Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1300 le: 15 septembre 2017 05:14:16 »
Brèves du sport business et des médias – n°216

beIN Sports
beIN Sports va continuer à diffuser les équipes de France de handball années ainsi que le championnat LFH. Pour rappel, beIN Sports est déjà diffuseur du championnat de Starligue et de la Ligue des Champions.

L’Equipe (la chaine)
La Chaine l'Equipe vient d’acquérir ses premiers droits majeurs sur le football : les matches de qualification de toutes les sélections européennes pour le Championnat d'Europe 2020 et pour la Coupe du monde 2022, la diffusion en différé des matches de l'équipe de France. Et enfin, les matches amicaux de ces sélections européennes ainsi que la Nations League, une nouvelle compétition lancée par l'UEFA qui opposera tous les deux ans les 55 pays membres de l'UEFA et offrira quatre places qualificatives supplémentaires au Championnat d'Europe.
Auparavant, c’est Canal+ qui détenait ses droits. Problème : les matchs importants tombent en même temps que les matches des bleus. Le montant n’a pas été révélé.

Basket
SFR vient de s’offrir les coupes européennes (l’Euroligue et l’Eurocoupe ) de basket qui étaient diffusés jusqu’ici par beIN Sports et Eurosport. Le contrat couvre la période 2017-2021 et SFR aurait fait un chèque de moins de 10millions pour s’offrir ces compétitions. SFR Sport diffuse déjà du basket : les championnats français de ProA, ProB, de Ligue Féminine et des matchs des équipes de France féminines et masculines.
De son coté, beIN Sports diffuse la NBA.

Top14
L’attribution à Canal+ des droits tv du Top14 jusqu’en 2023, n’est peut-être pas définitif. Un recours avait été déposé par SFR contre les conditions d’attribution du Top14 à Canal et avait été jugé recevable par l’Autorité de la Concurrence. Selon Midi Olympique du 11/09, l’ADLC pourrait rendre un avis avant la fin de l’année.
Lors de cette attribution, SFR avait annoncé (Les Echos, 05/2016) qu’il n’en serait pas et qu’il envoyait : "un courrier à la Ligue nationale de rugby (LNR) pour l’informer de sa non candidature. Il n’est pas d’accord avec la procédure mise en place par celle-ci. A tel point qu’il a aussi tenu à en informer l’Autorité de la concurrence, par lettre également. Il y exprime ses réserves quant à cette procédure".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1301 le: 18 septembre 2017 06:03:42 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin juin 2017, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles du segment grand public (hors M2M, mvno pour les opérateurs, prépayés et entreprise) pour les 4 opérateurs nationaux, les mvno et les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer. 



Sur les seuls forfaits vendus en propre, c’est-à-dire hors mvno, m2m, prépayés et entreprise, Free avec 24,1% de parts de marché conforte sa deuxième place devant SFR avec 22,9%, mais patine depuis six mois.
Avec sa politique de promotions, Bouygues grignote (un peu) quelques parts de marché, au contraire d’Orange qui recrute, mais pas assez pour garder ses positions. SFR a perdu 0,8 point en 12 mois, c’est moins que précédemment, la dynamique de rebond est enclenchée, mais elle est lente. 

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR et l’ARCEP
- Au T2, Orange compte 18,314 millions de clients avec un forfait grand public, ce qui représente une part de marché de 33,6% et une augmentation de 478 000 cartes sim, soit une augmentation de 2,7% de sa base client entre le T2 2016 et le T2 2017.
- Bouygues est le seul à ne pas séparer de ses forfaits ceux du segment entreprise. Comme sa part de marché sur ce segment est estimée à 6%, je la retranche du total forfait hors m2m réalisé sur le trimestre.
- Pour la rubrique autres : d’abord addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR et mvno retranché du total résidentiel Métropole + Dom. On y trouve les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer (Dauphin Telecom, Digicel AFG, Globaltel, Orange Caraïbe, Orange Réunion, Outremer Telecom, SAS SPM, Société Réunionnaise du Radiotéléphone (SRR), Telco OI, UTS Caraïbe) et les mvno. Pour les mvno, Orange isole cette donnée, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans cette rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1302 le: 19 septembre 2017 05:17:05 »
Récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (y compris grand public, m2m, entreprise) et donc hors prépayés à fin juin. . 



Contrairement aux forfaits du segment public, les forfaits m2m et entreprises permettent à Orange de préserver ses parts de marché avec +0,9 point sur le segment de forfaits entre le T2 2016 et le T2 2017. Idem pour SFR qui maintient sa deuxième place, mais avec une perte de 1,6 point sur 12 mois. Toutefois la baisse est un peu moins forte depuis un semestre. Bouygues progresse de 0,5 point et Free arrive juste à garder ses positions.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T2, Orange compte 30,850 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 40,4%, et une hausse de 3,169 millions cartes sim et de 11,4% de sa base client sur 12 mois.
- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranche du total ARCEP (parc total + m2m).
- Pour les mvno, Orange isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu  surreprésentés.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1303 le: 20 septembre 2017 05:31:31 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°249

Altice Studio
SFR vient de lancer sa chaine cinéma Altice Studio. Le budget total d'Altice Studio s'élève à 160 millions d'euros par an, dont 40 millions doivent être alloués à la production. Sur ces 40 millions, la moitié sera dédiée au cinéma et aux séries francophones.
Pour rappel, Orange a également prévu 100 millions d'euros d'investissements dans les séries sur cinq ans. Avant de faire de l’ombre à Canal+, Altice Studio devrait se poser en concurrente d’OCS (lancée il y 10 ans).

Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) a détaillé la stratégie d’Altice sur le cinéma et les séries. Il voit SFR comme le nouveau nabab du cinéma Français et est prêt à se substituer à Canal+ : "Nous entendons d’ici dix-huit à vingt-quatre mois être un acteur majeur dans le cinéma et les séries. C’est positif pour la création française : mieux vaut profiter de la concurrence que d’être dépendant de la situation d’un seul. Si les opérateurs télécoms, Altice et Orange en tête, n’investissent pas lourdement dans l’industrie française des œuvres, celle-ci disparaîtra. Historiquement, Canal+ a fait ce travail, il restera une force importante mais la survie de l’industrie culturelle passe par un engagement majeur des plates-formes de distribution.".
Belle ambition, trop ?

Sur la chronologie des médias "il faut mieux aligner les délais de diffusion : la télévision payante et la vidéo à la demande par abonnement, c’est du pareil au même pour l’utilisateur.". A ce jour, et contrairement à Canal+ (jusqu’en mai 2020, mais Canal+ veut en revoir les conditions) et à OCS, Altice Studio n’a pas signé d'accord avec les professionnels du secteur du cinéma et de l'audiovisuel, mais veut respecter la réglementation française et en même temps ne pas avoir les mains liées, ce qui est possible, puisqu’elle est de droit luxembourgeois.

Dernière précision : les clients de SFR seront automatiquement abonnés à l’option qui est de 5€ par mois. Les clients devront faire la démarché afin de se désabonner.

Bouygues et l’itinérance Orange/Free
Selon Les Echos (01/09) : "Bouygues Telecom s'est désisté début juillet de sa saisine déposée auprès de l'Autorité de la concurrence, contre Orange et Free qu'il accusait d'entente, lors de la conclusion de leur contrat d'itinérance. L'Autorité s'apprêtait à rejeter cette plainte".

C’est une longue histoire.

Mi-juin 2016 Orange et Free avait annoncé la signature d’un accord en vue d’une fin progressive de l’itinérance 2G/3G à partir de début 2017 pour se terminer à la fin de l’année 2020. A l’origine, l’accord d’itinérance a été signé en 2012 et devait se terminer initialement en décembre 2017.

Fin juin 2016, L’ARCEP mettait  un terme aux longues discussions sur la fin de l’itinérance mobile :

Bouygues Telecom avait attaqué cet accord pour « entente » devant l’Autorité De La Concurrence. Bouygues avait également formé deux recours devant le Conseil d'Etat à l'encontre de l'ARCEP et souhaite faire annuler les lignes directrices énoncées par l’ARCEP au printemps.

Fin octobre 2016, Bouygues Telecom avait retiré, sa plainte contre Free et Orange avec demande de mesures conservatoires, déposée en juin auprès de l'Autorité de la concurrence. Le dossier devrait être instruit malgré tout, mais sur le fond, et devrait donc traîner en longueur.

Et donc, selon Les Echos, Bouygues vient de se  désister sur le fond.

Il reste d’autres plaintes dans la besace de Bouygues :

En novembre 2014, Bouygues a assigné Free devant le Tribunal de Commerce pour concurrence déloyale concernant les pratiques de Free avec l’itinérance Orange. Bouygues estimait le préjudice à 411 millions d’euros.

Bouygues Telecom a demandé – via un courrier en décembre 2015 au Premier Ministre - un dédommagement de 2,285 milliards d’euros à l’Etat pour absence d’encadrement d’itinérance. Il n’est pas certain que Bouygues obtienne une réponse…


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1304 le: 21 septembre 2017 06:21:04 »
Brèves du sport business et de la tv payante – n°217

beIN Sports
Dans une interview au Figaro (édition papier du 15/09), Yousef al-Obaidly, le président de beIN Sports France, a déclaré que beIN Sports avait dépassé les 3,5 millions d’abonnés. Il est revenu sur les futurs droits de Ligue 1 : "C'est le droit le plus important (...) Le foot français reste au cœur de notre stratégie et nous espérons conserver ces droits. Mais nous verrons à quelles conditions", pour lui : "Bien sûr nous préférerions que la LFP lance son appel d'offres le plus tard possible. Car sinon cela va créer une incertitude chez les abonnés".

Mais : "Le marché est devenu plus compliqué avec l'arrivée de SFR qui a alloué d'importants montants financiers provenant de ses activités télécoms dans les médias et les contenus sportif (…) Nous sommes préparés à cette compétition mais nous devons aussi être rationnels dans notre manière de participer aux enchères".

Il n’envisage par d’accord avec Canal+ et Orange pour candidater aux futurs droits, mais : "Si l’équilibre change, nous serons ouverts à toutes les discussions".

Concernant l’accord avec Canal+ et qui a été refusé par l’Autorité de la concurrence : "nous avions envisagé de signer un accord de distribution exclusive avec Canal+ mais l’Autorité de la concurrence s’y est opposée. Nous avons donc abandonné l’idée. C’est du passé et moi je regarde l’avenir".

Si beIN Sports n’obtient pas des droits sur la Ligue 1, il devra chercher un nouveau modèle et se chercher un allié. 3,5 millions de clients, cela se monnaye…

Canal+ et le cinéma
Au cœur de l’été, Orange et Canal+ ont enfin trouvé un accord qui va permettre à Orange de distribuer directement Canal+. Cela va impliquer une perte du chiffre d’affaire pour Canal+ et donc avoir un impact sur le financement du cinéma français, car les obligations de Canal+ sont basées sur un pourcentage du chiffre d'affaires de la chaîne cryptée et de ses abonnements : si les abonnements baissent, le financement baisse.

Le milieu du cinéma ne devrait pas réagir favorablement s’il y a un transfert massif des abonnés Canal vers les offres Orange. A moins que Canal+ en profite pour remettre en cause la chronologie des médias et obtienne des délais plus courts de diffusion des films après leurs sorties en salle.

Canal+ va chercher à obtenir un peu plus de souplesse avec les organisations du cinéma comme il en a obtenu après l’avis de l’Autorité de la Concurrence publié fin juin, qui lui en a accordé mais seulement sur le cinéma américain. Même si SFR, beIN Sports, Netflix ou Amazon ont permis une très sérieuse concurrence au monopole qu'était Canal+, il reste encore trop influant sur le cinéma français et l’ADLC en a tenu compte. Les nouvelles règles édictées par l'ADCL s’éteindront le 31 décembre 2019.



Que va faire Canal+ de ces nouvelles règles ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1305 le: 22 septembre 2017 05:29:03 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°250

Vers la vente partielle d’Orange ?
La mise en vente d’une partie de la participation de l’Etat dans Orange commence à prendre forme. Gervais Pellissier, directeur général délégué d'Orange, l’a laissé entendre la semaine dernière lors d’un déplacement en Pologne : "Le nouveau gouvernement est en place seulement depuis début juillet (...) Le gouvernement n'a pas fait d'annonce précise. Mais si on se base sur les annonces générales, c'est probable." (14/09)

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré à propos d’Orange : "La participation de l’Etat dans une entreprise comme Orange peut évoluer. Cependant l’Etat joue chez orange un rôle de stabilisation de l’actionnariat dans un contexte ou le secteur connait des évolutions importantes".

Fin août, lors de la présentation des résultats d’Orange, Stéphane Richard avait déclaré qu’il n'avait pas d'information sur les projets de l'Etat concernant ses 23% au capital du groupe. Toutefois sa position est connue, il l’avait rappelé lors d’un entretien au quotidien Le Monde (26/05) : "Sur le plan économique, en tant que dirigeant, cela ne pose aucun souci. L’entreprise est prête grâce à un bilan solide et de bonnes perspectives, jugées telles par le marché. Mais ce sujet n’est pas qu’économique et financier, il est aussi politique et culturel. A l’international, ce serait un avantage pour nous de ne plus avoir l’Etat dans notre capital. En France, c’est plus compliqué car la moitié du personnel est encore sous statut de fonctionnaire. C’est aussi un actionnaire de long terme. Mais des conflits d’intérêts peuvent apparaître entre l’Etat actionnaire, régulateur et stratège.".

A ce jour, l’Etat est actionnaire pour 22,95% (13,39% via la BPI et 9,56% via l’APE). La vente en totalité pourrait lui rapporter jusqu’à 9 milliards d’euros, mais il est plus probable que l’Etat ne se désengage que partiellement. Cela pourrait-il faire rentrer Vivendi ou Bouygues dans une plus vaste consolidation ?

A suivre.

Vers un New Deal dans le très haut débit ?
Cet été, lors de la relance du plan Très Haut débit par le gouvernement, et plus spécifiquement sur la 4G les opérateurs avaient demandés le report de l’échéance à 2030 pour le renouvellement des fréquences de téléphonie mobile 900, 1 800 et 2 100 mégahertz, qui arrivent à échéance en 2021 pour Orange et SFR, en 2024 pour Bouygues Telecom.

Sébastien Soriano vient de se positionner : "La volonté serait d'utiliser l'opportunité de renouvellement des fréquences pour définir de nouvelles obligations qui seront beaucoup plus ambitieuses. En échange nous pourrions par exemple envisager une stagnation des redevances versées par les opérateurs".
Pour lui ce permettrait de donner "de la visibilité au secteur (…) Il est arrivé que le gouvernement envoie des injonctions contradictoires au secteur. Je mets en garde contre une addiction excessive aux enchères juteuses par souci budgétaire (...) Il ne s'agit pas de faire de cadeau aux opérateurs mais de les soutenir alors qu'ils contribuent déjà largement au budget de l'Etat. L'effort demandé doit porter sur l'investissement plutôt que d'éventuelles redevances".

Pour le renouvellement, il n’y aurait pas d’enchères. Ce qui ne devrait pas arranger Free qui comptait sur ces enchères pour accroître sa part de licence. 

France : Vivendi qui rit
Selon Challenges[/u] (01/09), Vivendi réclame au fisc des remboursements pour un total de 422 millions d'euros. Le groupe contrôlé par l'industriel Vincent Bolloré a déjà remporté deux procès contre le fisc, qui a été condamné à lui rembourser 315 millions d'euros en 2017 et 366 millions en 2014 à la suite de litiges portant sur une ancienne niche fiscale, le bénéfice mondial consolidé (BMC).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1306 le: 25 septembre 2017 05:39:00 »
Après la publication des résultats à fin juin 2017, voici un récapitulatif sur quelques données générales publiées par Bouygues Telecom et Free. Quel est le troisième opérateur ?



Mobile
Bouygues est devant pour 501 000 clients et son écart s’accroit tranquillement avec le m2m, par contre sur le segment des forfaits (hors m2m), Free est devant pour 3,582 millions.

Fixe
Sur le fixe, depuis décembre 2013 et malgré ses efforts commerciaux, Bouygues n’a comblé l’écart avec Free que pour 393 000 clients.

Finance
Sur le chiffre d’affaire Free est devant pour 30 millions. A fin 2016, Bouygues était devant pour 39 millions, à fin 2015, Bouygues était devant pour 91 millions, alors que l’avance était de 270 millions à fin 2014 pour Bouygues et de 900 millions à fin 2013. Globalement la situation financière de Bouygues Telecom s’améliore doucement.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1307 le: 26 septembre 2017 06:33:22 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°251

Altice
Atice envisage de doubler sa taille aux États-Unis dans les cinq prochaines années a indiqué Dexter Goei, le patron de la filiale américaine : "Nous aimons le câble, le câble, le câble (...) Si nous devons faire quelque chose ce sera dans le câble", Il a écarté un rachat à court terme d'un opérateur téléphonique pour pouvoir proposer une offre mobile aux États-Unis. (Revue de presse de l’ARCEP du 14/09, via AFP, Le Figaro, Les Echos, La Tribune)

SFR
C’est le 9 octobre que SFR va être retiré de la bourse après la prise de contrôle par Altice à 100%. Cela va permettre à Patrick Drahi d’avoir le contrôle total de SFR afin de maximiser les remontées de cash et de cesser de partager les dividendes avec les actionnaires minoritaires.
Au printemps 2014, c’est juste 60% que Altice avait acheté, 12 mois après il rachetait les 18% de Vivendi et depuis P.Drahi n’avait de cesse de racheter le flottant restant. Il avait franchi la barre de 95% en août dernier ce qui ouvrait la possibilité du retrait. 

Orange
Selon satellifax (22/09), Orange pourrait lancer la commercialisation de deux téléviseurs 4K grand écran sous sa marque. Lors du dernier Show Hello, Orange avait annoncé la commercialisation cet automne d’une barre de son 3D Dolby Atmos, en partenariat avec Cabasse.
Associé avec des offres spécifiques Canal+, voilà qui pourrait donner un coup de fouet aux offres fibre.

Vivendi/Telecom Italia
Le régulateur boursier – la Consob – a conclu que Vivendi détenait bien Telecom Italia. Avec cette décision Vivendi pourrait se voir contraint de consolider les quelque 25 milliards de dettes de Telecom Italia dans ses comptes. Vivendi conteste cette décision.

De son côté, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros.

En France, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a demandé à Vivendi de lui expliquer les raisons pour lesquelles le groupe de médias considérait - avec 24% du capital de l’opérateur - ne pas détenir le contrôle de fait de Telecom Italia et qu’il avait 2/3 des sièges au Conseil d’Administration.

Ultime pression, le gouvernement italien peut ouvrir le réseau à la concurrence. Enfin, le gouvernement pourrait utiliser les pouvoirs spéciaux qui lui offre la loi dans les secteurs stratégiques. Même si Vivendi a reconnu sa participation dans Telecom Italia, Il ne va pas être facile pour Vivendi de sortir de la nasse, surtout que les conflits sont actuellement nombreux entre la France et l’Italie sur le plan économique.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1308 le: 27 septembre 2017 05:34:05 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°218

Canal+
Dans une interview accordée au Figaro (19/09), Frank Cadoret - le directeur de la distribution du groupe Canal+ - est confiant : "Au global, pour 2017, nous devrions regagner environ 100 000 clients (…) Sur le troisième trimestre, qui s'achève à la fin septembre, la croissance nette des abonnés sera d'au moins 50.000, grâce notamment à une actualité sportive exceptionnelle et une plus grande satisfaction des programmes en général. Et le quatrième trimestre devrait être encore meilleur (…) Nous comptons beaucoup sur l'accord avec Orange qui va pousser les offres Canal+ auprès de ses clients fibres"

Pour rappel au 30 juin, le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) avait baissé de 817 000 entre le T2 2016 et le T2 2017, de 70 000 sur le dernier trimestre et de 198 000 sur le semestre.

Vivendi donne 2,995 millions (2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus. A noter que sur le premier semestre, les nouveaux clients Free + Orange s’abonne à 30,2% à cette offre, au total, ils ne sont que 17% des clients de ces deux opérateurs à avoir pris l’abonnement.

Il va falloir sérieusement recruter pour arriver au chiffre de 100 000. A moins que Canal+ comptabilise déjà le nombre garanti que va lui permettre l’accord de distribution signé avec Orange et annoncé au mois de juillet.

Vivendi/Mediaset
La famille Berlusconi réclame 3 milliards d’euros à Vivendi ! Mediaset dénonce la montée hostile à son capital de Vivendi (L’Express

Pour rappel, en avril 2016, Vivendi passait un deal avec Berlusconi pour une participation croisée entre les deux groupes, mais en juillet 2016, Vivendi dénonçait cet accord et le conflit entrait sur le terrain juridique. Pour faire pression, fin décembre 2016, Vivendi a racheté 28,80% du capital de Mediaset et 29,94% des droits de vote, parallèlement la famille Berlusconi était montée à 39,7%.

Début avril 2017, le régulateur des télécoms italien avait estimé que Vivendi ne respectait pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sous peine d’une amende comprise entre 2 et 5% de son chiffre d’affaire.

Avec Telecom Italia, Vivendi possède 44,7% (40% maxi selon la loi) et avec Mediaset c’est 13,3% (10% selon la loi).  Début juin Vivendi a fait appel de la décision. Mais sur le fond et pour rester dans les limites de la loi, Vivendi préfèrerait garder Telecom Italia et trouver une solution avec la famille Berlusconi sur Mediaset.

D’autre part, Médiaset a attaqué Vivendi pour un préjudice lié notamment "à l'évolution du cours de bourse de Mediaset entre le 25 juillet et le 2 août 2016" et à son image et réclame 50 millions d’euros par mois. Soit – avec l’amende de l’AGCOM - un joli total de 570 millions.

Toutefois, des font état d’un possible accord entre l'Agcom et Vivendi pour que ce dernier réduise sa participation dans Mediaset. La solution envisagée prévoit que Vivendi transfère les actions de Mediaset au-delà du seuil de 10% dans un "blind trust". L'accord préliminaire avec l'Agcom sera examiné par les commissaires de l'autorité de tutelle lors de leur prochaine réunion prévue le 13 septembre mais une décision finale n'interviendra pas avant avril 2018.

D’autre part, Vivendi tout en sortant du capital de Mediaset pourrait ouvrir une future coentreprise dans contenus avec Mediaset Premium, Canal+ et Telecom Italia. Ce serait un moyen de sortir par le haut dans l’affaire qui oppose Bolloré à Berlusconi avec le régulateur italien en arbitre.

Vivendi s’est engagé à ne pas céder d'actions Mediaset à Telecom Italia ou à une filiale de Vivendi. Si Vivendi a accepté cet accord, il ne pourrait être temporaire car Vivendi a fait appel de la décision de l’Agcom du mois de juin. Le jugement sera rendu en février 2018. De ce côté, Vivendi devrait pouvoir desserrer le nœud.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1309 le: 28 septembre 2017 05:44:34 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°252

Stéphane Richard
Selon les informations de bfm, "Stéphane Richard est assuré de ne pas être renvoyé devant la justice avant de briguer un troisième mandat à la tête de l’opérateur télécom". En effet Bernard Tapie multipliant les recours, par ricochet cela devrait retarder la procédure et donc le procès, qui ne pourrait pas intervenir au mieux avant le mois de juin.

Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et cette partie de l’affaire (non politique)Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public

De quoi permettre à Stéphane Richard de se présenter pour un troisième mandat en mai 2018. Stéphane Richard est officiellement candidat à sa succession et en a fait l’annonce à son Conseil d’Administration. L’actuel mandat de quatre ans a été reconduit en mai 2014 jusqu’en mai 2018.

L'Etat, actionnaire d'Orange, qui détient 29 % des droits de vote (via l'Agence des participations de l'Etat et la BPI), jouera un rôle prépondérant. Il possède trois administrateurs au conseil de l'opérateur télécom.
Mais, en même temps, l’Etat pourrait se désengager partiellement du capital.

Dailymotion
Dailymotion est en petite forme, selon bfm, au 1er semestre 2017, le chiffre d'affaires est tombé à 22 millions d'euros, soit une chute de 41% en un an, les pertes pourraient atteindre 60 millions d’euros pour l’année 2017. Vivendi vient de lancer une nouvelle version de Dailymotion qui devrait faire la part belle aux contenus professionnels du groupe Vivendi (sport, divertissement, musique, actualité).
 
Racheté à 90 % par Vivendi en 2015 pour 280 millions d'euros, Dailymotion reste contrôlée à 10 % par Orange. Dailymotion revendique une audience mondiale de 300 millions de visiteurs uniques par mois, dont plus de 130 millions dans la zone Europe Moyen-Orient Afrique (Le point, 20/06).

Contentieux Orange/SFR sur le FTTH
Mi-Mai, SFR a lancé une procédure judiciaire contre Orange devant le Tribunal de commerce de Paris (Les Echos, 16/05). La plainte porte sur la couverture des zones moyennement denses (AMII).
En 2011, un accord entre Orange et SFR prévoyait un partage 80/20 entre les deux groupes, depuis SFR a été racheté et SFR veut une plus grosse part.

Mi-février, l’ARCEP avait invité : "les acteurs à aller vers un partage plus équilibré, en accord avec l'Autorité de la concurrence et le gouvernement, pour permettre une accélération du déploiement de la fibre". Depuis, rien n’a bougé.

Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) est revenu sur le sujet SFR a : "dénoncé l’accord avec Orange, qui reproduisait pour la fibre la situation du réseau de cuivre : un monopole d’infrastructures pour l’opérateur historique. Ce n’est plus la solution satisfaisante".

Orange a refusé ce nouveau partage, Stéphane Richard estimant que "SFR n'a pas tenu ses engagements, ça c'est quelque chose de marquant pour tous les responsables publics locaux et nationaux (…) Nous, on a fait plus que prévu et cette zone sera fibrée même avant 2022. Il n'y a pas lieu de chambouler le plan Très haut débit. La seule conséquence que cela aurait, c'est que cela ferait prendre du retard à tout le monde. Il faut miser sur l'efficacité." Les Echos (27/07).

Le Gouvernement commence à dessiner son plan d’actions afin d’accélérer la couverture en très haut débit du pays. Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires a donné une interview au quotidien Le Monde (27/09), sur le sujet, il ne s’agira que de modifications à la marge : "Nous pouvons aménager les frontières de chacun, mais sans remettre à mal ce qui a été fait. Nous irons plus vite avec les équilibres existants".

Un accord peut-il faire partie du deal général sur le déploiement du très haut débit ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1310 le: 29 septembre 2017 05:36:38 »
Ce tableau récapitule - à fin juin 2017 - le nombre de clients pour Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR pour le mobile (y compris mvno) et pour le fixe avec la part de marché (pdm) correspondante.



SFR poursuit sa baisse. Depuis 20 trimestres, la perte est 2,696 millions de clients. Sur le dernier trimestre, c’est Bouygues qui en profite le plus (+0,2%), Free et Orange se partage la même chose (+0,1%).   

Depuis l'arrivée de Free Mobile et le rachat de SFR, les cartes ont été redistribuées. Depuis fin 2012, SFR (ensemble des segments) a perdu 6,6 points et 2,5 millions de clients. Orange (mvno et prépayés) a perdu 2,1 points mais gagné 3,8 millions de client, Bouygues gagne 1,7 point et 3,8 millions de clients, Free 7 points et 9 millions de clients, ce qui lui vaut d’avoir pris la troisième place à Bouygues Telecom. Toutefois, depuis 18 mois, Bouygues refait un peu son retard.   

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Pour SFR, les clients de Virgin Mobile et ceux de Numericable sont inclus à partir de 2012.
- Le(s) Mvno(s) sont inclus chez leur(s) opérateur(s) hébergeur(s).
- Orange compte 43,174 millions de clients, soit 40,8% du total.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1311 le: 02 octobre 2017 07:58:19 »
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine) à fin mars 2017.

Pour l’ARCEP, la définition du parc MtoM est la suivante : «cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d'équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). Les communications provenant de ces cartes sont généralement réalisées sans intervention humaine. Ces cartes sont par exemple utilisées pour le traçage des objets et outils de travail (flottes de véhicules, machines...), à des fins d'actualisation de données (relevés à distance de compteurs, de capteurs...), d'identification et de surveillance de tous ordres (alarmes, interventions à distance,...), la liste de ces usages n'étant pas exhaustive. Les cartes sont comptabilisées que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives.».



Précisions
- Au T2 2017, Orange avec 6,829 millions de cartes SIM est à 49,9 % de parts de marché et a progressé de 2,218 millions de cartes sur 12 mois, soit un gain de 48,1% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, SFR et Orange.

Orange s’approche tranquillement des 50% des parts de marché. C’est ce segment qui lui permet de rester dynamique sur le segment des forfaits. SFR retrouve quelques couleurs en volume, mais cela reste très modeste et poursuit sa baisse. Bouygues arrive à tirer son épingle du jeu et les autres acteurs essayent de rester dans le coup. Free n'est pas présent sur ce marché.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1312 le: 03 octobre 2017 07:59:01 »
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange, SFR et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine). Deuxième récapitulatif : l'impact des forfaits m2m par rapport à l'ensemble des forfaits.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Orange, SFR et l’ARCEP à fin juin.
- Au T2 2017, Orange avec 6,829 millions de cartes sim sur 30,850 millions de forfaits, soit un pourcentage de 22,1%.

Pour Orange, comme pour Bouygues Telecom, il y a une sérieuse montée en charge de ce segment. A travers son plan Perspectives 2020, Orange mise gros sur les objets connectés : “Sur le milliard d'euros de diversifications que nous visons d'ici 2020, 600 millions doivent venir de ce segment.”.

Lors d’une interview au Jdd (11/06), Stéphane Richard est revenu sur le sujet : "C'est l'avenir et un réseau indispensable pour Orange qui se développe dans les services financiers et les objets connectés. Nous voulons occuper une place dans l'écosystème de l'Internet des objets, qui couvrira demain des domaines aussi vastes que la santé, la maison et l'industrie.".

Pour Orange, la proportion du m2m a pris 5,4 points sur les 12 derniers mois Bouygues est également sur une courbe ascendante et confirme sa deuxième place en proportion. Toujours pas de données sur ce que cela représente au niveau du chiffre d’affaire sur ce segment plus « protégé » de la téléphonie mobile.



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1313 le: 04 octobre 2017 07:51:53 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°253

Stéphane Richard a accordé une interview au quotidien Les Echos (29/09), il y revient sur quelques sujet d’actualité. La question de la participation de l’Etat n’a pas été abordé, certainement un oubli ou un manque de place ? 

Sur Orange
Alors qu’Orange compte lancer Orange Bank début novembre et se développer dans le cyber sécurité, Stéphane Richard devrait présenter début décembre les grandes lignes de sa vision à long terme pour Orange ? Cela devrait s’articuler comme suit : "Le groupe doit se renforcer dans de nouveaux métiers, autour de la data, de la relation client digitale ou de l'intelligence artificielle".

Cela passera-t-il par le rachat de sociétés ? C’est quasiment inévitable, Orange n’ayant pas assez (ou pas du tout) de connaissances sur ces sujets.

Sur la consolidation
Sujet au point mort en France comme en Europe : "Je ne vois pas aujourd'hui de projet créateur de valeur et réalisable. Les conditions politiques, économiques et sociales actuelles ne le permettent pas. (…) Bouygues est dans une logique de développement solitaire. A court terme, il n'y a guère de possibilités de rapprochement. Pour Vivendi, il n'y a aucune discussion. Vivendi c'est un mix de contenus dont certains, comme la musique, ne sont pas pertinents pour Orange. Certes Vivendi détient 25% de Télécom Italia mais nous ne sommes pas intéressés à les reprendre. Quant à Canal+, la stratégie de partenariat renforcé me va bien".

Promesse de gascon (ou de cévenol) ?

Sur les contenus
Stéphane Richard reste sur sa ligne et ne veut pas de «danseuse». Il annonce qu’OCS a dépassé les 2,7 millions de clients et qu’Orange ne sera pas directement candidat pour acquérir des lots du futur appel d’offre et n’est pas inquiet en cas de succès de SFR, car celui-ci sera obliger d’en passer par Orange pour amortir ses investissements. Mais pour lui, Canal+ et beIN SPORTS feront tout pour garder des droits vitaux.

Le passage chez SFR ne serait pas une bonne nouvelle pour Orange, mais cela ne serait pas un désastre non plus, mais il lui faudrait faire profil bas et passer un accord avec SFR.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1314 le: 06 octobre 2017 05:54:46 »
L'ARCEP vient de publier "les chiffres de l'observatoire des marchés des services de communications électroniques au T2 2017".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,0%, c’est en encore baisse par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 825 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 145 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,9 millions, soit un recul de 538 000 sur un an et une baisse de 168 000 sur le trimestre.

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 6,144 millions, soit une hausse de 1,363 million (dont 878 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 311 000 (dont 214 000 pour le Ftth) sur le trimestre. CE qui donne un (relatif ) petit trimestre de hausse.

Pour l’ARCEP : "La part des accès haut débit baisse ainsi de 4 points en un an au profit de ceux à très haut débit, qui représentent 22% des accès fin juin 2017".

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,290 millions de clients et a recruté 367 000 nouveaux clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une augmentation de 3,4% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1315 le: 09 octobre 2017 05:37:35 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°254

Le gouvernement et le THD
Le Gouvernement commence a tracé son plan d’action afin d’accélérer la couverture en très haut débit du pays. Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires a donné une interview au quotidien Le Monde (27/09) et fait le point. Résultat final dans quelques semaines. Le deal général semble se dessiner et le "plan" de SFR n'arrive décidément pas à convaincre. 

Concernant les devoirs : "ils (les opérateurs) devront désormais prendre des engagements contraignants en matière de couverture, à travers un dispositif législatif qui les expose à des sanctions s’ils ne déploient pas assez vite. Nous ne sommes plus dans un schéma de bonne volonté, mais dans une logique d’engagements contraignants. Ils nous ont donné leur accord de principe".
Sur les droits (en téléphonie mobile) : " En contrepartie, l’Etat dispose de leviers d’action : il peut agir sur les taxes prélevées sur les infrastructures ou sur le coût des fréquences dont ont besoin les opérateurs. Nous sommes prêts à ouvrir des négociations et à faire un effort sur ces fréquences en échange d’un engagement financier significatif de la part des opérateurs.".

Au sujet du « plan » de SFR : "C’est une très bonne nouvelle d’entendre que SFR souhaite investir. Je suis ensuite très prudent avec les effets d’annonce. Comme le disait Mounir Mahjoubi, il n’y avait pas de chèque avec leur proposition".
De façon plus globale : "Aménager un territoire ne peut se faire que dans le cadre d’une discussion avec une collectivité. Il n’est pas concevable d’aller creuser des tranchées sans l’accord des collectivités. En outre, nous ne laisserons pas un opérateur se développer dans une ville intéressante et délaisser des zones jugées moins porteuses".

Orange et la Fibre
Stéphane Richard a accordé une interview au quotidien Les Echos (29/09), il y revient sur quelques sujet d’actualité et notamment sur le déploiement de la fibre. 

Stéphane Richard affiche la sérénité du leader : "Nous sommes à fond derrière le gouvernement dans le dossier de la fibre. (…) Orange couvrira toutes les grandes villes mi-2018, et les moyennes agglomérations d'ici à 2021. Dans les campagnes, contrairement à SFR, nous jouons la carte des collectivités territoriales et de l'Etat qui cofinancent les réseaux, en étant un partenaire engagé à leurs côtés. Avec 2,5 millions de prises nouvelles par an, hors RIP, notre outil de production tourne à plein régime. Il ne faut pas remettre en cause le cadre actuel".

Sur SFR, il flingue sec : "Je ne crois pas au réalisme et à la crédibilité des annonces de SFR dans ce domaine (…) L'investissement que représenterait un tel projet se chiffre en milliards d'euros. Il viendrait dupliquer des réseaux déjà en construction, cela n'a pas de sens, et ne serait pas rentable".

Vivendi/Telecom Italia
Telecom Italia a annoncé la création d'une co-entreprise avec Canal+ afin d’être convergent entre télécoms et médias. Cette société pourra acquérir des droits audiovisuels et produire des films et séries. Pour le sport, cela tombe bien, car les droits tv du football italien n’ont toujours pas été attribués. Alors que les dirigeants en attendaient 1,2 milliard d’euros pour la période 2018-2021, seul Sky a fait une offre de 500 millions d’euros. Médiaset n’a pas répondu à l’appel d’offre. L’appel d’offre est reporté à la fin de l’année. Télécom Italia en sera-t-il ? Cette co-entreprise pourrait pousser Mediaset (propriété de la famille Berlusconi) à trouver un compromis avec Vivendi.
D’autre part, le gouvernement italien a lancé une procédure contre Vivendi et lui reproche de ne pas avoir notifié la prise de contrôle de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros. Vivendi conteste cette vision des choses, mais vient de nommer Amos Genish, venu de Vivendi, au poste de directeur général de Telecom Italia.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1316 le: 10 octobre 2017 05:38:28 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°219

Jeux Olympiques 2024
La concurrence va être rude pour remporter les droits de diffusion en clair. TF1 a fait acte de candidature, mais – selon la formule consacrée - pas "à n'importe quel prix". M6 serait également sur le coup, mais pour les sports collectifs.
Pour rappel, les JO font partie des événements sportifs dits « d'importance majeure » listés par décret, et qui doivent être retransmis en direct et en intégralité sur une chaîne à accès libre.
Il y a deux ans, Discovery (maison mère d'Eurosport) a déboursé 1,3 milliard d'euros pour acquérir les droits en Europe pour les éditions de 2018 à 2024, qu'il va revendre ensuite. France Télévision aurait déboursé 45 millions d'euros pour Rio, selon une note du Ministère des sports (Les Echos, 27/09)

Droits des Bleus
TF1 a confirmé le deal avec M6 pour la diffusion des matches de l'équipe de France de football. Le président de M6 l’avait annoncé lors d’une interview au quotidien Le Monde (16-17/10/2016) que "nous devrions partager les droits de l’équipe de France de football à partir du deuxième semestre 2018".

De fait, la perte de la totalité des droits est quand même une petite révolution pour TF1. M6 et TF1 ont en effet formulé une offre commune pour les matches de qualification de l'équipe de France à l'Euro 2020 et à la Coupe du monde 2022, ainsi que les rencontres des Bleus au sein de la Ligue des Nations, nouvelle compétition lancée par l'UEFA en septembre 2018.

Canal+
Télérama révèle de mauvais chiffres concernent les abonnements de Canal+, d’après le magazine : "de janvier à avril, Canal+ a perdu 154 000 abonnés. Selon un point effectué pendant le comité d’entreprise le 31 août, on en serait à moins 257 000 fin juillet. Si cette tendance se confirme, on approcherait les 500 000 sur l’ensemble de 2017.".

Dans une interview accordée au Figaro (19/09), Frank Cadoret - le directeur de la distribution du groupe Canal+ - est confiant : "Au global, pour 2017, nous devrions regagner environ 100 000 clients (…) Sur le troisième trimestre, qui s'achève à la fin septembre, la croissance nette des abonnés sera d'au moins 50.000, grâce notamment à une actualité sportive exceptionnelle et une plus grande satisfaction des programmes en général. Et le quatrième trimestre devrait être encore meilleur (…) Nous comptons beaucoup sur l'accord avec Orange qui va pousser les offres Canal+ auprès de ses clients fibres"

Il va falloir sérieusement recruter pour arriver au chiffre de 100 000. A moins que Canal+ comptabilise déjà le nombre garanti que va lui permettre l’accord de distribution signé avec Orange et annoncé au mois de juillet.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1317 le: 11 octobre 2017 05:40:05 »
Après la publication des résultats des opérateurs à fin juin 2017, il est possible de synthétiser l’évolution du chiffre d’affaire et de l'Ebitda.

Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Le chiffre d'affaire d'Orange France a augmenté de 0,2% entre le T2 2016 et le T2 2017.



Le détail
Bouygues Telecom poursuit son redressement et voit sa rentabilité remontée au delà des 20%. Un événement.

Free est dans la continuité. Sur ce trimestre, Free passe devant Bouygues Telecom pour 30 millions (2 millions sur le T1).

Orange France, est dans le vert. Là, c’est historique. Les services mobiles sont toujours dans le roug, mais le Ftth commence à donner des résultats.

SFR, malgré la perte de clients sur le fixe, SFR voit son chiffre d’affaire remonter légèrement avec la hausse de ses clients postpayés mobiles, mais voit sa rentabilité baisser.

Pour rappel, les résultats à fin juin 2016

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1318 le: 12 octobre 2017 05:34:11 »
Après la publication de l’observatoire de l’AFNR au 30 septembre, un récapitulatif sur les supports 4G en service via l’observatoire  2G, 3G et 4G publié par l’ANFR.

Avec 48,929 sites, le cumul des supports 4G en service augmente de 6,8% par rapport à juin 2017 ce qui est une petite baisse de l'augmentation par rapport au trimestre précédent et de 28,6% par rapport à décembre 2016.



Bouygues est premier : 13,797 sites en service, soit une augmentation de 6,7% par rapport au 30 juin et de 45,8% sur un an.
SFR repasse numéro 2 avec 13,277 sites, soit une augmentation de 8,6% par rapport au 30 juin et de 64,8% sur un an. 
Orange est repassé troisième : 12,935 sites, soit une augmentation de 5,1% par rapport au 30 juin et de 37,7% sur un an.
Free ferme la marche avec 8,920 sites,  soit une augmentation de 6,8% par rapport au 30 juin et de 29,1% sur un an.

SFR qui n’avait plus vraiment le choix a rattrapé son retard et se tire la bourre avec Orange pour la place de numéro 2, Orange de son coté est sortie de sa léthargie et a repris un peu sa marche en avant, mais pas assez pour garder sa deuxième place. Bouygues (via la mutualisation avec SFR) poursuit fortement sa route, mais semble gérer. Free, avance mais a mis le pied sur le frein. A terme, et en poursuivant à ce rythme, SFR pourrait passer devant Bouygues et revendiquer la plus grand part d’antennes 4G en service.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1319 le: 13 octobre 2017 05:32:01 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°255
 
Stéphane Richard
Stéphane Richard a accordé une interview au quotidien Les Echos (29/09), il y revient sur l’affaire Tapie : "Ma situation judiciaire n'a pas évolué depuis 2013. Si le juge, comme c'est prévisible, décide de renvoyer l'affaire, il y aura un procès. Je répondrai aux accusations, que je considère comme infamantes et infondées, qui sont portées contre moi. Il y aura une décision de justice et il reviendra alors au conseil d'administration d'évaluer la situation le moment venu. Nous n'y sommes pas.".

Pour rappel, selon les informations de bfm, "Stéphane Richard est assuré de ne pas être renvoyé devant la justice avant de briguer un troisième mandat à la tête de l’opérateur télécom". En effet Bernard Tapie multipliant les recours, par ricochet cela devrait retarder la procédure et donc le procès, qui ne pourrait pas intervenir au mieux avant le mois de juin 2018.

Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et cette partie de l’affaire (non politique)Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public

De quoi permettre à Stéphane Richard de se présenter pour un troisième mandat en mai 2018. Stéphane Richard est officiellement candidat à sa succession et en a fait l’annonce à son Conseil d’Administration. L’actuel mandat de quatre ans a été reconduit en mai 2014 jusqu’en mai 2018.

L'Etat, actionnaire d'Orange, qui détient 29 % des droits de vote (via l'Agence des participations de l'Etat et la BPI), jouera un rôle prépondérant. Il possède trois administrateurs au conseil de l'opérateur télécom. Mais, en même temps, l’Etat pourrait se désengager partiellement du capital.

Orange et Canal+
Suite à l’annonce de son partenariat avec Canal+ et pour ses clients fibre, Orange vient d’annoncer une offre spécifique Canal+ Essentiel à 14,90€ au lieu de 19,90€.
Début juillet, Orange a annoncé un simple accord avec Canal Plus, alors qu’il avait été question d’un rachat ou d’une prise de participation et même d’un accord plus global avec Vivendi avec une prise de participation dans Telecom Italia.

A l’annonce de cet accord, Stéphane Richard déclarait : "il est capital que notre produit fibre soit le plus attractif possible, pour assurer la migration vers la fibre".

Orange espère faire de Canal+ un produit d’appel pour son offre fibre et conquérir un million de clients avec cette offre d'ici 2020. Le nombre de clients abonnés à Canal+ serait à ce jour de 900 000. C’est Orange qui facturera directement et plus Canal+, ce qui lui permettra d’avoir un ARPU plus important, mais devra aussi assumer le service client. 

En échange d’un tarif préférentiel, Orange assure à Canal+ jusqu'en 2020 un revenu minimal garanti de plusieurs centaines de millions d’euros. Cela va permettre à Canal+ d’avoir un peu plus de moyens afin de postuler pour les futurs droits de la Ligue 1. 2020 étant la date de fin des droits actuels de Ligue 1, si Canal+ échoue à renouveler ses droits, Orange se désengagera t-il ?

Kiosque numérique chez Orange
Orange va enrichir son offre de contenus avec un kiosque de presse numérique (via Epresse) et des bandes dessinées (a plate-forme de BD numérique Izneo de la Fnac) gratuitement pour la plupart de ses abonnés pendant une période de 6 mois. Ensuite les options seront facturées à 9,99€ par mois.

Depuis fin août, Canal+ offre le quotidien l’Equipe avec son offre « intégrale », cela fait suite au lancement fin mars dernier d’une offre presse avec le Kiosk. Cela vient s’ajouter à SFR Presse (propriétaire d’un groupe de presse) lancé en avril 2016. Bouygues a également lancé une offre avec Le Kiosk.
 
Pour rappel, depuis quelques semaines, ces offres de kiosques numériques sont dans le collimateur de Bercy et plus particulièrement pour l’optimisation fiscale utilisée par SFR et dans une moindre mesure par Bouygues Telecom. Ces kiosques permettent de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc cela serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins.

Le fisc va donc appliquer le taux de TVA réduite de la presse de 2,1 % que sur les journaux effectivement téléchargés par les internautes. Quid chez Orange ?

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1320 le: 16 octobre 2017 06:21:46 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°220

Chiffre d’affaire du Top5
Selon une étude du cabinet Deloitte, sur le chiffre d'affaires du football européen, Il y a eu explosion des droits télévisés (+14% en un an), et ont atteint 6,6 milliards d'euros en 2015/2016 dans les cinq grands championnats et représentent quasiment la moitié (49%) des revenus des clubs.
Le chiffre d’affaire a atteint 24,6 milliards d'euros lors de la saison 2015/2016, en hausse de 13% par rapport à la saison précédente. Cette croissance à deux chiffres a été tirée par les cinq principaux championnats européens (Premier League, Bundesliga, Liga, Ligue 1 et Serie A), dont les revenus ont plus que doublé lors de la dernière décennie pour culminer à 13,4 milliards d'euros.
Par ailleurs, le sponsorship et les autres activités commerciales s'élèvent à 4,6 milliards d'euros et représentent 34% des revenus du football européen.
C’et la Premier League (Angleterre) qui est le championnat européen qui a généré le plus de revenus en 2015/2016 (4,9 milliards d'euros) devant la Bundesliga (2,7 milliards), l'Espagne (2,4 milliards), l'Italie (1,9 milliard) et la Ligue 1 (1,5 milliard).

Valorisation des clubs européens
Il y a quelques mois, le cabinet KPMG a publié une étude sur la valorisation financière des principaux clubs de foot européens.
Avec leurs droits tv astronomiques, il y a 6 clubs anglais dans les 10 premiers. Les clubs anglais représentent 40% du total. Le PSG est 11ème et baisse d’une place et l’OL en gagne 5, grâce à son nouveau stade. 
Avec un montant de 29,9 Milliards €, la valeur financière totale des 32 clubs de football européens du classement a augmenté de 14 % par rapport à 2016.Pour KPMG : "La valeur totale des 32 clubs européens démontre que le football, en tant qu’industrie, vit une belle phase de croissance. Si cela s’explique notamment par le bond des droits de diffusion TV, cette progression se confirme aussi grâce à des investissements dans des infrastructures modernes et privées et des pratiques d’investissements plus soutenables.".

« Modifié: 16 octobre 2017 06:24:06 par Hammett »


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1321 le: 17 octobre 2017 05:40:44 »
Début octobre, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du deuxième trimestre 2017. Un point a été fait sur les revenus des opérateurs.
Malgré la montée en charge du très haut débit, les revenus (HT) sur le fixe continu de décroitre de 0,6% sur un an. Pour les revenus (HT) des opérateurs sur le mobile (hors m2m), la hausse se poursuit. Globalement, cela reste négatif, alors que le T1 avait été positif.



Pour rappel, le récapitulatif du CA par opérateur à fin juin 2017.



Début mai, L’ARCEP avait également publié un récapitulatif sur le revenu des opérateurs depuis 1998. Depuis 2010, les revenus ont baissé de 17,7%, sur l’année 2016, la baisse est de 0,8%. La baisse est moins forte, mais elle est toujours là. L’année 2017, sera t-elle une année de croissance ?

« Modifié: 17 octobre 2017 05:48:50 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1322 le: 18 octobre 2017 05:43:17 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°256

Bouygues Telecom
Olivier Roussat - le pédégé de Bouygues Telecom - a fait le point lors d’une interview à BFM (09/10).

Alors que des interrogations se posent sur la capacité de Bouygues à assurer de lourds investissements sur le très haut débit fixe et mobile, pour lui, Bouygues a les moyens de ses ambitions : "Notre entreprise refait des bénéfices et dégage à nouveau des niveaux de cash suffisants pour assurer la totalité de ses investissements. On est en train de repartir et pas seulement d'atteindre un palier (…) Primo, le marché est rentable. Tous les acteurs gagnent de l'argent. Deuxio, tous les acteurs dégagent suffisamment d'argent nécessaire à leur développement, alors que les télécoms consomment beaucoup de capital. Le secteur est donc non seulement rentable, il est viable".
 
Concernant la fibre optique, il se montre plutôt confiant et souhaite profiter à plein du cadre réglementaire actuel : "Nous avons la plus petite base d'abonnés aux réseaux fixes du marché. Ce qui était important pour nous, c'était d'investir dans la fibre optique au rythme d'accroissement de notre base de clients. La régulation actuelle fait que si un opérateur investit 1 milliard d'euros, il a accès à 5% de la totalité des prises en fibre optique disponibles dans l'Hexagone. La réglementation nous permet de grossir progressivement".

Ce qui permet à Bouygues de pouvoir suivre le rythme des investissements. Mais cela sera-t-il suffisant par rapport à la concurrence ?

Altice
Altice vient d’annoncer qu’il venait de refinancer 4 milliards d'euros de dettes. Cela va permettre au groupe de se donner plus de temps pour rembourser sa dette, ainsi la maturité moyenne de la dette passe à 6,6 ans et gagner 36 millions d’euros par an sur les coûts d'intérêts.
C'est la deuxième fois cette année qu'Altice restructure une partie de sa dette. En mars dernier, le groupe avait déjà levé 2,3 milliards d'euros. En comptant la nouvelle opération, le groupe a refinancé pour environ 34,8 milliards d'euros de dettes au total ces dix-huit derniers mois.

Bref, cela donne du mou et permet à Altice de mettre en place sa stratégie industrielle et commerciale, mais cela ne règle pas le montant de la dette qui reste de 50 milliards Challenges (09/10).

Vivendi/Italie
Le président du Conseil, Paolo Gentiloni, a signé un décret autorisant le gouvernement à recourir à ses pouvoirs spéciaux ("golden power") sur Telecom Italia. Ces pouvoirs spéciaux - qui n'ont jamais été utilisés par Rome jusqu'à présent - permettent au gouvernement d'opposer son veto à certaines décisions, dont des ventes d'actifs, des opérations de fusion et tout changement de contrôle des sociétés considérées comme étant d'importance stratégique pour le pays.

L'Italie exige que tous les domaines relevant de la sécurité nationale au sein de TIM, y compris ses filiales de câbles sous-marins Sparkle et de logiciels Telsy, soient confiés à une personnalité italienne approuvée par l'Etat.Dans un communiqué publié après une réunion ministérielle, le gouvernement a demandé à Telecom Italia de faire en sorte que ses actifs relevant de la sécurité nationale fonctionnent en tant qu'entités autonomes sur les plans des finances, du personnel et de la stratégie. Il n'est toutefois pas allé jusqu'à demander explicitement que ces actifs soient placés dans des entités distinctes du groupe.

Telecom Italia, qui dispose de 90 jours pour se mettre en conformité avec ces exigences, a affirmé qu'il respectait déjà partiellement ces demandes (Reuters, 17/10).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1323 le: 19 octobre 2017 05:47:10 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°221

Ligue 1
L’arrivée de Neymar et la concurrence entre beIN Sports, Canal+ et Altice pourraient avancer le lancement de l’appel d’offre des droits tv de ligue 1. Les droits actuels courent jusqu’à la fin de la saison 2019/2020, mais la LFP (Ligue de Football Professionnel) pourrait profiter de ce bon alignement des planètes afin de faire monter les prix.
Selon Bloomberg, le prix minimum demandé grimperait à 1,2 milliards d’euros contre 750 millions actuellement, soit une augmentation de 60%, d’autre part, Bloomberg annonce un possible lancement de cet appel d’offre dès cet automne.
Dans le quotidien l’Equipe du 11/10, pour Philippe Bailly (président du cabinet de conseil NPA), l’augmentation moyenne dans les autres grands championnats européens a été de 54% environ. D’autre part, la LFP pourra toujours utiliser l’épouvantail des GAFA pour faire monter les prix et les enchères.

Le quotidien l'Equipe a publié une infographie. Si les droits tv atteignaient 1,2 ou 1,5 milliards, voilà ce que pourraient toucher les clubs de ligue 1 (selon les mêmes clés de répartition).



Bref, les grandes manœuvres ne font que commencer.

Calcio
Les droits internationaux du championnat de football italien ont explosé. Ils atteignent 371 millions d'euros par an pour la période 2018-2021, alors que ce montant étaient de 186 millions pour la période 2015-2018. En ce qui concerne le marché domestique, les droits se montent à 945 millions d'euros par an sur la période 2015-2018 et les nouveaux droits devraient être attribués avant la fin de l’année.

Foot féminin
Certains droits tv détenus par la FFF viennent d’être mis aux enchères. D’abord, les droits de l'équipe de France féminine, soit dix à douze matches internationaux par saison, pour la période 2018-2023. Ensuite, les droits des Espoirs masculins et féminins (moins de 16 ans à moins de 20 ans). Enfin, la D1 féminine, pour la période 2018-2021. Depuis son arrivée dans le PAF en 2011, le prix de la D1 est passé de 110 000 € par saison à 150 000 € (2012-2014) puis 200 000 € actuellement, acquittés par France Télés et Eurosport.
Réponses à partir du 8 novembre.
« Modifié: 19 octobre 2017 05:50:24 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1324 le: 20 octobre 2017 05:27:36 »
Un point sur quelques données autour du dégroupage.

Chiffres de l’ARCEP
Au 30 juin, l’ARCEP compte 499 000 lignes dégroupées avec le maintien de la ligne Orange contre 540 000 à fin 2016, 621 000 à fin 2015, 710 000 à fin 2014, 793 000 à fin 2013 et 1,194 millions à fin 2010. C’est une baisse de 58,0% en 6,5 années. Le rythme de baisse est toujours important.

Concernant le dégroupage total, l’ARCEP compte 11,536 millions de lignes totalement dégroupées, 11,594 à fin 2016, 11,730 millions à fin 2015, 11,556 millions à fin 2014, 10,805 millions à fin 2013, 10,004 millions à fin 2012, 8,886 millions à fin 2011 et 7,794 millions à fin 2010. C’est une augmentation de 48,0% sur 6,5 années et cela signe une petite diminution sur le premier semestre.

L’ARCEP compte 12 531 NRA dégroupés (dont 421 NRA-ZO et 1 873 NRA-MeD), soit 527 NRA dégroupés au cours du T1 (518 sur le T1, 485 sur le T4, 540 sur le T3). 94,6% de la population est couverte par un NRA dégroupé (94,1%pour le T1, 93,9% pour le T4, 93,5% pour le T3). Il reste 6 849 NRA à dégrouper.

Free
Free ne donne pas de chiffres. Pour François04, les ND étaient à 118 000 à fin juin, soit 1,8% des clients
A fin 2016, les non dégroupés étaient 147 000, soit 2,3% des clients. 
A fin 2015, les non-dégroupés chez Free représentaient 172 000 clients soit 2,8% du total de ses clients. A fin 2014, les non-dégroupés étaient 268 000, soit 3,6% des clients. A fin 2013, c’était 293 000 soit 5,2% des clients. A fin 2010, c’était 490 000 à fin 2010, soit 10,8% des clients.

Bouygues Telecom et SFR
Il serait intéressant de connaitre ces statistiques pour Bouygues Telecom et pour SFR. On sait que Bouygues a sérieusement accéléré de ce coté. Au mois de juin 2014, Bouygues avait promis de dégrouper 1500 NRA soit 6 millions de ligne.
A ce jour, pour Ariase Bouygues est à 2,394 NRA de dégroupés en propre, SFR à 7,524 et Free à 9,612. Orange de son coté en équipe 14,527 NRA pour proposer son service tv, pour un total de 19,457 NRA.

Orange
Chez Orange, (il n’y a pas de dégroupage), le nombre de clients payant (chez Orange ou concurrence) l’abonnement téléphonique est de 6,745 à fin juin 2017, de 7,173 millions de clients à fin décembre 2016, de 8,134 millions à fin 2015, de 9,204 millions à fin 2014, de 10,516 millions à fin 2013, de 11,827 millions à fin 2012, de 13,681 millions à fin 2011 et de 15,773 millions à fin 2010.
C’est une baisse de 9,028 millions en 6,5 années et de 868 000 (11,4%) sur un an. C’est un rythme de baisse identique depuis quelques trimestres. Cela explique aussi une partie de la baisse du chiffre d’affaire pour Orange.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1325 le: 23 octobre 2017 06:14:07 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°257
 
Chronologie des médias, quoi de neuf ? 
Pour rappel, c’est un accord de juillet 2009 qui régit la diffusion de films après sa sortie en salle. Depuis cela n’a pas beaucoup bougé malgré quelques rapports publiés et l’arrivée de Netflix, Amazon et consorts.

Reste que raccourcir la chronologie ne va pas être simple et pourraient faire des perdants. Les exploitants qui auraient mois de temps pour l’exploitation en salle, les distributeurs qui vivent de la vente des DVD et de la VOD, car ils n’auraient plus que 2 mois pour exploiter un film.

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a déclaré lors d’une interview au quotidien Les Echos (19/09) : "Nous allons nommer un médiateur très bientôt et nous nous donnons six mois avant de légiférer".

Le ministère semble reconnaitre que 36 mois avant de proposer de la SVAD est un peu long. En juillet, le Sénat a fixé à juillet 2018 l'échéance de la chronologie des médias actuelle. Certaines associations professionnelles préconisent un aménagement en échange d’investissements pérennes, à l’image des contrats sur les droits sportifs et encourager ceux qui investissement à pouvoir sortir les films plus tôt après leur sortie et encourager ainsi un modèle vertueux.

L’accord devra être rediscuté dans les prochains mois (maxi juillet 2018), et au minimum, un léger consensus apparait pour que les films qui sortent dans très peu de salles ou qui réalisent de faibles entrées aient un cycle plus court. Une autre proposition serait de diminuer les délais pour les plateformes vertueuses, c’est-à-dire celles qui financent la création d’œuvres françaises ou européennes (et qui payent des impôts ?) 

Pour rappel Canal+ produit le cinéma français et européen à hauteur de 140 millions par an, France Télévisions de 70 millions. OCS de 35 millions et Altice de 10 millions.

Rien de bien révolutionnaire, par rapport à la demande de sortie en salles et sur l’ensemble des supports.

Sujet annexe mais qui a son importance. Canal+ est le plus gros contributeur financier de cinéma français. En 2015, Canal+ a signé les organisations professionnelles du Cinéma un accord qui prévoit un financement du cinéma par la chaine cryptée à hauteur de 12,5% pour l’acquisition d’œuvres européennes dont 9,5% pour les œuvres françaises. Mais avec la perte de ses abonnés Canal+ souhaite renégocier cet accord afin de réduire les frais, d’autant qu’il a segmenté ses offres l’hiver dernier. Canal+ voudrait voir diffuser les œuvres six mois après leur sortie au cinéma, contre dix aujourd’hui.

Chronologie actuelle des médias

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1326 le: 24 octobre 2017 05:27:53 »
Avant la publication la vague de résultats sur le fixe et le mobile du troisième trimestre 2017, un rappel sur les chiffres arrêtés au 30 juin 2017.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du T3 2017
Orange, le 26 octobre (avant bourse).
Altice, le 2 novembre (avant bourse).
ARCEP, services mobiles, le 9 novembre (après bourse).
Bouygues Télécom, le 16 novembre (avant bourse).
Vivendi, le 16 novembre (après bourse).
Free, le ???? (avant bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 30 novembre (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 11 janvier (après bourse).

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


3  - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI
[

Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,290 millions de clients et a recruté 367 000 nouveaux clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une augmentation de 3,4% de sa base clientèle.

4- Le très haut débit
Récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts), mais hors petits opérateurs.
 


5  - Parts de conquête
Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête,
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête,
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1327 le: 25 octobre 2017 05:39:56 »
Avant la publication des chiffres sur le fixe et le mobile du deuxième trimestre 2017, un rappel sur les chiffres arrêtés au 30 juin 2017.

Deuxième partie : la téléphonie mobile

1 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des Opérateurs


Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 31,884 millions de clients et a gagné 2,181 millions de clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une hausse de 7,3%.

2 – Parts de marché sur les forfaits (avec M2M)


Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T2, Orange compte 30,850 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 40,4%, et une hausse de 3,169 millions cartes sim et de 11,4% de sa base client sur 12 mois.
- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranche du total ARCEP (parc total + m2m).
- Pour les mvno, Orange isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu  surreprésentés.

3 - Parts de conquête sur les forfaits mobiles grands publics sur 2017 :
Sur le T2
Free, 200 000 nouveaux clients, soit 41,3% de parts de conquête,
Orange 150 000, soit 31,0%.
Bouygues 110 000, soit 22,7%,
SFR 24 000, soit 5,0%
Total 484 000

Sur le T1
Free, 240 000 nouveaux clients, soit 40% de parts de conquête,
SFR 157 000, soit 26,1%
Bouygues 130 000, soit 21,7%,
Orange 73 000, soit 12,2%.
Total 600 000


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1328 le: 26 octobre 2017 07:33:15 »
Orange vient de présenter ses résultats au 30 septembre 2017. C’est un trimestre qui est bon. C’est toujours bon sur le ftth, Open et Sosh retrouve des couleurs. Dans le mobile, c’est solide sur les forfaits avec le m2m, mais ce sont les particuliers font mieux ! Là aussi une première depuis des lustres. C’est toujours en baisse sur le prépayé.

Sur le fixe Orange estime sa part de marché à 40,3% en légère augmentation sur un an et une part de conquête sur le T3 de de 50,0%.

En France, le chiffre d’affaire augmente de 0,2% (+0,5% au T2, -0,1% au T1, -0,8% au T4, -0,-6% au T3, -1,7% au T2, -0,7% au T1, -0,1% au T4, -0,6% au T3). Pour Orange, ce sont les services fixes qui permettent un deuxième trimestre de croissance, les services mobiles sont toujours en baisse.



Fixe
La Fibre Optique est en augmentation de 145 000 soit une hausse de 547 000 sur un an. C’est un bon trimestre pour Orange. Le nombre de clients ADSL poursuit sa baisse. 

Téléphonie mobile
Un trimestre solide, avec un gain de 474 000 cartes sim. Les forfaits gagnent 591 000 nouveaux clients (+239 000 M2M et +353 000 pour le grand public), comme d’habitude, le prépayé poursuit sa chute avec -117 000.
Sosh continue de progresser avec 3,554 millions de clients, soit +116 000 sur le trimestre et 345 000 sur un an. Les Mvno ne représentent plus que 848 000 contre 7361 000 clients pour le T3 2017,
 
Source : Communiqué de presse Orange.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1329 le: 27 octobre 2017 05:14:13 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°222

Rugby
Les compétitions européennes de rugby viennent de recommencer et c’est BeIN Sports et France TV qui vont continuer à les diffuser jusqu’en 2022. Les deux groupes vont payer 30 millions d’euros contre 20 millions sur le contrat précédent (13 pour beIN Sports et 7 pour France TV).

Particularité : alors que France TV ne diffusait qu’une seule rencontre de chaque compétition et afin de permettre une meilleure exposition, le contrat prévoit la possibilité pour beIN Sports de sous-licencier une autre rencontre à France TV. Cela pourrait se mettre en place pour la prochaine saison (L’Equipe, édition papier du 16/10).

Ligue 1
Alors que le grand bluff vient de débuter sur les futurs droits tv nationaux de Ligue1, le dossier des droits internationaux commence aussi à agiter le microcosme. A ce jour c’est le groupe BeIN Sports qui détient ces droits sur 2018-2024 pour un montant de 80 millions d’euros garanti. C’est un accord signé en 2014, mais la LFP estime que la valeur de la Ligue 1 est plus importante.

D’un autre côté, elle doit aussi adaptée les horaires de diffusion au marché asiatique. C’est ce qui sera fait lors d’un test le 16 décembre avec la diffusion d’un match à 13h. L’arrivée de Neymar et le TGV PSG devrait permettre d’augmenter le montant de ces droits dont certains sont en phase de négociation.

Pour rappel, un récapitulatif des droits tv actuels (nationaux et internationaux).



JO 2024
Alors que le JO 2024 ont été attribué à Paris, il se pose une question qui pour les diffuser ? En 2025 Discovery (propriétaire d’Eurosport) a acquis les droits pour l’Europe pour les éditions 2018 à 2024 pour 1,3 milliards d’euros. D’autre part, pour certains événements sportifs, la loi française oblige à la diffusion en clair de 200 heures.

Alors qui pour la diffusion en clair ? France télévision avait diffusé ceux de Rio pour 50 millions et Eurosport estime que les JO à Paris valent bien le prix d’une diffusion de la Coupe du Monde de foot et celui-ci avait couté 131 millions à TF1. TF1 a fait acte de candidature, mais – selon la formule consacrée - pas "à n'importe quel prix". M6 serait également sur le coup, mais pour les sports collectifs.

Bref, Eurosport veut rentabiliser ses droits. Réponse fin novembre début décembre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1330 le: 30 octobre 2017 06:06:28 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°258

Mobile aux USA
Vers le mariage du début du siècle dans le secteur mobile aux USA ? Le géant nippon des télécoms Softbank et Deutsche Telekom sont parvenus, selon le quotidien japonais Nikkei, à un accord de principe pour fusionner leurs opérateurs mobiles Sprint et T-Mobile US aux États-Unis. Si ce mariage aboutissait, il donnerait naissance à un géant, capable de rivaliser avec les deux leaders actuels, AT&T et Verizon.
Au 31 décembre 2016, le marché se partage entre ATT (35,5%), Verizon (30%), T-Mobile (18,8%) et Sprint (15,6%).
Pour aboutir, il faudra l'aval de l'exécutif, et celui du Department of Justice (DoJ) et de la Federal Trade Commission (FTC).

Vivendi et l’Italie
Vivendi a annoncé la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %. Le premier nommera trois administrateurs et le second en aura deux. C'est le premier pas avant de trouver un accord de distribution de Canal + en Italie auprès des 7,4 millions de clients en téléphonie fixe et 29 millions de clients mobiles.
Mediaset rentrera-t-il dans le tour de table ?

Vers la vente partielle d’Orange ?
Selon Les Echos (23/10), dans le cadre de la participation de l’Etat dans Orange, des discussions exploratoires se sont déroulées entre l’Etat et Altice, Bouygues et Vivendi. Le ticket d’entrée pour la reprise totale des est de 9 milliards.
Vendre à Bouygues ou à Altice reviendrait à rouvrir le dossier de la consolidation du secteur des télécoms et pour Altice cela reviendrait à vendre SFR (à Bouygues ?).
Mais une vente totale rallongerait forcement les délais afin de couvrir la France en très haut débit comme s’y est engagé le gouvernement.
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré à propos d’Orange : "La participation de l’Etat dans une entreprise comme Orange peut évoluer. Cependant l’Etat joue chez orange un rôle de stabilisation de l’actionnariat dans un contexte ou le secteur connait des évolutions importantes".
La solution retenue sera donc – certainement – une vente partielle pouvant aller jusqu’à 4 ou 5%. A ce jour, l’Etat est actionnaire pour 22,95% (13,39% via la BPI et 9,56% via l’APE).

De son coté, lors de la présentation des résultats d’Orange – fin août - Stéphane Richard avait déclaré qu’il n'avait pas d'information sur les projets de l'Etat concernant ses 23% au capital du groupe. Toutefois sa position est connue, il l’avait rappelé lors d’un entretien au quotidien Le Monde (26/05) : "Sur le plan économique, en tant que dirigeant, cela ne pose aucun souci. L’entreprise est prête grâce à un bilan solide et de bonnes perspectives, jugées telles par le marché. Mais ce sujet n’est pas qu’économique et financier, il est aussi politique et culturel. A l’international, ce serait un avantage pour nous de ne plus avoir l’Etat dans notre capital. En France, c’est plus compliqué car la moitié du personnel est encore sous statut de fonctionnaire. C’est aussi un actionnaire de long terme. Mais des conflits d’intérêts peuvent apparaître entre l’Etat actionnaire, régulateur et stratège.".

A suivre…

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1331 le: 31 octobre 2017 05:35:36 »
Cet été, le Président de la République avait exprimé sa volonté sur le déploiement du haut débit et très haut débit, en souhaitant que désormais que la couverture de la population soit avancée à la fin 2020 et parle désormais d'accès "haut débit et très haut débit".

Avis de l’Arcep
En août dernier le Sénat avait saisi l’Arcep afin de connaître l’avis du régulateur sur le sujet. Le régulateur vient de rendre les conditions de modernisation des infrastructures de communications électroniques et de couverture numérique des territoires. L’Arcep propose : "1/ d’utiliser l’échéance de réattribution des fréquences pour renforcer la couverture mobile. 2/suggère un repartage rapide des déploiements de fibre optique en zone AMII assorti d’engagements juridiquement contraignants. 3/accueille favorablement la proposition de SFR à condition que l’opérateur prenne des engagements opposables et que l’opération se fasse en accord avec les territoires (Communiqué de presse).

Concernant le point 2, l’Arcep, avec le même rythme, les accords actuels ne permettront pas un déploiement d’ici à 2020 mas plutôt 2023. Il faut donc un nouveau Yalta, mais qu'un nouveau du partage des zones moyennement denses fasse l'objet "d'engagements juridiquement contraignants". Cela pourrait permettre à Bouygues Telecom et à Free d’entrer dans le tour de table.

Sébastien Soriano a également freiné les ambitions de SFR : "Ce que nous disons, c'est que la volonté [de SFR] d'investir dans les zones les plus rurales n'est acceptable que si cela se fait en plein accord avec les porteurs de projet de RIP (Réseaux d'initiative publique, organisés par les collectivités locales NDLR), ce qui signifie pas de débauchage, d'intimidation ou de double déploiement sans concertation", a affirmé le patron de l'Arcep. En plus, il souhaite encore une fois que si "un accord qui est trouvé entre SFR et les élus dans ces territoires-là, les intentions d'investissements de SFR doivent être très clairement écrites et devenir juridiquement contraignantes.".

Reste à savoir ce que va devenir cet avis entre les mains du Sénat.

Réaction d’Orange
Orange de son côté par la voix de P.Louette (La Tribune,27/10)) estime concernant un redécoupage que : "pour Orange, il n'y a pas de sujet. Nous sommes totalement sereins sur notre dynamique de déploiement en France, et notamment en zone moyennement dense".

Contrairement à l’Arcep, Orange n’est : "pas favorable à un nouveau partage dans le cadre de la partie sous contrat avec SFR de la zone moyennement dense.". La répartition des ZMD s’est faite sous un contrat de droit privé et pour Orange : "c'est le tribunal de commerce qui est compétent pour juger ce dossier, et non l'Arcep".

Sur le fond, Orange estime que : "nous nous sommes engagés à raccorder 15 millions de foyers à la fin 2020. (…) Va-t-on y arriver ? Oui. Au mois de septembre, 8,4 millions de foyers sont déjà raccordables à la fibre - dont 6,7 millions grâce à Orange -, et nous sommes dans les temps. Pourquoi ? D'une part, parce que notre capacité de production augmente considérablement. A la fin de l'année, nous aurons produit environ 1,9 million de prises, contre moins de 700.000 en 2014. Et l'an prochain, nous comptons produire entre 2 et 3 millions de prises. D'autre part, nous aurons bientôt achevé les déploiements en zone très dense, ce qui permettra de concentrer nos forces sur la zone moyennement dense. Le système industriel que nous avons mis en place avec nos sous-traitants est parfaitement lancé. Il fonctionne à plein régime.".

Et pour montrer qu’Orange tiendra ses engagements, Orange a proposé de rendre ses engagements de couverture "transparents et juridiquement contraignants". Ce qui ouvre le droit, pour les collectivités éventuellement concernées par des retards de déploiements, à des indemnités.

Enfin, pour P.Louette, un redécoupage entrainerait forcément des retards (ce qui n’est pas faux…), en même temps, Orange va devoir trouver un gentlemen agreement avec ses concurrents afin de permettre un déploiement plus rapide.

Réaction de SFR
SFR s’est plaint à l’ARCEP via une missive envoyée au quotidien Les Echos (30/10).

Pour Michel Combes : "L'investissement dans les réseaux est le cœur de nos business models. Sans réseau, pas de clients. Sans client, pas de croissance, écrit-il. Investir dans la Fibre sur tous les territoires n'est ni une option ni du mécénat. C'est la base du modèle économique (…)  Comment un régulateur aussi soucieux de l'impartialité peut-il sermonner de la sorte celui qui investit, va encore plus investir ? Et faire preuve d'un silence coupable vis-à-vis de ceux qui n'investissent pas, méprisent l'Arcep ? ".

Un point pour SFR, car ce n’est pas à l’Arcep d’attribuer les bons et les mauvais points sur l’investissement. En même temps, au regard des ambitions de SFR de vouloir fibrer toute la France, il est légitime que des interrogations lourdes sa fassent jour : SFR n’a toujours pas préciser comment il allait pouvoir y arriver en tenant compte de ce qui a été fait et engagé par les RIP. De même SFR n’a jamais apporter de détails sur les financements.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1332 le: 01 novembre 2017 07:56:10 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°259

Xavier Niel vs Patrick Drahi
Lors d’une émission sur Canal+, Xavier Niel – qui est actionnaire du groupe Le Monde - est revenu l’optimisation fiscale dont bénéficiait SFR sur son service presse et s’en prenant directement à Patrick Drahi : "Ca consiste juste à dire: si je mets de la presse dans mon forfait téléphonique, j'ai une TVA réduite, et je gagne 400 millions d'euros. Ca me fait économiser 10 millions, et je fais un bon plan financier. En fait il ne s'intéresse pas à la presse, au contraire je pense qu'il accélère sa disparition plutôt que de l'aider" (Le Figaro, 22/10)

Kiosque Numérique
Samedi 21 octobre, les députés français ont voté dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances (PLF) 2018 un amendement qui réserve la TVA réduite pour la presse en ligne à sa vente effective par les opérateurs mobiles.
Pour le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, il s’agit : "de réparer une erreur qui est une erreur d'interprétation possible ou en tout cas une jouissance trop large laissée à certains opérateurs économiques d'utiliser un vide juridique (…)  Il y a des opérateurs qui vendent à leurs clients de la presse en ligne (...) et ils utilisent le taux réduit de TVA qui n'est fait que pour la presse (...) et considère que la proportion d'achat de la presse permet d'élargir ce taux de TVA à d'autres sujets que ceux de la presse".
Par contre, rien n’est dit sur le passif ? Cela devrait passer par pertes et profits.

Bouygues Telecom et SFR ont lancé ces derniers mois une offre avec accès à plusieurs journaux et ce sans surcoût, tout en intégrant une TVA de 2,1%, le taux réduit appliqué à ce secteur, à une partie significative de leur abonnement global. Par comparaison, la télévision est taxée à 10% et la téléphonie à 20%. Selon des estimations, le manque à gagner pour les finances publiques serait d'environ un milliard d'euros si l'ensemble des quatre opérateurs français adoptaient le même système.

Fin juillet, Le Monde (27/07) annonçait que le Gouvernement "réfléchit activement à un dispositif permettant d’encadrer la pratique. Même si rien n’est encore arbitré « politiquement », cela pourrait intervenir dès le prochain projet de loi de finances, programmé à la rentrée.". C’est fait !

Orange Afrique
Une infographie pour rappeler l’implantation d’Orange en Afrique et le poids que cela représente pour Orange.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1333 le: 02 novembre 2017 07:14:12 »
Début octobre, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du deuxième trimestre 2017. Un point a été fait sur la facture moyenne mensuelle par client



La facture moyenne (HT) sur le fixe est de même niveau sur un an que lors du T1, (baisse de 0,3% sur le T1. Pour 2016, baisse de 0,3% sur le T4, 0,6% sur le T3, 0,9% sur le T2, 1,6% sur le T1).
Pour le mobile, c’est une baisse de 0,6% (hausse de 1,3% sur le T1. Pour 2016, baisse de 0,6% sur le T4, 1,8% sur le T3, 3% sur le T2, 1,2% sur le T1).
Cela reflète en partie la situation contrastée qui est constatée chez les opérateurs : c'est globalement mieux sur le fixe et pas stable sur le mobile.

Pour rappel les données à fin mars.

L’historique de l’évolution de la facture moyenne mensuelle sur le fixe et le mobile (hors taxes)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1334 le: 03 novembre 2017 07:19:33 »
SFR vient de présenter ses résultats au 30 septembre 2017. Du fait de son retrait de la cote boursière, SFR ne présente plus de résultats, ils sont présentés avec ceux d’Altice. Il va falloir fouiller un peu plus pour compiler certains résultats. D’autres ne sont plus donnés comme le nombre de clients en marque blanche. 

C’est encore un trimestre médiocre, voir faible : SFR a encore perdu des clients sur le fixe, les gains sur le très haut débit ne compensent toujours pas – et de loin - les pertes sur l'Adsl. Sur le mobile, SFR regagne tout juste des clients pour le deuxième trimestre consécutif. Mais c’est quasiment insignifiant. La convergence n’est pas encore une martingale !

Concernant les résultats financiers : "Total SFR Group revenue declined -1.3% YoY in Q3 2017 totalling €2,757m. SFR’s Adjusted EBITDA declined by -3.2% in Q3 2017 YoY to €1,009m with margins contracting by -0.7% pts YoY to 36.6% reflecting recently acquired content rights partly offset by savings from some of the voluntary leavers.".
Bref, le CA est en baisse de -1,3% sur 1 an, l’Ebitda -3,2% sur 1 an. Forcément à force de perdre des clients, cela affecte les résultats.

SFR n’est toujours pas en phase de remontée.




Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1335 le: 06 novembre 2017 05:38:49 »
Début octobre, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du deuxième trimestre 2017.
 
Ces statistiques permettent de faire le point sur les cartes SIM en service en 3G et 4G et d’en déduire la 2G.

Récapitulatif de l'ARCEP


Même constat que les pour les trimestres précédents, la 2G poursuit sa baisse et a encore beaucoup baissé sur ces 12 derniers mois, mais son extinction n’est pas pour tout de suite. La baisse est de 4 points sur un an contre 5 points à fin décembre. A ce rythme, il va falloir encore 4 ans pour une quasi extinction.

La 3G et la 4G représentent 74% des cartes SIM contre 73% à fin 2017, 72% à fin T4 2016, 68% à fin T4 2015. La 4G représente 50% du parc total contre 46% à fin mars, 44% à la fin T4 2016 et 31% à la fin T4 2015. Par déduction la 2G représente donc 26%, contre 27% à fin mars, 28% à la fin du T4 2016 et 32% à fin du T4 2015. Sur le T2, la progression de la 4G est significative et sera donc majoritaire pour le T3.
« Modifié: 06 novembre 2017 05:43:31 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1336 le: 07 novembre 2017 05:25:58 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°260

Vivendi en Italie
Alors que Vivendi vient d’annoncer la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+ et Mediaset pourrait y participer, ce qui pourrait clore le conflit entre les deux groupes.

L’heure serait également à la diplomatie entre Telecom Italia et le gouvernement. Pour rappel, le gouvernement italien vérifie si Vivendi a bien respecté les règles lors du resserrement de son contrôle sur la direction de Telecom Italia. En cas d’infraction, Vivendi risque une amende de 300 millions d’euros.

Le gouvernement va utiliser les pouvoirs spéciaux que lui offre la loi dans les secteurs stratégiques : "avec proportionnalité et d'une façon raisonnable". Afin de pendre des "mesures visant à l'adoption de plans de développement adéquats, d'investissement et de manutention sur les réseaux et les équipements, afin d'assurer leur fonctionnement et intégrité, garantir la continuité de la fourniture du service universel et satisfaire l'intérêt général à moyen et long terme"

Le pédégé de Telecom Italia vient d’annoncer qu’il était ouvert au dialogue, 31/10) : "Je partage la position du gouvernement italien sur les problématiques liées à la sécurité nationale (…) Nous acceptons le 'golden power' et nous discuterons de ce qui nous est demandé, en prenant soin que les interventions à mener ne nuisent pas à l'activité opérationnelle de l'entreprise (…) Notre intention est de lancer un dialogue pour parvenir à une solution partagée qui clarifie aussi la mise en œuvre de certaines des interventions demandées. Si cela se déroule de cette façon, il n'y aura pas de recours de notre part".
Vivendi serait prêt à céder son réseau fixe même si ce réseau est qualifié de "stratégique", "Parler de séparation du réseau a un sens si cela a pour objectif d'améliorer encore la neutralité et de parvenir plus rapidement à la digitalisation du pays".

Bref, c’est déjà quasiment l’esprit de Noel…

Vente partielle d’Orange
L’Etat veut vendre pour 10 milliards de participations dans les groupes publics. Début septembre, l’APE avait déjà vendu 4,15% du géant de l’énergie Engie pour 1,53 milliard. L’APE vient de vendre 1,21 milliard de Renault.
Alors qu’Orange était sur la short-list, Bfm (06/11) annonce que l’opération pourrait être retardée au moins jusqu’en mai, date de renouvellement du mandat de Stéphane Richard. D’autre part, selon l’article, il semble qu’il y ait aussi débat sur l’avenir d’Orange (développement à l’international et la diversification des activités.
A ce jour, l’Etat est actionnaire pour 22,95% (13,39% via la BPI et 9,56% via l’APE).

Orange Bank
En parallèle, Stéphane Richard va annoncer le 7 décembre à Londres de nouvelles diversifications et quelques pistes, alors qu’Orange vient de lancer Orange Bank et compte ainsi gagner 2 millions de clients d’ici à 10 ans, soit 1/10 des clients mobiles Orange, ce qui est à la portée d’Orange, d’autant que cela devrait le faire avec le développement du paiement avec son mobile. Il sera alors possible d’associer directement un compte en banque et le moyen de paiement.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1337 le: 08 novembre 2017 05:32:17 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°223

Droits tv Ligue 1
Alors qu’il était question d’un lancement de l’appel d’offre pendant l’automne, selon l’Equipe, 31/10), celui serait repoussé au printemps. Afin de ne pas bousculer leurs recrutements, Canal+ et beIN Sports ne seraient pas pressés et SFR Sport aurait demandé un peu de temps pour s’organiser.

L’arrivée de Neymar et la concurrence entre beIN Sports, Canal+ et Altice pourraient avancer le lancement de l’appel d’offre des droits tv de ligue 1. Les droits actuels courent jusqu’à la fin de la saison 2019/2020, mais la LFP (Ligue de Football Professionnel) pourrait profiter de cette concurrence afin de faire monter les prix.

Selon Bloomberg, le prix minimum demandé grimperait à 1,2 milliards d’euros contre 750 millions actuellement, soit une augmentation de 60%, d’autre part, Bloomberg annonce un possible lancement de cet appel d’offre dès cet automne.

Dans le quotidien l’Equipe du 11/10, pour Philippe Bailly (président du cabinet de conseil NPA), l’augmentation moyenne dans les autres grands championnats européens a été de 54% environ. D’autre part, la LFP pourra toujours utiliser l’épouvantail des GAFA pour faire monter les prix et les enchères. 

Rugby à 7
Canal+ va continuer de diffuser les circuits mondiaux de rugby à 7 masculin et féminin pour la période du 1er novembre 2017 au 30 juin 2019, soit les deux prochaines saisons. C’est Canal+ qui diffusait déjà ces compétitions. Lors du lancement de l’appel d’offre, BeIN Sports s’était montré vaguement intéressé.

Foot : droits tv des bleus
L’Equipe (édition papier du 24/10) donne des détails sur la diffusion des matchs des bleus entre 2018 et 2022. TF1 et M6 vont se partager les matchs vont payer 140 millions au total (70 millions par chaine), ce qui fait 3,5 millions par match, l’UEFA en attendait 4 millions.
D’autre part, les filiales (TMC et W9) vont diffuser les 10 autres meilleures affiches par an pour 12 millions (6 millions chacune) pour la période 2018-2022.

La chaine l’Equipe va récupérer le reste et la diffusion : les matches de qualification de toutes les sélections européennes pour le Championnat d'Europe 2020 et pour la Coupe du monde 2022, la diffusion en différé des matches de l'équipe de France. Et enfin, les matches amicaux de ces sélections européennes ainsi que la Nations League, une nouvelle compétition lancée par l'UEFA qui opposera tous les deux ans les 55 pays membres de l'UEFA et offrira quatre places qualificatives supplémentaires au Championnat d'Europe.

Auparavant, c’était Canal+ qui détenait ses droits. Problème : les matchs importants tombent en même temps que les matches des bleus. Le montant pour la chaine l’Equipe n’a pas été révélé par le quotidien L’Equipe. Dommage.

OCS
Lors de la présentation de ses résultats du T3, Orange a annoncé que OCS avait atteint 2,8 millions d’abonnés. Le dernier chiffre connu (août 2017) faisait état de 2,6 millions de clients. Dans Challenges du 02/11, OCS aurait atteint 2,9 millions de clients, précise Stéphane Richard à l’occasion du lancement d’Orange Bank. Netflix serait lui à moins de 2 millions, CanalPlay (alone) serait à 500 000 clients, comme l’offre replay de TF1.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1338 le: 09 novembre 2017 05:39:37 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°224

Rugby
Le président de TF1 a annoncé l’acquisition des droits de la coupe du monde de rugby en 2019 qui se déroulera au Japon. Le montant serait de 45 millions contre 50 millions pour la précédente édition. En 2015, TF1 avait vendu 27 matchs à Canal+ pour 15 millions, l’opération va-t-elle se répéter ? (mediasportif, 20/10).

Ligue des Champions
ecofoot a publié les revenus distribués par l'UEFA aux clubs ayant participé à la Ligue des Champions sur la saison 2016-2017.



Monaco a touché 64,8 millions, le PSG 55,3 millions et Lyon 38,6 millions. Le vainqueur, le Real Madrid a touché 81,7 millions et le finaliste, la Juventus de Turin, 110,4 millions. C’est la première fois que l’UEFA distribue autant pour un club.
A noter que si la Juventus reçoit plus que le Real, c’est à cause des droits tv payés par les diffuseurs italiens supérieurs à ceux des diffuseurs espagnols.

Foot : droits TV
L’Equipe du 12/10 a publié une infographie sur le top 10 des clubs qui ont perçus le plus de droits tv en 2016.



Pas un français, 5 anglais, 2 espagnols, 2 italiens et 1 allemand.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1339 le: 10 novembre 2017 05:43:34 »
L’ARCEP vient de publier son tableau de bord sur la téléphonie mobile pour le T3 2017.

Quelques tendances générales
- Belle augmentation par rapport aux trimestres précédents, mais c’est - pour une fois – le marché des forfaits résidentiels et entreprises qui tire le marché au détriment donc du marché m2m; c'est à l’image des résultats publiés par Orange. Le marché est relativement dynamique.
- Il y a toujours un fort développement des forfaits sans engagement, avec une augmentation de 4,8 sur an et 73,4% des forfaits concernés.
- Les taux de résiliation et le nombre de numéros portés augmentent fortement par rapport aux trimestres précédents, le trimestre a ét particulièrement dynamique.
- En Total France, les opérateurs et Mvno’s ont gagné 1 285k cartes sim sur le trimestre. Les opérateurs sont en hausse de 1,347k sur les forfaits actifs: +753k sur le segment grand public et entreprise et +594k  sur le segment M2M. C'est toujours en baisse de 167k sur le prépayé. Les Mvno’s ont eux gagné 120k cartes sim.

Parts de conquête
Sur les 753k cartes sim du segment Forfait Grand Public du T3, Orange en revendique 353k (46,9%) et SFR de 16k (2,1%). Il reste 384k à se partager entre Bouygues Télécom et Free. A confirmer.

Sur les 594k cartes sim du segment forfait m2M du T3, Orange en revendique 239k (40,2%) et SFR est en baisse de 6k de (13,8%). Il reste 361k pour la concurrence. A confirmer.

Précisions
- Les données sont exprimées en milliers. En rouge, les mouvement négatifs.
- Pour lire le tableau : le nombre de cartes sim (résidentielles, entreprises et M2M) a augmenté de 5 043 sur un an (+6,05%) et de 1,285k sur le trimestre (+1,47%).


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1340 le: 13 novembre 2017 06:15:52 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°261

SFR
Depuis quelques jours, SFR est confronté à une violente réaction des marchés suite à la publication des résultats trimestriels jugés décevants par ces mêmes marchés. Trois ans après la reprise effective de SFR par Altice, la situation commerciale ne s’améliore pas et les promesses de beaux jours encore reportées.

Face à cela P.Drahi tente de reprendre la main et vient encore de virer Michel Combes de SFR et à placer Alain Weill, c’est le huitième patron en 5 ans, alors que les effectifs sont passés de 15 000 à 10 000. P.Drahi va lui prendre la tête du Conseil d’administration.

Seul point positif dans le tableau, la dette ! Celle-ci est de 51 milliards, mais les grosses échéances ne sont prévues qu’en 2023 et 85% de cette dette est libellée en coûts fixes. Cette tempête boursière va juiste rendre plus compliqué de nouvelles acquisitions.
Les défis sont immenses et c’est la garde rapprochée de P.Drahi qui s’y colle.

Déploiement de la Fibre Optique
L’inauguration d’un réseau FTTH à Laval a donné l’occasion d’un rapprochement certain en Orange et Free. Orange a été choisi par le département et à signé un accord avec Free afin que les deux offres soient présentes à l’ouverture du réseau. Pour l’occasion Stéphane Richard et Xavier Niel avaient effectué le déplacement, ce dernier déclarant : "Stéphane Richard m’a appelé, nous avons trouvé un accord en huit jours". Les prémices d’un accord plus général sur d’autres RIP ?

De son coté Julien Denormandie - Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire – a déclaré : "Nous n’allons pas ouvrir cette boite de Pandore qui est le redécoupage des zones RIP et AMII. Il nous faut un cadre stable pour aller plus vite. La loi permet d’aller dans des engagements contraignants.", alors que l’Arcep serait : "pour un repartage rapide des déploiements de fibre optique en zone AMII assorti d’engagements juridiquement contraignants.".

L’Arcep estime qu’avec le même rythme, les accords actuels ne permettront pas un déploiement d’ici à 2020 mas plutôt 2023. Orange de son coté estime qu’il tiendra scrupuleusement ses engagements. Pour Stéphane Richard : "il faut inscrire de le grand chantier de la Fibre dans la constance et ne pas revoir les règles tous les 6 mois" (Edition papier Le Figaro du 09/11).

SFR & TF1
Les deux groupes sont parvenus à un accord. SFR a accepté de payer davantage pour reprendre le signal de la première chaîne française ce qui va mettre fin aux poursuites judiciaires.
Selon Les Echos SFR pourrait avoir accepté de payer entre 20 et 30 millions d'euros contre un peu moins de 10 millions auparavant. Mais TF1 prendra en charge les coûts de transport des chaînes en clair représente une part d'audience importante, ce qui amoindrir les coûts de plusieurs millions pour SFR. En contrepartie TF1 va proposer des contenus enrichis dont une chaine premium en exclusivité chez SFR pour 6 mois.

Pour rappel, Orange a assigné TF1 devant le Tribunal de commerce (Les Echos[/u], 19/07).Stéphane Richard avait réaffirmé l’opposition d’Orange à l’occasion du Show Hello (Les Echos, 21/04) :  "Soit on rentre dans ce sujet avec une attitude respectueuse, et on ne commence pas à faire des ultimatums. Soit on se dit, cela va être la confrontation et dans la confrontation, sincèrement, je n'ai pas de doutes sur la réalité des rapports de forces entre les uns et les autres, sur le fait qu'ils ne nous sont pas défavorables.".

Free s’était aussi positionné publiquement contre cette demande (Le JDD du 23/04) "on relève que le groupe TF1 occupe gratuitement les fréquence TNT alors que les opérateurs ont payé 3 milliards d’euros les mêmes fréquences (...) La contrepartie c’est que les chaines doivent être accessibles à tous les français. Par ailleurs, 55% des foyers reçoivent la télévision par autre chose que la TNT. Si TF1 veut passer vite sous les 10% de part de marché…".

L'accord entre TF1 et SFR devrait donner des idées à M6 mais aussi aux chaines gratuites du groupe SFR comme BFM. Pour TF1, es discussions avec Orange, Free, Canal+ et même Bouygues Télécom (société soeur de TF1) sont encore en cours.
L’objectif de TF1 est d’obtenir de la part des opérateurs télécoms une centaine de millions d’euros. L’accord avec SFR démontre que l’on va certainement être très loin du compte...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1341 le: 14 novembre 2017 05:35:10 »
Quelques chiffres et statistiques (hors résultats financiers) suite à la publication des résultats d'Orange au 30 septembre. Ces chiffres portent sur l’activité fixe et sur l’activité mobile.

Orange s’appuie sur le FTTH, le m2M et Open pour présenter de solides résultats commerciaux. Après une phase de décélération, Sosh semble reprendre des couleurs.
Le recrutement sur le Ftth est sur une bonne dynamique, mais Orange arrivera-t-il à l’objectif de 2 millions qu’il s’était donné en début d’année ?


* en milliers

Très haut débit
Le très haut débit tire encore la croissance d’Orange. Sur ce trimestre, c’est un gain de 145 000 clients. Alors que sur les derniers trimestres, Orange ne semblait pas en mesure d’augmenter la cadence, le T3 voit de bons chiffres. 85500 sont de nouveaux clients, contre 50 000 pour le T2, 65 000 pour le T1, 76 000 pour le T4.

Les clients FTTH représentent 16,1% de sa base clientèle contre 15,0% à la fin du T2, 14,1% à la fin du T1, 13,0% à fin T4, 8,9% à fin T4 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012. Le nombre de clients avec une offre Open est de 8,461 millions et représente 47,2% des clients du fixe, en augmentation de 0,6% sur ce trimestre. Il reste encore 3 000 clients en bas débit.

Téléphonie mobile
Sur les forfaits, Orange progresse de 591 000 nouveaux clients (752 000 sur le T2, 604 000 sur le T1, 727 000 au T4, +435 000 au T4 2015).

Sosh progresse de 116 000 nouveaux clients et représente 12,5% des clients avec un forfait contre 12,3 à fin du T2 et du T1, 12,4% à fin 2016, 12,2% à fin 2015 et 11,2% à fin 2014. Et représente 11,2% de l’ensemble des clients chez Orange, contre 11,8% à fin 2016, 10,3% à fin 2015 et 9,1% à fin 2014. La baisse relative de Sosh commence à se faire sentir.

Sur le prépayé, c’est encore et toujours la chute, mais si elle est moins importante que lors des trimestres précédents. Pour le deuxième trimestre consécutif, les Mvno’s repartent à la hausse.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1342 le: 15 novembre 2017 06:04:42 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°225

Il y a quelques mois, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a publié une étude sur le sport à la télévision. Rien de bien nouveau, mais comme toujours cela permet de mettre en lumière quelques récapitulatifs et de montrer que le ticket d’entrée pour les droits premiums est de plus en plus cher. beIN Sports avait sorti le carnet de chèque pour se faire une place, SFR est lui en train d’utiliser sa CB Gold.

Généralités
Le CSA écrit que : "La valeur du marché des droits sportifs en France s’élève à 1,45 milliard d’euros fin 2016 (+25 % par rapport à 2011). Cette valeur est très majoritairement captée par les compétitions de football (80 %), suivies loin derrière par les compétitions de rugby (près de 10 %). (…) Le marché des droits sportifs en France est un marché concentré, tant du côté de la demande que du côté de l’offre. En effet, 4 groupes audiovisuels représentent plus de 90 % du marché".

Evolutions de l’acquisition des droits sportifs

L’évolution est conséquente depuis l’arrivée de beIN Sports et de SFR. Et c’est sans compter sur l’année 2017 qui a vue SFR s’emparer des droits de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa. L’attribution des futurs droits de la Ligue 1 devrait marquer une forte augmentation !

Evolution du Top14 et de la Ligue 1
Le CSA récapitule l’évolution des droits du Top14 et de la Ligue 1


Evolution de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa
Le quotidien l’Equipe (édition papier du 12/05) a publié une infographie sur l’évolution des droits tv de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa (anciennement Coupe de l’UEFA)



Evolution Euro de foot et JO au niveau mondial

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1343 le: 16 novembre 2017 06:51:26 »
Iliad vient de publier ses résultats pour le troisième trimestre 2017.
Ce sont des résultats solides sur le mobile, mais très faible sur le fixe. C’est toujours bon financièrement. 483 000 clients sur le Ftth (+ 64 000 sur le T3, +50 000 sur le T2, +59 000 sur le T1) pour 7,4 millions de prises raccordables.

Sur le fixe, c'est une augmentation de 168 000 clients (+2,7%) sur 12 mois et de 27 000 sur 3 mois soit 0,4%. Sur le mobile, c'est une augmentation de 8,1% sur 12 mois et 1,9% sur le dernier trimestre. C’est le meilleur trimestre de l’année. Mais ils étaient assez faibles.

Pour Free : « Dans un contexte fortement concurrentiel, le Groupe enregistre une hausse de son chiffre d’affaires de 6,6% sur les neuf premiers mois de l’année, à 3 710 millions d’euros. Le chiffre d’affaires des activités Haut Débit et Très Haut Débit du Groupe progresse de 4,7% à 2 087 millions d’euros et le chiffre d’affaires Mobile de 9,0% à 1 630 millions d’euros sur la même période.
 
»


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1344 le: 16 novembre 2017 07:03:55 »
Bouygues Telecom vient de présenter ses résultats à fin septembre. Commercialement, ils sont dans la lignée des trimestres précédents.

Les résultats commerciaux sont bons sur le mobile et sur le fixe. A noter une montée en charge sur le ftth avec un parc total de 209 000 clients (+38 000 sur le T3, +27 000 sur le T2). Globalement la situation financière s’améliore doucement mais surement. La majorité des recrutements se font sur l’ADSL.

"Bouygues Telecom poursuit son déploiement dans le FTTH avec 18 millions de prises sécurisées à fin septembre 2017, soit 2 millions supplémentaires par rapport à fin juin 2017, et 3,1 millions de prises commercialisées (+0,5 million par rapport à fin juin 2017). L’opérateur confirme son objectif de 12 millions deprises commercialisées à fin 2019 et de 20 millions en 2022.
Le chiffre d’affaires de Bouygues Telecom s’élève à 3 727 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2017, en hausse de 6% par rapport aux neuf premiers mois 2016.
".



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1345 le: 16 novembre 2017 20:22:50 »
Quelques données sur les parts de conquête sur les forfaits mobiles Grand Public (hors m2m, prépayés et mvno’s, mais en comptant le segment Entreprise) et sur le fixe (avec le très haut débit) pour les 4 principaux opérateurs sur le T3.

Sur le fixe et sur le trimestre, Orange termine devant Bouygues qui engrange avec la Fibre Optique. Derrière, malgré le ftth, Free est à la peine et SFR continu à perdre du terrain.

Sur le mobile, historique, Orange est devant Free, qui signe un bon trimestre, Bouygues est à la peine et SFR est à peine.

Fixe
Sur le T3
Orange 112 000 nouveaux clients, soit 45,0% de parts de conquête.,
Bouygues 110 000, soit 44,2%,
Free 27 000, soit 10,8%,
Total 249 000
SFR est négatif de 71 000

Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête.
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête.
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000

----------------------------------------------------------------------

Mobile
Sur le T3
Orange 353 000 nouveaux clients, soit 41,8% de parts de conquête.
Free, 290 000, soit 34,4%.
Bouygues 185 000, soit 21,9%,
SFR 16 000, soit 1,9%
Total 844 000

Sur le T2
Free, 200 000 nouveaux clients, soit 41,3% de parts de conquête.
Orange 150 000, soit 31,0%.
Bouygues 110 000, soit 22,7%,
SFR 24 000, soit 5,0%
Total 484 000

Sur le T1
Free, 240 000 nouveaux clients, soit 40% de parts de conquête.
SFR 157 000, soit 26,1%
Bouygues 130 000, soit 21,7%,
Orange 73 000, soit 12,2%.
Total 600 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1346 le: 17 novembre 2017 06:03:12 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le fixe à fin juin 2017.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin. Il sera actualisé avec la publication prochaine des chiffres l’ARCEP à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,402 millions de clients et a recruté 346 000 nouveaux clients entre le T3 2016 et le T3 2017, soit une augmentation de 3,1% de sa base clientèle. 

Bouygues Signe un bon trimestre, sur un an, Orange est tout juste devant en valeur absolue. Pour l'avenir, Bouygues va devoir faire beaucoup plus sur le FttH. Globalement, la dynamique continue d’être bonne.

Free est maintenant bien installé à la deuxième place devant SFR, mais réalise un encore mauvais trimestre, même si il commence à accélérer sur le FttH. Il décroche sur l'ADSL et c'est Bouygues qui en profite. Mais globalement, Free ne progresse plus.

Orange est maintenant bien au-dessus de la barre des 40% de pdm et gagnent quelques dixièmes de point depuis le début de l’année. La Fibre Optique lui permet de grignoter un peu sur la concurrence, mais pas non plus de quoi prendre ses distances. Rien d’extraordinaire.

SFR poursuit son plongeon est négatif. Le redressement n’a pas encore commencé. A ce jour, la politique dans les contenus ne porte pas ses fruits et SFR fait (une fois de plus) un relatif petit trimestre sur le très haut débit. Forcément, cela aura un impact sur les futurs résultats financiers. 3 ans après son rachat, SFR est toujours dans la nasse.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1347 le: 20 novembre 2017 06:26:34 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le mobile à fin septembre 2017.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,6% de parts de marché avec 32,472 millions de clients et a gagné 2,228 millions de clients entre le T3 2016 et le T3 2017, soit une hausse de 7,4%.

Le détail
Bouygues fait un bon trimestre. Comme lors des trimestres précédents, avec le m2m, son différentiel avec Free a un peu augmenté, de +0,3 il y a un an à +0,7. Bouygues va-t-il redevenir le troisième opérateur mobile ?

Free est à 16,7% du marché, et malgré de bons chiffres sur le recrutement ne performe plus assez pour contrer le développement du m2m chez ses concurrents. Free ne progresse plus et voit Bouygues reprendre du terrain. La dynamique sur le résidentiel n’est plus assez forte.

Orange continue de perdre sur le prépayé et est en forte croissance sur le m2m ce qui lui permet de maintenir ses parts de marché et même de les augmenter légèrement. Nouveauté sur ce trimestre : les forfaits résidentiels devancent les forfaits m2m. Mais depuis de nombreux trimestres, ce n’est pas suffisant sur le segment Grand Public.

SFR commence à se refaire une (toute petite) santé sur les forfaits. Mais c’est loin d’être suffisant dans un marché en augmentation, il n’y a pas de dynamique chez SFR. La reconquête va être longue.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1348 le: 21 novembre 2017 06:13:09 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°226

Résultats de Canal+
Vivendi vient de présenter ses résultats à fin septembre, ce qui permet de faire le point sur le nombre de clients du groupe Canal+. 

C’est encore un mauvais trimestre tant commercialement que financièrement. Mais un peu meilleur que les précédents. En propre (hors ventes à Free et Orange), Canal+ (y compris CanalSat et Canalplay) est passé en dessous des 5 millions de clients, mais a gagné 1000 clients. Un rebond ? Canal+ France ne s’en sort qu’avec ses accords avec Free et Orange. 

Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,5 millions de clients, OCS à 2,8 millions et Netflix à +/- 1,4 million, ils sont tous en progression.

Le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) baisse de 712 000 entre le T3 2016 et le T3 2017 et augmente de 1000 sur le dernier trimestre (- 70 000 à fin juin, -401 000 à fin mars, -538 000 à fin décembre 2016).

Vivendi donne 3 008 millions (2,995 à fin juin, 2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus.



La baisse du nombre de clients a forcément une incidence sur le chiffre d’affaire : la TV payante en France représente 26,7% du chiffre d'affaire du groupe Vivendi contre 29,4% à fin décembre, 31,1% à fin septembre, 32,3% à fin juin 2016, 31,4% à fin 2015 et 34,2% à fin 2014.

Le chiffre d'affaire de la télévision payante en France est en baisse de 4,2% sur un an (5,3% sur 12 mois à fin juin, 7,8% sur 12 mois à fin mars). "Le résultat opérationnel courant de Groupe Canal+ s’établit à 360 millions d'euros, contre 439 millions d’euros aux neuf premiers mois de 2016. Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) s’établit à 326 millions d’euros, contre 427 millions d’euros aux neuf premiers mois de 2016, notamment du fait de la hausse des coûts de réorganisation. L’EBITA affiche un deuxième et un troisième trimestre de 2017 en nette amélioration par rapport au premier trimestre de2017.".

D’autre part, Canal+ annonce un nouveau plan d’économies : "Nous lancerons en parallèle un nouveau plan d'économies de moindre ampleur que le précédent de 350 millions, lequel sera atteint en année pleine dès l'an prochain."(Les Echos, 17/11)


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1349 le: 22 novembre 2017 06:23:25 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°262

Déploiement de la Fibre Optique
Une proposition de loi pour renforcer les obligations des opérateurs. Le sénateur Patrick Chaize, représentant les collectivités locales, propose d'empêcher la pose de plusieurs réseaux fibre en parallèle sur la majorité du territoire, tout en renforçant les sanctions contre les opérateurs privés. Le texte n'a pas de garantie de passer le marathon parlementaire, mais envoie un signal en plein chamboulement du plan fibre (revue de presse de l’ARCEP du 14/11, via Next Inpact).

Orange
Stéphane Richard a annoncé qu’Orange va "progressivement réduire" ses effectifs dans les centres d'appels, qui comptent en total 20.000 employés, en raison d'une baisse des appels de ses abonnés. Mais il n’a pas donné de détails sur la nature de la réduction et sur le timing. A surveiller donc.

SFR
Alors que l’action dévisse, P.Drahi a tenté de rassurer ses salariés de SFR : " Nous savons exactement où nous allons et comment y aller (…) Nous travaillons pour mettre en place un plan opérationnel, simple, concret et rétablir l'ensemble des process client qui ne fonctionnent pas.".
Trois ans après la reprise, P.Drahi travaille encore sur la basique…

Pour lui : "Quand on investit des milliards dans les réseaux fixe et mobile, le retour sur investissement prend du temps pour que le client se rende compte que son réseau est le mieux. (…) Pour les contenus, c'est pareil, ça prend du temps mais nous n'avons aucun doute que les fans de Ligue des Champions seront demain chez SFR.".

Lors d’une conférence à Barcelone, Patrick Drahi a précisé : "Mais je n'ai pas l'intention de changer mes plans (…) Le principal problème en France, c'était le management. Ce n'était pas du tout un problème de concurrence. Nous avons mal géré la vente de contenus. La priorité est désormais de se concentrer sur la satisfaction des clients (…) Nous allons rapidement faire baisser la dette en Europe, c'est la priorité. Il n'y aura pas d'opération de fusion ou d'acquisition.".

Les investissements vont se poursuivre : "c'est fondamental pour le futur", toutefois, afin de gagner du cash, le changement de nom de SFR va être reporté. D’autre part, Dennis Okhuijsen, le directeur financier annonçant même : "Nous examinerons de possibles ventes d'actifs non essentiels".

SFR va-t-il faire l’impasse sur les futurs droits tv de la Ligue 1 ? Sachant que les droits la Premier League vont aussi être remis sur le marché à l’automne 2018 pour lesquels SFR débourse 120 millions d’euros par an.

Plus globalement, au delà du cours de bourse, SFR doit démontrer qu’il est capable de travailler dans le sérénité et de tenir la cadence du long terme. Ce que n’a pas réussi à faire P.Drahi depuis la reprise de SFR. Patrick Drahi est-il patient ? L’environnement le sera-t-il également ? En attendant, il a quelques années devant lui avant de rembourser de lourdes échéances de sa dette.