagne et de la Serie A en Italie. L'accord lui ouvre aussi l'accès au marché chinois (Les Echos, 16/02)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1430 le: 26 mars 2018 07:16:36 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin décembre 2017, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles du segment grand public (hors M2M, mvno pour les opérateurs, prépayés et entreprise) pour les 4 opérateurs nationaux, les mvno et les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer. 



Sur les seuls forfaits vendus en propre, c’est-à-dire hors mvno, m2m, prépayés et entreprise, Free avec 24,5% de parts de marché conforte sa deuxième place devant SFR. Depuis 12 mois, Bouygues stagne globalement. Orange retombe un peu et laisse quelques plumes sur l’année. SFR a perdu 0,7 point en 12 mois, c’est moins que précédemment, est-ce un début de dynamique de rebond ?

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR et l’ARCEP
- Au T4, Orange compte 18,847 millions de clients avec un forfait grand public, ce qui représente une part de marché de 33,7% et une augmentation de 730 000 cartes sim, soit une augmentation de 4,0% de sa base client entre le T4 2016 et le T4 2017.
- Bouygues est le seul à ne pas séparer de ses forfaits ceux du segment entreprise. Comme sa part de marché sur ce segment est estimée à 6%, je la retranche du total forfait hors m2m réalisé sur le trimestre.
- Pour la rubrique autres : d’abord addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR et mvno retranché du total résidentiel Métropole + Dom. On y trouve les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer (Dauphin Telecom, Digicel AFG, Globaltel, Orange Caraïbe, Orange Réunion, Outremer Telecom, SAS SPM, Société Réunionnaise du Radiotéléphone (SRR), Telco OI, UTS Caraïbe) et les mvno. Pour les mvno, Orange isole cette donnée, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans cette rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1431 le: 27 mars 2018 06:20:44 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin décembre 2017, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (y compris grand public, m2m, entreprise) et donc hors prépayés à fin décembre.   



Contrairement aux forfaits du segment public, les forfaits m2m et entreprise permettent à Orange de préserver ses parts de marché avec +0,3 point entre le T4 2016 et le T4 2017. Orange réalise 39,6% des recrutements entre le T4 2016 et le T4 2017.

Idem pour SFR qui maintient sa deuxième place, mais avec une perte de 1,3 point sur 12 mois.

Bouygues progresse de 0,8 point et affiche une croissance à deux chiffres (+13%). Free arrive juste à garder ses positions. Petit (gros ?) événement, Bouygues repasse devant Free pour 11 000 clients. Le match est relancé.


Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR;

- Au T4, Orange compte 28,821 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 36,4%, et une hausse de 2,335 millions cartes sim et de 8,8% de sa base client sur 12 mois;

- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranche du total ARCEP (parc total + m2m);

- Pour les mvno, Orange, isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu  surreprésentés.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1432 le: 28 mars 2018 06:59:56 »
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine) à fin décembre 2017.

Pour l’ARCEP, la définition du parc m2m est la suivante : "cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d'équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). Les communications provenant de ces cartes sont généralement réalisées sans intervention humaine. Ces cartes sont par exemple utilisées pour le traçage des objets et outils de travail (flottes de véhicules, machines...), à des fins d'actualisation de données (relevés à distance de compteurs, de capteurs...), d'identification et de surveillance de tous ordres (alarmes, interventions à distance,...), la liste de ces usages n'étant pas exhaustive. Les cartes sont comptabilisées que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives.".



Précisions
- Au T4 2017, Orange avec 7,220 millions de cartes SIM est à 48,5 % de parts de marché et a progressé de 1,509 million de cartes sur 12 mois, soit un gain de 26,4% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, Orange et SFR.

Orange s’approchait tranquillement des 50% des parts de marché et vient encore de marquer une baisse et retrouve son niveau de fin 2016. C’est ce segment qui lui permet de rester dynamique sur le segment des forfaits. Bouygues arrive à tirer son épingle du jeu et progresse joliment sur les 12 derniers mois en prenant 3 points de parts de marché. SFR s’écroule et Bouygues devrait très rapidement lui passer devant. 
Pour rappel, Free n'est pas présent sur ce marché. Les données de SFR ne sont plus publiées, mais la dynamique des trimestres précédents n’était pas bonne.

Le m2m représente 22,0% des clients mobiles chez Orange contre 18,6% fin 2016. Pour Bouygues, cela représente 23,6% fin 2017 contre 17,8% fin 2016. Pour SFR, cela représente 18,1% fin 2017 contre 16,9% fin 2016.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1433 le: 30 mars 2018 06:46:58 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°246

Vivendi en Italie
Suite à une offensive d’un fonds d’investissements d'Elliott Management qui annonce détenir 5% du capital de Telecom Italia et qui conteste sévèrement la gestion de Vivendi, Vivendi a décidé de jouer la terre brulée et de faire démissionner ses 6 administrateurs sur les 15 membres du conseil.
Cela va permettre au conseil de se déterminer projet contre projet, la date du conseil est prévue le 4 mai prochain.
Décidément, la prise de contrôle de Telecom Italia est un chemin semé de lourdes embuches pour Vivendi. La stratégie du tout ou rien pourrait-il offrir une porte de sortie pour Vivendi ? 

Netflix
Selon le site Electron Libre, Netflix comptabiliserait 2,5 millions de clients depuis le début de l’année. Le cap des 2 millions aurait été franchi en novembre dernier.

Orange vs TF1
L’accord signé entre TF1 et Orange commence à délivrer ses petits secrets. Selon le quotidien Les Echos (19/03), jusqu'ici Orange payait un peu plus de 7 millions d'euros par an pour les chaînes payantes de TF1 et des services associés. Le tarif actuel qui comprend les chaines gratuites est de 10 millions mais pourrait monter jusqu’à 25 millions d’euros en cas d’accord avec Canal+ et Free et le tarif pourrait augmenter également si TF1 assigne Free ou Canal+. D’autre part, Orange se fait rémunérer les frais de transport alors que c’était gratuit dans le précédent contrat. Bref au pire du pire le solde pourrait être de 15 à 16 millions.
La fin du contrat entre TF1 et Free arrive fin mars, celui entre CanalSat fin avril.

TF1
TF1 a confirmé l’acquisition des droits des 48 matchs de la prochaine Coupe du monde de rugby au Japon en 2019. Le montant serait de 45 M€ (contre 50 M€ pour celle de 2015 en Angleterre). TF1 pourrait revendre des matchs à des chaines payantes, en 2015 TF1 avait revendu des matchs pour 15 M€ à Canal+ (l’Equipe, 29/03).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1434 le: 02 avril 2018 09:03:59 »
Ce tableau récapitule - à fin décembre 2017 - le nombre de clients pour Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR pour le mobile (y compris mvno) et pour le fixe avec la part de marché (pdm) correspondante.



SFR poursuit sa baisse. Depuis son rachat par Altice, la perte est 3,671 millions de clients, soit 6,4 points en parts de marché. Bouygues a pris 2,6 points, Free 2,3 points et Orange 1,5 point. Sur l’année 2017, Bouygues a pris 0,9 point, Orange 0,3 point et Free 0,2 point.

Depuis l'arrivée de Free Mobile et le rachat de SFR, les cartes ont été largement redistribuées. Depuis fin 2012, SFR (ensemble des segments) a perdu 7,6 points et 3 millions de clients. Orange (mvno et prépayés) a perdu 1,9 point mais gagné 4,9 millions de client, Bouygues a gagné 2 points et 4,7 millions de clients, Free a gagné 7,2 points et 9,6 millions de clients, ce qui lui vaut d’avoir pris la troisième place à Bouygues Telecom. Toutefois, depuis 18 mois, Bouygues a refait 1/3 de son retard.   

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Pour SFR, les clients de Virgin Mobile et ceux de Numericable sont inclus à partir de 2012.
- Le(s) Mvno(s) sont inclus chez leur(s) opérateur(s) hébergeur(s).
- Orange compte 44,254 millions de clients, soit 41,0% du total.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1435 le: 03 avril 2018 08:05:20 »
Ce tableau récapitule le nombre de clients total en fixe (Adsl, Ftth, Fttla, Satellite et autres) par FAI entre 2003 et 2017 avec la part de marché correspondante.





Précisions :
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Exemple de lecture : en 2017, la base clientèle Orange est de 11,485 millions de clients, avec une part de marché de 40,4%.
- Pour les années 2004, 2005 et 2006 certaines données sont reprises d'estimations publiées dans la presse.   
- A partir de 2009, le tableau compile les chiffres ADSL, Fibre Optique, Câble et Satellite et calcule une ligne "autres", en prenant le chiffre total publié par l’ARCEP et en retranchant les chiffres communiqués par les opérateurs.
- Le tableau comptabilise sous chaque FAI, les divers rachats effectués comme Alice par Free en 2008 et Darty par Bouygues en 2012 et les divers regroupements qui ont constitué historiquement SFR.

A noter que Orange poursuit très légèrement sa progression, Free se tasse un peu. SFR poursuit sa chute et a perdu 4,4 points depuis le rachat par P.Drahi. Bouygues Telecom en profite donc largement (+2,8 points), suivi d’Orange (+0,5 point) et de Free (0,3 point).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1436 le: 04 avril 2018 06:58:57 »
Ce tableau récapitule le nombre de clients total par opérateur mobile entre 2003 et 2017 avec la part de marché correspondante.





Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Pour SFR, les clients de Virgin Mobile et ceux de Numericable sont inclus à partir de 2013.
- Le(s) Mvno(s) sont inclus chez leur(s) opérateur(s).
- Exemple de lecture : en 2017, la base clientèle Orange est de 32,769 millions de clients, avec une part de marché de 40,5%.

Avec la montée en puissance du m2m, Orange retrouve son niveau de fin 2013. Comme sur le fixe, SFR est à son plus bas historique, et a perdu 2,946 millions de clients et 7 points depuis l’arrivée de l’équipe P.Drahi. Free en profite largement (+3 points), suivi de Bouygues Telecom (+2,4 points) et d’Orange (+1,5 point).

Free a plus que doublé sa part de marché en 6 ans, mais n’arrive pas à prendre la troisième place à Bouygues Telecom. Ce dernier sauvant sa place avec la montée en charge du m2m, ce qui lui permet de retrouver sa part de marché de 2012.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1437 le: 05 avril 2018 06:47:27 »
Alors que les opérateurs ont publié leurs résultats à fin décembre 2017, quelques statistiques sur le très haut débit peuvent en être tirées.

Lignes commercialisables
Le nombre de lignes commercialisables pour chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs et selon une définition "élastique" de commercialisable). Pour Bouygues, Free et Orange, il s’agit des lignes Ftth. Pour SFR, ce sont celle de son réseau ftth et câble upgradé (>= 100Mb/s).

Pour information, il y a également deux données de l’Arcep : l’évolution du nombre de lignes éligibles au Ftth et plus globalement l’évolution du nombre de ligne éligible au très haut débit (30 Mbit/s).

Globalement, Orange poursuit sa dynamique et Free fait mieux que SFR. De son coté, l’ARCEP note : " Au 31 décembre 2017, 10,2 millions de logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 34 % en un an. Les acteurs doivent toutefois encore intensifier leurs efforts pour atteindre les objectifs de couverture qu’ils se sont fixés. Au total, à la fin du 4e trimestre 2017, 17,7 millions de logements étaient éligibles à des services à très haut débit, toutes technologies confondues, dont 11,8 millions en-dehors des zones très denses.".



Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le rapport du nombre de clients par rapport au nombre de lignes "connectables". Free commence à engranger. Orange est en petite hausse. SFR patine est en baisse sur le semestre. Bouygues patine.

Pour rappel, Pour Bouygues, le THD représente 19,2% de sa base clientèle à fin 2017. Pour Free, le FttH représente 8,5% de sa base clientèle. Pour Orange, le FttH représente 17,4% de sa base clientèle. Pour SFR, le THD représente 35,8% de sa base clientèle.

« Modifié: 05 avril 2018 07:13:47 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1438 le: 06 avril 2018 07:22:15 »
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 4ème trimestre 2017 - résultats définitifs - ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 2,7%, c’est baisse régulière par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 754 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 201 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,445 millions, soit un recul de 786 000 sur un an et une baisse de 276 000 sur le trimestre. La tendance est à l’accélération de la baisse. 

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 6,988 millions, soit une hausse de 1,540 million (dont 1,111 million pour le Ftth) sur un an et une hausse de 477 000 (dont 358 000 pour le Ftth) sur le trimestre..

Pour l’ARCEP : "La majorité de la croissance du nombre de souscriptions au très haut débit (72% ce trimestre contre 58% un an auparavant) est portée, depuis deux ans, par les abonnements en fibre optique de bout en bout (3,3 millions, +1,1 million en un an au quatrième trimestre 2017), qui représentent désormais 12% des accès internet (…) Fin décembre 2017, le nombre de souscriptions au très haut débit représente 40% du nombre de logements éligibles au très haut débit toutes technologies confondues (+6 points en un an)".

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin septembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,485 millions de clients et a recruté 334 000 nouveaux clients entre le T4 2016 et le T4 2017, soit une augmentation de 3,0% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1439 le: 09 avril 2018 06:34:25 »
Après la publication de l’observatoire de l’AFNR au 31 mars, un récapitulatif sur les supports 4G en service via l’observatoire 2G, 3G et 4G publié par l’ANFR.

Avec 55,044 sites, le cumul des supports 4G en service augmente de 5,0% par rapport à fin décembre 2017 ce qui est une diminution par rapport au trimestre précédent et de 34,9 % par rapport à fin mars 2017. 



Bouygues est passé troisième d’une courte tête : 14,828 sites en service, soit une augmentation de 1,6% par rapport au 31 décembre et de 27,4% sur un an. Bouygues (via la mutualisation avec SFR) poursuit fortement sa route, mais a mis le pied sur le frein.

SFR est deuxième pour un cheveu avec 14,977 sites, soit une augmentation de 6,0% par rapport au 31 décembre et de 34,7% sur un an.  SFR qui n’avait plus vraiment le choix a rattrapé son retard et se tire la bourre avec Orange pour la place de numéro 2, C’est lui qui a le plus progressé sur an, même si c’est en baisse sur le dernier trimestre.

Orange est repassé premier : 14,981 sites, soit une augmentation de 6,8% par rapport au 31 décembre et de 38,5% sur un an. Orange a accéléré et va devoir garder le rythme pour maintenir sa très faible avance par rapport à SFR.

Free ferme la marche avec 10,258 sites, soit une augmentation de 6,1% par rapport au 31 décembre et de 27,1% sur un an. Free fait un bon dernier trimestre et presque jeu égal avec Bouygues sur l’année. Il lui  reste encore beaucoup à faire.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1440 le: 10 avril 2018 07:05:18 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°247

Vivendi en Italie
Encore une fois, la tache se complique pour Vivendi. Mediaset Premium - le bouquet de tv de Silvio Berlusconi - se rapproche de Sky - filiale du groupe Murdoch - qui est leadersur la tv payante en Italie. Les chaines de Mediaset vont être distribuées par Sky, par cet accord Sky peut également acheter à terme la société nouvellement créée dans laquelle les actifs techniques, opérationnels et de maintenance de Premium seraient transférés. A plus long terme, Les tv payantes de Mediaset pourraient passer sous le contrôle de Sky.

Que va faire Vivendi des 30% qu’il détient dans Mediaset ? Le projet de prendre pied dans la télévision payante en Italie et de créer un Netflix du sud s’éloigne, d'autant que Sky pourrait à terme être racheté par Disney, ce qui laisse peu de place à une solide concurrence. Mediaset compte 1,6 million de clients, alors que Sky en compte 4,8 millions (Les Echos, 01/04). Telecom Italia devrait demander aux autorités de la concurrence des remèdes afin de limiter les effets de la concurrence.

D’autre part, la CDP (émanation du Trésor italien), et donc établissement public, a annoncé qu’elle allait progressivement acquérir jusqu’à 5% du capital de Telecom Italia pour défendre les intérêts de l’Etat italien dans une entreprise jugée stratégique. Alors que fonds d’investissements d'Elliott Management vient lui de porter sa participation potentielle à environ 13,7%. Une alliance pourrait se nouer entre ces deux acteurs pour imposer des administrateurs à Vivendi afin de l’affaiblir et ainsi d’imposer une vision « italienne » ou «Berlusconi » à Telecom Italia.

Vivendi a commencé à investir dans Telecom Italia en 2015, et ni la structure capitalistique, ni la structure industrielle ne sont stables...Bolloré s'est-il attaqué à trop gros ?

Streaming musical
Le Figaro (édition papier du 04/04) a publié une infographie sur le poids des acteurs du streaming musical payant. Spotify est largement en tête en nombre de clients, mais perds toujours beaucoup d’argent : en 5 ans, c’est 2,255 milliards ! Combien de temps cela va-t-il prendre avant que Apple ou Amazon rachète Spotify et que Deezer se fasse racheter ?



Netflix
Combien de clients compte Netflix ? Mi-mars, le site Electron Libre, annonçait 2,5 millions de clients, Liberation (06/04) annonce 3,4 millions : «"Netflix a dépassé la barre des 3 millions d’abonnés fin 2017 en France. Et à la fin du premier trimestre 2018, soit le 31 mars, il visait 3,4 millions.".
Ou se situe la vérité ? Il faut rappeler que Netflix ne donne pas de chiffres pour la France. A titre de comparaison, BeIn Sports, ce serait 3,4 millions de clients et OCS est à 2,9 millions. La concurrence est rude pour la Canal+ !

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1441 le: 11 avril 2018 07:07:53 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°281

Déploiement du Très haut débit
Dans Le Monde (09/04), La secrétaire d’Etat à l’économie Delphine Gény-Stephann a fait le point sur l’avancée des travaux concernant la couverture très haut débit sur le fixe suite au new deal de la fin de l’année 2017 entre le gouvernement et les opérateurs.

A la question : "Y a-t’il un plan pour l’après 2022 afin d’amener la fibre, et plus seulement des technologies alternatives sur 100% du territoire ?", la secrétaire d’Etat apporte la réponse : "Compte tenu du poids des investissements, choisir la fibre sur 100% du territoire et donc dans les zones les plus reculées me semble prématuré. Il faut regarder l’évolution des usages, et des technologies alternatives, et laisser le champs ouvert. Ce qui nous ne empêche pas de nous inscrire pleinement dans l’ambition européenne d’avoir un débit de 1 gigabit par seconde à l’horizon 2025.". 
Reste à restreindre au maximum cette notion de "zones les plus reculées" !

Par ailleurs, la secrétaire d’Etat annonce que la mise en place de l’accord se poursuit sur le fixe et le mobile. L’Arcep étant en train de finaliser les différentes procédures comme celle de l’attribution des fréquences mobiles. Orange et SFR ont fait part de leurs engagement concernant la couverture à 100% des zones AMII d’ici à fin 2020.   

Du THD par Satellite ?
Eutelsat, Orange et Thales ont signé un accord en vue de connecter par satellite les Français qui vivent dans des zones isolées et difficiles d'accès. Si tout se passe bien, les offres devraient être disponibles en 2021. Selon La Tribune (05/04), Orange n’était pas chaud pour participer au tour de table.

A ce jour Orange compte 48 000 clients à une offre satellite contre 56 000 au début 2016. CE n’est clairement pas un secteur que souhaite développer Orange. Mais accès au très haut débit oblige, cela va redevenir un passage obligé. 

Selon La Tribune, Orange s’est engagé à hauteur de 150 millions d'euros pour une période de 7 ans et aura ainsi la possibilité de revendre de la capacité satellitaire dans les pays européens où il est présent.

New deal sur la couverture mobile
Suite à accord intervenu au mois de janvier dernier entre le gouvernement et les opérateurs mobiles qui prévoit de nouvelles obligations de couverture mobile, l'Arcep met en consultation publique le projet de décision en vue du lancement d'un appel à candidatures qui permettra de réattribuer, pour 10 ans, les fréquences historiques de la 2G, de la 3G et désormais de la 4G (bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz ), dont les autorisations arrivent à échéance à compter de 2021.

Ces nouvelles autorisations comprendront de nouvelles obligations de couverture avec pour ambition de généraliser la 4G, d'améliorer la couverture des axes de transport et de couvrir 5000 nouvelles zones par opérateur.

L’Arcep indique également que : "Le projet de décision prévoit ainsi la possibilité de nouvelles répartitions du spectre entre les lauréats notamment dans les bandes 900 et 2100 MHz, dans lesquelles les opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom ont aujourd'hui 2 à 3 fois plus de fréquences que Free Mobile.."


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1442 le: 12 avril 2018 06:56:59 »
Quelques chiffres et statistiques (hors résultats financiers) suite à la publication des résultats d'Orange au 31 décembre. Ces chiffres portent sur l’activité fixe et sur l’activité mobile.

Comme depuis de nombreux trimestres, Orange s’appuie sur le FTTH, le m2m et Open pour présenter de solides résultats commerciaux. Après une phase de décélération, Sosh semble reprendre des couleurs. Le recrutement sur le Ftth est sur une bonne dynamique,


* en milliers

Très haut débit
Le très haut débit tire encore la croissance d’Orange. Sur ce trimestre, c’est un gain de 145 000 clients. Alors que sur les derniers trimestres, Orange ne semblait pas en mesure d’augmenter la cadence, le T4 voit de bons chiffres. 93 000 sont de nouveaux clients, contre 86 000 pour le T3, 50 000 pour le T2, 65 000 pour le T1, 76 000 pour le T4 2016.

Les clients FTTH représentent 17,4%% de sa base clientèle contre 13,0% à fin 2016, 8,9% à fin 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012.
Le nombre de clients avec une offre Open est de 8,726 millions et représente 47,8% des clients du fixe, en augmentation de 0,6% sur ce trimestre. Il reste encore 2 000 clients en bas débit.

Téléphonie mobile
Sur les forfaits, Orange progresse de 388 000 nouveaux clients (591 000 sur le T3, 752 000 sur le T2, 604 000 sur le T1, 727 000 au T4 2016, 435 000 au T4 2015).

Sosh progresse de 75 000 nouveaux clients et représente 12,6% des clients avec un forfait contre 12,4% à fin 2016, 12,2% à fin 2015 et 11,2% à fin 2014. Et représente 11,4% de l’ensemble des clients chez Orange contre 11,8% à fin 2016, 10,3% à fin 2015 et 9,1% à fin 2014. C’est une relative stagnation.

Sur le prépayé, c’est encore et toujours la chute, mais si elle est moins importante que lors des trimestres précédents. Pour le troisième trimestre consécutif, les Mvno’s repartent à la hausse et si la tendance se poursuit, devrait passer le cap du millionième clients sur le T1.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1443 le: 13 avril 2018 06:22:40 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°248

Canal+ France & le cinéma
Chez Canal+ France, le nombre de clients étant à la baisse, le chiffre d’affaire suit la même tendance et par ricochet également le financement de films.
Pour rappel Canal+ a des obligations légales de financement , il doit "doit consacrer au moins 12,5 % des ressources totales de l'exercice en cours à l’achat de droits de diffusion de films européens, et 9,5% à l'achat de film français. Au sein de l'achat des films français, au moins 85% doivent être des pré-achats, et au moins 17% des films d'un budget de moins de 4 millions d'euros. Au moins 75% de ces dépenses doivent être effectués auprès de producteurs indépendants de Canal Plus.".

En 2017, Canal+ a déboursé 154 millions auquel il convient de rajouter 20 millions de sa filiale Ciné+ pour un total groupe de 174 millions d’euros. Canal+ a annoncé une baisse de 35 millions pour 2018. De son coté, TF1 a lui investit 47 millions, M6 15 millions, France Télévisions 66 millions, OCS 35 millions et Altice/SFR 10 millions.

Bfmtv (28/03) a récapitulé les investissements de Canal+ dans le cinéma français (en millions d'euros, source : CSA) : 2012: 173 ; 2013: 171 ; 2014: 158 ; 2015: 154 ; 2016: 151

Droits tv sportifs
Alors que SFR vient de rectifier sa stratégie sur la convergence en adoptant le principe d’option facultative pour ses contenus et de proposer à d’autres distributeurs, il convient de faire un point sur les dépenses de beIN Sports, Canal+ et SFR dans les droits tv sportifs. 

Le quotidien l’Equipe (édition papier) du 18/01 a publié une infographie sur le coût de la grille de SFR Sport. Celle-ci va se monter à 500 millions d’euros avec la Ligue des Champions et la Ligue Europa. En 2016 (et donc avec les 140 millions de la ligue des champions, 50 pour la Ligue Europa), Canal+ dépensait 822 millions et beIN Sports 470 millions.

En comparaison, les droits de France Télévisions s’élèvent à 115,61 millions d’euros (L’Equipe - édition papier du 15/03), auquel il faut rajouter 50 millions pour les JO de Tokyo 2020, TF1 débourse 222 millions pour TF1 contre 169 millions en 2016 (voir page 279 du rapport annuel 2017 du groupe Bouygues).

L'achat et l'exploitation de contenus sportifs coutent cher. Au total depuis son lancement depuis 2012, le Qatar a injecté 1,4 milliards d’euros dans le bouquet de chaines qui compte plus de 3,5 millions de clients. Entre 2012 et 2015, beIN Sports a cumulé une perte de 1 milliard. Le résultat opérationnel des chaines Canal+ en France montre une perte de 399 millions en 2016 et de 265 millions en 2015, 180 millions en 2014. Pour 2017, l’information n’a pas été donnée.

Avec 500 millions annuels, l’équation financière pour SFR Sport serait vite devenue intenable sur le court terme. Il va donc lui falloir engranger rapidement des clients payants. Ce n’est qu’à la fin de 2018 que SFR pourra se faire une idée sur la solidité de sa stratégie et voir si c’est le bon moment pour se lancer sur les futurs droits tv de la Ligue 1, d’ou la demande de SFR a la LFP d’attendre pour le lancement des enchères (Le Figaro du 26/03).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1444 le: 16 avril 2018 07:13:33 »
Après la publication des résultats des opérateurs à fin décembre 2017, il est possible de synthétiser l’évolution du chiffre d’affaire.

Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Le chiffre d'affaire d'Orange France a augmenté de 0,6% entre 2016 et 2017 et l’Ebitda a progressé de 0,3%



Le détail
Bouygues Telecom au prix de très lourds efforts confirme sa lente remontée entamée en 2015, sa rentabilité s’améliore mais reste éloignée de celle de ses concurrents.

Free est dans la continuité et augmente sa rentabilité (moins d’itinérance et du dégroupage) sur les deux dernières années de façon significative. Mais par rapport aux années précédentes, Free a plus de mal, les soldes des ventes privées se font sentir.

Orange France repasse dans le vert après plusieurs années dans le rouge, son chiffre d’affaire progresse d’une année sur l’autre, sa rentabilité s’améliore. A confirmer.

SFR voit son chiffre d’affaire baisser et sa rentabilité s’étioler. SFR continu de payer la perte de clients alors que sa politique de contenus ne porte pas ses fruits. Même si il y a de nouveaux des gains sur les forfaits mobiles, cela ne suffit pas. L’année 2017 - comme l’année 2016 - restera une mauvaise année.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1445 le: 17 avril 2018 06:03:15 »
Ce tableau récapitule les investissements de chaque opérateur et ce qu’ils représentent par rapport au chiffre d’affaire. Investissements dans le réseau (fixe et/ou mobile), les investissements immobiliers (boutiques) et ceux dans le SI. Ne sont (logiquement) pas pris en compte les coûts d’acquisition des clients. Les montants s’entendent hors acquisition de fréquences et achats dans les contenus. 

Globalement, les investissement n’ont jamais été aussi importants. Orange est au même niveau en 2017 qu’en 2016. Via son plan "essentiels 2020", Orange a prévu 9 milliards d'euros d'investissements, dont au moins 3 milliards jusqu'en 2018 spécifiquement pour le déploiement du très haut débit.
Malgré des résultats en berne, SFR poursuit ses investissements (hors contenus) afin de rattraper le retard qu’il avait accumulé sur son réseau 4G et il poursuit également la modernisation de son réseau très haut débit.
En proportion, Free est le meilleur investisseur, mais doit continuer à se construire un solide réseau mobile afin de se mettre à niveau et doit également faire des efforts sur le Ftth.
Bouygues Telecom a réduit la voilure sur l’année 2017, alors qu’il avait prévu 20% d’augmentation pour l’année 2017 avec la montée en charge du FttH et le démarrage de la 5G. 
 
Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR.
- Pour lire le tableau : Orange a augmenté ses investissements de 0,6% entre décembre 2016 et décembre 2017 et ils ont représenté 19% du chiffre d'affaire sur l’année 2017.



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1446 le: 18 avril 2018 06:50:14 »
La publication des résultats à fin décembre 2017 par Bouygues, Free, Orange et SFR permet de faire le point sur le niveau d’endettement de chacun.

Free, au 31 décembre son endettement net était de 2,449 milliards, soit un ratio d’endettement (endettement/Ebitda) de 1,4x. Ce n’est pas alarmant, car Free est très peu endetté, mais pour Free, c’est un taux assez important. 
Fin 2016, son endettement net était de 1,643 milliard, soit un ratio d’endettement (endettement/Ebitda) de 1,0x. A fin décembre 2015 son endettement net était de 1,191 milliard, soit un ratio d’endettement (endettement/Ebitda) de 0,8x. A fin décembre 2014, son endettement net était de 1 milliard d’euros, et un ratio d’endettement identique de 0,84x après 0,85x en 2013. Au plus fort (2012 et 2011), ce ratio était de 1,16x.

Bouygues télécom , au 31 décembre son endettement net a diminuée avec un montant de 976 millions, le ratio d’endettement de 0,8x reste faible.
Fin 2016, son endettement net était de 1,012 milliard, soit un ratio d’endettement de 1,1x. A fin décembre 2015, l’endettement net était de 890 millions à fin décembre 2015 soit un ratio de 1,2. Fin 2014, l’endettement était de 765 millions d’euros, en baisse de 18 millions d’euros par rapport à fin 2013, soit un ratio d’endettement de 1,1x (0,9x en 2013).

Orange Groupe (pas de chiffres pour Orange France) avec endettement net 23,8 milliards qui a baissé de plus de 600 millions, soit un ratio d’endettement de 1,85x.
Fin 2016, l’endettement était de 24,4 milliards soit un ratio de 1,93. A fin décembre 2015, l’endettement était de 26,5 milliards soit un ratio de 2,13. A fin décembre 2014, l’endettement net était de 26,1 milliards, soit un ratio de 2,09x contre 2,37x au 31 décembre 2013. L'objectif est de maintenir la dette à un ratio autour de 2x. Orange consolide sa dette au niveau groupe.
 
SFR (pas Altice) avec un endettement net de 15,6 milliards soit un ratio de 3,7x, la dette se maintient. A noter qu’Altice a réorganisé sa structure et que pour le groupe, le ratio est de 5,3x. Pour SFR la première grosse échéance de remboursement est pour 2022 avec 4 milliards à décaisser auquel il faut ajouter 4,4 milliards pour le groupe. D’ici là, ce ne sont que 2,6 milliards que le groupe devra rembourser.

Fin décembre 2016, l’endettement net était de 14,8 milliards soit un ratio de 3,8x. A fin décembre 2015, l’endettement était de 14,4 milliards soit un ratio de 3,7x. A fin 2014, l’endettement net était de 11,3 milliards soit un ratio de 3,7x. La dette de SFR a été réechelonnée au mois d’avril : celle-ci passe de 5,8 à 7,9 années (mais sera légèrement plus lourde). De grosses échéances ne sont prévues qu’à partir de 2022.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1447 le: 19 avril 2018 06:30:05 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif sur l’ARPU fixe et l’ARPU mobile à fin décembre 2017. Cela permet de dégager quelques tendances.



Précisions
- Les données (exprimées en euros) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR à partir des moyennes trimestrielles. Pour le détail, se reporter à la définition apportée par chaque opérateur.   
- Free, par pudeur, ne publie pas d’ARPU mobile. Pour ce tableau, c’est donc un calcul : chiffre d’affaire mobile / nombre de clients / nombre de mois.
- Pour lire le tableau : SFR déclare un ARPU fixe de 36,5€ en baisse de 1,1% sur 12 mois. 

Le détail
Bouygues Telecom si l’augmentation est forte sur le fixe depuis le début de l’année, celle sur le mobile est à la baisse. Le nombre de clients augmente, mais ils dépensent de moins en moins. Bouygues est l’opérateur avec le plus faible ARPU sur le fixe et le mobile.

Free est dans la continuité. C’est en baisse sérieuse sur le fixe, et en hausse sur le mobile avec la montée en charge du forfait premium. Afin de financer le mobile, l’Arpu fixe va devoir rester un à bon niveau.

Orange France, progresse fortement sur le fixe avec la montée en gamme de  la fibre optique, et en augmentation sur le mobile (hors m2m). Orange est l’opérateur avec le meilleur ARPU sur le mobile.

SFR, baisse sur le fixe et le mobile. Même le très haut débit n’arrive pas à tirer la locomotive. SFR perd des clients et ceux qui restent ne dépensent pas assez. SFR est l’opérateur qui présente le meilleur ARPU sur le fixe, même si l’écart avec Orange se réduit.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1448 le: 20 avril 2018 06:26:30 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°282

Bouygues pourrait racheter SFR ?
(saison 4 –Episode 1)
D'après le journaliste Grégoire Favet, sur twitter :"Bouygues réfléchit à une offre sur SFR (Altice) avec d'autres investisseurs, discussions notamment avec le fonds CVC selon Bloomberg ("deliberations are said to be at early stage" - Les discussions sont à un stade précoce - )"

Bouygues a publié un communiqué : "Suite à une dépêche publiée ce jour par Bloomberg, Bouygues réitère sa mise au point : comme tout acteur d’un marché, Bouygues étudie régulièrement les diverses hypothèses d’évolution du secteur des télécoms ; mais à ce jour il n’y a aucune discussion avec un autre opérateur et aucun mandat n’a été délivré à quelque conseil que ce soit.."

Bref, c’est un démenti, mais tout peut éventuellement arriver un jour…

Réception tv
La Lettre Multimé[email protected] a publié (édition numérique du 9/4) a publié un récapitulatif sur les modes de réception de la tv. La TNT reste le mode principal de réception, mais pour combien de temps ? A terme, si ce mode baisse, se posera forcément l’utilisation des fréquences utilisées.

La Lettre Multimé[email protected] détaille le débat entre le CSA et l’ARCEP : "Le CSA et l’Arcep ne sont pas sur la même longueur d’onde quant à l’avenir de la TNT. La TNT survivra-t-elle à la fibre optique et à la 5G ? Pour l’Arcep, "l’avenir, ce n’est pas la TNT". Pour le CSA, "ne soyons pas si pressés d’enterrer la TNT". Il rappelle en outre que "les fréquences de la TNT sont verrouillées par la loi du 14 octobre 2015 jusqu’en 2030, avec rendez-vous d’étape en 2025". D’autant que la TNT UHD se prépare pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024, "même si nous n’avons plus assez de spectre pour que toutes les chaînes y passent" selon TDF"



Orange Bank
Dans un entretien au Parisien (16/04), Stéphane Richard annonce que Orange Bank a atteint 100 000 clients. Il annonce : "En matière de protection des données personnelles, justement, nous allons bientôt permettre à nos clients d’installer sur mobile un petit tableau de bord pour qu’ils puissent facilement contrôler ce que leurs applications font avec leurs données. On travaille aussi sur la maison connectée, la e-santé…".

Un Assistant Vocal Intelligent – Djingo va être lancé en association avec Deutsche Telekom, dont une version sera à moins de 300€.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1449 le: 23 avril 2018 07:43:01 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°249

Ligue 1
Selon L’Equipe (20/04), la Ligue de Football Professionnel (LFP) pourrait lancer l’appel pour les futurs droits Tv de L1 et L2 "avant l’été". Selon le quotidien, la LFP a même prévenu l'Elysée qu'elle lançait cet appel d'offres au vu des enjeux pour le marché de la télévision payante. Par ailleurs, il ne devrait plus y avoir qu'un match de L1 le samedi soir, l'essentiel des rencontres étant le dimanche. Actuellement, les droits de la L1 et de la L2 s'élèvent à 748,5 millions d'euros annuels jusqu'en 2020.

Quelle sera l’attitude de SFR ? Il y a un mois Alain Weill déclarait au Le Figaro (26/03) : "il faut raison garder. Nous verrons ce qui se passe avec RMC Sport après le lancement de la Champions League. Si les droits du foot français arrivent trop tôt, nous ne nous y intéresserons pas. Car cela n’est pas indispensable pour nous". Pour lui, le bon moment est : "d’ici à la fin 2018".

Le poker menteur ne fait que commencer.

Ligue 1 : quelques chiffres sur les droits tv
La Ligue Professionnelle de Football (LFP) a publié le rapport financier de la saison 2016/2017, c’est l’occasion d’en retirer quelques données sur les droits tv. A noter que ce sont les 3 premiers clubs (PSG, Monaco et Lyon) qui représentent 26,1% des droits audiovisuels du championnat de Ligue 1 et les 7 premiers clubs représentent un peu plus de la moitié des droits. Sur l’ensemble des compétions disputées, les clubs de Ligue 1 ont touché 819 millions d’euros, soit une augmentation de 24,8% par rapport à la saison précédente.

Le tableau ci-dessus récapitule l’ensemble des produits des clubs de Ligue 1.



Ce tableau récapitule les différents droits tv des clubs européens.



Pour Monaco cela représente 76,2% du total des recettes (hors transferts), 66,2% pour Saint-Etienne, 64,7% pour Nice, 50,0% pour l’OL, 45,4% pour l’OM, et 24,3% pour le PSG.

Pour la saison 2015/2016, pour Saint-Etienne cela représentait 62,1% du total des recettes (hors mutations), 58,4% pour Monaco 48,5% pour Bordeaux, 44,5% pour l’OM, 38,1% pour l’OL et 22,9% pour le PSG.

Droits TV du National
Alors que se profile l’appel d’offre pour les droits de Ligue (et de Ligue 2), les clubs de National souhaite la création d’une Ligue 3 ou seraient affectés 18 club de National. Ils demandent également 1 millions de droits par club ou 1,2% du total du futur contrat.
Actuellement, c’est le groupe Canal + qui possède les droits TV du National pour 600 000 euros par saison jusqu'en 2019 contre 200 000 dans le précédent contrat (L’Equipe, 07/2016).