Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1450 le: 24 avril 2018 06:48:44 »
Avant la publication la vague de résultats sur le fixe et le mobile du premier trimestre 2018, un rappel sur les chiffres arrêtés au 31 décembre 2017.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du T1 2018
Orange, le 26 avril (avant bourse).
ARCEP, services mobiles le 3 mai (après bourse).
Bouygues Télécom, le 17 mai (avant bourse).
Vivendi, le 17 mai (après bourse)
Altice, le ???? (avant bourse).
Free, le ???? (avant bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 7 juin (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 5 juillet (après bourse).

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


3  - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin septembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,485 millions de clients et a recruté 334 000 nouveaux clients entre le T4 2016 et le T4 2017, soit une augmentation de 3,0% de sa base clientèle.

4- Le très haut débit
Récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts), mais hors petits opérateurs.
 

5  - Parts de conquête
Fixe
Sur le T4
Bouygues 98 000 nouveaux clients, soit 47,6% de parts de conquête,
Orange 83 000, soit 40,3%
Free 25 000, soit 12,1%,
Total 206 000 (214 000 pour l’Arcep)
SFR est négatif de 46 000.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1451 le: 25 avril 2018 05:57:06 »
Avant la publication des chiffres sur le fixe et le mobile du premier trimestre 2018, un rappel sur les chiffres arrêtés au 31 décembre 2017.

Deuxième partie : la téléphonie mobile

1 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des Opérateurs


Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,5% de parts de marché avec 32,769 millions de clients et a gagné 1,997 millions de clients entre le T4 2016 et le T4 2017, soit une hausse de 6,5%.

2 – Parts de marché sur les forfaits (avec m2m)


Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR;
- Au T4, Orange compte 28,821 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 36,4%, et une hausse de 2,335 millions cartes sim et de 8,8% de sa base client sur 12 mois;
- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranche du total ARCEP (parc total + m2m);
- Pour les mvno, Orange, isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu  surreprésentés.

3 - Parts de conquête sur les forfaits mobiles grands publics sur 2017 :
Sur le T4
Bouygues 327 000 nouveaux clients, soit 34,5% de parts de conquête.
Free, 305 000, soit 32,2%.
Orange 236 000 nouveaux clients, soit 24,9% de parts de conquête.
SFR 80 000, soit 8,4%
Total 948 000 (861 000 pour l’Arcep)

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1452 le: 26 avril 2018 07:28:29 »
Orange vient de présenter ses résultats au 31 mars 2018. C’est toujours bon sur le ftth, Open et moyen sur le mobile et même sur Sosh.

Sur le fixe Orange estime sa part de marché à 40,3% en légère augmentation sur un an et une part de conquête sur le T1 de 28,0%.

En France, le chiffre d’affaire augmente de 2,1% sur le T1 2018 par rapport au T1 2017 (1,7% sur le T4, après +0,2% au 3ème trimestre et +0,5% au 2ème trimestre).
Pour Orange, ce sont les services fixes et les offres convergentes qui permettent ce trimestre de croissance, sur ce trimestre, les services mobiles sont repassés dans le rouge, alors que le T4 était repassé dans le vert pour la première fois depuis fin 2011.

Orange Bank a ouvert 100 000 comptes au 1er trimestre 2018.



Fixe
La Fibre optique est en augmentation de 130 000 soit une hausse de 550 000 sur un an. C’est un bon trimestre pour Orange dans la logique des trimestres précédents. Le nombre de clients ADSL poursuit logiquement sa baisse. Mais cela reste un petit trimestre pour Orange.

Téléphonie mobile
Un trimestre moyen, avec un gain de 235 000 cartes sim. Les forfaits gagnent 363 000 nouveaux clients (+286 000 m2m et +77 000 pour le grand public), comme d’habitude, le prépayé poursuit sa chute avec -235 000.
Sosh continue de progresser avec 3,637 millions de clients, soit +8 000 sur le trimestre et +295 000 sur un an. Les Mvno ne représentent plus que 1,122 million contre 725 000 clients pour le T1 2017,
 
Source : Communiqué de presse Orange.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1453 le: 27 avril 2018 06:11:37 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°250

Droits Tv Ligue 1
La LFP vient de lancer son appel d’offre pour les droits tv de la ligue 1 (2020-2024). Les horaires habituels restent, le multiplex se déplace du samedi soir au dimanche après-midi et un match premium sera diffusé le samedi soir et le dimanche à 13h afin de pouvoir mieux vendre le foot à l’étranger et surtout en Asie.

La LFP pourrait mettre un prix de réserve au-dessus d’un milliard d’euros et faire le pari que RMC Sport se lancera quoiqu’il arrive afin de ne pas louper la compétition essentielle pour gagner des abonnés. Le quotidien Le Monde (27/04), croit savoir que sauf surprise, RMS Sport ne serait pas de cet appel d’offre : "Selon nos informations, SFR a fait savoir à la Ligue qu’il ne participerait pas à l’appel d’offres s’il était lancé avant la fin de l’année. L’opérateur, qui a remanié son management à l’automne, pense avoir amorcé son redressement, mais souhaite procéder par étapes.".
 
Si le prix de réserve n’est pas atteint, la LFP pourrait attendre le printemps 2020 afin de remettre en vente ses droits et mettre une plus forte pression sur beIN Sports, Canal+ et RMC Sport.

Comme avec Mediapro en Italie, l’appel d’offre va être ouvert à des fonds d’investissements qui pourront ensuite sous-licencier les droits acquis. Cela peut permettre à un acheteur (OTT, GAFA, agence) de mettre beaucoup d’argent et de revendre ensuite. 

Le résultat devrait être connu le 19 mai, afin que tout soit régler avant le début de la Coupe de Monde 2018.

Ligue 1, combien de clients ?
La LFP a fait évalué par un cabinet de conseil, le Boston Consulting Group (BCG) le poids de la Ligue 1 en nombre de clients l’Equipe (05/04).

Si BeIN Sports devait perdre la Ligue 1, la perte de clients serait de 1 million et elle serait de 2 millions de clients pour Canal+. Autant dire que BeIn sports pourrait redescendre à 2,5 millions de clients et avec la perte de la Ligue des Champions ne serait plus vraiment une chaine premium, quant à Canal+, cela remettrait très sérieusement son modèle économique.
Selon le même cabinet, la LDC représenterait un potentiel de 700 000 clients.

Bref, malheur au(x) vaincu(s), si il y en a un...

Droits internationaux de la Ligue 1
La LFP et BeIN Sports - chargé de la distribution des droits audiovisuels de la Ligue 1 à l’étranger – viennent de signer un accord avec la télévision publique chinoise pour la diffusion de la Ligue 1 pour quatre saisons (jusqu’en 2021).

A ce jour c’est le groupe BeIN Sports qui détient ces droits sur 2018-2024 pour un montant de 80 millions d’euros garanti. C’est un accord signé en 2014, mais la LFP estime que la valeur de la Ligue 1 est plus importante. Pour chaque contrat signé, les montants sont partagés à égalité entre beIN Sports et la LFP.

Pour 2018-2019, à chaque journée de championnat, deux matchs seront proposés. L’édition 2018 du Trophée des champions – opposant le champion de France et le vainqueur de la Coupe de France –, qui se déroulera en août à Shenzhen, dans le sud de la Chine, sera aussi diffusée en direct. Il n’y a pas de chiffres évoqués.  Toutefois, un accord pour la diffusion sur via des télévisions payantes est recherché afin de monétiser le droits. 

Pour rappel, la LFP et beIN Sports ont annoncé un partenariat pour l’Afrique subsaharienne avec Canal+ et Kwesé. Ces deux diffuseurs offriront 33 millions d’euros par an – 20 de plus que ce qu’ils payent pour l’instant – afin de diffuser la Ligue 1, Ligue 2 et Coupe de la Ligue (Sport24, 05/02).

Des accords sont à l’étude avec l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. La LFP et beIN Sports négocieraient même actuellement avec TVGlobo, au Brésil.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1454 le: 30 avril 2018 07:04:07 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°283

Orange et la FNAC
Orange en partenariat avec la FNAC lance une offre sur le livre audio. Selon le communiqué publié par Orange : "À partir du 17 mai 2018 et jusqu’au 31 janvier 2019, l’option Livres audio sera incluse au sein des forfaits Orange (…) les clients Orange peuvent désormais accéder, via l’application Kobo by Fnac, disponible sur iOS et Android, à 100 000 livres audio". A partir du 1er février 2019, l’offre passera à 9,99€.

A l’automne dernier Orange – avec la FNAC- avait lancé une offre sur la BD numérique. Après 6 mois de gratuité, l’option est désormais à 9,99€. La FNAC fait le pari que le livre audio a de beaux jours devant lui. A ce jour, c’est encore un marché de niche.

Altice et les amendes
La Commission européenne vient d’infliger une amende de 125 millions d’euros à Altice pour avoir pris le contrôle effectif de Portugal Telecom avant l’approbation formelle des autorités de régulation.
En février 2015, Altice avait notifié son rachat à la Commission européenne qui avait donné son accord deux mois plus tard. Sauf qu’Altice avait imposé des décisions à PT. L’amende est de 0,5% du chiffre d’affaire de PT. Altice va faire appel devant la Cour européenne de justice, pour un règlement avant 3 ans.
Ce n’est pas une première pour Altice. L’Adlc avait décidé d’une amende de 80 millions à Altice lors du rachat de SFR. Altice a également écopé d’une amende de 15 millions dans le cadre de la cession d’Outremer Telecom à La Réunion et de 40 millions pour n’avoir pas respecté ses engagements envers Bouygues Telecom lors du rachat de SFR.
Bref, au total, le montant des amendes pourrait atteindre 260 millions d’euros. Une babiole sur l’ensemble du chiffre d’affaire du groupe, par contre, cela n’améliore pas la réputation du groupe. 

Free vs TF1
Après SFR, Bouygues et Orange, TF1 signe un accord de distribution avec Free. Pour TF1, il reste à terminer cette série en signant avec Canal+. Comme pour les autres opérateurs, de nouvelles fonctionnalités innovantes se sont glissées dans la corbeille de mariage, dont la diffusion en ultra-haute définition (UHD 4K) de programmes sportifs, tel le Mondial de football en Russie cette année.

Selon les informations du Monde (25/04), TF1 réclamait à Free 21 millions d’euros par an pour distribuer ses chaînes, soit environ 3 euros par an et par client. Pour Electron Libre : "Free a payé moins de 10 millions d’euros pour signer avec TF1 (…) On sait déjà que Orange payent environ 12 millions d’euros net.".

Bref, petit à petit, TF1 est en train de réussir son pari de faire rémunérer ses chaines et ses services additionnels. Au final TF1 peut espérer gagner un peu moins de 50 millions d’euros, c’est moins que les 100 millions espérés, mais beaucoup plus que les revenus actuels. La fin du psychodrame approche. L’accord présent avec Canal+ se terminait fin avril, logiquement, le renouvellement devrait maintenant intervenir rapidement.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1455 le: 01 mai 2018 07:01:13 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°284

USA : Fusion des opérateurs T-Mobile et Sprint
Afin de faire face aux investissements dans la 5G, les opérateurs T-Mobile et Sprint annoncent leur fusion, soit le quatrième et le troisième opérateurs ce qui va réduire de 4 à 3 le nombre d’opérateurs : ATT, Verizon et le nouveau T-Mobile qui pèserait 1127 millions de clients et deviendrait le numéri deux du secteur.

Toutefois, l’opération doit obtenir le feu vert des autorités de la concurrence, ce qui n’est pas une mince affaire. Ce n’est pas la première que ces deux là tentent l’opération : en 1994, c’est Sprint qui avait essayé de racheté T-Mobile, l’opération avait été relancée en novembre 2017. La troisième tentative a été la bonne.

Le nouveau T-Mobile sera détenu à 42% par T-Mobile et à 27% par SoftBank le propriétaire japonais de Sprint. Le nouvel ensemble réalisera un chiffre d’affaires de 75 milliards de dollars en 2018, et espère réaliser 6 milliards de dollars d’économie, en supprimant par exemple 35 000 relais téléphoniques Le Monde (29/04).

Orange et Bouygues Telecom à l’amende
La DGCCRF a infligé 315.000 euros à chacun des deux opérateurs. Ils n'avaient pas mis à jour leurs offres pour afficher le « vrai » prix de leurs box Internet.

Bercy avait averti Bouygues, Orange et SFR en août dernier et les mauvais élèves avaient jusqu'au 1er février pour se mettre en règle. SFR s’y était plié et Bouygues Telecom avait attendu fin mars et Orange début avril Les Echos (27/04).

Au regard du montant des amendes, Orange et Bouygues ont attendu le dernier moment et le lancement d'une nouvelle période commerciale pour se mettre - enfin - en règle.

Cartes SIM
Début avril, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du quatrième 2017. L’occasion de ressortir quelques données.

Ces statistiques permettent de faire le point sur les cartes SIM en service en 3G et 4G et d’en déduire la 2G. La 4G est devenue majoritaire sur ce T4.



Même constat que les pour les trimestres précédents, la 2G poursuit sa baisse et a encore beaucoup baissé sur ces 12 derniers mois, mais son extinction n’est pas pour tout de suite. La baisse est de 4 points sur un an. A ce rythme, il va falloir encore quelques années pour une quasi extinction.

La 3G et la 4G représentent 76% des cartes SIM, 72% à fin 2016, 68% à fin T4 2015. La 4G représente 56% du parc total contre 44% à fin 2016 et 31% à fin 2015. Par déduction la 2G représente donc 24%,  28% à fin 2016 et 32% à fin 2015.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1456 le: 02 mai 2018 05:59:11 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°251

Droits Tv Ligue 1
Cela semble se confirmer, SFR ne participera pas à l’appel d’offre lancé par la LFP sur les droits tv pour la période é020-2024. Alain Weill – le patron d’Altice France – vient de le déclarer au JDD (29/04) :  "C'est peu probable, et nous ferons des choix cohérents et raisonnables. Notre modèle fonctionne très bien sans ce championnat, aussi important soit-il".
Cela confirme l’information du quotidien Le Monde (27/04) : "Selon nos informations, SFR a fait savoir à la Ligue qu’il ne participerait pas à l’appel d’offres s’il était lancé avant la fin de l’année. L’opérateur, qui a remanié son management à l’automne, pense avoir amorcé son redressement, mais souhaite procéder par étapes.".

D’autre part, concernant la Ligue des Champions et la Ligue Europa, Alain Weill explique "Si nous avons la totalité de cette compétition, nous avons également l'obligation de diffuser certains matchs gratuitement. Nous allons donc lancer d'ici peu un appel d'offres en direction de ceux qui seraient intéressés par certains des matchs que nous possédons. Toutes les grandes chaînes se sont d'ores et déjà manifestées".

Le chemin étant dégagé, est-ce que Canal+ et BeIn Sports vont-ils répondre au prix de réserve demandé (1 milliard d’euros par saison) par la LFP ou la LFP va-t-elle sortir un nouvel acteur du chapeau ?

Droits tv Ligue 1
A l’occasion du lancement de l’appel d’offre des droits tv de la ligue 1 (2020-2024), la LFP (Ligue Professionnelle de Football) a fait un point sur l’attractivité de la Ligue 1 en présentant cette infographie. 



Hors Ligue 1 et Champion’s League, et dans une moindre mesure la Coupe de France, les autres compétitions ont plus de mal à exister. A noter que par rapport à son attractivité la Premier League anglaise est certainement largement surpayée, alors que cette compétition arrive derrière la Ligue 2 française.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1457 le: 03 mai 2018 06:39:29 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°285

Convergence
Début avril, l’ARCEP a publié son observatoire des marchés des communications électroniques du quatrième 2017. L’occasion de ressortir quelques données. Ces statistiques permettent de faire le point sur la convergence fixe mobile qui représente un peu plus de 30% du marché et 19,7 millions de cartes sim. Mais la tendance est la baisse trimestre après trimestre.

Difficile de donner des chiffres du côté des opérateurs ou seul Orange publie des chiffres pour son offre Open. Les offres couplées sont un des axes de développement d’Orange ou les indicateurs sont en constantes augmentations. De son coté, sans donner de précisions, Free a toujours indiqué que qu'environ 50% de ses clients mobiles avaient également une offre fixe. Bouygues Telecom et SFR - cachotiers - ne donnent pas de chiffres sur ce sujet.



Pour Orange, la part des offres couplées / nombre de forfaits est de 29,1% sur le T4 2017 contre 28,1% pour le T4 2016 et 26,2% au T4 2015. La part des offres couplées / nombre de cartes est de 25,2% sur le T4 2017 contre 23,5% pour le T4 2016 et 21,1% au T4 2015.

Free au Sénégal
Xavier Niel (via sa holding NJJ), avec à l'entrepreneur sénégalais Yerim Habib Sow et l'homme d'affaires malgache Hassanein Hiridjee, partenaire de Free à La Réunion, va racheter Tigo, le deuxième opérateur mobile au Sénégal. Via sa holding, Xavier Niel a pris le contrôle à 55% de l'opérateur Monaco Telecom, racheté de l'ex-filiale d'Orange en Suisse, rebaptisée Salt, et plus récemment dans l'opérateur irlandais Eir.
Au Sénégal, C’est Orange qui domine le marché avec l’avantage d’avoir une licence 4G, ce qui n’est pas le cas de Tigo.

Free
Iliad présentera ses résultats du premier trimestre le mardi 15 mai. Rappel du calendrier de publication des résultats.

Orange, le 26 avril (avant bourse).
ARCEP, services mobiles le 3 mai (après bourse).
Iliad, le 15 mai (avant bourse)
Bouygues Télécom, le 17 mai (avant bourse).
Vivendi, le 17 mai (après bourse)
Altice, le ? (après bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 7 juin (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 5 juillet (après bourse).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1458 le: 04 mai 2018 06:26:55 »
L’ARCEP vient de publier son tableau de bord sur la téléphonie mobile pour le T1 2018.

Quelques tendances générales
- La croissance reste soutenue. Sur l'ensemble des forfaits, c'est une augmentation dans la moyenne des trimestres précédents, mais après deux trimestre ou le marché des forfaits résidentiels et entreprises qui tirait le marché au détriment donc du marché m2m, sur le T1 cela s’inverse.
- Il y a toujours un fort développement des forfaits sans engagement, avec une augmentation de 3,0 points (contre 3,5 pour le T4) sur an et 73,7% des forfaits concernés. Cela stagne depuis 6 mois.
- Les taux de résiliation et le nombre de numéros portés restent à un haut niveau.
- En Total France, les opérateurs et Mvno’s ont gagné 1,144  million cartes sim sur le trimestre. Les opérateurs sont en hausse de 1,474 million sur les forfaits actifs: 692 000, dont 114 000 pour les mvno’s) sur le segment grand public et entreprise et 782 000 sur le segment M2M. C'est toujours en baisse de 330 000 sur le prépayé. Les Mvno’s ont eux gagné 118 000 cartes sim.

Précisions
- Les données sont exprimées en milliers. En rouge, les mouvement négatifs. 2,859 millions sur un an (+4,6%) et de 692 000 sur le trimestre (+1,1%).
- Pour l’ARCEP, les opérateurs sont, en métropole : Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange, SFR, dans les départements et collectivités d'outre-mer : Dauphin Telecom, Digicel AFG, Globaltel, Orange Caraïbe, Orange Réunion, Outremer Telecom, SAS SPM, Société Réunionnaise du Radiotéléphone (SRR), Telco OI, UTS Caraïbe.



A ce jour, seul Orange a publié ses résultats. Les forfaits gagnent 363 000 nouveaux clients, soit 24,6% du total ARCEP. 286 000 sur le m2m, soit 36,6% du total ARCEP et 77 000 pour le grand public, soit 11,3% du total ARCEP. C’est un tout petit trimestre pour Orange sur le segment Grand Public & Entreprise.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1459 le: 07 mai 2018 06:48:05 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°286

4G en service
Le bilan de l’ANFR des sites 4G mis en service en métropole au 1er mai est le suivant : Orange : 15 536 sites (+355); SFR : 15 191 sites (+214); Bouygues Telecom 14 908 sites (+80); Free : 10 474 sites (+216). Orange qui est repassé devant SFR, accentue son avance. Bouygues lève le pied et Free se relance.

Vivendi en Italie
C’est une campagne d’Italie qui tourne au fiasco. Vivendi a perdu le contrôle du conseil d’administration (CA) de Telecom Italia (Tim) au profit du fonds américain Elliott. Elliott, qui détiendra donc dix sièges et Vivendi cinq. Afin de désendetter le groupe, Elliott pourrait vendre le réseau – qui est estimé à 15 milliards d’euros – alors que Vivendi est opposé à ce démantèlement.

Vivendi a été "un très mauvais actionnaire et l'Italie a besoin d'un réseau unique fort, capable de mobiliser des investissements (…) Je suis favorable aux investissements étrangers, mais cela ne veut pas dire rester inerte quand ils (veulent) détruire la valeur plutôt que la créer, surtout quand, en jeu, il y a un intérêt national" pour Telecom Italia (Tim), avait affirmé en avril le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda (Challenges, 18/04).

Vivendi est complètement isolé et doit faire face à une hostilité du gouvernement, de Berlusconi et de Mediaset, ainsi que d’un fonds d’investissements Elliott, ainsi que de petits actionnaires minoritaires. Reste qu’être le premier actionnaire et n’être pas capable de rester majoritaire fait tache. Logiquement la vente des parts de Vivendi n’est plus très loin.

Quoiqu’il arrive Vivendi et Bolloré vont laisser des plumes assez importantes. La moins value latente de son investissement dans TIM est estimé à 800 millions d’euros. Et c'est sans compter l’amende qu’il pourrait avoir à payer à Berlusconi dans le cadre du rapprochement avorté avec Mediaset. Début avril, Mediaset Premium s’est rapproché de Sky Italia et enterrant de ce fait un rapprochement avec Vivendi.

Sépération fonctionnelle
Dans le cadre d’un accord entre TIM et le gouvernement italien, Telecom Italia pourrait créer une entité séparée (détenue par Telecom Italia) afin de gérer le réseau fixe. Sur le fond, l’Etat italien ne souhaite pas voir une entreprise étrangère avoir la main sur son réseau fixe.

En France, nous en sommes loin. France Telecom/Orange a été sérieusement régulé par l’ARCEP et par l’ADLC quand il le fallait. 
Alors qu’il était question que l’Etat cède des parts dans Orange (notamment) pour alimenter un fonds d'investissement dédié à l'industrie et à l'innovation, il semble que cette idée ne soit plus d’actualité. Il faut dire que dans le cadre du développement du très haut débit dans le fixe et le mobile, l’Etat a besoin de la force de frappe d’Orange et que le plus sûr moyen de maintenir la pression est d’en rester actionnaire de référence.   

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré à propos d’Orange : "La participation de l’Etat dans une entreprise comme Orange peut évoluer. Cependant l’Etat joue chez orange un rôle de stabilisation de l’actionnariat dans un contexte ou le secteur connait des évolutions importantes.".

A ce jour, l’Etat est actionnaire pour 22,95% (13,39% via la BPI et 9,56% via l’APE). La vente en totalité pourrait lui rapporter jusqu’à 9 milliards d’euros

Il va sans dire que si une vente totale à un actionnaire industriel privé se produisait, la question d’une séparation du réseau se poserait. Il va sans dire également, que ce cas de figure gèlerait certainement les investissements dans le déploiement du très haut débit, sans compter la désorganisation avant que la situation devienne stable pour cette nouvelle entité.

A ce jour, personne ne demande une séparation fonctionnelle d’Orange. Ni du côté de l’ARCEP (qui aurait moins à réguler), ni de l’Etat, ni de la concurrence (Orange peut aussi être pratique comme défouloir), ni des partis politiques. La dernière fois que cela a été évoqué, c’était en juillet 2012 (La Tribune, 07/2012). Bouygues Telecom l’avait demandé afin que l’accord d’itinérance entre Free et Orange soit opérationnelle sur un réseau neutre. On connait la suite…

A noter qu’en Grande Bretagne, l’opérateur historique BT (ou du moins ce qu’il en reste) a annoncé en mars 2017 qu'il allait transformer Openreach, sa filiale réseau, en une entité juridique distincte. Le régulateur britannique, l’OFCOM reprochait à BT des pratiques anticoncurrentielles et de pas assez investir dans la fibre. Depuis le dossier n’a pas beaucoup avancé.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1460 le: 08 mai 2018 07:07:07 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°252

Canal+
Vivendi a tenu son assemblée générale des actionnaires le 19 avril, l’occasion de présenter quelques chiffres sur Canal+ :  Canal+ est présent dans 30 pays et investit 3,2 milliards d’euros dans les contenus. A comparer avec Amazon présent dans 190 pays et qui investit 3,6 milliards et Netflix présent dans 190 pays et qui investit 6,4 milliards.

L’infographie suivante a été présentée :



Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,5 millions de clients, OCS à 2,9 millions et pour Netflix, Liberation (06/04) annonce 3,4 millions.

Depuis l'arrivée de Vincent Bolloré, mi-2015, Canal+ France a perdu 1,248 000 clients dont 976 000 pour les chaines Canal+. A noter que Canal+ a quand même enregistré 499 000 acquisitions en 2017, contre 445 000 en 2016. Le taux de résiliation pour les chaines distribuées par Canal+ est passé de 16,7% en 2016 à 16,1% en 2017. Le développement du groupe se fait avec l'international avec une forte présence sur le continent africain.


Orange pourrait s’offrir Altice Studio
Orange discuterait avec SFR autour d’Altice Studio. C’est ce qu’annonce Le Figaro (édition papier du 4 mai). Orange voudrait reprendre les onéreux contrats signés entre Altice et NBC Universal et Discovery. Un an après le lancement du bouquet cinéma et séries de SFR, l’heure serait donc déjà au bilan.

Le budget total d'Altice Studio s'élève à 160 millions d'euros par an, dont 40 millions à la production. Sur ces 40 millions, la moitié sera dédiée au cinéma et aux séries francophones. Comme sur le sport, Atice réduirait donc sérieusement la voilure dans les investissements dans les contenus.
Si Altice Studio est à vendre, Canal+ est quasiment hors jeu car trop puissante sur le marché et pourrait se voir infligé des conditions par l’Autorité De La Concurrence (ADLC). Logiquement, une vente à un challenger comme Orange passera mieux. 

Altice Studio avait été lancé pour faire de l’ombre à Canal+. C’est ce que déclarait Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 08/2017) qui détaillait la stratégie d’Altice sur le cinéma et les séries. Il voyait SFR comme le nouveau nabab du cinéma Français et était prêt à se substituer à Canal+ : "Nous entendons d’ici dix-huit à vingt-quatre mois être un acteur majeur dans le cinéma et les séries. C’est positif pour la création française : mieux vaut profiter de la concurrence que d’être dépendant de la situation d’un seul. Si les opérateurs télécoms, Altice et Orange en tête, n’investissent pas lourdement dans l’industrie française des œuvres, celle-ci disparaîtra. Historiquement, Canal+ a fait ce travail, il restera une force importante mais la survie de l’industrie culturelle passe par un engagement majeur des plates-formes de distribution.".

Orange de son coté, cherche à développer OCS et son activité de production dans le cinéma et les séries. OCS compte 2,9 millions de clients. Il y a un an, Orange a regroupé ses activités contenus, soit Orange Studio et OCS sous le nom d’Orange Content et a annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la production de séries sur cinq ans, soit 20 millions d’euros par an.
En 2016, Orange a dépensé 550 millions dans les contenus et a renouvelé en 2017 son partenariat avec le Festival de Cannes pour 3 ans.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1461 le: 09 mai 2018 06:40:28 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°287

Stéphane Richard
Sans surprise, Stéphane Richard a été reconduit à la tête du groupe Orange par l’Assemblée générale des actionnaires avec 88,62%. C’est son troisième mandat (La Tribune ,05/05). Les 14 membres du conseil d'administration d'Orange avaient voté, le 20 février, pour le renouvellement du mandat d'administrateur de Stéphane Richard.

L’Etat, par la voix de Bruno Le Maire - Ministre de l’Economie - avait déclaré sur BFMTV (Le Figaro, 21/01) qu’il apportait son soutien à Stéphane Richard, mais avec une épée de Damoclès toujours bien présente : "S'il y a une condamnation de Stéphane Richard à un moment donné il remettra immédiatement son mandat (…) Pour toutes les entreprises publiques qui sont sous ma responsabilité de ministre de l'Economie, les règles du jeu doivent être claires, s'il y a condamnation du dirigeant, il y a départ immédiat du dirigeant".

Dans l’affaire Tapie, Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et pour cette partie de l’affaire (non politique), Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public.

Free
C’est assez rare pour le souligner, mais La Tribune (23/04) rapporte que Morgan Stanley se montre très prudent sur les perspectives d’Iliad.
Les analystes s’inquiètent de : "la faiblesse des flux de trésorerie dans les deux à trois prochaines années, à laquelle s'ajoute un ralentissement attendu de la croissance du chiffre d'affaires dans la téléphonie en France. Les analystes ont ainsi revu leur prévision de croissance en France à 2,5% par an sur les deux prochaines années, soit un taux réduit de moitié par rapport à leur précédente prévision de 5,3% (…) Ils estiment qu'Iliad aura notamment du mal à contrecarrer la pression concurrentielle dans la fibre. Cette moindre croissance du chiffre d'affaires devrait peser sur la rentabilité de la branche fixe, d'autant que le groupe a peu de marges de manœuvre en termes de réductions de coûts.". 

Les derniers trimestres n’ont pas été bons sur le recrutement sur le fixe et Free n’est plus aussi dominateur sur le mobile. Lors de la présentation des résultats 2017, Xavier Niel a annoncé qu’une nouvelle box devrait sortir avant la fin de l’année, alors qu'elle devait être initialement lancée fin 2016. Cela permettra-t-il de relancer Free comme à la belle époque ?

Prends l’oseille et tire-toi…
L'ancien directeur général du groupe Altice, Michel Combes, a été nommé mercredi PDG de l'opérateur américain Sprint qui s'apprête à fusionner avec T-Mobile aux Etats-Unis. Il avait rebondi chez Sprint en janvier dernier.

Lors de son départ, l’ancien directeur général de la maison-mère de SFR a quitté l’entreprise avec un « package » de 9,4 millions d’euros, 6 millions pour rupture de contrat et 3,4 millions de rémunération pour 2017 Le Monde (05/04).

A 55 ans, ce diplômé de Polytechnique et de l'École nationale supérieure des télécommunications (ENST, devenue Télécom Paris-Tech), a par le passé travaillé chez France Télécoms (Orange), Télédiffusion de France ou encore Vodafone, dont il a été directeur général pour l'Europe. En 2013, il a notamment pris la tête d'Alcatel-Lucent, qu'il a finalement revendu - après avoir supprimé plus de 10.000 postes - au finlandais Nokia.

On peut deviner quelles vont être ses priorités chez Sprint…

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1462 le: 10 mai 2018 07:51:26 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°253

Il y a quelques semaines, Première Ligue, l’UCPF et EY ont dévoilé les résultats du « Baromètre des impacts économiques et sociaux du football professionnel », pour la saison 2015-2016. Cette étude permet de mesurer l’impact économique du foot pro en France.

Quelques chiffres
7,5 milliards € de CA, en augmentation de 27% entre les saisons 2010-2011 et 2015-2016. 52% du CA des 43 clubs est généré par le Big 4 (PSG, AS Monaco, OL et OM), ce qui dénote à la fois une concentration et un impact du PSG, dont le budget est passé de 103M€ à 550M€ en 5 ans. Le CA « digital » de 730 M€ et une progression de 51% en 5 ans.

34 815 personnes sont employées au sein de la filière, à la fois dans les clubs, mais aussi parmi les fournisseurs locaux, les industriels et les médias liés au football. Les effectifs sportifs et administratifs des clubs de football professionnel ont augmenté de 51% en 5 ans (+2 469 emplois). On compte désormais 32 emplois pour 1 joueur professionnel (34 815 emplois / 1086 joueurs pros dans les 43
clubs).

L’ensemble de la filière du foot pro dégage 1,7 Md€ au titre des charges (dont 776M€ uniquement pour les clubs) et ce montant est en augmentation de 22% par rapport à la saison 2010-2011. 82 % des collectivités interrogées par enquête jugent que le club présent sur leur territoire a un impact positif sur leur notoriété et 59% estiment qu’il reste un fort vecteur de développement économique.

Les droits tv
L’étude fait le point sur les droits tv et notamment ceux liés à la Champion’s League : "L’analyse des droits TV pour la Ligue des champions montre pourtant une progression significative des montants reversés aux clubs français participant effectivement aux compétitions européennes : alors que le marché européen des droits TV pour cette compétition est passé de 754 M€ en 2010-2011 à 1 345 M€ en 2015-2016 (+78 %), le montant reversé aux clubs français est passé de 61,6 M€ à 123 M€ sur la même période (+100 %)".

Un graphique synthétise ce que représentent les différents droits tv pour les clubs de Ligue 1.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1463 le: 11 mai 2018 06:39:07 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°254

Droits tv Ligue 1 et intervention politique : l’exemple Hollande, et Macron ?
Lors de l’attribution des précédents droits tv de Ligue 1, François Hollande serait intervenu en faveur de Canal+. C’est ce qu’ont révélé les auteurs de l’ouvrage «Un président ne devrait pas dire ça... » : "Tout commence au printemps 2014, BeIN Sports, la chaîne qatarienne, s'apprête à rafler l'intégralité des droits de la L1. Canal + est en danger de mort. Or, Vincent Bolloré, dont l'amitié avec Nicolas Sarkozy est notoire, vient de faire main basse sur la chaîne cryptée, via Vivendi. En avril 2014, Hollande reçoit, en secret, Rodolphe Belmer et Bertrand Méheut, les patrons de Canal +, venus exposer leurs craintes. Le président va se démener. On a sauvé Canal, nous confie alors Hollande. J'ai reçu discrètement Belmer et Méheut. J'ai appelé l'émir du Qatar et lui ai dit : 'Vous allez venir en France en juin, on vous a défendus par rapport aux Saoudiens, on est à vos côtés, mais là, qu'allez-vous faire sur les Rafale ? Il y a aussi l'histoire du foot... Je souhaite qu'il y ait un partage".

Alors que la LFP vient de lancer son appel d’offre, L’Elysée sera-t-il tenté d’intervenir à nouveau ou sera-t-il moins interventionniste ? Autre question : BeIn Sports peut-il tout rafler et mettre 1 milliard d’euros par saison ?

Réponse le 19 mai.

Droits tv Ligue 1 : RMC Sport hors jeu ?
L’objectif de la LFP d’atteindre le milliard d’euros par saison pour les droits tv de la Ligue 1 (2020-2024) peut-il être réalisable ? SFR – par la voix Alain Weill (le patron d’Altice France)  – a annoncé qu’il n’y participerait pas : "C'est peu probable, et nous ferons des choix cohérents et raisonnables. Notre modèle fonctionne très bien sans ce championnat, aussi important soit-il" (JDD, 29/04).

SFR souhaitait reculer l’appel d’offre le plus tard possible afin de voir si l’ouverture de son offre sport à d’autres opérateurs permettait de rentabiliser ses lourds investissements. Si le montant espéré par la LFP n’est pas atteint, la LFP pourrait renoncer et retenter sa chance début 2020. Les deux diffuseurs actuels vont-ils attendre un éventuel deuxième tour début 2020 et un possible retour de SFR dans le jeu ou tout simplement faire en sorte d’éliminer rapidement un concurrent ?

Réponse le 19 mai.

Droits tv en 2018
Il n’y a pas que les droits tv de la Ligue 1 qui vont être remis en jeu. Le site Mediasportif a fait le point sur les droits tv sur le marché pour cette année 2018.

Football : Liga (2018-2021) et la Supercoupe d’Espagne et des matchs amicaux à domicile de la Roja. pour la Liga, prix du contrat actuel, 33 millions d’euros pour beIN Sports. Série A (2018-2021) : actuel diffuseur beIN. Coupe d’Italie (Eurosport). Coupe d’Allemagne (2018-2021), c’est beIN SPORTS qui détient les droits.
Premier League (2019-2022), c’est Altice qui détient les droits pour 120 millions par saison. La concurrence va être féroce avec Canal+ et beIN Sports. FA Cup & Community Shield (2018-) et les droits de l’équipe nationale pour les matchs amicaux à domicile, de la Carabao Cup (Coupe de la Ligue) et de la D2 devraient également être remis en jeu. C’est beIN Sports qui détient l’essentiel des droits.

Autres : Handball, Championnats du monde 2019 et la Lidl Starligue (2019-) qui est diffusée par beIN Sports. Tennis, Wimbledon et l’ATP Tour, c’est beIN SPORTS qui détient les droits. Jeux Olympiques, Eurosport discute pour sous-licencier des droits. Foot US, le championnat phare la NFL (2019-2022), c’est beIN Sports qui diffuse.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1464 le: 14 mai 2018 06:56:15 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°255

Droits tv Ligue 1 : Canal+ modeste ?
Canal+ - via Maxime Saada le président du Directoire - vient de s’exprimer sur les futurs droits tv de la Ligue 1, pour affirmer que Canal+ ne va pas grimper aux rideaux pour payer : "Je serai très attentif à investir de manière proportionnée car nous considérons les droits exclusivement selon la valeur qu'ils ont pour nous. Perdre des droits pour trois ans est surmontable ; mettre en danger l'entreprise en les surpayant, non (…) Nous avons la Ligue 1 jusqu'à 2020 pour 550 millions d'euros - montant proche de ce qu'elle vaut pour nous. Si un autre s'en emparait, Canal+ (...) aurait deux ans et demi pour se préparer à un modèle différent, davantage orienté cinéma et séries. Au regard de ce que nous faisons déjà en la matière avec nos moyens, 550 millions d'euros amèneraient une force considérable" (Le Figaro, 11/05).

SFR – via Alain Weill (le patron d’Altice France)  – a annoncé qu’il n’y participerait pas : "C'est peu probable, et nous ferons des choix cohérents et raisonnables. Notre modèle fonctionne très bien sans ce championnat, aussi important soit-il" (JDD, 29/04).

La Ligue attend 1 milliard par saison (2020-2024) et Canal+ ne proposerait au mieux que la moitié, mais – et c’est nouveau - envisage aussi de perdre les droits du foot. Charge à BeIN Sports (qui ne s’est pas exprimé et ne devrait pas le faire) de faire l’effort pour l’autre moitié. Dans le cas contraire, la LFP devra remiser son appel d’offre pour début 2020.
D’autre part, l’appel d’offre va être ouvert à des fonds d’investissements ou à des sociétés tierces qui pourront ensuite sous-licencier les droits acquis. Cela peut permettre à un acheteur (OTT, GAFA, agence) et même à un diffuseur de mettre beaucoup d’argent et de revendre des lots ensuite. 

Réponses le 29 mai.

Droits tv du Calcio
Un tribunal de Milan a confirmé la suspension de l'offre de MediaPro sur les droits TV du championnat d'Italie de football (Serie A).
Pour rappel, en février, le groupe espagnol MediaPro avait gagné les droits tv du Calcio de 2018 à 2021 contre 1,05 milliard d'euros. Sky, Mediaset et Telecom Italia n’avait pas atteint le prix de réserve demandé.
Mediapro, qui a quinze jours pour faire appel de la décision, peut reformuler son offre en prenant en compte la décision du juge qui estime que MediaPro ne respecte pas les règles antitrust.
Les droits TV internationaux de la Série A ont été attribués au mois d'octobre à l'agence IMG et à la RAI pour un total de 371 millions d'euros par an pour la période 2018-2021, soit le double de la période précédente Le Figaro (09/05).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1465 le: 15 mai 2018 07:56:13 »
Iliad vient de publier ses résultats pour le premier trimestre 2018.
C’est une baisse sur le fixe ! Une première ! Malgré une augmentation sur le Ftth de 90 000 clients, le total baisse de 19 00. Sur le mobile c’est assez moyen et certainement un des plus mauvais trimestres de Free. C’est assez moyen financièrement.

646 000 clients sur le Ftth (+90 000 sur le T1, +73 000 sur le T4, + 64 000 sur le T3, +50 000 sur le T2, +59 000 sur le T1) pour 6,8 millions de prises raccordables.

Pour Free : "Compte tenu de la nouvelle norme IFRS 15 entrée en vigueur en 2018, le chiffre d’affaires du Groupe s’établit à 1 201 millions d’euros sur le 1er trimestre 2018, en hausse de 0,8%. Le chiffre d’affaires fixe est en retrait de 1,6% à 672 millions d’euros, alors que le chiffre d’affaire mobile est en hausse de 3,9% à 531 millions d’euros".

Free annonce le lancement de l’offre mobile en Italie assez rapidement et le "Déploiement d’une nouvelle approche commerciale dans les prochaines semaines afin de redynamiser la croissance du Groupe et d’accélérer le déploiement du Groupe vers le Très Haut Débit fixe et mobile".



Parallèlement, Iliad a annoncé une réorganisation de sa direction générale. La mixité y fait (enfin) son entrée Maxime Lombardini semble être mis sur la touche, à la faveur de la nomination de Thomas Reynaud ex-directeur financier come numéro 1 de Free. «Une nouvelle équipe de direction pour répondre aux nouveaux enjeux du Groupe », indique Iliad dans un communiqué de là à dire que l’ancienne n’y répondait pas…Lombardini paye clairement les mauvais résultats.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1466 le: 15 mai 2018 11:06:54 »
Sur le mobile Grand Public et selon les chiffres de l'Arcep à fin mars +692 000.
Free +130 000 recrutements, soit 18,8% en parts de conquête, Mvno’s +114 000, soit 16,5%, Orange +77 000, soit 11,1%.
Reste 371 000 pour Bouygues Telecom et SFR. A confirmer.

Sur le fixe, Orange avec un gain de 52 000 clients sur le T1, annonce une part de conquête de 28%. Ce qui donnerait un total de 186 000 nouveaux clients sur le fixe pour ce T1.
Après les résultats de Free et d'Orange, il reste donc 153 000 nouveaux clients à se répartir pour Bouygues Telecom et SFR.
A confirmer, d'autant que le calcul de ce taux par Orange laisse parfois à désirer.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1467 le: 16 mai 2018 06:29:03 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°288

Consolidation des télécoms
Après la fusion entre T-Mobile et Sprint aux USA, c’est le britannique Vodafone qui a annoncé l'acquisition d'actifs du groupe américain Liberty Global, dont le deuxième câblo-opérateur en Allemagne, Unitymedia, et d'autres actifs en République tchèque, Hongrie et Roumanie pour un total de 18,4 milliards d'euros.
Cela va permettre à Vodafone de faire converger tv, internet et le mobile en Allemagne et de venir concurrencer Deutsche Telekom.
Reste à la Commission européenne à valider la transaction que les protagonistes espèrent voir le dénouement pour la mi 2019 (Le Figaro, 09/05).

Vivendi
Suite logique à la perte de sa majorité au Conseil D’administration de Telecom Italia, Vivendi a annoncé au gendarme boursier italien qu’il ne contrôlait plus l’entreprise. Une option possible maintenant va être la sortie totale de TIM (Le Figaro, 11/05).

D’autre part, le 9 mai, Le gouvernement italien a annoncé sa décision d'infliger une sanction de 74,3 millions d'euros à Telecom Italia (Tim), pour manquement à ces obligations d'information concernant le resserrement de contrôle du groupe français Vivendi sur l'opérateur en 2017. TIM a déposé un recours La Tribune (09/05). Qui va payer l'ardoise ?

Bolloré vient de s’offrir 1,3 milliard d’euros d’actions de Vivendi et détient désormais 26% du capital il se renforce un peu plus, afin d’éviter d’être mis dehors brutalement comme chez Telecom Italia, alors qu’il détenait 24% du capital (agefi)

Free : Xavier Niel is back !!!
Suite à la publication de ses derniers et - mauvais - résultats (sur le fixe et dans une moindre mesure sur le mobile) pour marquer le changement de cap, Xavier Niel va faire son retour. C’est ce qu’annonce le quotidien Le Monde (16/05), Xavier Niel  "devrait notamment s’occuper du remaniement des offres, son véritable savoir-faire. Même si ce dernier ne change pas de poste – il reste directeur général délégué chargé de la stratégie d’Iliad. La présentation faite aux analystes a d’ailleurs insisté, à plusieurs reprises, sur « l’engagement total » du premier actionnaire d’Iliad, détenteur de 52 % du capital".

C’est toujours la même chose, le chat s'absente et n’est pas là (que faisait-il et avec qui ?), les souris dansent et dilapident le capital et c’est le bazar !!!

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1468 le: 17 mai 2018 07:43:21 »
Bouygues Telecom vient de présenter ses résultats à fin mars. Commercialement, ils sont dans la lignée des trimestres précédents.

Les résultats commerciaux sont bons sur le mobile et moyen sur le fixe. A noter une montée en charge sur le ftth avec un parc total de 329 000 clients (+64k sur le T1 +56k sur le T4, +38k sur le T3, +27k sur le T2). Globalement la situation financière s’améliore doucement mais surement. Nouveauté : la majorité des recrutements se fait sur le Ftth, l’adsl est dans le rouge, ce qui donne un trimestre "moyen" quand même. A titre de comparaison, Free a gagné 90 000 sur le Ftth et Orange 130 000.   
Sur le mobile, Bouygues est en hausse sur les forfaits avec +453 000 nouveaux clients sur le trimestre dont +132 000 pour le grand public.

Bouygues Telecom poursuit son déploiement dans le FTTH avec 20 millions de prises sécurisées à fin mars 2018 et 4,7 millions de prises commercialisées. L’opérateur confirme son objectif de 12 millions de prises commercialisées à fin 2019 et de 20 millions en 2022.

"Le chiffre d’affaires de Bouygues Telecom s’établit à 1 281 millions d’euros au premier trimestre 2018, en hausse de 6 % sur un an (...) Le résultat opérationnel s’élève à 111 millions d’euros au premier trimestre 2018, en progression de 86 millions d’euros sur un an. Il intègre principalement 69 millions de produits non courants liés à la plus-value de cession de sites à Cellnex et 10 millions de charges non courantes liées au partage de réseau mobile en zone non dense.".


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1469 le: 17 mai 2018 07:46:27 »
SFR vient de présenter ses résultats au 31 mars 2018. Du fait de son retrait de la cote boursière, SFR ne présente plus de résultats, ils sont présentés avec ceux d’Altice. Il faut fouiller un peu plus pour compiler certains résultats. D’autres ne sont plus donnés comme le nombre de clients en marque blanche. 

C’est un bon trimestre, SFR a bien performé sur les forfaits mobiles GP et les gains sur le THD compensent les pertes sur l’adsl. SFR poursuit sa descente commerciale. Rien n’y fait…L’ARPU fixe et mobile sont à la baisse.

Concernant les résultats financiers : "Total Altice France revenue declined -1.1% YoY in Q1 2018 to €2,599m. (…) Total Altice France’s Adjusted EBITDA grew by +0.7% in Q1 2018 YoY to €915m with margins expanding by+0.6% pts YoY to 35.2% reflecting cost savings being realised from the voluntary plan.".
Bref, le CA est en baisse de -1 ;1% sur 1 an, par contre l’Ebitda est en hausse de +0,7% sur 1 an. 



Altice France comprend : SFR Telecom, SFR Media (NextRadioTV et Presse), French Overseas Territories, Altice Technical Services France and Intelcia customer services.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1470 le: 17 mai 2018 08:09:55 »
Quelques données sur les parts de conquête sur les forfaits mobiles Grand Public (hors m2m, prépayés et mvno’s, mais en comptant le segment Entreprise) et sur le fixe (avec le très haut débit) pour les 4 principaux opérateurs sur le T1.

Sur le fixe et sur le trimestre, SFR termine en tête. Il faudrait regarder dans le archives pour voir depuis quand cela n’était pas arrivé. Sur le fixe, devant Orange et devant Bouygues sur le mobile Grand Public.
Sur le mobile, Free est troisième, là aussi c’est historique, comme est historique son résultat négatif sur le fixe. Orange devient insignifiant sur le mobile et malgré le ftth ne pas assez sur le fixe. 

Fixe
Sur le T1
SFR 71 000 nouveaux clients, soit soit 41,0% de parts de conquête,
Orange 52 000, soit 30,0%,
Bouygues 50 000, soit 28,9%
Total 173 000
Free est négatif de 19 000

Sur le T4
Bouygues 98 000 nouveaux clients, soit 47,6% de parts de conquête,
Orange 83 000, soit 40,3%
Free 25 000, soit 12,1%,
Total 206 000 (214 000 pour l’Arcep)
Free est
SFR est négatif de 46 000

----------------------------
Mobile
Sur le T1
SFR 239 000 nouveaux clients, soit 34,5% de parts de conquête,
Bouygues 132 000, soit 19,1%,
Free, 130 000, soit 18,8%.
Mvno 114 000 soit 16,5%.
Orange 77 000, soit 11,1%.
Total 692 000 (692 000 pour l’Arcep)

Sur le T4
Bouygues 327 000 nouveaux clients, soit 34,5% de parts de conquête.
Free, 305 000, soit 32,2%.
Orange 236 000, soit 24,9.
SFR 80 000, soit 8,4%.
Total 948 000 (861 000 pour l’Arcep)


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1471 le: 18 mai 2018 06:21:11 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°256

Résultats de Canal+
Vivendi vient de présenter ses résultats à fin mars, ce qui permet de faire le point sur le nombre de clients du groupe Canal+. Canal+ a changé sa façon de présenter et semble avoir fait le ménage dans ses chiffres.

Canal+ replonge en ce début d’année. En propre (hors ventes à Free et Orange), Canal+ (y compris CanalSat et sans Canalplay) est quasiment sous la barre de 4,7 millions et a encore perdu 49 000 clients sur le trimestre et 188 000 sur l'année. La perte porterait toutefois essentiellement sur les offres CanalSat.

Canal+ France ne s’en sort qu’avec ses accords avec Free et Orange. Vivendi ne donne plus directement de chiffres, mais le calcul donne 3,309 millions en hausse de 115 000 sur un an, mais en baisse de 7 000 sur le trimestre. Ces gains ne compensent pas la baisse des clients directement abonnés.

Le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) baissé de 73 000 entre le T1 2017 et le T1 2018 et baisse de 56 000 sur le dernier trimestre. Le petit rebond du trimestre précédent a fait long feu.

Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,5 millions de clients, OCS à 2,9 millions et Netflix à + de 2,5 millions, ils sont tous en progression.



L’ARPU n’est plus donné par Vivendi et contrairement aux publications précédentes, il y a très peu de précisions sur les résultats financiers de Canal+.
Le chiffre d'affaire de Canal+ en France est en baisse de 0,7% sur un an, contre une baisse de 3,8% à fin décembre, 4,2% à fin septembre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1472 le: 21 mai 2018 07:08:44 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le fixe à fin mars 2018.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin décembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,537 millions de clients et a recruté 317 000 nouveaux clients entre le T1 2018 et le T1 2017, soit une augmentation de 2,8% de sa base clientèle. 

Bouygues Signe un bon trimestre. Sur un an, sur les recrutements, Bouygues repasse Orange. Bouygues va devoir faire beaucoup plus sur le Ftth. Globalement, la dynamique continue d’être bonne.

Free a fait un trimestre négatif, malgrè un bon recrutement sur le Ftth. L’Adsl est en chute et le Ftth ne compense pas, Free ne progresse plus et commence à perdre un peu de terrain. La tendance pourrait se poursuivre sur l’année. La V7 permettra-t-elle de faire ce que ne permettent plus les VP ?

Orange gagne quelques dixièmes de point depuis le début de l’année. La fibre optique lui permet de grignoter un peu sur la concurrence, même si ce n’est plus aussi flagrant qu’il y a quelques trimestres. Rien d’extraordinaire, Orange préserve ses parts de marché.

SFR fait un trimestre de feu. Mais il va lui en falloir beaucoup avant d’inverser la tendance et de retrouver son niveau. Il est toujours numéro 3 derrière Free.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1473 le: 22 mai 2018 06:04:06 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le mobile à fin mars 2018.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,5% de parts de marché avec 33,134 millions de clients et a gagné 1,920 millions de clients entre le T1 2017 et le T1 2018, soit une hausse de 6,2%.

Le détail
Bouygues fait un bon trimestre. Comme lors des trimestres précédents, avec le m2m, son différentiel avec Free a un peu augmenté, de +0,5 il y a un an à +1,2. Bouygues est en train de redevenir le troisième opérateur mobile ?

Free est à 16,9% du marché et gagne 0,2 point sur un an. Malgré de bons chiffres sur le recrutement ne performe plus assez pour contrer le développement du m2m chez ses concurrents. Il est d’ailleurs derrière SFR et Bouygues sur ce trimestre. La dynamique sur le résidentiel n’est plus assez forte. La magie n’opère plus.

Orange continue de perdre sur le prépayé et est en forte croissance sur le m2m ce qui lui permet de maintenir ses parts de marché et même de les augmenter légèrement de 0,3 point. Mais depuis de nombreux trimestres, ce n’est pas suffisant sur le segment Grand Public. Le m2m est l’arbre qui cache la forêt.

SFR se refait un peu la santé sur les forfaits. Mais c’est loin d’être suffisant dans un marché en augmentation, il y a des pertes sur le prépayé et le m2m, sur un an c’est juste positif, il va donc falloir de nombreux trimestres avant de retrouver un niveau acceptable.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1474 le: 23 mai 2018 07:58:28 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin mars 2018, voici un tableau récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts).

Précisions
- Les opérateurs gagneraient à publier des chiffres clairs et à séparer le VDSL et des box 4G du reste du THD.
- Pour lire le tableau : SFR est à 29,6% de parts de marché avec 2,161 million de clients et un gain de 245 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 112,8% de sa base clientèle du T1 2017 au T4 2018. 
- La rubrique « Autres » est calculé en additionnant les résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin décembre et en retranchant le total publié par l’ARCEP. Il sera actualisé avec les chiffres de l'Arcep à fin mars.



Sur 12 mois, SFR a perdu 3,5 points en parts de marché. Orange a pris 1,9% (le rythme ralentit), Free 2,5% et Bouygues 0,9%.

Bouygues
Le THD représente 20,8% de sa base clientèle à fin mars, 19,2 à fin 2017, 15,5% à fin 2016, 14,6% à fin 2015, 15,6% à fin 2014, 18,3% à fin 2013 et 16,1% à fin 2012. A noter la montée en charge du Ftth, qui représente 45,4% des clients THD à fin mars, 40% à fin 2017 contre 25% fin 2016.
Le constat ne change pas, Bouygues va devoir s’arracher afin de ne pas voir Free lui prendre la place ! 

Free
Le Ftth représente 9,9% de sa base clientèle, 8,5% à fin 2017, 4,9% à fin 2016, 3,0% à fin 2015 et 1,7% à fin 2014. La machine est lancée c’est la seule qui tire la croissance de Free. Bouygues est en vue.   

Orange
Le FttH représente 18,5% de sa base clientèle, 17,4% à fin 2017, 13,0% à fin 2016, 8,9% à fin 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012. En nombre d’abonnés, Orange devrait pouvoir dépasser SFR le prochain trimestre. La concurrence est là, les très bons trimestres sont maintenant derrière. 

SFR
Le THD représente 37,0% de sa base clientèle, 35,8% à fin 2017, 31,5% à fin 2016, 26,3% à fin 2015 et 26,5% à fin 2014. Très bon trimestre. A confirmer pour parler d’un vrai retournement de situation.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1475 le: 24 mai 2018 07:48:16 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°289

Itinérance 4G entre Orange et Free ?
bfmbusiness (16/05) révèle que Free et Orange pourrait signer un accord d mutualisation de leurs réseaux mobiles. Même si dans les faits, c’est Free qui a vraiment besoin d’accélérer la cadence.

D’autant qu’en janvier dernier dans le cadre du new deal entre les opérateurs et le gouvernement concernant l’accélération de la couverture mobile du territoire, chaque opérateur s’est engagé à installer 5 000 antennes supplémentaires. Free devant aussi construire son réseau 4G, cela devient compliqué pour Free de suivre le rythme des investissements. Selon bfm, la mutualisation porterait sur la pose de 2 à 3000 antennes par an d’ici à 2020 dans les zones peu denses où Free n’est pas.

Même s’il n’y a pas de chiffrage officiel, l’accord d’itinérance actuel (2G/3G) qui doit se terminer en 2020 rapporterait au final jusqu’à 4 milliards d’euros à Orange ! Faut-il rappeler qu’en juin 2016 Orange et Free avaient annoncé la signature d’un accord en vue d’une fin progressive de l’itinérance 2G/3G à partir de début 2017 pour se terminer à la fin de l’année 2020. A l’origine, l’accord d’itinérance a été signé en 2012 et devait se terminer en décembre 2017.

Pour la 4G, Orange demanderait entre 2 et 300 millions d’euros par an. Bien sûr, Free préférerait être moins lié à Orange, mais d’un autre côté, Bouygues et SFR n’ont pas accepté de mutualiser leurs réseaux (Bouygues et SFR ont commencé à mutualiser leurs réseaux il y a deux ans) avec Free.

Fabienne Dulac, la patronne d'Orange France (La Tribune ,09/03) avait déjà évoqué cette possibilité : : "Il est trop tôt pour évoquer ce sujet. En l'état actuel des choses, je ne peux pas vous répondre. Nous n'avons aucune obligation de faire une offre de partage systématique des infrastructures à qui que ce soit. Est-ce que nous en ferons une à Free ? On leur en fera éventuellement une si Free formule des demandes en ce sens. Nous ne sommes pas opposés à faire des propositions si elles répondent à des demandes raisonnables, que ce soit à Free ou à d'autres."

Free est pris par le temps et le contexte ne lui est pas favorable, il semble donc logique que l’on s’achemine tranquillement mais surement vers un accord de mutualisation entre Orange et Free. Reste à en déterminer les aspects financiers.

Vivendi
Les événements s’enchainent pour Vivendi chez Telecom Italia. Telecom Italia a annoncé que la direction et la coordination de Vivendi sur l'opérateur avaient pris fin (Le Figaro, 16/05). D’autre part, Vivendi pourrait demander – comme il en a le droit – la convocation d’une nouvelle assemblée générale en vue de la nomination d’un nouveau conseil d’administration.

C’est toujours la suite logique à la perte de sa majorité au Conseil D’administration de Telecom Italia, Vivendi avait déjà annoncé au gendarme boursier italien qu’il ne contrôlait plus l’entreprise. Une option possible maintenant va être la sortie totale de TIM (Le Figaro, 11/05).

Consolidation des télécoms
Alors que le dossier semblait froid, Sébastien Soriano a déclaré lors d’une interview au quotidien Le Monde (23/05) : "Les circonstances ont évolué et la porte de l’Arcep se rouvre ou du moins s’entrouvre. Encore faudrait-il qu’ils aient un projet créateur de valeur pour le pays, et pas simplement pour les actionnaires.".

Toutefois, il est revenu sur ses déclarations lors d’une conférence de presse présentant le document «les chiffres du marché et de l'investissement dans les télécoms en 2017 » : "Je ne suis pas bienveillant à l’égard de projets de consolidation. L’ARCEP travaille pour que le marché soit viable à quatre" (Le Figaro, édition papier du 23/05).

Bref, la sortie était-elle bien opportune par rapport à la neutralité supposée de l’ARCEP ? Les opérateurs télécoms ont une porte ouverte, mais ont-ils vraiment besoin de la bénédiction de l’ARCEP pour discuter des combinaisons possibles de consolidation des télécoms ?

A ce jour, Bouygues n’est pas vendeur et SFR s’est restructuré pour repartir de l’avant. Et les opérateurs ont obtenu un new deal avec le gouvernement sur le déploiement du très haut débit mobile et fixe.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1476 le: 25 mai 2018 08:01:18 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°257

Droits tv de la Ligue 1
Lors de la présentation de ses résultats, Alain Weill a confirmé que SFR ne serait pas au rendez-vous de l ‘appel d’offre des droits de la Ligue 1 : "Nous ne pouvons pas prendre un engagement de 3 milliards à 4 milliards d’euros sur quatre ans. Si nous n’avons pas la Ligue 1, nos abonnés y auront quand même accès, car nous distribuons Canal+ et BeIN Sports" Le Monde (17/05).

De son coté, Florent Houzot - directeur de la rédaction de beIN Sports - a déclaré au quotidien l’Equipe (édition papier du 19/05) : "la seule réponse à faire, c’est dans l’enveloppe envoyée. Tout ce qui est autour il faut prendre du recul…Quelle est la vérité du discours ? Quelle est la part d’intox ? Dans ces périodes-là, chacun travaille sérieusement dans son coin par rapport à son projet de chaîne, son business".

Euro 2020
TF1 et M6 ont formulé une proposition commune pour les 23 meilleurs matches (sur 51) de l'Euro 2020 -qui se disputera dans treize villes sur tout le continent-, mais très loin des attentes financières de la Confédération européenne. L'UEFA tablait en effet sur 120 millions d'euros pour l'ensemble de la compétition.

France Télévisions a également formulé une offre, mais pour un petit nombre de rencontres. Acteur de la télévision payante, beIN Sports a aussi répondu. Au total, les offres remises sont loin de satisfaire le vendeur, ce qui pourrait rendre la consultation infructueuse (L’Equipe, 16/05).

SFR Sport
Les négociations pour la reprise de SFR Sport vont au rythme d’un match amical de début de saison.  A ce jour, SFR n’a toujours pas convaincu Orange, Free et Bouygues Telecom pour reprendre son bouquet Sport, selon Le Monde, SFR demanderait des "minima garantis à six chiffres". Selon Satellifax pour Alain Weill il "ne pourra en aucun cas subventionner certains opérateurs (…) le prix sera le même pour tous, proportionnel à la part de marché de chacun".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1477 le: 28 mai 2018 06:19:12 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin mars 2018, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles du segment grand public (hors M2M, mvno pour les opérateurs, prépayés et entreprise) pour les 4 opérateurs nationaux, les mvno et les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer. 



Sur les 12 derniers mois, et sur les seuls forfaits vendus en propre (hors mvno, m2m, prépayés et entreprise) Free avec 24,4% de parts de marché conforte sa deuxième place, mais n'avance quasiment plus depuis 6 mois. Bouygues Telecom stagne globalement et semble gérer, Orange retombe un peu et laisse quelques plumes en ne participant pas frontalement à la bataille des promotions. SFR n'a perdu 0,4 point en 12 mois et gagné 0,2 point sur le dernier trimestre, est-ce un début de dynamique d'un rebond ?

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR et l’ARCEP

- Au T1, Orange compte 18,903 millions de clients avec un forfait grand public, ce qui représente une part de marché de 33,4% et une augmentation de 713 000 cartes sim, soit une augmentation de 3,9% de sa base client entre le T1 2017 et le T1 2018.

- Bouygues est le seul à ne pas séparer de ses forfaits ceux du segment entreprise. Comme sa part de marché sur ce segment est estimée à 6%, je la retranche du total forfait hors m2m réalisé sur le trimestre.

- Pour la rubrique autres : d’abord addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR et mvno retranché du total résidentiel Métropole + Dom. On y trouve les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer (Dauphin Telecom, Digicel AFG, Globaltel, Orange Caraïbe, Orange Réunion, Outremer Telecom, SAS SPM, Société Réunionnaise du Radiotéléphone (SRR), Telco OI, UTS Caraïbe) et les mvno. Pour les mvno, Orange isole cette donnée, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans cette rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1478 le: 29 mai 2018 06:07:49 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin mars 2018, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (y compris grand public, m2m, entreprise) et donc hors prépayés à fin mars.   



Contrairement aux forfaits du segment public, les forfaits m2m et entreprise permettent à Orange de préserver ses parts de marché avec seulement une perte de -0,1point entre le T1 2017 et le T1 2018, mais n’empêche une perte de 0,7 point sur 6 mois ! La progression des forfaits m2m ne compense plus la faiblesse sur les forfaits Grand Public.

Idem pour SFR qui maintient sa deuxième place, mais avec une perte de 1,2 point sur 12 mois. Ce bon trimestre devra être suivi par beaucoup d’autres. 

Bouygues progresse de 0,9 point et affiche une croissance à deux chiffres (+13%). Free arrive juste à garder ses positions. Bouygues augmente son avance sur Free pour 362 000 cartes sim. Le match est complètement relancé. Les Mvno's et autres petits opérateurs des DOM TOM restent solides et passent la barre des 6%.

Orange réalise 35,6% des recrutements entre le T1 2017 et le T1 2018, Bouygues 28,1%, Free, 15,1%, Autres 13,5% et SFR 7,7%.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR;

- Au T1, Orange compte 29,184 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 36,1% et une hausse de 2,094 millions cartes sim et de 7,7% de sa base client sur 12 mois;

- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranche du total ARCEP (parc total + m2m);

- Pour les mvno, Orange, isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu surreprésentés.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1479 le: 30 mai 2018 05:41:45 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°258

Jackpot pour la Ligue 1
Dès 2020, la Ligue 1 vaudra 1,153 milliard d’euros par saison contre 726,5 millions actuellement. Ce qui va mettre la France au niveau de l’Italie et de l’Allemagne pour les droits domestiques. Selon l’Equipe (édition papier du 30/05), dans le détail Mediapro va verser 780 millions (330 millions pour le lot 1, 260 millions pour le lot 2, 190 millions pour le lot 4, beIN Sport 320 millions pour le lot 3 (contre 186,5 millions dans le contrat actuel) et Free un peu moins de 50 millions pour le lot 6. 
 
Les droits tv de la Ligue 1 vont changer de mains. C’est Mediapro qui gagne le gros lot en remportant les lots 1,2 et 4 soit : le grand match du dimanche à 21h et les deux magazines du dimanche 19h et 23h (lot 1), les matchs du vendredi à 21h et samedi à 17h et le magazine de présentation du vendredi soir (lot 2), le match du dimanche à 13h et le multiplex du dimanche à 15h ainsi que le magazine du dimanche matin (lot 4).

Selon la LFP, Mediapro envisage de créer un chaine 100% football, mais pourra aussi revendre des lots achetés. Ce qui laisse entendre que le marché pourrait encore bouger.



Il reste à vendre le lot 5 soit le Trophée des Champions, les Multiplex J19, J37 et J38 ainsi que les barrages. Il reste également le lot 7 avec les magazines du lundi et du jeudi. Ces lots vont être remis sur le marché prochainement ainsi que les droits de Ligue 2.

Mediapro ?
Au mois de février, Orient Hontai Capital a annoncé avoir pris le contrôle du groupe audiovisuel espagnol Imagina (Mediapro) pour un milliard d’euros. Mediapro possède les droits tv de la Ligue des champions en Espagne et vient de se faire ejecter des droits de la Serie A en Italie (Les Echos, 16/02).

BeIN Sports
BeIN Sports ne garde que le lot 3, soit le match du samedi à 21h et celui du dimanche à 17h. La chaîne disposera également un magazine le samedi à 23h qui pourra exploiter les images des 2 premiers matchs du week-end diffusés sur la future chaîne Mediapro.

La chaîne aura à sa disposition la meilleure affiche de chaque journée lors de 28 des 38 journées (les 10 gros chocs de la saison étant dans le lot 1) et le 3ème choix lors des 10 autres journées. BeIN SPORTS disposera également du 4ème choix lors de chaque journée.

Pour BeIN Sports c’est encore une petite défaite après la perte de la Champion’s League et de la Ligue Europa. Son modèle va devoir être revu, mais la chaine sauve les meubles. Toutefois, la chaine devrait pouvoir diffuser plus souvent le PSG qu'actuellement.

Canal+
Mais ce n’est rien à coté de Canal+. Canal+ qui était le diffuseur historique depuis 1984 ne remporte aucun lot. A terme c’est son modèle économique qu’il va devoir repenser. Et indirectement c’est une partie du cinéma français qui va devoir revoir une partie de son modèle de financement. Pour Canal+, c’est une grosse claque, même si il lui reste les droits tv du Top14.

Canal+ a déclaré via un communiqué que : "Pour la période postérieure à l’été 2020, le Groupe :
- examinera les possibilités de sous-licence qui sont prévues et autorisées par le règlement de l’appel d’offres,
- explorera les partenariats éventuels avec les détenteurs de droits sportifs premium, à l’instar des accords de distribution déjà en place avec BeIn Sports ou Eurosport.
".

Mais pourquoi paierait-il dans 2 ans et au prix fort ce qu’il n’a pas voulu payer aujourd’hui ?

Maxime Saada a rajouté que : "Nous sommes dans une logique de pérennité du groupe et c'est pour cela que nous avons décidé de ne pas surenchérir (…) C'est très facile de surpayer des droits, sur le moment, on est très heureux, mais on se met en péril, j'ai déjà vu cela autrefois avec TPS, a-t-il ajouté. Et j'ai vu Orange perdre des centaines de millions au point de sortir du foot." (Les Echos, 29/05).

Free, SFR et Orange
Free fait son entrée sur le marché des droits sportifs, alors que Xavier Niel déclarait que "acheter des contenus n'avait pas d'impact sur les abonnements" (UF, 06/2017). Free s’offre donc le lot 6, soit les droits VOD avec les extraits en quasi-direct a été acquis par le groupe Free qui fait son entrée dans le monde des droits sportifs en France. C’était beIN Sports qui détenait ces droits. Selon un communiqué de Free c’est pour moins de 50 millions par an. Orange les payait 25 millions par saison entre les saisons 2012 et 2016.

Orange qui a passé un accord de partenariat avec Canal+ pour que le groupe garde la Ligue1. Ce partenariat Orange-Canal + est assorti d’un minimum garanti en échange d’une offre largement subventionnée. L’objectif d’Orange était de passer de 900 000 clients en juillet 2017 à 2 millions d’ici à 2020. Orange distribuant directement cette offre. 2020, c’est la date de mise en vigueur du nouvel appel d’offre, et dans la configuration actuelle, il serait surprenant qu’Orange poursuive ce partenariat.

SFR n’obtient rien, mais avait déclaré qu’il n’était pas intéressé. 

Merci à Mediasportif

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1480 le: 31 mai 2018 06:18:33 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°259

Quelles conséquences (possibles) après l’arrivée de Médiapro ? Déjà que beIN Sport, Canal+ et RMC Sport avaient du mal à être rentables, une quatrième offre va forcément pousser vers une consolidation. Qui va partir en premier ? Quels vont être les rapprochements ? La situation peut (et va) encore bouger avant l’ouverture de la saison 2020 !

Mediapro
Comme annoncé dans un communiqué : «Le Groupe prévoit de créer une chaîne thématique de football, avec une programmation ininterrompue 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, qui sera proposée à tous les opérateurs de TV Premium émettant en France».

Si Mediapro n’arrive pas à créer de nouvelles chaines pour la diffusion de la Ligue 1, le groupe va devoir vendre au plus offrant les droits acquis. Via son communiqué de presse, Canal+ a fait une offre de service et SFR Sport indique "On pourrait être amené à discuter avec Mediapro si leur calendrier est compatible avec le notre.".

Mais, il est également possible que Mediapro aille jusqu’au bout de la démarche et se lance dans l’achat de droits sportifs afin de les diffuser, car une chaine avec la seule Ligue 1 aura quand même du mal à bien se vendre.

beIN Sports
C'est vrai que le lot obtenu beIN Sport va lui permettre de diffuser plus souvent le PSG, mais c'est quand même une petite claque pour la chaine après la perte de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa. Toutefois, si beIN Sports s'adjuge le lot 5 et même le lot 7 et qu'il garde la Ligue 2, cela devrait pouvoir encore le faire.

Pour se rassurer beIN Sports via un communiqué indique : "nous nous étonnons par ailleurs des résultats de l’appel d’offres concernant l’attribution des autres lots et nous resterons attentifs à l’évolution du marché". Mediapro a des liens très forts avec beIN Sports en Espagne, cela va-t-il permettre à beIN Sports de passer un deal avec Mediapro en cas de revente de lots ?

SFR
SFR va devoir placer son bouquet alors que se profile celui de Mediapro et que le renouvellement des droits du championnat anglais vont être cruciaux et pour RMC Sport, beIN Sports et pour Canal+. En cas de perte, cela affaiblirait l’offre de RMC Sport.

Lors de la présentation de RMC Sport, Alain Weill a déclaré qui n’excluait pas de s’intéresser aux lots non attribués par la LFP. Indiquant par-là, que finalement RMC Sport va devoir également participer à la course aux armements. Alain Weill a annoncé que le lancement du bouquet se ferait le 3 juillet et que l’objectif était d’avoir 1 million de clients rapidement pour atteindre 3 millions à terme. A ce jour, SFR n’a toujours pas trouvé d’accord de distribution.

Canal+
Via son communiqué de presse, Canal+ a fait une offre de rachat de droits à Mediapro, dans le cas probable d’un refus, Canal+ va devoir se réinventer sans le foot hexagonal. En se recentrant sur le cinéma et les séries, ce que Canal+ gagnerait d’un côté avec les économies sur le foot, il le perdrait certainement avec la perte de nombreux clients.

La LFP avait fait évalué par un cabinet de conseil, le Boston Consulting Group (BCG) le poids de la Ligue 1 en nombre de clients l’Equipe (05/04). Pour Canal+, la perte de clients serait de 1 million et elle serait de 2 millions de clients, Maxime Saada estime à 500 000, les clients uniquement abonnés pour le foot.

Par ricochet, le cinéma français va devoir réfléchir aux conséquences de la probable perte de chiffre d'affaire de Canal+ et donc au 12,5% consacré automatiquement au financement du cinéma français et européen. D'autres acteurs peuvent venir également.

Free
Autre question : qu'est venu faire Free dans le foot, surtout sur un lot aussi minime, soit les droits VOD avec les extraits en quasi-direct ? Quelle mouche a piquée Xavier Niel alors qu’il déclarait que "acheter des contenus n'avait pas d'impact sur les abonnements" (UF, 06/2017). Pour rappel, Orange (2012-2016) pour des droits équivalents ne payait que 25 millions par saison.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1481 le: 01 juin 2018 06:04:11 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°260

Mediapro et la Ligue 1
Le président de Mediapro qui vient de s’offrir 80% des droits de la Ligue 1 pour les saisons 2020 à 2024 pour 780 millions d’euros par saison a donné une conférence de presse hier.

Il est revenu sur sa stratégie, il a d‘abord confirmé qu’il venait pour créer une chaine et pour y diffuser les lots achetés. Sauf surprise, il n’y aura pas de lots revendus à SFR ou à Canal+. 

"Nous allons tenter de mettre d’autres ligues de foot sur la chaîne (…) On va tenter de faire grossir la chaîne avec plus de foot français et plus de foot étranger (…) Le coût de production sera de 12 à 15 millions d’euros par saison".

Mediapro est intéressé par les futurs droits de la ligue 2 et veut discuter avec SFR pour voir les possibilités avec la Ligue des champions. Il va rencontrer SFR et Canal+ pour diffuser au maximum la Ligue 1. Concernant ses bons rapports avec beIN Sports : "On n’est pas venus avec beIN, on est venus de notre côté. Mais on a une très bonne relation".

Il vise un prix de vente à 25€ pour 5 millions de clients en 2022/2023 (Le Figaro, 31/05).

Il n’y a plus qu’à ! Pour 25€, il va falloir que Mediapro soit très bon et que les droits soient assez forts. Il a deux ans pour se préparer. Est-ce que cela passera par un accord avec un acteur existant pour la reprise de son catalogue ?

En attendant, Mediapro va continuer à faire des emplettes. Il reste des lots pour la Ligue 1, la Ligue2, les prochains droits de Premier League. A ce jour beIN Sports détient les droits de la Liga (jusqu’en 2021), de la Bundesliga (jusqu’en 2021) et du Calcio (jusqu’en 2021) et dans une moindre mesure de FA Cup & Community Shield dont les droits vont être renouvelés cette année.

Mais l’avantage, c’est que beIN Sports a déjà 3,5 millions de clients. Un rapprochement permettrait d'atteindre un premier palier très rapidement, Par contre, beIN Sports a beaucoup de droits en dehors du foot, ce qui ne semble pas interessé Mediapro qui ne veut qu'une chaine de foot.

YouTube
Mediapro vient de passer un accord avec YouTube pour la diffusion de matches du championnat de foot brésilien. Cet accord prévoit la diffusion dans une trentaine de pays dont certains en Europe. Les GAFA sont toujours annoncés comme étant en compétition pour la diffusion de droits tv, mais à ce jour, ce sont surtout sur des droits de complément (Notre Temps, 23/05).

Orange pourrait s’offrir Altice Studio
Cela se confirme, Orange et Altice vont fusionner leurs services OCS et Altice Studio Studio et regrouper leurs catalogues avec NBC Universal, Discovery et HBO, ce qui ferait de la nouvelle entité un très gros pourvoyeur de séries américaines face à Netflix.  De fait ce serait Orange qui en deviendrait propriétaire.

Un an après le lancement du bouquet cinéma et séries de SFR, l’heure serait donc déjà au bilan. Le budget total d'Altice Studio s'élève à 160 millions d'euros par an, dont 40 millions à la production. Sur ces 40 millions, la moitié sera dédiée au cinéma et aux séries francophones. Comme sur le sport, Atice réduirait donc sérieusement la voilure dans les investissements dans les contenus.

Orange de son coté, cherche à développer OCS et son activité de production dans le cinéma et les séries. OCS compte 2,9 millions de clients. Il y a un an, Orange a regroupé ses activités contenus, soit Orange Studio et OCS sous le nom d’Orange Content et a annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la production de séries sur cinq ans, soit 20 millions d’euros par an. En 2016, Orange a dépensé 550 millions dans les contenus et a renouvelé en 2017 son partenariat avec le Festival de Cannes pour 3 ans.

De son coté, CanalPlay est en petit forme, il compterait 200 000 clients contre 700 000 abonnés il y a 3 ans (Le Figaro, 31/05).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1482 le: 04 juin 2018 06:42:56 »


Précisions
- Au T1 2018, Orange avec 7,506 millions cartes SIM est à 47,9 % de parts de marché et a progressé de 1,278 million cartes sur 12 mois, soit un gain de 20,5% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, Orange et SFR (décembre 2017).

Orange s’approchait tranquillement des 50% des parts de marché et vient encore de marquer une baisse et retrouve son niveau de fin 2016. C’est ce segment qui lui permet de rester dynamique sur le segment des forfaits.
Bouygues arrive à tirer son épingle du jeu et progresse joliment sur les 12 derniers mois en prenant 3,5 points de parts de marché. Bouygues Telecom est passé devant SFR qui s’écroule.
A noter que SFR n’a pas publié de chiffres pour ce T1, ce qui n’est pas bon signe. J’ai donc repris le chiffre du T4, la dynamique des trimestres précédents n’était pas bonne.

Pour rappel, Free n'est pas présent sur ce marché. 

A fin mars 2018, le m2m représente 22,7% des clients mobiles chez Orange contre 22,0% fin 2017. Pour Bouygues, cela représente 26,4% contre 23,6% fin 2017. Pour SFR, cela représente 18,1% fin 2017 contre 16,9% fin 2016.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1483 le: 05 juin 2018 06:12:01 »
Ce tableau récapitule - à fin mars 2018 - le nombre de clients pour Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR pour le mobile (y compris mvno) et pour le fixe avec la part de marché (pdm) correspondante.



SFR remonte symboliquement de 0,1 point. Depuis son rachat par Altice, la perte est 3,338 millions de clients, soit 6,3 points en parts de marché. Bouygues a pris 2,5 points, Free 2,3 points et Orange 1,6 point.

Depuis l'arrivée de Free Mobile et le rachat de SFR, les cartes ont été largement redistribuées. Depuis fin 2012, SFR (ensemble des segments) a perdu 7,5 points et 2,9 millions de clients. Orange (mvno et prépayés) a perdu 1,8 point mais gagné 5,3 millions de client, Bouygues a gagné 2,1 points et 4,7 millions de clients, Free a gagné 7,2 points et 9,7 millions de clients, ce qui lui vaut d’avoir pris la troisième place à Bouygues Telecom. Toutefois, depuis 18 mois, Bouygues a refait 1/3 de son retard.   

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Pour SFR, les clients de Virgin Mobile et ceux de Numericable sont inclus à partir de 2012.
- Le(s) Mvno(s) sont inclus chez leur(s) opérateur(s) hébergeur(s).
- Orange compte 44,661 millions de clients, soit 41,1% du total.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1484 le: 06 juin 2018 06:51:10 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°290

Free
Fin d'une époque ! Afin de se relancer, Free cherche la martingale et vient de lancer de nouvelles offres qui officialise la segmentation de ses offres internet, avec des promotions valables un an pour un qui augmentent très sensiblement ensuite. Free s’aligne ainsi sur la politique commerciale de ses concurrents et prépare sans doute sa nouvelle grille tarifaire pour la sortie de ses nouvelles box à la fin de l’été.
D’autre part, Free vient de lancer son offre mobile en Italie avec une offre à 5,99€ par mois et réfléchit (mais cela fait déjà un moment que cela dure) à des partenariats qui lui permettraient de disposer d'une offre convergente.

Reprise d’Altice studio par OCS ?
Selon le quotidien Les Echos (04/06), la reprise d’Altice Studio par OCS pourrait voir SFR rentrer au capital d’OCS en échange de la reprise du catalogue NBC Universal, Discovery et Paramount. Orange resterait majoritaire et cela ne remettrait pas en cause la participation de Canal+ dans OCS (33,3%).
Cela va permettre à SFR de mettre fin à son activité frontale dans le cinéma et les séries tout en ayant encore quelques biles. Pour Orange cela peut signifier une augmentation des clients.
Ce deal pourrait permettre également une reprise de SFR Sport chez Orange et une plus grosse distribution d’OCS chez SFR. 

Consolidation des télécoms
A propos de l’éventuelle vente de SFR, le 8 mai dernier, Patrick Drahi a déclaré à l’agence bloomberg : "Je ne suis pas vendeur de mes activités françaises. J’ai commencé mon activité en France et il n’y a aucune chance que je vende (…) pour acheter une telle entreprise, vous devez avoir beaucoup d’argent et nous sommes sûrs de n’avoir reçu aucune information, rien de personne, sauf les informations de presse".

Les rumeurs avait repris au mois d’avril dernier, d'après un  tweet du journaliste Grégoire Favet :"Bouygues réfléchit à une offre sur SFR (Altice) avec d'autres investisseurs, discussions notamment avec le fonds CVC selon Bloomberg ("deliberations are said to be at early stage" - Les discussions sont à un stade précoce - )"

Bouygues avait publié un communiqué pour démentir : "Suite à une dépêche publiée ce jour par Bloomberg, Bouygues réitère sa mise au point : comme tout acteur d’un marché, Bouygues étudie régulièrement les diverses hypothèses d’évolution du secteur des télécoms ; mais à ce jour il n’y a aucune discussion avec un autre opérateur et aucun mandat n’a été délivré à quelque conseil que ce soit.."

Et alors que personne ne lui demandait rien, Sébastien Soriano est revenu sur le sujet lors d’une interview au quotidien Le Monde (23/05) : "Les circonstances ont évolué et la porte de l’Arcep se rouvre ou du moins s’entrouvre. Encore faudrait-il qu’ils aient un projet créateur de valeur pour le pays, et pas simplement pour les actionnaires.".

Toutefois, il était revenu en arrière lors d’une conférence de presse présentant le document «les chiffres du marché et de l'investissement dans les télécoms en 2017» : "Je ne suis pas bienveillant à l’égard de projets de consolidation. L’ARCEP travaille pour que le marché soit viable à quatre" (Le Figaro, édition papier du 23/05).

La saison 5 est-elle dans les tuyaux ?


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1485 le: 07 juin 2018 06:31:19 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°261

Droits tv Ligue 1 : ce qui reste à vendre
Selon l’Equipe (édition papier du 02/06), le prix de réserve du lot 5 (multiplex 19e, 37e et 38e, trophée des champions, barrages) serait à 15M€ et celui du lot 7 (magazines lundi et jeudi) serait de 8M€ et ils seraient plutôt destinés à des chaines en clair.

Le total de l'appel d'offres pourrait donc théoriquement atteindre 1,176 milliard par saison pour la période 2020/2024 et ce sans compter les droits internationaux. A ce jour c’est le groupe BeIN Sports qui détient ces droits sur 2018-2024 pour un montant de 80 millions d’euros garanti. C’est un accord signé en 2014, mais la LFP estime que la valeur de la Ligue 1 est plus importante. Pour chaque contrat signé, les montants sont partagés à égalité entre beIN Sports et la LFP.

A suivre…

Droits tv Ligue 1 : Bolloré se justifie
Vincent Bolloré a défendu vendredi dernier le choix de Canal+ de ne pas s’aligner sur la forte hausse du montant des droits de retransmission de la Ligue 1 et ainsi de perdre totalement les droits que la chaine détenait depuis 1984 (Reuters) : "C'est présenté comme la fin du monde mais pardon, c'est une tempête dans un verre d'eau microscopique (…) Canal c'est une chaîne qui achète des droits à des prix où ils peuvent les vendre sans faire de perte. Canal ne va pas être ruiné et les équipes de Canal ont extrêmement bien fait de ne pas suivre des enchères folles".

A le suivre, Canal+ ne devrait donc pas demander à Mediapro de lui vendre un lot en sous-licence, mais certainement se contenter d’obtenir le meilleur accord de distribution possible.

Droits tv du Calcio
Le contrat ayant récemment été annulé par la Ligue italienne de football, Mediapro a présenté des garanties à hauteur de 1,6 milliard d'euros pour conserver les droits télé de la Serie A en Italie, mais, la Ligue italienne a rejeté les garanties et confirmé l’annulation du contrat de droits télé pour la période 2018-2021 et va entamer des négociations de gré à gré avec les diffuseurs. 

Pourra-t-elle atteindre le montant de 1,05 milliard que donnait Mediapro ? De son côté, la presse italienne croit savoir que Mediapro ferait une offre de 6,6 milliards sur 6 ans. Pour rappel, les droits actuels étaient à 945 millions et étaient partagés entre Sky et Mediaset (Le Figaro, 05/06).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1486 le: 08 juin 2018 06:10:19 »
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 1er trimestre 2018 - résultats provisoires - ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 2,5%, c’est encore en baisse par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 685 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 177 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,110 millions, soit un recul de 967 000 sur un an et une baisse de 330 000 sur le trimestre. La tendance est à l’accélération de la baisse. Le ftth remplace l'adsl...

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 7,495 millions, soit une hausse de 1,652 million (dont 1,193 million pour le Ftth) sur un an et une hausse de 507 000 (dont 354 000 pour le Ftth) sur le trimestre. C’est en légère augmentation sur ce trimestre et même en augmentation moins marquée sur le ftth par rapport aux trimestres précédents.

Pour l’ARCEP : " la croissance du nombre d’accès à très haut débit continue de progresser : 1,7 million d’accès supplémentaires au cours de l’année, contre +1,3 million au premier trimestre 2017, portant ainsi le nombre d’abonnements actifs à 7,5 millions fin mars 2018 (…) au premier trimestre 2018, 41% du nombre total de locaux éligibles au très haut débit, en croissance de 5 points en un an. En outre, fin mars 2018, plus d’un quart des abonnements internet actifs (26%) sont à très haut débit (+5 points en un an).".

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin mars 2018 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars 2018.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,537 millions de clients et a recruté 317 000 nouveaux clients entre le T1 2017 et le T1 2018, soit une augmentation de 2,8% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1487 le: 11 juin 2018 07:01:03 »
Synthèse des parts de marché sur le Ftth à fin mars 2018. L'Arcep - qui vient de publier ses données - compte 3,630 millions de clients sur ce segment.

Dans ses publications, SFR compile l’ensemble des technologies très haut débit. La rubrique « SFR + Autres » est donc calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’Arcep, auquel on retranche les chiffres publiés par Bouygues, Free, Orange.

Même si elle est encore confortable, Orange voit son avance se réduire. Combien de temps va mettre Orange pour retrouver sa part de marché actuelle sur le fixe ?
Free et Bouygues accélèrent au même rythme et prennent des parts de marché, Free est bien installé à la deuxième place. Bouygues a quand même du retard...
SFR + "Autres" progressent également mais plus petitement. En l'absence de chiffres, difficile de dire sérieusement qui de SFR ou "Autres" tire la machine. 

Sur un an, soit entre le T1 2017 et le T1 2018, Orange réalise 46,1% des nouveaux abonnements, contre 58% pour la période comprise entre le T1 2016 et le T1 2017. Logiquement, le marché se rééquilibre sérieusement.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange. SFR ne donne pas de chiffres pour le Ftth. 
- La catégorie « SFR + autres » est calculée en prenant le total des abonnements très haut débit "fibre optique de bout en bout" publié par l’ARCEP à fin mars 2018 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange à fin mars 2018.
- Pour lire le tableau : Orange est à 58,6% de parts de marché avec 2,219 millions de clients et un gain de 550 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 34,8% de sa base clientèle du T1 2017 au T1 2018.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1488 le: 12 juin 2018 08:02:24 »
Alors que les opérateurs ont publié leurs résultats à fin mars 2018, quelques statistiques sur le très haut débit peuvent en être tirées.

Lignes commercialisables
Le nombre de lignes commercialisables pour chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs et selon une définition "élastique" de commercialisable). Pour Bouygues, Free et Orange, il s’agit des lignes Ftth. Pour SFR, ce sont celle de son réseau ftth et câble upgradé (>= 100Mb/s).

Pour information, il y a également deux données de l’Arcep : l’évolution du nombre de lignes éligibles au Ftth et plus globalement l’évolution du nombre de ligne éligible au très haut débit (30 Mbit/s).

Globalement, Orange poursuit sa dynamique et Free fait mieux que SFR. De son coté, l’ARCEP note : " Au 31 mars 2018, 10,9 millions de logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 33 % en un an. Les acteurs doivent toutefois encore intensifier leurs efforts pour atteindre les objectifs de couverture qu’ils se sont fixés. Au total, à la fin du 1e trimestre 2018, 18,1 millions de logements étaient éligibles à des services à très haut débit, toutes technologies confondues, dont 12,2 millions en-dehors des zones très denses.".



Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le rapport du nombre de clients par rapport au nombre de lignes "connectables". Free commence à engranger. Orange est en petite hausse. SFR patine est en baisse sur le semestre. Bouygues patine.

Pour rappel, Pour Bouygues, le THD représente 20,8% de sa base clientèle à fin mars 20182. Pour Free, le FttH représente 9,9% de sa base clientèle. Pour Orange, le FttH représente 18,5% de sa base clientèle. Pour SFR, le THD représente 37,0% de sa base clientèle.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1489 le: 13 juin 2018 06:33:12 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°262

Droits tv du championnat d’Angleterre
Les deux derniers lots de l'appel d'offres de ses droits télé domestiques pour les saisons 2019 à 2022 ont été attribués. Le premier de 20 matches à BT pour 102 M€ par an, offre au total 52 matches par saison à la chaîne payante. Le dernier lot de 20 matches par an de milieu de semaine et de jours fériés a été attribué à Amazon, pour une trentaine de millions d’euros selon Electron Libre. Après avoir acheté les droits de retransmission de l'ATP et de l'US Open, ainsi que ceux de certaines affiches de NFL, Amazon devient quant à lui définitivement un diffuseur puissant du sport au Royaume-Uni.

Les cinq premiers lots avaient été attribués pour un montant total de 5 milliards d’euros sur trois ans. C’est en baisse par rapport aux droits actuels que se partagent pour 6,9 milliards d'euros Sky Sports et BT. Sky Sports restera le diffuseur principal et a remporté quatre des sept lots mis en jeu, soit 128 matches par saison. De son côté, BT a décroché un seul lot de 32 matches par an, sur la case du samedi 12h30 (13h30 en France). L’opérateur public BBC la diffusion des résumés des rencontres de Premier League pour un total de 241 M€ sur trois ans, soit une augmentation de 7,5 M£ (8,5 M€) par rapport au contrat en cours. 

Le résultat de l'appel d'offres pour les droits de la Premier League en France est lui attendu à l'automne. Aujourd'hui, SFR Sport, le diffuseur exclusif, règle 110 millions d'euros par saison.

Droits tv du Calcio
La ligue italienne a de nouveau lancé un appel d’offre (c’est le troisième) pour le calcio. L’appel d’offre a été organisé par lots et la ligue en attend 1,1 milliard d’euros. Sont annoncés 6 prétendants : Sky, Médiapro, TIM, Mediaset, Perform et Italia Way. Un opérateur ne pourra pas détenir les trois lots principaux. Il faudra deux abonnements pour suivre les principaux matchs du championnat Italien.

Les vainqueurs sont attendus pour aujourd'hui.

Top14
Selon Le figaro (26/05), l’Autorité de la Concurrence (l’ADLC) a entérinée l’attribution définitive des droits tv du Top 14 jusqu'en 2023 à Canal+. En 2016, SFR avait contesté l’appel d’offres devant l’ADLC. En mai 2016, La LNR avait attribué les droits tv du Top14 (période 2019-2023) en exclusivité à Canal+ pour un montant de 97 millions. En avril 2015, les droits ont été attribué à Canal+ et à Eurosport pour 6 millions d’euros par saison jusqu’en 2019/2020.

Après la perte de la Ligue 1 et de la Ligue des Champions, le Top14 est le seul droit premium restant à Canal+.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1490 le: 14 juin 2018 06:32:27 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°291

Consolidation des télécoms
Est-ce reparti pour un tour ? Le Canard Enchainé révèle que Martin Bouygues aurait rencontré Patrick Drahi le 29 mai pour lui faire une proposition : il se porterait acquéreur de 51% de SFR. Le fonds américain CVC prendrait 25%, Drahi conserverait le reste. Sauf que pour P.Drahi SFR couterait 24 milliards d’euros, alors qu’il a été acheté 17 milliards il y a 4 ans et que depuis on peut pas dire que le groupe soit en progression.

Le palmipède croit savoir que Patrick Drahi ne veut pas être le «vaincu, expulsé honteusement du marché français».

Stéphane Richard a lui donné une interview au quotidien Sud-Ouest (05/06) dans lequel il déclare que pour lui il y a un opérateur de trop : " Il y a deux ans nous avons essayé de racheter Bouygues, mais cela n’a pas fonctionné. Aujourd’hui, je ne souhaite plus qu’Orange fusionne avec un autre opérateur. Mais dans un cadre ou SFR et Bouygues ont déjà décidé de partager leurs réseaux, s’il y avait une collaboration à développer dans le mobile à l’avenir, ce serait avec Free. Nous avons déjà eu un accord d’itinérance sur la 2G et la 3G qui touche à sa fin en 2020. Donc s’il y a des discussions sur une fusion, cela ne se passera pas avec Orange, entre deux des autres opérateurs.".   

Les grandes manoeuvres vont-elles recommencer ? En tout cas il y aurait un acheteur et un vendeur, reste à mettre un prix. Reste à savoir : Martin Bouygues est-il joueur ? Va-t-il casser sa tirelire ? Dans le cas d’un rachat le nouveau groupe serait devant sur l’ensemble des segments mobiles mais pas dans le fixe (sauf le THD).

Vivendi et Telecom Italia
Lors d l’assemblée générale des actionnaires de son holding, Vincent Bolloré a fait le point sur la situation de Telecom Italia : "Telecom Italia n’a cessé de décliner depuis 15 ans, à une dette élevée de 25 milliards d’euros et ne verse plus de dividende. Il faut faire 2 milliards d’économies de cash-flow ce qui implique un actionnariat fort, capable de faire un régime minceur. Sinon, il y a zéro chance que l’action se redresse. Mais il n’y a pas de fatalité à ce que Telecom Italia ne gagne pas d’argent. Il faut attendre la fin de la foire pour compter les bœufs. Tant qu’il n’y a pas de risque de démantèlement, nous allons laisser faire sans convoquer une nouvelle AG" (Les Echos, 31/05).

Vivendi ne devrait donc pas déclencher une guérilla juridique pour reprendre la majorité au conseil d’administration et compte être un actionnaire exigeant. Reste le question jusqu’à quand Vivendi peut rester ?

Supports 4G en service
Le bilan de l’ANFR des sites 4G mis en service en métropole au 1er juin est le suivant : Orange : 15 655 sites (+319); SFR : 15 361 sites (+170); Bouygues Telecom 14 057 sites (+149); Free : 10 627 sites (+153). Orange accentue son avance sur SFR, Bouygues se reprend un peu et Free essaye de suivre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1491 le: 15 juin 2018 05:59:47 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°263

Sponsors des Bleus
Alors que la Coupe du Monde de football vient de démarrer, le quotidien L’Equipe (édition papier du 19/04) avait fait le point sur les sponsors des bleus et plus généralement sur les recettes de la FFF.

Au niveau Télécom, à noter l’entrée d’Orange qui fait partie des partenaire majeurs avec 5 millions d’euros versés par an jusqu’à la Coupe du Monde au Qatar. SFR qui a été longtemps sponsor n’est plus dans les partenaires de la FFF. L’un a remplacé l’autre.

L’ensemble des droits TV représente 52,7 millions d’euros, soit 33,8% du budget total et devrait passer à 63,1 millions d'euros dans le budget 2018/2019 soit 25,2%.



Canal+
Bfmbusiness (22/05) a publié quelques chiffres sur la rentabilité de Canal+ France et les chiffres sont pas vraiment bons. La perte de clients et de recettes publicitaires et les offres à prix cassés ont fait que la chaine est devenu déficitaire : " Depuis 2012, le chiffre d'affaires a chuté de 20%, pour tomber à 1,5 milliard d'euros.  Résultat net : 2012, +326 ; 2013, +196 ; 2014, +101 ; 2015, +73 ; 2016, -86 ; 2017 ; -134".

Le porte-parole de la chaîne a répondu à bfm : "la chaîne Canal Plus est désormais commercialisée au sein d'offres globales comprenant aussi d'autres chaînes, et donc que les résultats isolés de la Société d'édition de Canal Plus ne reflètent plus la stratégie commerciale actuelle". 

Afin de contrer Netflix, Canal+ va lancer une offre en OTT au prix de 9,99€ pour les jeunes de moins de 26 ans. Canal+ va examiner si cette offre ne vampirise pas ses offres classiques. Mais cela ne va pas l’aider à retrouver une situation financière positive.

Handball
La Ligue nationale de handball (LNH) a lancé un appel d'offres pour les droits télé de ses compétitions sur la période 2019-2023. beIN Sports, l'actuel détenteur, règle 4 millions d'euros par an, contre 1,2 million payé par Canal+ avant 2014. Réponse le 26 juin (L’Equipe, 24/05).

beIN Sports serait bien inspiré de garder cette compétition afin de meubler son milieu de semaine.  La perte d’une partie des droits de Ligue 1 par BeIN Sports devrait l'aider en ce sens.

Droits tv du Calcio
Finalement, le troisième appel d’offre aura été le bon. la plateforme DAZN, propriété de Perform obtient 3 rencontres par journée sur la période 2018-2021 pour 193M€ (240M€ initialement espérés) et Sky, 7 rencontres pour 780M€ (860M€ initialement espérés). Soit un total de 973M€ (1,1 milliard d’euros espérés), avec un éventuel bonus de 100 M€ en fonction du nombre de clients gagnés par les diffuseurs.

Mediaset n’obtient rien, Mediapro n’a pas participé alors qu’il proposait 1,05 milliard d’euros sur un appel précédent. Les droits ont été attribués pour les saisons 2018/2021 et le football italien va moins toucher que la Ligue 1...Sauf qu’en rajoutant les droits à l’international, le Calcio devrait toucher +/- 1,4 milliard d’euros, ce qui replace le Calcio largement devant la Ligue 1.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1492 le: 18 juin 2018 06:22:17 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°292

THD : accord entre Orange et SFR
Le Monde (15/06) annonce que SFR et Orange ont trouvé un accord sur le partage des villes moyennes pour le déploiement du très haut débit. SFR récupère 1,2 million de prises supplémentaires en plus des 1,4 millions déjà prévues et retrouve donc quasiment les 20% du départ. C’est loin des 50% de prises demandées par SFR, et de son coté, Orange va récupérer plusieurs dizaines de millions d’euros pour les prises déjà construites. L’Arcep doit rendre son avis assez vite, mais étant favorable à un repartage, cela ne devrait pas poser de problèmes majeurs. 

Pour rappel, en février dernier, SFR s’était vu débouté par le Tribunal de Commerce de Paris de sa demande à Orange de renégociation d’une plus grande part des déploiements de la fibre dans les agglomérations moyennes, qu'elle avait abandonnées un temps après son rachat par Numéricable.

L'accord de 2011 prévoyait qu’Orange déploie 80% des prises, SFR 20% et a été réajusté depuis le rachat de SFR par Numéricable à respectivement 87% et 13 %.

En Février 2017, l’ARCEP avait invité Orange a faire un effort envers SFR et avait invité "les acteurs à aller vers un partage plus équilibré, en accord avec l'Autorité de la concurrence et le gouvernement, pour permettre une accélération du déploiement de la fibre". Orange avait rétorqué qu’il avait remplacé SFR dans beaucoup de villes, SFR privilégiant le câble au détriment du Ftth.

Mi-novembre 2017, Julien Denormandie - Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire – avait déclaré : "Nous n’allons pas ouvrir cette boite de Pandore qui est le redécoupage des zones RIP et AMII. Il nous faut un cadre stable pour aller plus vite. La loi permet d’aller dans des engagements contraignants.", alors que l’Arcep voulait : "un repartage rapide des déploiements de fibre optique en zone AMII assorti d’engagements juridiquement contraignants.".

Finalement, Orange et SFR retrouvent le partage d'origine. Reste à bien travailler.

Consolidation dans les Télécoms
Le Monde (15/06) revient sur la rencontre entre Martin Bouygues et Patrick Drahi au sujet d’un rachat de SFR par Bouygues Telecom.
 
La rencontre s’est déroulée mi-mai et SFR a adressé une fin de non-recevoir à l’offre de Bouygues sur sa demande de rachat. D’après le quotidien, les contacts entre les deux parties se poursuivent, toutefois le calendrier de renouvellement des licences 2G et 3G fait que les discussions doivent s’interrompre pendant le processus qui démarre début juillet et qui se termine fin octobre. Ensuite, même chose sur la 5G mais pas avant un démarrage septembre 2019.

Faut-il rappeler que pour SFR la première grosse échéance de remboursement de la dette est pour 2022. Bref, pour SFR rien ne presse sauf si Bouygues veut mettre le prix. En 2015, SFR avait proposé de racheter Bouygues pour 10 milliards. La revanche de Martin Bouygues serait belle.

Altice Portugal
Le rachat de Media Capital par Altice semblait compromis mardi après les réserves émises par l'Anacom (autorité portugaise de la concurrence), Altice conteste l’avis de l’Anacom et ne proposera pas de remèdes supplémentaires pour obtenir le feu vert (La Tribune[/u], 29/05). L’opération a donc très peu de chances de se faire.

L’été dernier, Altice avait racheté Media Capital à l’espagnol Prisa pour un monant de 440 millions d’euros. MediaCapital est le plus gros groupe média du Portugal et possède TVI, la première chaîne de télévision privée du pays, et Radio Commercial, la radio numéro un.

Ce n’est pas le seul souci d’Altice au Portugal, fin avril, la Commission européenne vient d’infliger une amende de 125 millions d’euros à Altice pour avoir pris le contrôle effectif de Portugal Telecom avant l’approbation formelle des autorités de régulation.

En février 2015, Altice avait notifié son rachat à la Commission européenne qui avait donné son accord deux mois plus tard. Sauf qu’Altice avait imposé des décisions à PT. L’amende est de 0,5% du chiffre d’affaire de PT. Altice va faire appel devant la Cour européenne de justice, pour un règlement avant 3 ans.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1493 le: 19 juin 2018 06:17:29 »
Après la publication des résultats à fin mars 2018, voici un récapitulatif sur quelques données générales publiées par Bouygues Telecom et Free. Quel est le troisième opérateur ? Sur ce début d’année 2018, la tendance de l’année 2017 se confirme : Bouygues Telecom a repris des couleurs tant commercialement que financièrement, alors que c'est un peu plus dur commercialement pour Free.



Mobile & Fixe
Sur le mobile, Bouygues est devant pour 1,015 million de clients et son écart s’accroit tranquillement avec le m2m. Sur les forfaits mobiles (avec le m2m), Bouygues est repassé devant. En ne prenant en compte que le segment Grand Public, le match est plié depuis longtemps en faveur de Free. Sur le fixe et trimestre après trimestre, Bouygues réduit son écart.

Finance
Sur le chiffre d’affaire Bouygues est toujours devant pour 80 millions alors que fin décembre, Bouygues Telecom était devant pour 99 millions. Fin 2016, Bouygues était devant pour 39 millions, fin 2015, Bouygues était devant pour 91 millions, alors que l’avance était de 270 millions à fin 2014 pour Bouygues et de 900 millions à fin 2013.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1494 le: 20 juin 2018 06:34:43 »
Après la publication des résultats des opérateurs à fin mars 2018, il est possible de synthétiser l’évolution du chiffre d’affaire.

Précisions
- Les données (exprimées en milliards) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Le chiffre d'affaire d'Orange France a augmenté de 2,1% entre le T1 2017 et le T1 2018, alors qu’il avait baissé de 0,7% entre le T1 2016 et le T1 2017.



Le détail
Bouygues Telecom au prix de très lourds efforts poursuit sa lente remontée et fait maintenant quasi systématiquement mieux que Free.

Free est quasi à l’arrêt sur ce trimestre, c’est le mobile qui lui permet d’afficher un chiffre positif. Free a plus de mal, les promotions des ventes privées se font sentir.

Orange France repasse dans le vert après plusieurs années dans le rouge, son chiffre d’affaire progresse d’une année sur l’autre. En même temps, commercialement Orange n’est pas dans une politique de promotions. A confirmer.

SFR voit son chiffre d’affaire continuer à baisser, mais c’est moins pire. Le gain de nouveaux clients se fait à coup de promotions. Globalement, SFR continu de payer la perte de clients alors que sa politique de contenus ne porte pas ses fruits.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1495 le: Aujourd'hui à 06:24:04 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) – n°293

Free et sa couverture mobile
Lors du Freday2018 et selon Freenews qui en fait le compte-rendu, Xavier Niel est intervenu notamment sur le déploiement mobile. Le moins que l’on puisse dire est que Free a beaucoup de travail et un planning serré. Une certaine autocritique est venue ponctuer le propos : “On pensait couvrir la France avec 10 000 à 12 000 antennes”, chiffre se basant sur le nombre d’antennes déployées par ses concurrents lors du lancement de Free Mobile. Sauf que depuis la concurrence a progressé dans la densification, le chiffre final “sera plutôt 18 000 antennes“. A voir si la concurrence aura progressé en 2020…

L’itinérance avec Orange devant disparaitre fin 2020, cela fait entre 6 000 et 8 000 sites supplémentaires à couvrir par rapport aux estimations initiales. A fin mai, Free avait mis en service 12 947 sites. Il en reste 5 000 à faire en 30 mois. Début mai 2017, Free avait mis en service 9 251 sites soit +3 696 sur 12 mois. L’objectif est donc jouable pour pouvoir se mettre à niveau de la concurrence et surtout de Bouygues Télécom.

A titre de comparaison au 1er mai 2018, Orange était à 22 241. Toujours à titre de comparaison, sur les supports 4G, entre le T1 2017 et le T1 2018, Free a déployé 2099 supports 4G.

Bref Free va y arriver, mais l’effort sera plus long et plus couteux que prévu par rapport à l’objectif initial.

Vivendi
Finalement, Telecom Italia ne va payer l’amende de 74,3 millions d’euros infligé le 9 mai dernier par le gouvernement italien pour manquement à ces obligations d'information concernant le resserrement de contrôle du groupe français Vivendi sur l'opérateur en 2017. TIM avait déposé un recours La Tribune (09/05) et un tribunal italien a suspendu cette amende (tradingsat (07/06).
Comme quoi depuis que Vivendi n’est plus majoritaire au Conseil d’Administration de TIM, la guérilla juridique semble prendre une autre tournure.

Altice
Le 8 juin, Altice a annoncé avoir finalisé la séparation de ses activités américaines et européennes. Altice Europe va réunir les activités d’Altice en France, au Portugal, en Israël et en République Dominicaine. Pour Altice, cela va permettre : "à chaque entité de se concentrer davantage sur les opportunités de création de valeurs sur leurs marchés respectifs".

Altice Europe se réorganisera en trois entités : Altice France, Altice International (active au Portugal, en Israël et en République dominicaine) et une nouvelle filiale de télévision payante. Altice espère avoir bouclé ces opérations, avec les contraintes légales afférentes, avant la fin du premier semestre 2018 (Le Monde, 09/01).
Cela va permettre à Altice de ne pas plomber ses activités américaines avec la dette liée à ses activités européennes.

Lors de la présentation de ses résultats à fin septembre, Altice avait publié un graphique sur le planning de remboursement de sa dette afin de montrer l’évolution des remboursements de la dette entre 2017 et 2028. Sur 2016 et 2017, Altice a refinancé pour environ 34,8 milliards d'euros de dettes au total. 85% de sa dette est financé à taux fixe, ce qui le met à l’écart d’une remontée des taux. Il n’y a donc pas d’échéances majeures avant 2021.




Afin de réduire sa dette européenne de 31 milliards, la vente du patrimoine se poursuit. Altice a annoncé qu’il vendait ses pylones pour 2 ?5 milliards d’euros au fonds américain KKR en France (10,198 sites) et Morgan Stanley et Horizon Equity Partners au Portugal (2,691 sites). L’accord prévoit la vente, d’ici à 4 ans, en France de 1.200 sites  pour 250 millions supplémentaires de 400 sites pour 60 millions au Portugal.

Altice Portugal
Comme prévue, Altice a abandonné son projet de rachat à 440 millions du portugais Media Capital à l'espagnol Prisa. Après la notification de l'autorité portugaise de la concurrence, le délai pour la conclusion de l'opération s'est écoulé sans réponse d’Altice. Cela va permettre à Altice de ne pas augmenter sa dette, mais cela enfonce un peu plus son idée de convergence (Le Figaro, 18/06).