Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1250 le: 07 juillet 2017 06:34:21 »
L’ARCEP devrait rendre très rapidement des décisions afin d’accélérer les investissement dans le très haut débit. Pour rappel l’ARCEP travaille à une analyse du marché du très haut débit pour la période 2017-2020. Ces documents font suite aux orientations rendues publiques le 9 janvier dernier.

Que veut l’ARCEP ?
Le but de l’ARCEP est : "d’accélérer l'investissement et la migration vers les réseaux en fibre optique à très haut débit (…) L'Autorité entend le favoriser et veillera, par son action, à lever les verrous opérationnels pour accélérer le déploiement des réseaux très haut débit et la migration des abonnés".
Afin d’y parvenir l’ARCEP  "propose des évolutions des procédures d'accès aux infrastructures d'Orange pour le déploiement des réseaux en fibre optique, pour tenir compte des retours d'expérience ainsi que des besoins des réseaux d'initiative publique qui se déploient dans le cadre du plan France Très Haut Débit".

En juillet 2016, au lancement de la consultation, Sébastien Soriano avait déclaré : "Il y a une locomotive (Orange) et nous ne voulons pas la freiner. En revanche, nous ne voulons pas de monopole. Il faut que la concurrence soit réelle" (Les Echos, 07/2016).

Stéphane Richard lui avait répondu :"Notre monopole a disparu il y a vingt ans, c’est débile d’agiter cet épouvantail (…) Dans les zones denses, les règles du jeu sont établies depuis longtemps : c’est la concurrence par les infrastructures, donc chacun fait les investissements qu’il doit faire (…) politiquement, c’est vraiment aujourd’hui un très mauvais dossier" et demandait : "une stabilité du cadre de régulation et du cadre fiscal. On ne peut pas demander à une entreprise de s'engager sur une période aussi longue et avec des moyens pareils si elle est à la merci d'un changement de régulation qui viendrait modifier son modèle économique".

SFR pour un nouveau Yalta
Parallèlement, mi-Mai, SFR a lancé une procédure judiciaire contre Orange devant le Tribunal de commerce de Paris (Les Echos, 16/05). Le sujet concerne la couverture des zones moyennement denses sur le Ftth. En 2011, un accord entre Orange et SFR prévoyait un partage 80/20 entre les deux groupes, depuis SFR a été racheté et SFR veut une plus grosse part faute de combattant, le partage s’est transformé en 90/10.

Mi-février, l’ARCEP avait invité "les acteurs à aller vers un partage plus équilibré, en accord avec l'Autorité de la concurrence et le gouvernement, pour permettre une accélération du déploiement de la fibre". Depuis, rien n’a bougé. SFR accuse Orange de bloquer la négociation, Orange rétorque qu’il a remplacé SFR dans beaucoup de villes, SFR privilégiant le câble au détriment du FttH.

Free et Bouygues également…
A quelques jours de sa décision, Bouygues et Free en rajoutent une couche et dans un courrier (non signé par SFR) adressé à l’ARCEP et publié par Les Echos (03/07). Classiquement, Ils demandent à ce qu’Orange soit régulé dans la fibre et comme SFR, Bouygues et Free demandent également pour une "répartition plus équilibrée" des ZMD, en estimant qu’ils seraient défavorisés par rapport à Orange et veulent que l'ARCEP pose des obligations spécifiques à Orange dans la fibre.

Pour Orange, "C'est la lettre de gens qui n'ont pas investi et se trouvent aujourd'hui en retard, c'est l'expression d'une frustration, pas d'une envie, Que n'ont-ils été si décidés quand l'occasion leur a été donnée, en 2012 particulièrement, de manifester leur passion pour l'investissement".

Comment faire ?
Le nouvel exécutif ayant fait du déploiement du très haut débit une de ses priorités, il va falloir que l’ARCEP fasse accepter à Orange un nouveau Yalta (en échange de quoi ?) sur les zones moyennement denses.
Gros problème : ne pas freiner les investissements d’Orange sur ces zones et ne pas tout remettre à plat afin de ne pas perdre (trop) de temps.
Et puis certainement imposer un suivi des investissements de Bouygues, Free et SFR et enfin s’assurer qu’en cas de nouveau partage tout ne soit pas remis en cause. Free et Bouygues ne s’étaient pas manifestés en 2011 et SFR a changé d'avis,  il va juste falloir – si l’ARCEP le décide – trouver ou et comment répartir des zones pour SFR, Bouygues et Free…Dans certaines villes on peut prévoir un sacré bor-del...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1251 le: 10 juillet 2017 07:18:08 »
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 1er trimestre 2017 - résultats définitifs- ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,1%, c’est en encore baisse par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 838 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 242 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 22,0 millions, soit un recul de 487 000 sur un an et une baisse de 147 000 sur le trimestre.

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 5,836 millions, soit une hausse de 1,326 million (dont 958 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 390 000 (dont 278 000 pour le Ftth) sur le trimestre.

Pour l’ARCEP : "La part des accès haut débit baisse ainsi de 4 points en un an au profit de ceux à très haut débit, qui représentent 21% des accès fin mars 2017".


2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin mars 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,220 millions de clients et a recruté 390 000 nouveaux clients entre le T1 2016 et le T1 2017, soit une augmentation de 3,6% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1252 le: 11 juillet 2017 05:44:08 »
Brèves du sport business et des médias – n°208

Vers un nouvel accord entre C+ et beIN Sports ?
L’avis de L’autorité De La Concurrence concernant la levée partielle des injonctions imposées à Canal+ va-t-il voir une relance d’un accord s’exclusivité entre Canal+ et beIN Sports ?

L’ADLC permet ce genre d’exclusivité, mais Canal+ devra accepter qu'un opérateur puisse aussi la distribuer à l'unité, c'est-à-dire hors de son bouquet en la facturant en plus et à des conditions commerciales décentes. Il y a un an, l’ADLC avait refusé un accord de distribution exclusif entre BeIN Sports et Canal+. A l'origine, Canal devait verser entre 300 et 400 millions d'euros à BeIN Sports sur 5 ans pour s'attacher une distribution exclusive.

Une éventuelle reprise des discussions avec BeIN Sports ne serait pas à l'ordre du jour, c’est ce que déclare Maxime Saada (Directeur Général de C+) : “ Sur le sujet de BeIN Sports, comme sur tous les autres comme CanalPlay, il va falloir se demander : est-ce toujours opportun, ou est-ce trop tard ?“.

Enfin, comme la position de Canal+ demeure forte sur le cinéma français, Canal+ devra continuer de ne  pas intervenir dans la politique commerciale de la filiale d’Orange, Malgré sa part de 33,3 % dans Orange Cinéma Séries.

SFR Sport, une menace ?
Isabelle De Silva , la présidente de l’ADLC a fait le bilan (Les Echos 03/07) de son activité et est revenu sur les exclusivités de SFR sur la Ligue des Champions et le championnat anglais de foot.

L’Arcep s’en inquiète car des exclusivités à "des contenus majeurs ou à l'essentiel des services" pourrait offrir "avantage concurrentiel sur le marché de l'accès à l'internet, ce qui pourrait conduire à une diminution de l'intensité concurrentielle sur l'ensemble des marchés de détails concernés". L’ADLC surveille mais ne s’en inquiète pas : "Du point de vue du droit de la concurrence, qu'un opérateur puisse valoriser des offres exclusives, il n'y a rien d'anormal en soi. Ce sont dans des circonstances exceptionnelles qu'on peut venir lui imposer un certain nombre de contraintes".

Pour l’ADLC : "il y a un équilibre à trouver. En soi, quand on acquiert des droits extrêmement onéreux, il peut avoir du sens économique à les garder en exclusivité, c'est la vie des affaires. Pour le moment, SFR n'a pas dit comment il comptait rendre accessible la Ligue des champions, nous regarderons avec attention.".

Pour les futurs droits de la Ligue 1 ce serait pareil : "Il n'y a pas de différence de nature du point de vue de la concurrence entre la Ligue 1 et la Ligue des Champions, même s'il peut y avoir une différence d'attachement du téléspectateur à regarder telle ou telle compétition. A priori, ce serait la même analyse si c'était la Ligue 1. "
Actuellement, SFR permet d’accéder à SFR Sport via une offre OTT, ce qui semble suffire à l’ADLC.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1253 le: 12 juillet 2017 06:53:51 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°237

Ftth : l’ARCEP à minima avec Orange
Finalement, l’ARCEP a décidé de d’imposer quelques obligations à Orange concernant le déploiement de la Fibre pour les particuliers. C’est l’avis que L’ARCEP vient de donner concernant l’analyse des marchés du haut et du très haut débit fixe pour la période 2017-2020. Dans son communiqué, l’ARCEP "reconnait l’effort d’investissement porté par Orange sur le marché de la fibre optique"
Pour Sebastien Soriano (Les Echos, 12/07) : "On a trouvé une solution à moyen terme avec Orange qui a pris des engagements devant nous, en échange de quoi on a décidé de ne pas imposer de régulation asymétrique".
Pour l’ARCEP : "Les conclusions présentées s’inscrivent dans une approche pragmatique, qui vise à la rapidité et l’efficacité de mise en œuvre des déploiements par les opérateurs."
Sur le marché des entreprises et afin de dynamiser le marché, l’ARCEP impose des obligations afin de "dynamiser la concurrence, en créant les conditions du développement d’un marché de gros animé par au moins trois acteurs nationaux d’infrastructures dédiées aux entreprises". Ce troisième acteur pourrait être Bouygues Telecom ou Kosc.
Globalement, c’est un jugement de Salomon pour l’ARCEP, il s’agit de réguler par petites touches afin – aussi - de ne pas décourager le principal investisseurs dans la fibre optique et pour l’ARCEP, Orange pèse 50% du total des investissements. Pour les amateurs de grand soir, il faudra (encore et encore) attendre. Sachant que l’ARCEP n’a que très rarement renversé la table que cela soit sur le fixe et le mobile.

SFR veut fibrer la France tout seul
Parallèlement, SFR annonce de son coté un grand soir dans le déploiement de la Fibre Optique. SFR veut fibrer 80% de la France d’ici à 2022 et l’ensemble du pays en 2025. Remettant en cause le plan THD des pouvoirs publics et de le découpage des zones moyennement denses avec Orange, dont SFR conteste la découpe 80/20 en faveur d’Orange.
SFR a donc décidé de construire son propre réseau. Selon Les Echos (12/07) : "SFR peut déployer sur fonds propres la fibre sur tous ces territoires et pourra, bien entendu, donner accès à son réseau aux autres opérateurs", pour SFR cela "permettra à l’Etat d’économiser entre 8 et 15 milliards d’euros" SFR compte son réseau cable et souhaite "pouvoir moderniser à terme la partie terminale de ce réseau déjà fibré, pour offrir de la fibre de bout en bout.".
Comment régira le Gouvernement qui veut relancer le Plan Fibre ? Alors qu’il vient de demander aux opérateurs télécoms de définir une feuille de route détaillée dès septembre" pour accélérer le déploiement de la fibre optique et de la 4G. Comment vont réagir Orange et la concurrence et les RIP ?


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1254 le: 13 juillet 2017 07:04:12 »
Brèves du sport business et des médias – n°209

Droits tv du Calcio
Revers pour les droits tv du football italien. Alors que les dirigeants en attendaient 1,2 milliard d’euros pour la période 2018-2021, seul Sky a fait une offre de 500 millions d’euros. Médiaset n’a pas répondu à l’appel d’offre. L’appel d’offre est reporté à la fin de l’année. Télécom Italia en sera-t-il ?
Actuellement les droits domestique sont de 945 millions d’euros, il faut y rajouter les droits internationaux de 450 millions, soit un total de 1,4 milliard d’euros.

Droits tv du foot turc
Les droits tv du championnat turc ont été attribués au géant Digitürk, propriété du groupe BeIN Sports. Le montant fait un bond à 557M€ par saison à partir de la saison prochaine et pour 5 ans. Le contrat précédent portait sur des droits à 362M€, soit une augmentation de 54%.
Avec cette hausse, le championnat turc consolide sa place 6éme place au classement des droits tv domestiques européens (ecofoot.



Droits tv du foot portugais
Le Portugal ne bénéficie pas de commercialisation centralisée de ses droits. Les clubs négocient seuls leurs droits. Et un des plus populaires, le Benfica veut renégocier les siens, arguant du fait que ses principaux concurrents auraient vu leurs droits augmenter. En cas de refus de NOS - son diffuseur actuel - Altice pourrait venir le remplacer. 
A noter qu’Altice qui est présent au Portugal s’est offert les droits de Porto et que SFR Sport diffuse en France le championnat portugais (ecofoot).



Droits tv du foot belge
La Jupiler Pro League est parvenue à réévaluer ses droits TV sur le marché domestique. D’après les informations rapportées par les médias belges, les droits audiovisuels du championnat vont ainsi progresser de 16% sur la période 2017-20 par rapport au montant actuellement perçu. Une augmentation qui permettra à la Jupiler Pro League de percevoir plus de 80 M€ par exercice (ecofoot).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1255 le: 14 juillet 2017 07:24:19 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°238

Presse numérique et optimisation fiscale
Selon Le Monde (20/06), Bercy s’intéresserait au service presse lancé par SFR et plus récemment celui lancé par Bouygues Telecom. Car, ce kiosque numérique permet de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc ce serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins.

Pour Le Monde : “L’intégration d’un service de presse dans l’abonnement permet en effet à l’opérateur de modifier la structure de la TVA qu’il acquitte sur chaque forfait. Car la presse n’est taxée qu’à 2,1 %, contre 10 % pour la télévision et 20 % pour le service de téléphonie lui-même. SFR, le pionnier en la matière – son kiosque a été lancé au printemps 2016 –, ne facture pas réellement la presse à ses abonnés, car il leur offre une remise équivalente au prix du service (19,99 euros). En revanche, il applique un taux de 2,1 % sur une partie du forfait, contre 10 % ou 20 % précédemment.“.

Selon un calcul de JP Morgan : “SFR pourrait économiser entre 18 millions et 30 millions d’euros par mois (entre 216 millions et 360 millions par an)“. A cela il faut retrancher les redistributions vers les journaux qui seraient au maximum de 2 millions d’euros par mois. Autre gain : “ cela permet de réduire la base fiscale des taxes CNC et Copé, qui financent l’audiovisuel public et la création“.

Selon les estimations, si les quatre opérateurs proposaient chacun un kiosque numérique, 1 milliard d’euros par an pourrait s’évaporer des caisses de l’Etat. Que va faire Bercy ? Laisser faire afin de permettre à la presse d’avoir de nouvelles recettes ou mettre fin à ses pratiques ? Pour l’instant, c’est le silence, mais cela ne vaut pas approbation.
En attendant, cette optimisation permet de faire évoluer favorablement l’ARPU. C’est toujours cela de gagné…
 
Orange Belgique
Orange n’acceptera pas que la situation de duopole reste en l’état” : Pierre Louette, numéro 2 du groupe Orange, fustige un "village belge" où Proximus et les câblos (Telenet/Voo) brideraient la concurrence sur le fixe. Avec Michael Trabbia (CEO d’Orange Belgique), il attend une révision des tarifs d’accès au câble. "Le régulateur a tout intérêt à soutenir la dynamique concurrentielle introduite par notre arrivée sur le fixe" (La Libre Belgique via la revue de presse de l’ARCEP du 27/06).
En Belgique, Orange est un acteur mineur et veut donc faire jouer la concurrence au maximum. La situation du marché en Belgique, vue par l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT).



Fibre Optique : et l’intendance ?
La Bretagne a besoin de personnel pour déployer la fibre optique. Le projet Bretagne très haut débit a pris du retard à cause de manque de personnel qualifié (planteur de poteaux, conducteur de nacelle, piqueteur, monteur télécom), pour déployer ce réseau de pointe (Ouest-France.fr via la revue de presse de l’ARCEP du 27/06).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1256 le: 17 juillet 2017 05:33:05 »
Alors que chez les opérateurs, la guerre dans les contenus fait rage, Orange vient d’annoncer le regroupement opérationnel de ses activités sous la marque Orange Content, alors que SFR va lancer son bouquet de cinéma et séries.

Orange Content
Orange reste sur la même «ligne», à savoir développer des partenariats, plutôt que d’acheter directement  - et très cher - des droits exclusifs. 
Ainsi, Orange annonce un renforcement de son accord de distribution avec Canal+. Cet accord était dans les esprits depuis de nombreux mois. Il s’agit donc d’un accord « à minima », Stéphane Richard a rappelé qu’il n’y avait aucun accord capitalistique entre les deux groupes "Il n’y a aucune discussion avec Vivendi ou Canal+ sur une entrée à leur capital. Ce n’est ni leur souhait, ni le nôtre (…) on n'est pas juste une ambulance destinée à apporter à Canal+ des ressources qu'il n'aurait pas".

Le nouveau partenariat Orange-Canal + est assorti d’un minimum garanti, dont le montant est tenu secret, ce qui pourrait permettre à Canal+ d’avoir un peu plus de moyens pour garder la main sur les futurs droits de L1. Orange réservera à ses clients fibre « Canal+ Essentiel ». Cette offre inclut la chaîne Canal+, hors chaînes sport et cinéma/séries, à un tarif préférentiel dévoilé à l’automne. L’offre devrait être largement subventionnée. L’objectif d’Orange est de passer de 900 000 clients actuellement à 2 millions d’ici à 2020. Petite révolution, c’est Orange qui distribuera directement cette offre.

Orange regroupe ses activités contenus, soit Orange Studio et OCS sous le nom d’Orange Content. D’autre part, Orange a passé un accord avec UGC, afin de proposer afin de proposer sur OCS les premières exclusivités d’UGC qui produit 5 à 6 films par an, en contrepartie Orange s’associera au financement des films produits. Enfin, d’Orange a annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la production de séries sur cinq ans, soit 20 millions d’euros par an. En 2016, Orange a dépensés 550 millions dans les contenus. Orange annonce également le renouvellement de son partenariat avec le Festival de Cannes pour 3 ans.

Enfin, Orange annonce un partenariat avec la FNAC et lance une offre BD et sera complété d'un accès à des livres vers fin 2018.

Concernant la Ligue 1, pour Stéphane Richard, Orange "n'a pas à participer à des surenchères avec des nouveaux entrants, j'allais dire des nouveaux riches", Orange ne fera pas d’offres mais sera "attentif aux équilibres des diffuseurs".

Orange est en ordre de bataille, mais l’édifice se lézardera si Canal+ ne garde pas le meilleur de la Ligue 1, lors de la prochaine mise sur le marché. Sinon, il n’est pas certain que cela suffise à concurrencer SFR, surtout si c’est ce dernier achète ces fameux droits. Idem pour l’augmentation du budget de 100 millions sur 5 ans qui semble être un strict minimum.

SFR lance Altice Studio
SFR va lancer Altice Studio, sur son réseau et probablement en OTT. Ce sera le bouquet cinéma et séries qu’il manquait à SFR, qui revendique 250 millions d’euros par an d’investissement dans la création et le divertissement, dont 40 dédiés aux productions et coproductions.
Altice Studio sera intégré SFR Play, le service de SVOD du groupe. Altice Studio produira aussi des magazines sur l'actualité du cinéma et des séries. Ils reposeront sur les synergies avec les autres média du Groupe dont BFM TV.
L’objectif pour SFR est de concurrencer Canal+, Orange, Netflix et Amazon. Le challenge est important. Trop ?


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1257 le: 18 juillet 2017 05:30:39 »
Un point sur quelques données autour du dégroupage.

Chiffres de l’ARCEP
Au 31 mars, l’ARCEP compte 517 000 lignes dégroupées avec le maintien de la ligne Orange contre 540 000 à fin 2016, 621 000 à fin 2015, 710 000 à fin 2014, 793 000 à fin 2013 et 1,194 millions à fin 2010. C’est une baisse de 54,8% en six ans. Le rythme de baisse est toujours important.

Concernant le dégroupage total, l’ARCEP compte 11.588 millions de lignes totalement dégroupées, 11.594 à fin 2016, 11.730 millions à fin 2015, 11.556 millions à fin 2014, 10.805 millions à fin 2013, 10.004 millions à fin 2012, 8.886 millions à fin 2011 et 7.794 millions à fin 2010. C’est une augmentation de 48,8% sur six ans et une petite diminution sur le dernier trimestre.

L’ARCEP compte 12 004 NRA dégroupés (dont 421 NRA-ZO et 1 673 NRA-MeD), soit 518 NRA dégroupés au cours du T1 (485 sur le T4, 540 sur le T3). 94,1 % de la population est couverte par un NRA dégroupé (93,9% pour le T4, 93,5% pour le T3). Il reste 6 849 NRA à dégrouper.

Free
Free ne donne pas de chiffres. Pour François04, les ND étaient à 134 000 à fin mars, soit 2,1% des clients
A fin 2016, les non dégroupés étaient 147 000, soit 2,3% des clients. 
A fin 2015, les non-dégroupés chez Free représentaient 172 000 clients soit 2,8% du total de ses clients. A fin 2014, les non-dégroupés étaient 268 000, soit 3,6% des clients. A fin 2013, c’était 293 000 soit 5,2% des clients. A fin 2010, c’était 490 000 à fin 2010, soit 10,8% des clients.

Bouygues Telecom et SFR
Il serait intéressant de connaitre ces statistiques pour Bouygues Telecom et pour SFR. On sait que Bouygues a sérieusement accéléré de ce coté. Au mois de juin 2014, Bouygues avait promis de dégrouper 1500 NRA soit 6 millions de ligne.
A ce jour, pour Ariase Bouygues est à 2,319 NRA de dégroupés en propre, SFR à 7,365 et Free à 9,390. Orange de son coté en équipe 14,033 NRA pour proposer son service tv, pour un total de 18,964 NRA.

Orange
Chez Orange, (il n’y a pas de dégroupage), le nombre de clients payant (chez Orange ou concurrence) l’abonnement téléphonique est de 6.938 à fin mars 2017, de 7.173 millions de clients à fin décembre 2016, de 8.134 millions à fin 2015, de 9.204 millions à fin 2014, de 10.516 millions à fin 2013, de 11.827 millions à fin 2012, de 13.681 millions à fin 2011 et de 15,773 millions à fin 2010.
C’est une baisse de 8.835 millions en plus de six ans et de 954 000 (11,6%) sur un an. C’est un rythme de baisse identique depuis quelques trimestres. Cela explique aussi une partie de la baisse du chiffre d’affaire pour Orange.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1258 le: 19 juillet 2017 05:29:47 »
Durant la Conférence nationale des territoires réunie lundi au Sénat, le président de la République a changé les objectifs de déploiement des réseaux Internet en France et souhaite désormais que la couverture de la population soit avancée à la fin 2020 et parle désormais d'accès "haut débit et très haut débit".

Le président de la République a ainsi appelé à "envisager les complémentarités technologiques" entre la fibre optique, le mobile et en particulier l'Internet mobile ou le satellite, jugeant "impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République", "Cette promesse est intenable technologiquement et financièrement", a-t-il insisté.

Dans le cadre du plan France très haut débit signé en 2013, l'État s'était engagé à couvrir 100% de la population française en très haut débit en 2022. Lors de sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée le 7 juillet, Édouard Philippe avait repris cet objectif, promettant de garantir l'accès au très haut débit partout en France "au plus tard d'ici à 2022".

Reste qu’il va falloir inciter les opérateurs à investir afin de respecter le planning. Le gouvernement a demandé aux opérateurs d'accélérer le déploiement des réseaux fixe et mobile et de définir une feuille de route détaillée dès septembre.

L'État, a encore précisé Emmanuel Macron "affectera une part du grand plan d'investissement à cette priorité pour, là où c'est nécessaire, là où des carences sont constatées, se substituer aux opérateurs défaillants". Tout en prenant "des mesures nouvelles d'incitation et de contrainte à l'égard des opérateurs de téléphonie".

Quelles seront les contreparties demandées par les opérateurs ? Ils pourraient demander le report de l’échéance à 2030 pour le renouvellement des fréquences de téléphonie mobile 900, 1 800 et 2 100 mégahertz, qui arrivent à échéance en 2021 pour Orange et SFR, en 2024 pour Bouygues Telecom. Pour mémoire, fin 2015, les enchères sur les fréquences 800 mégahertz avaient rapporté 2,8 milliards d’euros à l’Etat.

Si cette solution était mise en place, cela ne ferait pas les affaires de Free qui comptait sur ces renouvellements pour accroître sa part de licence.

Pour le président de la FFT (Fédération française des télécoms, association professionnelle qui représente tous les opérateurs (sauf Free): "L'idée, c'est de donner la priorité à l'aménagement du territoire dans un cadre réglementaire, fiscal et budgétaire stable, plutôt que d'essayer de maximiser les revenus de l'Etat, comme cela a été le cas par le passé".

Les opérateurs réclament une baisse de l'Ifer mobile, pour eux, cet impôt qui est proportionnel au nombre d'antennes déployées a rapporté 189 millions à l’Etat, ils demandent également d'abaisser la redevance qu'ils paient chaque année pour leurs fréquences et qui représente 1 % du chiffre d'affaires sur l'activité concernée.

Retour à la réalité pour le Plan Très Haut débit et futur new deal pour y arriver ! A suivre...

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1259 le: 20 juillet 2017 05:25:11 »
SFR peut-il fibrer toute la France sans aucun argent public ? Mégalomanie ? Volonté de peser sur les futures décisions de l’Etat ? Objectif industriel atteignable ? 

Au niveau des chiffres, SFR annonce qu’il ferait économiser entre 8 et 15 milliards à l’Etat, mais combien cela pourrait couter à SFR ? D’ailleurs, même si SFR investit dans le Ftth, il reste très loin d’Orange et n’arrive que très difficilement à remplir son contrat dans les zones moyennement denses dans lesquelles il est leader. 

Pour convaincre, SFR va devoir montrer autre chose que des déclarations dans la presse…Sachant que malgré une gestion optimale de sa dette, les moyens de SFR ne sont pas extensibles.

Hier, SFR a présenté à la presse et Michel Combes son pdg a affirmé Le Figaro (19/07) : "Vous pensez qu'un groupe comme SFR (...) n'a pas les moyens d'augmenter de quelques points son investissement sur la fibre optique? C'est compris dans notre enveloppe de 2 milliards d'euros consacrée chaque année aux réseaux fixe et mobile". Mais n’a pas donné de coût global du projet.
Pour ce faire, il compte sur la diminution progressive des frais de dégroupage et d’un transfert des investissements de la 4G vers la Fibre Optique. Enfin, SFR n’exclut pas de racheter des réseaux appartenant aux collectivités et pour lui, il y a même des opérateurs locaux qui : "viennent frapper à (nos) portes pour savoir si, à terme, ils pourront revendre leur infrastructure".

En tout cas pour le président de l’Avicca (l’association qui représente les collectivités locales dans le numérique), cela "paraît ubuesque et ressemble à un coup de poker pour déstabiliser le secteur et remettre en cause ce qui a été fait". Selon Le Echos du 18/07, Michel Combes aurait demandé à être reçu assez rapidement par le Premier ministre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1260 le: 21 juillet 2017 05:25:21 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°239

Presse numérique et optimisation fiscale
Le syndicat de la presse en ligne (Spiil) s'est inquiété de l'"instrumentalisation du taux de TVA réduit" par des "acteurs économiques dont la presse n'est pas le principal métier", notamment SFR et Bouygues Telecom et Canal+. Pour le Spiil, qui représente les intérêts de 150 éditeurs indépendants, ces offres presse "affaiblissent" et font peser "un risque fort de délégitimation de la TVA super-réduite pour la presse". (Revue de presse de l'ARCEP du 13/07 via AFP).

Selon Le Monde (20/06), Bercy s’intéresserait au service presse lancé par SFR et plus récemment celui lancé par Bouygues Telecom. Car, ce kiosque numérique permet de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc cela serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins.
Selon des estimations, si les quatre opérateurs proposaient chacun un kiosque numérique, 1 milliard d’euros par an pourrait s’évaporer des caisses de l’Etat.

Après Orange Bank, Altice Bank
Après Orange, c’est SFR qui annonce qu’il veut lancer une offre bancaire d’ici à 2019. L’offre pourrait s’appeler Altice Bank. Selon Le Parisien (12/07), SFR a déposé une demande d'agrément auprès de la Banque centrale européenne (BCE), en vue d'obtenir une licence bancaire. Pour la date de lancement, SFR pourrait se calquer sur la réponse de la BCE. De son coté Orange devrait lancer une offre bancaire en septembre.

A la différence de SFR, Orange a racheté 66% la banque en ligne de Groupama afin de s’appuyer sur l’expérience d’un banquier. SFR va s’appuyer sur ses ressources internes. Il semble donc que les services proposés par SFR soient moins étendus que ceux proposés par Orange qui devrait proposer des crédits à la consommation et des crédits immobiliers.

L’Objectif d’Orange est de diversifier son revenu comme annoncé dans son plan Essentiel 2020. Groupama Banque compte 530 000 clients et avec la combinaison de son réseau de boutiques, Orange espère participer à la croissance du marché de la banque mobile et compte attirer 2 millions de clients d’ici à 2020. SFR n’a pas encore donné de chiffres.

Les clients sauteront ils le pas sur ces nouveaux services ? Alors que les français rechignent à changer de banque ? En tout cas, cela sera aussi un bon moyen pour augmenter l’ARPU et fidéliser sa clientèle. La bataille fait rage entre Orange et SFR ! Après le très haut débit, le sport, le cinéma et les séries, la presse, voici la banque ! Après les loisirs numériques, les services numériques. Cela va-t-il aussi booster les banques traditionnelles ?
« Modifié: 21 juillet 2017 05:28:17 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1261 le: 24 juillet 2017 05:29:01 »
Brèves du sport business et des médias – n°210

Canal+
Yannick Bolloré – patron d’Havas et fils de Vincent Bolloré patron du groupe Vivendi et qui pourrait succéder à son père à la tête d’un groupe Vivendi/Havas – a fait quelques déclarations à la presse lors d’une rencontre avec l’association des journalistes des médias (AJM). Il notamment revenu sur sa vision de Canal+  et pour lui : "Un modèle éco hors sport peut exister pour Canal+, mais ce serait alors un C+ plus proche d’un HBO", sachant qu’un bon épisode d’une bonne série sera toujours moins cher à produire qu’un match de foot.

Vivendi a annoncé avoir signé un accord d'acquisition de la participation majoritaire du groupe Bolloré au capital du groupe de publicité Havas. Vivendi et Havas, ont tous deux pour premier actionnaire le groupe Bolloré, Pour Bolloré, cela va permettre : "la construction d'un leader mondial de contenu, de média et de communication". Le groupe Vivendi a par ailleurs confirmé le prix de 9,25 euros par action indiqué le 11 mai, ce qui valorise Havas à 3,881 milliards d'euros.
Pour Bolloré, cette "alliance fait sens du point de vue de l'analyse des comportements des consommateurs et qui peut être très utile pour le développement des activités de Vivendi".

Canal
Canal+ vient de reconduire ses droits sur le Golf et le PGA Tour. Le golf est un gros pourvoyeur de programmes permettant de remplir la grille. La durée et le prix ne sont pas donnés. Canal+ détient également les droits des deux prochaines éditions de la Ryder Cup, en 2018 en France et en 2020 aux Etats-Unis (l'Equipe, 17/07).

Canal+
D’autre part, à la rentrée, Canal+ va réintégrer dans sa grille un match de Ligue 1 et du Top14 qui étaient diffusé sur Canal+ Sport. Pour le match de Ligue 1, la LFF avait constaté une moindre exposition et avait demandé 9 millions de dédommagement à Canal+. La chaine étant en recherche d’économies, c’est peut être une raison du retour de la Ligue 1 le samedi à 17 heures.

beIN Sports
Déjà diffuseur en exclusivité depuis 2015 du championnat allemand, beIN Sports vient de renouveler les droits de la Bundesliga et vient d’acquérir les droits du championnat turc « la Süper Lig ».
Pour rappel, les droits tv du championnat turc ont été attribués au géant Digitürk, propriété du groupe BeIN Sports. Le montant fait un bond à 557M€ par saison à partir de la saison prochaine et pour 5 ans. Le contrat précédent portait sur des droits à 362M€, soit une augmentation de 54%.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1262 le: 25 juillet 2017 05:26:02 »
Avant la publication la vague de résultats sur le fixe et le mobile du deuxième trimestre 2017, un rappel sur les chiffres arrêtés au 31 mars 2017.

Première partie : haut et très haut débit

1 - Calendrier de publication des résultats du T2 2017
Orange, le 27 juillet (avant bourse).
SFR, le 27 juillet (avant bourse).
ARCEP, services mobiles, le 3 août (après bourse).
Vivendi, le 31 août (après bourse).
Bouygues Télécom, le 31 aout (avant bourse).
Free, le ???? (avant bourse).
ARCEP, services fixes (provisoire), le 7 septembre (après bourse).
ARCEP, services fixes (définitif), le 5 octobre (après bourse).

2 - Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


3  - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin mars 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,220 millions de clients et a recruté 390 000 nouveaux clients entre le T1 2016 et le T1 2017, soit une augmentation de 3,6% de sa base clientèle.

4- Le très haut débit
Récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts), mais hors petits opérateurs.
 


5  - Parts de conquête
Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête,
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000

Sur l’année 2016
Orange, 417 000 nouveaux clients, soit 42,7% de parts de conquête,
Bouygues 313 000, soit 32,0%.
Free 247 000, soit 25,3%,
Total 977 000
SFR est négatif de 55 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1263 le: 26 juillet 2017 05:33:41 »
Avant la publication des chiffres sur le fixe et le mobile du deuxième trimestre 2017, un rappel sur les chiffres arrêtés au 31 mars 2017.

Deuxième partie : la téléphonie mobile

1 - Récapitulatif calculé à partir des communiqués des Opérateurs


Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 30,772 millions de clients et a gagné 1,555 million de clients entre le T4 2015 et le T4 2016, soit une hausse de 5,3%.

2 – Parts de marché sur les forfaits (avec M2M)


Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T4, Orange compte 26,486 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 39,5%, et une hausse de 2,345 millions cartes sim et de 9,7% de sa base client sur 12 mois.

3 - Parts de conquête sur les forfaits mobiles grands publics

Sur le T1
Free, 240 000 nouveaux clients, soit 40% de parts de conquête,
SFR 157 000, soit 26,1%
Bouygues 130 000, soit 21,7%,
Orange 73 000, soit 12,2%.
Total 600 000

Sur l’année 2016
Free, 1,015 million nouveaux clients, soit 47,9% de parts de conquête,
Bouygues 591 000, soit 27,9%,
Orange 511 000, soit 24,1%.
Total 2,117 millions
SFR est négatif de 268 000


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1264 le: 27 juillet 2017 07:39:19 »
Orange vient de présenter ses résultats au 30 juin 2017. C’est un trimestre qui est dans la lignée des précédents.
Même si c’est un petit trimestre, cela reste bon sur le ftth. Open marque le pas et Sosh retrouve des couleurs. Dans le mobile, c’est solide sur les forfaits avec le m2m, et toujours en baisse sur le prépayé. La baisse se poursuit sur l’ADSL avec la migration vers le Ftth.
Sur le fixe Orange estime sa part de marché à 40,2% et une part de conquête sur le T2 supérieure à 40%.

En France, il faut noter la hausse du chiffre d’affaires de 0,5% (-0,1% au T1,-0,8% au T4 2016, -0,-6% au T3, -1,7% au T2). Pour Orange, c’est une première depuis 2009 !!! Cela s’explique par une baisse moins forte sur l’itinérance et à l’augmentation des clients en très haut débit et donc à un meilleur ARPU.



Source : Communiqué de presse Orange.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1265 le: 28 juillet 2017 05:31:15 »
SFR vient de présenter ses résultats au 30 juin 2017.

C’est encore un trimestre mitigé : SFR a encore perdu des clients sur le fixe, les gains sur le très haut débit ne compensent toujours pas les pertes sur l'Adsl. Quel est le problème qui dure depuis de très nombreux trimestres ? Sur le mobile, SFR regagne des clients pour le deuxième trimestre consécutif.

La convergence ne porte pas ses fruits, pour SFR : "les ventes nettes sur la fibre restent décevantes mais doivent s’améliorer avec l’accélération du déploiement fibre par Altice-SFR et l’enrichissement des offres en contenus".

Selon le communiqué, le "Chiffre d’affaires total SFR Group stable +0,1% au 1er semestre 2017 ; -0,4% sur un an au 2ème trimestre 2017". Achats de contenus et clients en moins = l’Ebitda baisse de 3,8% sur un an.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1266 le: 31 juillet 2017 05:24:40 »
Quelques actualités sur le déploiement de la fibre optique, entre la volonté de l’Etat de mettre un coup de boost et celles des opérateurs d’avoir des contreparties et avec en toile de font  le plan de SFR de déploiement gratis pour la collectivité de la fibre optique sur l’ensemble du territoire.

Vers un deal entre l’Etat et les opérateurs ?
Le deal entre le gouvernement et les opérateurs est en train de prendre forme. Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, donne quelques piste au quotidien Les Echos (27/07).

Pour lui, il s’agit de "mettre en place une feuille de route contraignante pour les opérateurs télécoms d’ici à mi-septembre. Elle détaillera comment accélérer le déploiement du bon et du très bon débit ainsi que de la 4G (…) L’objectif, c’est d’inciter les opérateurs à investir plus. Et si jamais, dans des zones, il manque des financements, l’Etat prendra ses responsabilités et, comme l’a indiqué le président de la République, une partie du grand plan d’investissement public de 50 milliards d’euros pourra être utilisée. Aujourd’hui, on a déjà engagé 3,3 milliards d’euros, comme le prévoit le plan Très Haut Débit.".

En contrepartie, l’Etat pourrait faire un effort : "Nous sommes prêts à discuter de tous les sujets avec les opérateurs télécoms, notamment des fréquences que l’Etat leur attribue et qui ont un coût. L’Etat est prêt à faire des efforts, mais uniquement si l’accélération définie avec les opérateurs est très clairement établie avec des investissements de leur part".

La proposition de SFR de fibrer tout seul et sans subventions n’a pas l’air d’émouvoir : "Nous avons engagé une discussion avec SFR pour bien comprendre leur proposition. J’ajoute que dans tout système, lorsque l’on veut avancer plus vite, le « big bang », renverser la table, n’est pas forcément la meilleure des solutions. Il faut une certaine stabilité, sans immobilisme, pour avancer plus rapidement".

A suivre, mais le deal devrait pouvoir se faire.

SFR
Suite à sa décision de vouloir fibrer toute la France seul pour 2025 et sans subventions publiques, SFR ajoute une sérieuse condition à la réalisation de son plan ! Il lui faut des "discussions avec l’État et le régulateur sur les modalités opérationnelles, les freins au déploiement à lever » sont prévues. L’opérateur a besoin de l’autorisation des collectivités pour installer ses équipements dans l’espace public." (revue de presse ARCEP du 20/07). Et oui, il faut compter sur les collectivités locales qui délivrent des autorisations…

Stéphane Richard et le plan de SFR
Stéphane Richard a (normalement) jugé négativement la proposition de SFR : "Cette idée que, depuis Paris, on va envoyer des bataillons pour fibrer tout le pays  ne me paraît pas très réaliste (…) on n'écarte pas de la table tous les gens qui ont un mot à dire sur le sujet, on est respectueux de l'écosystème". 

Pour lui, "SFR n'a pas tenu ses engagements, ça c'est quelque chose de marquant pour tous les responsables publics locaux et nationaux (…) Nous, on a fait plus que prévu et cette zone sera fibrée même avant 2022. Il n'y a pas lieu de chambouler le plan Très haut débit. La seule conséquence que cela aurait, c'est que cela ferait prendre du retard à tout le monde. Il faut miser sur l'efficacité." Les Echos (27/07).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1267 le: 01 août 2017 05:34:13 »
D’autres actualités sur le déploiement de la fibre optique, et plus précisément sur la régulation du ftth pour les entreprises, sur l’accélération du déploiement de la 4G et les contreparties pour les opérateurs. Il est question de train (TGV pour les uns, Corail pour les autres).

Ftth pour entreprise
Lors d’une interview à La Tribune (11/07) Sébastien Soriano est revenu sur les enjeux de la régulation du Ftth pour le secteur entreprise. 

Pour un secteur qui pèse 10 milliards d’euros, le régulateur voudrait sortir du duopole Orange/SFR et voir se constituer un troisième acteur afin de dynamiser le marché afin d’accélérer la pénétration du très haut débit parmi les TPE/PME. Pour lui : "L'enjeu, au final, c'est de favoriser la transformation numérique des entreprises et donc la compétitivité de l'économie française".
Lors de la présentation de son analyse de marché de la fibre, le régulateur a annoncé plusieurs mesures afin que le marché "bas de gamme" et "milieu de gamme" gagne en qualité de service et en débit.

Concrètement, L’ARCEP va "imposer à Orange, partout où il déploie le FTTH, de proposer une offre de gros avec en option une qualité de service augmentée". Afin de favoriser l’arrivée de nouveaux acteurs, l’ARCEP veut : "Pour les accompagner, nous allons imposer à Orange de leur fournir une offre de gros, à prix régulé, leur permettant de vendre de la connectivité à tous les petits opérateurs alternatifs intéressés".

Pour l’ARCEP, ce sont des mesures qui devraient payer à terme. Aussitôt dit, aussitôt fait !

Orange et Kosc ont annoncé la signature d’un accord de longue durée d’un accord permettant  à Kosc d’avoir accès aux infrastructures fibre d'Orange à l'échelle nationale. Cela concerne les grandes agglomérations, ainsi que les villes et territoires moyennement denses. Ce qui permettra à Kosc de commercialiser des offres fibre de gros activées - c'est-à-dire immédiatement utilisables par ses clients. Voilà qui va permettre de voir émerger un nouvel acteur sur le marché des entreprises face au mastodonte Orange (70% du marché) de SFR (20%) et Bouygues (5%) (La Tribune, 27/07)

«Monter dans le train»
L’ARCEP dans sa décision sur la Fibre Optique a utilisé la métaphore « monter dans le train ». Le but pour le régulateur est de maintenir les investissements à un haut niveau et de "généraliser cette dynamique à l’ensemble des acteurs du marché pour que chacun puisse "monter dans le train" du très haut débit. En s’appuyant sur l’ensemble des opérateurs, le régulateur souhaite maximiser la capacité d’investissement et de commercialisation du secteur et ainsi accélérer la migration des abonnés du haut débit vers le très haut débit".
Si Orange est dans le wagon de tête du TGV, il reste à savoir qui sont ceux qui ont le billet pour les wagons de deuxième classe et ceux qui se contentent des wagons à bestiaux.

Déploiement de la 4G
Dans le cadre du déploiement du très haut débit et du donnant donnant entre l’Etat et les opérateurs, l’accélération du déploiement de la 4G fait également partie du lot, en contrepartie du renouvellement des autorisations pour les bandes de fréquences mobiles 900 MHz, 1.800 MHz et 2.100 MHz dont l'échéance arrivera pour les premières à horizon 2021. A cette fin, l’ARCEP discute avec le gouvernement pour lancer dès les discussions. Pour l’ARCEP, le renouvellement anticipé pourra donner davantage de visibilité aux opérateurs sur leurs investissements, voir en remettre une couche afin de faire aboutir leurs demandes d’allégement de la fiscalité (Revue de presse de l'Arcep, 26/07).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1268 le: 02 août 2017 05:33:15 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°240

La Poste Mobile
La Poste vient de présenter ses résultats semestriels et donne quelques chiffres sur la Poste Mobile. Le parc total abonnés et prépayés a progressé de 234 000 clients, soit 2,2% sur le semestre pour atteindre 1,330 million de clients.  Au 31 décembre, le parc d’abonnés mobiles seul comptait 1,2 million de clients et ceux à l’offre avec une box comptait 21 000 clients. La poste n’a pas donné de chiffres sur ces deux indicateurs.

TF1 vs Orange
Le conflit entre Orange et TF1 va prendre un tour judiciaire, car l’opérateur a assigné TF1 devant le Tribunal de commerce (Les Echos[/u], 19/07).

Afin d’augmenter ses revenus (Le Figaro, 16/02), TF1 veut recevoir une rémunération nettement plus importante de la part des opérateurs, soit une centaine de millions d'euros par an contre quelque 10 millions facturés à présent pour des services de replay et souligne que cela se pratique dans de nombreux pays en Europe comme en Belgique. En France, Molotov rémunère également les chaines dont TF1.

Mais Orange n’est pas du tout d’accord ! Stéphane Richard avait réaffirmé l’opposition d’Orange à l’occasion du Show Hello (Les Echos, 21/04) :  "Soit on rentre dans ce sujet avec une attitude respectueuse, et on ne commence pas à faire des ultimatums. Soit on se dit, cela va être la confrontation et dans la confrontation, sincèrement, je n'ai pas de doutes sur la réalité des rapports de forces entre les uns et les autres, sur le fait qu'ils ne nous sont pas défavorables.".
Free s’était aussi positionné publiquement contre cette demande (Le JDD du 23/04) "on relève que le groupe TF1 occupe gratuitement les fréquence TNT alors que les opérateurs ont payé 3 milliards d’euros les mêmes fréquences (...) La contrepartie c’est que les chaines doivent être accessibles à tous les français. Par ailleurs, 55% des foyers reçoivent la télévision par autre chose que la TNT. Si TF1 veut passer vite sous les 10% de part de marché…".

TF1 vs SFR
Sur le même sujet, c’est la guerre entre TF1 et SFR ou entre Bouygues et Drahi ! Dans un communiqué, TF1 a décidé de couper les chaines en clair du groupe, MyTF1 sur les box et sur l’application SFR TV de NumericableSFR. Le contrat de SFR se terminait le 29 juillet et les négociations ayant été rompues par SFR, TF1 a décidé de passer à l’acte. Pour obtenir satisfaction sur les chaines en clair, TF1 pourrait attaquer en justice. Avec Orange, le contrat arrive à échéance fin août, bis repetita ?

Dans son communiqué, TF1 rappelle le calendrier suivant :
"En mars 2016, le groupe TF1 a informé NumericableSFR de sa volonté de procéder à une restructuration complète des conditions de distribution de ses chaînes en clair et de MYTF1 pour rétablir un juste équilibre économique entre les parties.
En juillet 2016, la nouvelle offre « TF1 Premium » a été proposée à NumericableSFR.
Les accords de distribution des chaînes du groupe TF1 (TF1, TMC, NT1, HD1, LCI) et du service de replay MYTF1 sont arrivés à échéance le 31 décembre 2016.
Afin de favoriser la conclusion d'un nouveau contrat, le groupe TF1 a accepté de prolonger jusqu'au 28 juillet 2017 les accords de distribution.
En avril 2017, NumericableSFR a suspendu toute discussion et a saisi le CSA en règlement de différend.
".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1269 le: 03 août 2017 05:30:24 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°241

Orange
Lors de la présentation des résultats d’Orange, Stéphane Richard a indiqué qu’il présenterait à l'automne un plan d'optimisation de ses investissements : "Il ne s'agit ni d'augmenter, ni de baisser nos investissements" afin d’affiner la stratégie d’Orange à horizon 2020 (Les Echos, 27/07). Le Monde (10/06) évoquait une présentation stratégique jusqu’en 2025.
Son mandat se terminant en 2018, reste à savoir si Stéphane Richard sera renouvelé et donc mener à bien ce plan. En tout cas, il est candidat à sa succession.

Vivendi & l’Italie
Dans sa dure campagne d’Italie, Vivendi pourrait sortir une nouvelle carte décisive de sa manche !
Alors que son alliance avec Mediaset est dans les limbes, selon Les Echos (25/07) Canal+ et Telecom Italia pourraient lancer une chaine premium : Canale+. La chaine serait une copie de Canal+. Pour Les Echos cela pourrait pousser Mediaset (propriété de la famille Berlusconi) à trouver un compromis avec Vivendi.

Pour le sport, cela tombe bien, car les droits tv du football italien n’ont toujours pas été attribué. Alors que les dirigeants en attendaient 1,2 milliard d’euros pour la période 2018-2021, seul Sky a fait une offre de 500 millions d’euros. Médiaset n’a pas répondu à l’appel d’offre. L’appel d’offre est reporté à la fin de l’année. Télécom Italia en sera-t-il ?
Actuellement les droits domestiques sont de 945 millions d’euros, il faut y rajouter les droits internationaux de 450 millions, soit un total de 1,4 milliard d’euros.

Pour rappel, en avril 2016, Vivendi passait un deal avec Berlusconi pour une participation croisée entre les deux groupes, mais en juillet 2016, Vivendi dénonçait cet accord et le conflit entrait sur le terrain juridique. A la fin décembre 2016, Vivendi avait racheté 28,80% du capital de Mediaset et 29,94% des droits de vote et la famille Berlusconi était montée à 39,7%.

Début avril 2017, le régulateur des télécoms italien avait estimé que Vivendi ne respectait pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sous peine d’une amende comprise entre 2 et 5% de son chiffre d’affaire.
Avec Telecom Italia, Vivendi possède 44,7% (40% maxi selon la loi) et avec Mediaset c’est 13,3% (10% selon la loi).  Début juin Vivendi a fait appel de la décision. Mais sur le fond et pour rester dans les limites de la loi, Vivendi préfèrerait garder Telecom Italia et trouver une solution avec la famille Berlusconi sur Mediaset.

Fin juillet, Arnaud de Puyfontaine – nouveau président de Telecom Italia – a déclaré à un quotidien italien : "Une fusion avec Orange? Je veux être clair : cela ne se produira pas. Telecom Italia sera un consolidateur, pas une proie", d’autre part "TIM ne sera jamais français. Il est et restera une entreprise italienne (Usine Nouvelle, 29/07).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1270 le: 04 août 2017 05:23:12 »
Brèves du sport business et des médias – n°211

Alors que la Ligue 1 reprend ce week-end, retour sur le nerf de la guerre : les droits tv. Ils devraient être remis sur le marché au début de l'année 2018. La concurrence de SFR et l'arrivée de Neymar au PSG vont certainement faire monter les prix !

Droits tv des clubs de L1 2015/2016
Il y a quelques semaines, la Ligue de Football Professionnelle (LFP) a publié le rapport de gestion pour la saison 2015/2016. Parmi les nombreuses statistiques, une sur les droits tv perçus par les clubs français.



Pour Saint-Etienne cela représente 62,1% du total des recettes (hors mutations), 58,4% pour Monaco 48,5% pour Bordeaux, 44,5% pour l’OM, 38,1% pour l’OL et 22,9% pour le PSG.

Droits tv des clubs de L1 2016/2017
Pour la saison écoulée, par encore de rapport officiel. C’est le PSG qui est en tête avec 57,855 millions, devant l’OL avec 47,224 millions et l’OM à 47,048 millions. L’ASM qui est champion de France n’arrive que quatrième avec 41,938 millions. Dijon, Bastia et Nancy ferment la marche.

Les droits audiovisuels sont répartis en fonction de quatre critères : la part fixe, la licence club (5,46 millions pour chaque club), le classement sportif de cette saison et des 5 dernières et la notoriété sur les 5 derniers exercices.

L’infographie du quotidien l’Equipe du 23/06



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1271 le: 07 août 2017 05:33:40 »
L’ARCEP vient de publier son tableau de bord sur la téléphonie mobile pour le T2 2017.

Quelques tendances générales
- Belle augmentation par rapport aux trimestres précédents, mais c’est essentiellement avec le développement du m2M. Il y a toujours un fort développement des forfaits sans engagement, avec une augmentation de 4,9 sur an et 72,3% des forfaits concernés.
- Les taux de résiliation et le nombre de numéros portés augmentent fortement par rapport aux trimestres précédents et suivent la courbe de progression de ce trimestre.
- En Total France, les opérateurs et Mvno’s ont gagné 1 474k cartes sim sur le trimestre. Les opérateurs sont en hausse de 1,469k sur les forfaits actifs: +454k sur le segment grand public et entreprise et +1,015k sur le segment M2M. C'est toujours en baisse de 142k sur le prépayé. Les Mvno’s ont eux gagné 148k cartes sim.

Parts de conquête
Sur les 454k cartes sim du segment Forfait Grand Public du T2, Orange en revendique 150k (33,0%) et SFR de 34k (7,5%). Il reste 270k à se partager entre Bouygues Télécom et Free. A confirmer.

Sur les 1,015k cartes sim du segment forfait m2M du T2, Orange en revendique 601k (59,2%) et SFR de 140k (13,8%). Il reste 274k pour la concurrence. A confirmer.

Précisions
- Les données sont exprimées en milliers. 
- Pour lire le tableau : le nombre de cartes sim (résidentielles, entreprises et M2M) a augmenté de 4 956k sur un an (+6,03%) et de 1,474k sur le trimestre (+1,72%).


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1272 le: 08 août 2017 05:35:22 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°242

Kiosques numériques et TVA
Le temps se gâte pour les kiosques numériques et plus particulièrement pour l’optimisation fiscale utilisée par SFR et dans une moindre mesure par Bouygues Telecom.
Selon Le Monde (27/07), le Gouvernement "réfléchit activement à un dispositif permettant d’encadrer la pratique. Même si rien n’est encore arbitré « politiquement », cela pourrait intervenir dès le prochain projet de loi de finances, programmé à la rentrée.".

Pour le quotidien (qui reprend une information du Canard Enchainé) : "Afin de faire correspondre l’économie de TVA à la consommation réelle des abonnés, le gouvernement planche sur une solution consistant à limiter l’application du taux de 2,1 % aux sommes versées aux journaux par les opérateurs en échange du droit d’embarquer leurs contenus".
Ces kiosques permettent de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc cela serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins. Selon des estimations, si les quatre opérateurs proposaient chacun un kiosque numérique, 1 milliard d’euros par an pourrait s’évaporer des caisses de l’Etat.

Le syndicat de la presse en ligne (Spiil) s'est inquiété de l'"instrumentalisation du taux de TVA réduit" par des "acteurs économiques dont la presse n'est pas le principal métier", notamment SFR et Bouygues Telecom et Canal+. Pour le Spiil, qui représente les intérêts de 150 éditeurs indépendants, ces offres presse "affaiblissent" et font peser "un risque fort de délégitimation de la TVA super-réduite pour la presse" (Revue de presse de l'ARCEP du 13/07 via AFP).

Consolidation dans les télécoms
Stéphane Richard semble faire une croix sur la consolidation du secteur des télécoms en France. Dans
Un entretien au Financial Times, il revient sur le sujet (ou le feuilleton, c’est selon). Pour lui : "Les autorités sont contre, et le président Macron n'est pas un grand fan de la consolidation" et : "le seul deal qu'on pourrait imaginer en France serait entre Bouygues et Altice», mais c’est "très peu probable" (La Tribune (25/07).

Altice Portugal
Altice a racheté Media Capital, le plus gros groupe média du Portugal. Il s’était déjà offert Portugal Telecom en 2015. MediaCapital, possède TVI, la première chaîne de télévision privée du pays, et Radio Commercial, la radio numéro un. Il s’agit de la participation majoritaire de l'espagnol Prisa (94,69%) dans Media Capital. Le montant pourrait atteindre 4400 millions d’euros. Altice va pouvoir développer ses projets de convergence.

Par contre, le temps se gâte au niveau social : "Des milliers de salariés de Portugal Telecom ont participé vendredi à une journée de grève et manifesté à Lisbonne pour protester contre des transferts de postes vers d'autres entités du groupe français Altice, qui a repris l'opérateur historique portugais fin 2014. Les manifestants, vêtus de t-shirts noirs arborant une version détournée du logo d'Altice qui portait le mot "aldrabice" ("escroquerie")" (Le Figaro, 21/07).

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1273 le: 09 août 2017 05:29:58 »
L’ARCEP vient de publier ses chiffres définitifs Observatoire des marchés des communications électroniques en France au premier trimestre 2017.
Ces statistiques permettent de faire le point sur la facture moyenne mensuelle par client et sur le revenu des opérateurs. 

L’historique de l’évolution de la facture moyenne mensuelle sur le fixe et le mobile (hors taxes)


La facture moyenne (HT) sur le fixe est en hausse de 0,3% sur un an (baisse de 0,3% sur le T4, 0,6% sur le T3, 0,9% sur le T2, 1,6% sur le T1).
Pour le mobile, c’est une hausse de 1,3% et de 0,6% sur le mobile (baisse de 0,6% sur le T4, 1,8% sur le T3, 3% sur le T2, 1,2% sur le T1).

Revenus des opérateurs
Les revenus (HT) sur le fixe continu de décroitre de 0,4% sur un an (0,1% sur le T4, 0,3% sur le T3, 0,9% sur le T2, 1,6% sur le T1) pour le fixe. La montée en charge du très haut débit ne permet toujours pas de compenser les autres secteurs en baisse.

Pour les revenus mobiles (HT). Sur un an, la hausse est de 3,0%. Après une hausse de 1,8% pour l’année 2016, une baisse de 2,4% pour l’année 2015 et une baisse de 6,7% sur l’année 2014. A confirmer.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1274 le: 10 août 2017 05:22:55 »
L’ARCEP vient de publier ses chiffres définitifs Observatoire des marchés des communications électroniques en France au premier trimestre 2017.
Ces statistiques permettent de faire le point sur les cartes SIM en service en 3G et 4G et d’en déduire la 2G.

Récapitulatif de l'ARCEP


La 2G poursuit sa baisse et a encore beaucoup baissé sur ces 12 derniers mois, mais son extinction n’est pas pour tout de suite. La baisse est de 4 points sur un an contre 5 points à fin décembre. A ce rythme, il va falloir encore 4 ans pour une quasi extinction.

La 3G et la 4G représentent 73% des cartes SIM contre 72% à fin T4 2016, 68% à fin T4 2015. La 4G représente 46% du parc total contre 44% à la fin T4 2016 et 31% à la fin T4 2015. Par déduction la 2G représente donc 27%, contre 28% à la fin du T4 2016 et 32% à fin du T4 2015.

La montée en gamme vers la 4G, permet de comprendre pourquoi les revenus des opérateurs sont en augmentation. Mais la progression marque un relatif essoufflement sur le T1. La 4G sera-t-elle majoritaire à la fin du premier semestre ? Pas certain…
« Modifié: 10 août 2017 05:58:14 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1275 le: 11 août 2017 05:27:10 »
Brèves du sport business et des médias – n°212

Droits tv anglais
Alors que le championnat anglais va reprendre, voici ce qu’ont touché (en millions d'euros) en droits tv pour la saison 2016/2017 les clubs anglais (les 6 premiers et les trois derniers). Se reporter un peu plus haut pour comparer par rapport aux clubs français.

1   Chelsea                    175
2   Tottenham            170
3   Manchester City    170
4   Liverpool                    170
5   Arsenal                    163
6   Manchester United 163
......
18   Hull City                    119
19   Middlesbrough    119
20   Sunderland            114

Audience tv Premier League
Alors que les droits du championnat anglais atteignent des droits astronomiques, les audiences tv sont plutôt en berne chez SKY le principal diffuseur, qui donne le chiffre de 14% au cours de la saison écoulée, mais la croissance sur les supports numériques ne compense pas cette baisse. BT, qui est l’autre diffuseur ne constate qu’une baisse de 2%.
Pour enrayer cette baisse, un match pourrait être diffusé le samedi soir, ce qui serait un gros changement en Angleterre. Toutefois, ce changement n’interviendrait qu’à partir du cycle 2019-2022.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1276 le: 14 août 2017 08:24:18 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°243

Vers la vente d’Orange ?
L’Etat prépare des cessions dans les entreprises ou il détient des participations. Ces cessions pourraient totales ou partielles, le but étant d’alimenter un fonds d'investissement dédié à l'industrie et à l'innovation. Dans ce cadre, Orange pourrait-il être concerné ?

En attendant, Bercy aurait des listes : "Le Maire (...) a classé les dossiers en trois piles : ce qui est stratégique et reste chez l'Etat (Thales, Safran, Airbus), ce qui est non stratégique et prioritaire (Orange, ADP), et ce qui est non stratégique (et) non prioritaire (Renault-Nissan)", reste à l’Elysée à trancher.
Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré à propos d’Orange : "La participation de l’Etat dans une entreprise comme Orange peut évoluer. Cependant l’Etat joue chez orange un rôle de stabilisation de l’actionnariat dans un contexte ou le secteur connait des évolutions importantes.".

Lors de la présentation des résultats d’Orange, Stéphane Richard avait déclaré qu’il n'avait pas d'information sur les projets de l'Etat concernant ses 23% au capital du groupe. Toutefois sa position est connue, il l’avait rappelé lors d’un entretien au quotidien Le Monde (26/05) :
"Sur le plan économique, en tant que dirigeant, cela ne pose aucun souci. L’entreprise est prête grâce à un bilan solide et de bonnes perspectives, jugées telles par le marché. Mais ce sujet n’est pas qu’économique et financier, il est aussi politique et culturel. A l’international, ce serait un avantage pour nous de ne plus avoir l’Etat dans notre capital. En France, c’est plus compliqué car la moitié du personnel est encore sous statut de fonctionnaire. C’est aussi un actionnaire de long terme. Mais des conflits d’intérêts peuvent apparaître entre l’Etat actionnaire, régulateur et stratège.".

A ce jour, l’Etat est actionnaire pour 22,95% (13,39% via la BPI et 9,56% via l’APE). La vente en totalité pourrait lui rapporter jusqu’à 9 milliards d’euros, mais il est plus probable que l’Etat se désengage que partiellement. Cela pourrait-il faire rentrer Vivendi ou Bouygues dans une plus vaste consolidation ? A suivre.

SFR
Après avoir lancé le mouvement il y a un an, Altice aura totalement avalé SFR. Patrick Drahi a annoncé détenir plus de 95 % du capital de sa filiale française de télécoms. Il vient d’acquérir qu’ne petite partie du capital ce qui lui permet de lancer (réglementairement) une opération afin de récupérer ce qui reste sur le marché. L'opération permettra à Altice de simplifier son organisation et de maximiser les remontées de cash venant de l'opérateur. Et fin 2018, il sera temps de changer de nom, et pour SFR de devenir Altice.

D’autre part, selon certains médias aux Etats-Unis, Altice préparerait une offre pour racheter le deuxième câblo-opérateur américain, Charter Communications. L’opération serait à 200 milliards de dollars. Pour le Financial Times, le holding de Patrick Drahi serait prêt à débourser 185 milliards pour mettre la main sur le « câblo » américain, que les rumeurs valorisent habituellement entre 175 et 215 milliards. Le marché américain se consolide, et Altice ne serait pas forcément le seul à être intéressé.

Selon Bloomberg (12/08), Altice pourrait lancé l'opération avec l'aide de deux fonds d'investissements : Canada Pension Plan Investment Board et BC Partners. Ces deux fonds avaient participé à l'opération de rachat de Suddenlink et Cablevision. 

Deuxième cablô-opérateur américain, Charter est détenu à hauteur de 20,5% du capital (pour 25% des droits de vote) par le tycoon John Malone, patron de Liberty Media qui est le modèle de Patrick Drahi. Il y a deux ans, Altice avait acheté deux cablô-opérateurs en l'espace de trois mois : Suddenlink et Cablevision, pour un total de 24 milliards de dollars et ainsi se positionner sur la quatrième place sur le marché.

La récente entrée en bourse pourrait lui permettre de financer l’opération. Reste que la dette de 50 milliards devra aussi pouvoir supporter le rachat.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1277 le: 15 août 2017 08:08:58 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°244

Netflix
Pour celles et ceux qui s’inquiètent à propos du niveau de la dette de SFR, il faut noter celle de Netflix. Ci-dessous un récapitulatif de zonebourse. Le cumul de sa dette est de 20 milliards (LA Times, 29/07). Les 100 millions de clients vont devoir consommer durement…



British Telecom
Les nouvelles ne sont pas bonnes pour BT. Suite à un scandale de sa filiale italienne, BT a annoncé vendredi une chute de 42% de son bénéfice avant impôts au premier trimestre (Revue de presse de l’ARCEP du 28/07). Les actionnaires Deutsche Telecom et Orange pourraient demander des réparations. BT a déjà provisionné 836 millions d’euros.

Les déboires de BT pèsent sur Deutsche Telekom a passé 1,1 milliard d'euros de provisions pour refléter la chute de la valeur de ses parts dans BT. Le groupe allemand est actionnaire à 12 % de l'opérateur britannique depuis qu'il lui a cédé EE (sa joint-venture avec Orange) en 2015, Deutsche Telekom avait déjà déprécié son investissement de 2,2 milliards en mars.

De son coté, Orange a cédé 1,33% du capital de BT via un placement privé pour 435 millions d'euros
Au total, via une autre opération, Orange pourrait récolter 901,03 milliard d'euros environ en réduisant sa participation dans son de 4% à potentiellement 1,33%. En janvier 2016, Orange a vendu sa filiale britannique à BT. L'opérateur français s’était fait payer en cash et en actions BT. (Revue de presse de l’ARCEP du 04/08).

Vivendi & l’Italie
La campagne d’Italie de Vivendi est en train de virer au bourbier. La Consob - l'autorité italienne des marchés financiers - a demandé à Vivendi de dire s'il contrôle (ou non) Telecom Italia. Vivendi détient 23,9 % du capital et a obtenu les deux tiers des sièges à son conseil d'administration et a nommé Arnaud de Puyfontaine (président du directoire de Vivendi) comme président exécutif. Vivendi confirmait, il devra intégrer les 25,1 milliards d’euros d’endettement de Telecom Italia.

Dans un communiqué, Vivendi a répondu que "sa participation dans le capital social de Telecom Italia n'(est) pas suffisante pour lui permettre d'exercer de manière stable une influence dominante lors des assemblées générales d'actionnaires".

D’autre part, le gouvernement italien soupçonne Vivendi de ne pas avoir informé le pouvoir de sa volonté de prise de contrôle. Si cela été avéré, Vivendi risquerait une amende d'au moins 298 millions d'euros.

Enfin, l’Agcom – le régulateur des Télécoms – pourrait infliger une amende de de 540 millions d'euros si Vivendi ne règle pas sa situation vis-à-vis de Mediaset. Vivendi ne respecte pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et en avril, l’Agcom donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sous peine d’une amende comprise entre 2 et 5% de son chiffre d’affaire.
Avec Telecom Italia, Vivendi possède 44,7% (40% maxi selon la loi) et avec Mediaset c’est 13,3% (10% selon la loi). Début juin Vivendi a fait appel de la décision.

Sur fond de relations tendues entre le gouvernement français et italien sur le dossier STX Bref, la guerre de position entre Vivendi et les autorités italiennes se poursuit. Le gouvernement italien pourrait se lancer dans la scission de Telecom Italia et la revente de ses réseaux. Et cela tombe bien, car Open Fiber, contrôlé par la compagnie d'électricité Enel et la banque publique Cassa Depositi e Prestiti serait intéressé. Cela permettrait d’alléger la dette mais aussi de faire perdre de la valeur à Telecom Italia. 

Au regard de la situation, la décision d’Orange de se tenir éloigné du dossier est plutôt sage. Quant à Free, on peut lui souhaiter bon courage pour le lancement de son offre mobile. Vivendi va-t-il pouvoir continuer longtemps dans ses conditions ?


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1278 le: 16 août 2017 06:03:11 »
L’ARCEP vient de publier ses chiffres définitifs Observatoire des marchés des communications électroniques en France au premier trimestre 2017. Ces statistiques permettent de faire le point sur les accès tv dans le cadre d’un forfait couplé internet-télévision.

Pour l’ARCEP : "Sept abonnés sur dix à un service d’accès à internet ont la possibilité d’accéder dans le cadre de leur abonnement à un service de diffusion audiovisuelle. Au premier trimestre 2017, le nombre de ces accès couplant l’internet et la télévision atteint 19,5 millions, dont les trois-quarts sont fournis à l’utilisateur à partir d’une ligne DSL. Le rythme de croissance annuel du nombre de ces accès ne cesse de diminuer, en revanche, celui de la fibre optique de bout en bout est de plus en plus important (+670 000 en un an contre +525 000 un an auparavant) ; neuf accès internet très haut débit en fibre optique sur dix sont ainsi couplés à un accès à la télévision, soit 2,1 millions au premier trimestre 2017".

Reste à savoir si les accès sont activés. A noter que, le pourcentage du parc d’accès internet bouge très peu depuis le T1 2015. Le très haut débit devrait permettre de relancer la machine (voir les accords d’Orange et Free passés avec Canal+/CanalSat) mais aussi de faire augmenter l’ARPU.

On connait les chiffres pour Free et Orange qui comptent 2,939 millions de clients à une offre Canal+ (chiffres Vivendi fin T1). Pour Bouygues Telecom et SFR c'est l'inconnu. il serait intéressant d'avoir plus de chiffres et de connaitre le nombre d’accès payant à un service tv.




Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1279 le: 17 août 2017 05:40:24 »
Orange, lors de la présentation de ses résultats à fin juin a publié quelques données annexes sur son activité fixe et mobile.

Globalement, avec la 4G et le Ftth, les offres premium sont en train de s’imposer majoritairement, mais à petite vitesse ce qui permet au chiffre d’affaire fixe de reprendre des couleurs. Sur le mobile, la baisse de l’itinérance (Free et Europe) n’est pas compensée par l’augmentation des abonnements. Le chiffre d'affaire d'Orange France est dans le vert.

Mobile & Fixe
Le taux de churn est passé ne bouge plus sur un an à 11,4%. Cet indicateur n’est pas donné pour les autres opérateurs, il est difficile donc de faire des comparaisons. La 4G progresse bien, mais sur un marché grand Public tiré essentiellement pas Sosh. Les offres mobiles non convergentes vivotent, Orange préférant pousser ses clients vers les offres convergentes et premium qui progressent à un rythme de croisière.



Activité financière
Evénement historique pour Orange France qui a augmenté de 0,5% pour la première fois depuis 2009. Le CE du mobile est toujours en baisse, mais commence à se rapprocher de zéro. Avec le Ftth et les offres convergentes, le CA fixe permet à Orange de compenser ses pertes sur le mobile. La rentabilité s’améliore. Avec le FttH, L’ARPU fixe progresse, avec la 4G, l’ARPU mobile a diminué sa baisse.



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1280 le: 18 août 2017 05:33:58 »
Quelques chiffres et statistiques (hors résultats financiers) suite à la publication des résultats d'Orange au 30 juin. Ces chiffres portent sur l’activité fixe et sur l’activité mobile.

Orange s’appuie sur le FTTH, le m2M et Open pour présenter de solides résultats commerciaux. Après une phase de décélération, Sosh semble reprendre des couleurs, c’est toutefois à confirmer. Le recrutement sur le Ftth est plutôt sur une fourchette basse, est-ce une concurrence accrue ou un problème d’intendance, ou simplement l’impact des jours fériés du mois de mai ? 


* en milliers

Très haut débit
Le très haut débit tire encore la croissance d’Orange. Sur ce trimestre, c’est un gain de 111 000 clients. Sur les derniers trimestres, Orange ne semblait pas en mesure d’augmenter la cadence et sur ce trimestre c’est même une baisse. 50 000 sont de nouveaux clients, contre 65 000 pour le T1, 76 000 pour le T4.

Les clients FTTH représentent 15,0% de sa base clientèle contre 14,1% à la fin du T1, 13,0% à fin T4, 8,9% à fin T4 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012. Le nombre de clients avec une offre Open est de 8,169 millions et représente 46,6% des clients du fixe, en augmentation de 0,4% sur ce trimestre. Il reste encore 3 000 clients en bas débit.

Téléphonie mobile
Sur les forfaits, Orange progresse de 752 000 nouveaux clients (604 000 sur le T1, 727 000 au T4, +435 000 au T4 2015).

Sosh progresse de 96 000 nouveaux clients et représente 12,3% des clients avec un forfait contre 12,3 à fin T1, 12,4% à fin 2016, 12,2% à fin 2015 et 11,2% à fin 2014. Et représente 11% de l’ensemble des clients chez Orange, contre 11,8% à fin 2016, 10,3% à fin 2015 et 9,1% à fin 2014. La baisse relative de Sosh commence à se faire sentir.

Sur le prépayé, c’est encore et toujours la chute, mais si elle est moins importante que lors des trimestres précédents. Les Mvno’s repartent à la hausse.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1281 le: 21 août 2017 05:40:45 »
Brèves du sport business et des médias – n°213

Audiences des chaines sportives
Médiamétrie a publié les audiences des chaînes payantes entre janvier et juin 2017. Il est réalisé sur les 75% de foyers qui reçoivent la télévision par ADSL, satellite où câble (43,56 millions d'individus). Pour les chaînes de sport, C’est beIN Sports qui passe en tête, alors que lors du précédent rapport (septembre 2016 – Février 2017) c’est Canal + Sport qui arrivait avec 0,6% de part d'audience. Pour beIN Sports, ce sont les audiences de la Ligue des Champions qui permettent de réaliser ce bon score.
Sur un an, pour Canal+ Sport, la perte d’abonnés et de la Premier League se sont sentir, alors que la chaine a renforcé son offre en installant deux matchs un match de L1 et du Top 14 le dimanche,
SFR Sport, stagne  (0,1% de part d'audience) et Eurosport progresse avec son exclusivité sur CanalSat. 

Le site (Mediasportif, 11/07) publie un récapitulatif 



Droits tv de la Coupe de France
Selon le quotidien l’Equipe (édition papier du 26/07), France Télévisions et Eurosport ont reconduit leurs droits pour la diffusion de la Coupe de France pour la période 2018-2022 pour un total de 22 millions, contre un total de 20 millions pour la période actuelle. A ces 22 millions, il faut rajouter 2 millions de droits à l’international.

Partenariat
La Ligue 1 vient de reprendre et il faut noter que Conforama apparaît comme sponsor officiel. La marque d’ameublement a donné son nom pour 3 ans et 25 millions d’euros, soit un peu plus de 8 millions par an, alors que  la LFP voulait 10 millions. En septembre 2016, SFR avait proposé 15 millions par saison, mais la FFP avait refusé car Canal+ ne voulaient pas voir apparaître le nom d’un concurrent direct sur le marché des chaines payantes.
Entre 2002 et 2008, Orange avait acheté le naming de la Ligue 1 et avait finalement jeté l’éponge, estimant que son nom n’était pas assez repris. Entre 2008 et 2012, pour 1,5 millions d’euros, Orange s’était offert le naming du Top14. Début 2000, entre le foot, le rugby et le tennis, le sponsoring coutait une quinzaine de millions par an à Orange.
Chez les grands championnats européens, les chiffres sont les suivants : 8 millions d’euros en Bundesliga, 15 millions d’euros en Serie A italienne, 20 millions d’euros en Turquie, 23,5 millions d’euros en Espagne. Il n’y plus de naming en Angleterre, mais jusqu’en 2015/2016, c’était le record avec Barclay’s pour 40 millions de livres par saison.
En France, la Ligue 2 se nomme  « Domino’s Pizza Ligue 2 » pour 1,3 millions d’euros par an. Le handball, « Lidl StarLigue » pour 1 millions par saison et le hockey sur glace, « Saxoprint Ligue Magnus » pour 200 000 euros.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1282 le: 22 août 2017 05:32:13 »
Fibre optique dans les Hauts-De-Seine, DSP 92 Sequalum. L’affaire est close, Sequalum vient d’être condamné à de lourdes amendes ! Retour sur quelques dates sur ce fiasco ! 

Octobre 2014
Le Conseil Général du 92 a résilié le contrat que le liait à Sequalum (filiale de Numericable & SFR collectivités) pour absence de résultats. Le contrat (très controversé) datait de 2008 et prévoyait que 825.900 prises soient raccordées à fin 2015 – "573 000 prises disponibles sur le palier des immeuble ou en limite de propriété des pavillons". Selon les décomptes du Conseil Général, seules 113.000 avaient été effectivement raccordées – et 556.000 raccordables.

Décembre 2014
Le conseil général des Hauts-de-Seine adressait une mise en demeure à Numericable-SFR pour que le calendrier de déploiement soit respecté malgré la résiliation du contrat les liant.
Sequalum avait trois mois pour remédier aux "nouveaux retards de construction" constatés par les Hauts-de-Seine. "A l'issue de cette période, si le retard est toujours constaté, le Département pourrait appliquer de nouvelles pénalités évaluées à plusieurs dizaines de millions d'euros". Les Hauts-de-Seine réclamait déjà 45 millions d'euros de pénalités à Sequalum pour le retard pris dans la construction du réseau.

Mai 2015
Le CG92 réclame de nouvelles pénalités 51,6 millions d’euros à l’encontre de Sequalum. Ce qui porte à plus de 96,7 millions d’euros le total des pénalités. Le CG92 a également attaqué en justice, car Sequalum n’aurait pas : «fourni l’intégralité des moyens adéquats d’accès à tous les locaux techniques hébergeant les infrastructures du réseau, faisant ainsi peser un risque sur le bon déroulement des opérations d’exploitation et de maintenance». Il s‘agit des clefs et de badges d’accès qui n’auraient pas été rendus.
De son coté Sequalum 146 millions de dommages pour les frais engagés.

Juillet 2015
Un marché de maintenance et d’exploitation (le vertical des colonnes d’immeubles) a été confié à la société Axione (groupe Bouygues).

Septembre 2015
Fin septembre, le tribunal de commerce de Nanterre a donné raison au CG92 et demandé à Sequalum de verser les 10 millions d’euros de garantie à première demande. L’opérateur, qui refusait de verser cette somme au titre du caractère abusif de cet appel en garantie, avait saisi le juge des référés. La bataille judiciaire est loin d’être terminée.

Février 2017
C’est Covage qui va reprendre pour 15 M€ le réseau horizontal à partir du 1er avril 2017. Covage s’est engagée à compléter les zones pavillonnaires "laissées inachevées par Sequalum", à en développer de nouvelles si nécessaire, et à investir dans les éléments indispensables à l’utilisation du réseau par d’autres opérateurs (réseau de collecte, équipement actifs, etc.).

Mars 2017
Le tribunal administratif vient de condamner deux fois Sequalum et donc SFR à verser 96,7 millions d’euros au département des Hauts-de-Seine pour ne pas avoir respecter son contrat. SFR "prend acte de la décision du tribunal administratif (…) la société Sequalum se réserve quant à elle la possibilité d'interjeter appel".

Juillet 2017
Le département des Hauts-de-Seine gagne sur toute la ligne. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a débouté Sequalum et celui-ci a réglé deux pénalités d’un total de plus de 96 M€. Sequalum réclamait une indemnisation de 178M€ !
Selon Le Parisien (25/07) qui cite le Conseil Departemental : "Le tribunal a reconnu que Sequalum était bien fautif du fait des retards dans le déploiement du réseau THD, la société étant tenue, dans le cadre du contrat, à une obligation de résultat et non de moyen (…) Ainsi, c’est à bon droit que le Département a résilié pour faute cette délégation de service public".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1283 le: 23 août 2017 05:36:31 »
Il y a quelques mois - et comme chaque année - Orange a publié son document de référence 2016. C'est l’occasion de mettre en lumière quelques données générales.

Activité : CA, Mobile & Fixe
La France pèse de moins en moins dans le chiffre d’affaire du groupe. En un an la perte est de 1,1 point à 44,6% du total. L’Espagne est en hausse, L’Afrique le Moyen-Orient également.

Par rapport à 2015 et sur le marché du mobile, c’est le marché Afrique et Moyen-Orient qui progresse, mais Orange y a fait quelques emplettes. Sinon, c’est la France et l’Espagne qui deviennent un peu plus puissant dans le groupe.
Sur le fixe, c’est la France qui poursuit sa domination. L’Espagne s’installe comme le deuxième marché, la Pologne reste troisième mais décroche un peu.

Au total Orange compte 3,3 millions de clients en Fibre Optique. Fin 2016, c’est l’Espagne qui arrivait devant la France : 1,6 millions pour l’Espagne contre 1,45 millions pour la France. Le reste des clients Fibre se trouve en Europe. En Afrique, Orange Money compte 28,9 millions de clients contre 16,4 millions en 2015.




Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1284 le: 25 août 2017 05:31:27 »
Brèves du sport business et des médias – n°214

Top14
Canal+ a validé définitivement les droits du Top14 jusqu’en 2023. Les deux parties pouvaient se désengager avant le 1er juillet, ce qu’elles n’ont pas fait. Canal+ va verser 97 millions par an pour la diffusion en exclusivité.

Toutefois un recours déposé par SFR contre les conditions d’attribution du Top14 à Canal aurait été jugé recevable par l’Autorité de la Concurrence. SFR avait annoncé (Les Echos, 05/2016) qu’il n’en serait pas et qu’il envoyait : "un courrier à la Ligue nationale de rugby (LNR) pour l’informer de sa non candidature. Il n’est pas d’accord avec la procédure mise en place par celle-ci. A tel point qu’il a aussi tenu à en informer l’Autorité de la concurrence, par lettre également. Il y exprime ses réserves quant à cette procédure".

Top14
La DNACG (Direction Nationale d’Aide et Contrôle de Gestion) qui se charge pour la FFR de contrôler financièrement les clubs pros, vient de rendre son rapport pour la saison 2015-2016 (il y a toujours un an d’écart avec la saison en cours).

Une synthèse des droits tv permet de faire le point. On peut noter que l’arrivée de beIN Sports a fait exploser les montants des droits pour Canal+.
Pour rappel, pour le Pro D2, les droits s’élèvent à 6,2 millions par saison (jusqu’en 2019/2020) pour Eurosport, Canal+ et France Télévisions. 



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1285 le: 28 août 2017 05:46:54 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°245

Orange et Canal+
Début juillet, Orange a annoncé un simple accord avec Canal Plus, alors qu’il avait été question d’un rachat ou d’une prise de participation et même d’un accord plus global avec Vivendi avec une prise de participation dans Telecom Italia.

Pour Stéphane Richard : "Orange ne va pas faire les finances de Canal. Orange n'est pas une ambulance, pas un porte valise, pas un supplétif qui devrait apporter les ressources que Canal n'aurait pas. Orange voit son rôle comme un distributeur  (…) Il n'y a aujourd'hui pas de discussion avec Vivendi ou Canal Plus sur un volet capitalistique dans un sens ou un autre. Il n'y a pas de discussion sur une entrée d'Orange au capital de Canal".

Selon cet accord, Orange va proposer à ses clients fibre à partir du mois d'octobre l'offre Canal Plus Essentiel (c'est-à-dire la chaîne premium et sa déclinaison Canal Plus Décalé) "à des conditions tarifaires exceptionnelles" et sans engagement. Pour Stéphane Richard : "il est capital que notre produit fibre soit le plus attractif possible, pour assurer la migration vers la fibre".

Orange espère faire de Canal+ un produit d’appel et conquérir un million de clients avec cette offre d'ici 2020 et de gagner des clients et faire migrer ses clients de l’adsl vers la fibre. Le nombre de clients abonnés à Canal+ serait à ce jour de 900 000. De plus, c’est Orange qui facturera directement et plus Canal+, ce qui lui permettra d’avoir un ARPU plus important, mais devra aussi assumer le service client. 

En échange d’un tarif préférentiel, Orange assure à Canal+ jusqu'en 2020 un revenu minimal garanti de plusieurs centaines de millions d’euros versé jusqu’en 2020. Cela va permettre à Canal+ d’avoir un peu plus de moyens afin de postuler pour les futurs droits de la Ligue 1. 2020 étant la date de fin des droits actuels de Ligue 1. Si Canal+ échoue à renouveler ses droits, Orange se désengagera t-il ?

Vivendi en Italie
Vers une sortie de crise pour Vivendi en Italie ? Un membre du gouvernement a déclaré au quotidien La Stampa que Telecom Italia devrait conclure un accord sur les contenus avec Mediaset. "Un accord industriel permettant aux deux entreprises de croître est souhaitable".
Pour le sous-secrétaire d'Etat, chargé des communications, Antonello Giacomelli, cela renforcerait le pouvoir de négociation de Vivendi. Il est opposé à la vente du réseau fixe contrairement au ministre de l’économie qui y voit un moyen de pression sur Vivendi et en riposte à la décision du gouvernement français fin juillet d'empêcher les chantiers navals italiens Fincantieri de prendre le contrôle des chantiers STX France (Les Echos, 21/08).

Free & Canalplay
Selon l’Express, Free a exercé son option d'achat pour acquérir 20% de Canalplay , le service de vidéo à la demande par abonnement de Canal +. L'opérateur de télécommunications avait cette possibilité depuis 2011 à la suite de la cession de son service Free Home Video (FHV) à la chaîne cryptée. D’autres opérations pourraient survenir en 2018.

Comme SFR, Free va-t-il s’investir dans le marché de SVOD via la reprise de Canalplay ? OU finalement revendre à Vivendi ? Les derniers chiffres connus faisaient état de 500 000 clients payants, mais Canalplay est inclus dans certaines offres de Canal+. Où alors Free va-t-il essayer de revendre ? Canalplay n’est pas une très bonne affaire, selon l’Express : «le chiffre d'affaires a chuté de 16% l'an dernier à 33,8 millions d'euros tandis que les pertes ont quasiment triplé à 6,3 millions d'euros.».

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1286 le: 29 août 2017 05:40:36 »
Brèves du sport business et des médias – n°215

Foot anglais
A la fin de l’année devrait débuter le processus d’attribution début 2018 des droits tv domestiques pour le championnat de foot anglais. L’Appel d’offres verra-t-il une augmentation des droits TV ?
Ders analyses prévoient une augmentation des droits actuels comprise entre 15 et 40%. A ce jour, Sky et BT règlent 2,1 milliards d'euros par saison. Amazon pourrait se positionner, pour 10 M£, il vient de remporter les droits TV des rencontres de tennis de l’ATP World Tour.
En France, c’est fin 2018 que les droits devraient être réattribués. C’est actuellement SFR qui diffuse la Premier League contre un chèque de 120M€par saison.

En attendant, ce sont les droits TV qui ont augmenté pour La Football League, qui regroupe le Championship (D2), la League One (D3) et la League Two (D4). Pour les trois prochaines saisons, Sky va devoir débourser 132 millions d’euros contre 33 millions actuellement.
En comparaison, notre D2 française est valorisée à 22 millions par saison, Canal+ paye 10 millions pour 1 match et BeIN Sports 12 millions pour les 9 autres matchs.

Pour rappel, le point actuel sur les droits tv des cinq grands championnats en Europe.



De la D1 à la D4, les championnats anglais battent record sur record avec les revenus de la TV. Jusqu’ou ? Jusqu’à quand ?

Orange et les droits sportifs
Début juillet, lors de la présentation de son accord avec Canal+, Stéphane Richard est revenu sur la politique d’Orange concernant l’acquisition de droits sportifs : "les droits, c'est le sujet de Canal Plus, pas le nôtre. Nous serons derrière les grands diffuseurs de football, à notre place de distributeur. À chacun sa place. Pour un opérateur télécoms, l'intérêt d'acquérir des droits est de les diffuser via une chaîne. Ce n'est pas la stratégie d'Orange. Nous n'avons plus de chaîne sportive. Nous n'allons pas acheter des droits pour ne rien en faire. Nous ne serons pas dans une stratégie d'acquisition massive de droits sportifs pour éditer une chaîne sportive que nous n'avons plus".

Et contrairement à SFR, Orange ne compte pas investir dans l’acquisition de droits sportifs. Orange s’y étant cassé les dents : "Cela a été un double échec: un échec sur le plan du droit de la concurrence, et un échec commercial, car le produit était assez pauvre On était dans la demi-mesure. Or, les droits sportifs, il faut en prendre beaucoup. Et une fois qu'on y est rentré, c'est difficile d'en sortir".

Stéphane Richard "ne croit pas que ce modèle crée de la valeur à long terme", pour lui l’attitude de SFR conduit à  "surenchère délirante". 

SFR et les droits sportifs
Il est clair que si SFR n’arrive pas à acheter des droits de Ligue 1, son pari sera difficile à tenir afin de parvenir à rentrer dans ses investissements. Pour Michel Combes (directeur général d’Altice) la politique de SFR est la bonne : "Nous sommes et resterons raisonnables. L’inflation des droits sportifs est perceptible dans tous les pays européens mais elle correspond à une vraie valeur, car ces programmes fidélisent et attirent de nouveaux clients. Nous sommes tout à fait à l’aise avec les prix que nous avons payé pour le meilleur du foot mondial" Le Monde (29/08).

A ce jour SFR Sport n’est toujours pas vendu et distribué par Canal+ et la concurrence. Mais pour Michel Combes, cela semble évolué : «et ceux qui nous affirmaient « nous n’avons pas besoin de ces chaînes » disent maintenant « nous sommes intéressés» Pas sur qu’il se passe grand chose avant l’attribution des droits de Ligue 1.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1287 le: 30 août 2017 05:36:38 »
Bouygues Telecom publie ses résultats semestriels demain. Pour rappel, Orange et SFR ont déjà publié les leurs.

Orange
Un trimestre qui est dans la lignée des précédents. C’est toujours bon sur le ftth, Open et Sosh. Dans le mobile, c’est solide sur les forfaits, et toujours en baisse sur le prépayé. Sur le fixe Orange estime sa part de marché à 40,2% et une part de conquête sur le T2 supérieure à 40%.



SFR
SFR a encore perdu des clients sur le fixe, les gains sur le très haut débit ne compensent toujours pas les pertes sur l'Adsl. Sur le mobile, SFR regagne des clients pour le deuxième trimestre consécutif.



Estimations
Sur le fixe, en se basant sur l’estimation de la part de conquête d’Orange à 40%, cela donne une hausse de 175 000 clients sur le T2. Orange avec +72 000 et SFR avec -60 000, cela laisse +/- 163 000 clients à se partager en Bouygues et Free. A confirmer. 

Sur le mobile. Sur les 454k cartes sim du segment Forfait Grand Public du T2, Orange en revendique 150k (33,0%) et SFR de 34k (7,5%). Il reste 270k à se partager entre Bouygues Télécom et Free. A confirmer.

Sur les 1,015k cartes sim du segment forfait m2M du T2, Orange en revendique 601k (59,2%) et SFR de 140k (13,8%). Il reste 274k pour la concurrence. A confirmer.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1288 le: 31 août 2017 08:57:08 »
Bouygues Telecom vient de présenter ses résultats à fin juin. Commercialement, ils sont dans la lignée des trimestres précédents.

Les résultats commerciaux sont bons sur le mobile et sur le fixe. A noter une montée en charge sur le ftth avec un parc total de 171 000 clients (+27 000 par rapport à fin mars 2017). Globalement la situation financière s’améliore doucement mais surement. 

"Bouygues Telecom poursuit son déploiement dans le FTTH avec 16 millions de prises sécurisées à fin juin 2017, soit 7 millions supplémentaires par rapport à fin 2016, et 2,6 millions de prises commercialisées (+0,6 million par rapport à fin 2016). L’opérateur confirme son objectif de 12 millions de prises commercialisées en 2019 et de 20 millions en 2022.
Le chiffre d’affaires de Bouygues Telecom s’élève à 2 434 millions d’euros au premier semestre 2017, en hausse de 6 % par rapport au premier semestre 2016
".



Demain, c'est Free qui publie ses résultats.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1289 le: 01 septembre 2017 06:53:41 »
Iliad vient de publier ses résultats pour le deuxième trimestre 2017.
Ce sont des résultats solides sur le mobile, mais très faible sur le fixe. C’est toujours bon financièrement. 419 000 clients sur le Ftth (+50 000 sur le T2, +59 000 sur le T1) pour 5,3 millions de prises raccordables.

Sur le fixe, c'est une augmentation de 207 000 clients (+3,3%) sur 12 mois et de 17 000 sur 3 mois soit 0,3%. Sur le mobile, c'est une augmentation de 8,8% sur 12 mois et 1,6% sur le dernier trimestre. Le mauvais recrutement en ADSL du trimestre est quand même une surprise.

Pour Free : « Le fort contexte concurrentiel et l’intensité des promotions des concurrents, ainsi que la maturité du marché expliquent un ralentissement dans les recrutements nets du Groupe»

Sur le mobile, c'est une augmentation de 8,8% sur 12 mois et 1,6% sur le dernier trimestre. L’atterrissage se poursuit. Free n’a plus beaucoup de marge sur la concurrence. 



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1290 le: 01 septembre 2017 07:08:16 »
Quelques données sur les parts de conquête sur les forfaits mobiles Grand Public (hors m2m, prépayés et mvno’s, mais en comptant le segment Entreprise) et sur le fixe (avec le très haut débit) pour les 4 principaux opérateurs sur le T2.

Sur le fixe et sur le trimestre, Orange termine devant Bouygues qui engrange avec la Fibre Optique. Derrière, malgré le ftth, Free a lâché. SFR est toujours négatif.

Sur le mobile, Free est toujours devant et signe trimestre correct, Orange se redresse, Bouygues se maintient et SFR s’affaisse.

Fixe
Sur le T2
Orange 72 000 nouveaux clients, soit 53,7% de parts de conquête,
Bouygues 45 000, soit 33,6%,
Free 17 000, soit 12,7%,
Total 134 000
SFR est négatif de 13 000

Sur le T1
Bouygues 88 000 nouveaux clients, soit 39,4% de parts de conquête,
Orange 69 000, soit 31,0%.
Free 66 000, soit 29,6%,
Total 223 000
SFR est négatif de 33 000

Mobile
Sur le T2
Free, 200 000 nouveaux clients, soit 41,3% de parts de conquête,
Orange 150 000, soit 31,0%.
Bouygues 110 000, soit 22,7%,
SFR 24 000, soit 5,0%
Total 484 000

Sur le T1
Free, 240 000 nouveaux clients, soit 40% de parts de conquête,
SFR 157 000, soit 26,1%
Bouygues 130 000, soit 21,7%,
Orange 73 000, soit 12,2%.
Total 600 000

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1291 le: 04 septembre 2017 05:32:43 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le fixe à fin juin 2017.



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnements haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin mars 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin mars. Il sera actualisé avec la publication prochaine des chiffres l’ARCEP à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,3% de parts de marché avec 11,290 millions de clients et a recruté 367 000 nouveaux clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une augmentation de 3,4% de sa base clientèle. 

Bouygues Signe un trimestre moyen, sur un an, Orange est devant en valeur absolue. Bouygues va devoir faire plus sur le FttH. Globalement, la dynamique continue d’être bonne

Free est maintenant bien installé à la deuxième place devant SFR, mais réalise un mauvais trimestre, lui aussi devra passer à la vitesse supérieure sur le FttH.

Orange est maintenant bien au-dessus de la barre des 40% de pdm. La Fibre Optique lui permet de grignoter un peu sur la concurrence, mais pas non plus de quoi prendre ses distances. Rien d’extraordinaire, c’est « pépére » !

SFRest négatif , même si la baisse est moins forte. Le redressement n’a pas encore commencé. A ce jour, la politique dans les contenus ne porte pas ses fruits et SFR fait (une fois de plus) un relatif petit trimestre sur le très haut débit.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1292 le: 05 septembre 2017 05:36:47 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif des parts de marché dans le mobile à fin juin 2017.



Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Par opérateur, c’est le nombre total de clients (y compris les Mvno et filiales) qui est pris en compte.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 31,884 millions de clients et a gagné 2,181 millions de clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une hausse de 7,3%.

Le détail
Bouygues fait un bon trimestre. Son différentiel avec Free a un peu augmenté et tient avec le m2m et une politique agressive des prix, ce qui lui permet de se maintenir à distance de Free.
 
Free est à 16,7% du marché, et malgré de bons chiffres sur le recrutement ne performe plus assez pour contrer le développement du m2m chez ses concurrents. Free ne progresse plus. Toujours la même problématique : comment atteindre l'objectif affiché de 25% du marché ? La dynamique n’est plus assez forte.

Orange continue de perdre sur le prépayé et est en forte croissance sur le m2m ce qui lui permet de maintenir ses parts de marché et même de les augmenter légérement. Mais, ce n’est pas suffisant sur le segment Grand Public.

SFR commence à se refaire une (petite) santé sur les forfaits. Mais c’est loin d’être suffisant.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1293 le: 06 septembre 2017 05:34:06 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°246

Résultats de Canal+
Vivendi vient de présenter ses résultats à fin juin, ce qui permet de faire le point sur le nombre de clients du groupe Canal+. 
C’est encore un mauvais trimestre tant commercialement que financièrement. En propre (hors ventes à Free et Orange), Canal+ (y compris CanalSat et Canalplay) est passé en dessous des 5 millions de clients. La baisse est moins forte sur ce trimestre que lors des trimestres précédents, le fond de la piscine est-il atteint ? Canal+ France ne s’en sort qu’avec ses accords avec Free et Orange. 

Pour rappel, du coté de la concurrence (Tv payante et service SVod), BeIN Sports serait à 3,4 millions de clients, OCS à 2,6 millions et Netflix à +/- 1,4 million, ils sont tous en progression.

Le nombre total de clients (Canal+, CanalSat et CanalPlay) baisse de 817 000 entre le T2 2016 et le T2 2017 et de 70 000 sur le dernier trimestre (401 000 à fin mars, -538 000 à fin décembre).
Sur un an, la baisse était de 820 000 à fin mars, 890 000 à fin décembre, de 595 000 à fin septembre, de 509 000 à fin juin et de 469 000 à fin mars.

Vivendi donne 2 995 millions (2,939 millions à fin mars, 2,928 millions à fin décembre) de clients pour les offres spécifique de Free et Canal+. Cela ne progresse quasiment plus. A noter que sur le premier semestre, les nouveaux clients Free + Orange s’abonne à 30,2% à cette offre, au total, ils ne sont que 17% des clients de ces deux opérateurs à avoir pris l’abonnement.   



La baisse du nombre de clients a forcément une incidence sur le chiffre d’affaire : la TV payante en France représente 28,3% du chiffre d'affaire du groupe Vivendi contre 29,4% à fin décembre, 31,1% à fin septembre, 32,3% à fin juin 2016, 31,4% à fin 2015 et 34,2% à fin 2014.
Le CA de la télévision payante en France est en baisse de 5,3% sur un an (7,8% sur 12 mois à fin mars)s.

Sur l’année, le résultat opérationnel ajusté (EBITA) de Groupe Canal+ s’établit à 171 millions d’euros, contre 288 millions d’euros il y a un an, soit une baisse de 41,9%.

Vivendi pris par la patrouille ?
Selon bfm (04/09), l’autorité des marchés financiers (AMF) s’interroge sur la concomitance du rachat d’Havas par Vivendi et des mauvais résultats du groupe de publicité annoncés il y a dix jours et donc d’un possible délit d’initiés. Pour rappel, Bolloré contrôle Vivendi et Havas. A ce jour il n’y a pas d’enquête diligentée par l’AMF. Toutefois pour quelques spécialistes, le calendrier semble un peu troublant et Bolloré aurait pu jouer sur le cours de bourse d’Havas.
« Modifié: 06 septembre 2017 05:41:39 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1294 le: 07 septembre 2017 05:26:28 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°247

Bouygues : Free en Italie, un "carnage"
Lors de la présentation des résultats de Bouygues, Martin Bouygues n’a pas pu s’empêcher d’évoquer son meilleur ennemi : Xavier Niel…Cette fois-ci, cela concerne le lancement prochain de l’offre de Free sur le mobile en Italie : "Cela va être un carnage !".
Pour lui, Free en Italie comme en France : "Le quatrième opérateur qui arrive a bénéficié de conditions réglementaires incroyables, cela m'étonnerait que cela arrange la situation du marché italien...".
Pour Martin Bouygues, si Xavier Niel n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventé…

Bouygues pris par la patrouille
Selon Bfm (04/09), Bouygues Telecom s’est vu infligé un redressement fiscal de 15,4 millions d’euros lancé par le Centre National du Cinéma (CNC).
Les contrôleurs fiscaux ont jugé sous-évaluée sa contribution pour les années 2012 et 2013 sur une taxe qui s’élève à 2,25% du chiffre d’affaire provenant de la télévision. Cette taxe a été créé en 2007, Bouygues n’a pas contesté la décision et a payé.

Orange, Bouygues et SFR pris par la patrouille
Précisément La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient d’envoyer un courrier à  Bouygues, Orange et SFR afin qu’ils incluent le prix de location de la box dans la présentation de leurs offres.
Lors de la présentation des résultats de Free, Maxime Lombardini avait également dénoncé ses petits camarades, afin qu’ils respectent la loi.
Vu l’importance du sujet, la DGCCRF donne aux opérateurs le butoir du 1er février 2018 pour se mettre en conformité (6 mois, cela devrait le faire..), sinon ce sera une amende de 15 000€…C’est dire si le sujet est pris à cœur ! (Les Echos, 05/09).

SFR et ses options
SFR vient d’augmenter ses forfaits entre 3 et 5 euros et d’inclure se nouvelle chaine de cinéma et de séries Altice Studio. Selon la lettre professionnelle Satellifax, spécialisée dans l’audiovisuel, cela pourrait rapporter en année pleine – et dans les meilleures conditions - au moins 460 millions d’euros par an à SFR, faut rappeler que le budget annuel d’Altice Studio : 160 millions d’euros.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1295 le: 08 septembre 2017 05:34:16 »
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 2ème trimestre 2017 - résultats provisoires- ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 3,1%, c’est en stabilisation par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 835 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 145 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,9 millions, soit un recul de 536 000 sur un an et une baisse de 172 000 sur le trimestre. La tendance est à l’accélération de la baisse. 

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 6,150 millions, soit une hausse de 1,369 million (dont 881 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 314 000 (dont 217 000 pour le Ftth) sur le trimestre. C’est un petit trimestre.

Pour l’ARCEP : "Au total, le nombre d'abonnements à très haut débit représente, au deuxième trimestre 2017, 37% du nombre total de logements éligibles au très haut débit, en croissance de 5 points en un an. En outre, fin juin 2017, plus d'un abonnement internet actif sur cinq est à très haut débit.". Le constat était identique pour le T1

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI


Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin juin.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,2% de parts de marché avec 11,290 millions de clients et a recruté 367 000 nouveaux clients entre le T2 2016 et le T2 2017, soit une augmentation de 3,4% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1296 le: 11 septembre 2017 05:39:45 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin juin 2017, voici un tableau récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts).

Précisions
- Les opérateurs gagneraient à publier des chiffres clairs et à séparer le VDSL et des box 4G du reste du THD.
- Pour lire le tableau : SFR est à 42,3% de parts de marché avec 1,954 million de clients et un gain de 202 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 11,5% de sa base clientèle du T2 2016 au T2 2017. 



Sur 12 mois, SFR a perdu 6,4 points en parts de marché. Orange a pris 3,8%, Free 2,1% et Bouygues 0,5%.

Bouygues Le THD représente 17,1% de sa base clientèle à fin T2 2017 contre 15,5% à fin 2016, 14,6% à fin 2015, 15,6% à fin 2014, 18,3% à fin 2013 et 16,1% à fin 2012. A noter la montée en charge du FttH.

Free Le FttH représente 6,5% de sa base clientèle à fin T2 2017 contre 4,9% à fin 2016, 3,0% à fin 2015 et 1,7% à fin 2014. La machine est lancée. 

Orange Le FttH représente 14,9% de sa base clientèle à fin T2 2017 contre 13,0% à fin 2016, 8,9% à fin 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012. La machine est en marche, même si elle pourrait faire mieux. 

SFR Le THD représente 33,1% de sa base clientèle à fin T2 2017 contre 31,5% à fin 2016, 26,3% à fin 2015 et 26,5% à fin 2014. Progression régulière qui permet à SFR de faire la course en tête, mais globalement sa part de marché baisse est régulière également.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1297 le: 12 septembre 2017 05:25:08 »
Synthèse des parts de marché sur le Ftth à fin juin 2017. L'Arcep - qui vient de publier ses données - compte 2,645 millions de clients sur ce segment.

Dans ses publications, SFR compile l’ensemble des technologies très haut débit. La rubrique « SFR + Autres » est donc calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’Arcep, auquel on retranche les chiffres publiés de Bouygues, Free, Orange.

Orange voit son avance se réduire (un peu), Free accélère et commence à prendre ses distances, Bouygues n’est pas en reste, mais reste un peu mou. SFR + "Autres" progressent très petitement, en l'absence de chiffres, difficile de dire sérieusement qui de SFR ou "Autres" tire la machine. 



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange. SFR ne donne pas de chiffres pour le Ftth. 
- La catégorie « SFR + autres » est calculée en prenant le total des abonnements très haut débit "fibre optique de bout en bout" publié par l’ARCEP à fin juin 2017 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange à fin juin.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1298 le: 13 septembre 2017 06:17:17 »
Alors que les opérateurs ont publié leurs résultats à fin juin 2017, quelques statistiques sur le très haut débit peuvent en être tirées.

Lignes commercialisables
Le nombre de lignes commercialisables pour chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs et selon une définition "élastique" de commercialisable). Pour Bouygues, Free et Orange, il s’agit des lignes Ftth. Pour SFR, ce sont celle de son réseau ftth et câble upgradé (>= 100Mb/s).

Pour information, il y a également deux données de l’Arcep : l’évolution du nombre de lignes éligibles au Ftth et plus globalement l’évolution du nombre de ligne éligible au très haut débit (30 Mbit/s).

Globalement, Orange poursuit sa dynamique et Free fait mieux que SFR. SFR qui va devoir démontrer sur le terrain qu’il est capable de fibrer toute la France.



Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le rapport du nombre de clients par rapport au nombre de lignes "connectables". Free et Bouygues commencent à engranger. Avertissement pour Orange qui baisse sur le T2. SFR patine et est même en baisse sur le semestre…

Pour rappel, Pour Bouygues, le THD représente 17,1% de sa base clientèle à fin T2 2017. Pour Free, le FttH représente 6,5% de sa base clientèle. Pour Orange, le FttH représente 14,9% de sa base clientèle. Pour SFR, le THD représente 33,1% de sa base clientèle.



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1299 le: 14 septembre 2017 05:42:36 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°248

Altice et la finance
Altice a annoncé avoir démarré un programme de rachat d’actions pour un milliard de dollars sur 12 mois. De plus, ses liquidités excédentaires seront mises à contribution soit pour des opérations de fusion-acquisition "significativement relutives" ou alors elles serviront à améliorer le rendement des actionnaires.
Définition de relutif : "L'acquisition d'une société par une autre est dite « relutive » pour la société acheteuse si les effets positifs attendus sur son bénéfice (ajout du bénéfice de la société absorbée, synergies et économie d'échelle entre les deux sociétés, etc.) sont supérieurs au coût de l'acquisition (prix de l'endettement, dilution provoquée par la hausse du nombre d'actions si l'acquisition est payée en actions, etc.)"(Wikipédia).

Enfin, sans rapport direct, courant août, Patrick Drahi a annoncé détenir plus de 95 % du capital de SFR, ce qui lui permet de lancer (réglementairement) une opération afin de récupérer ce qui reste d’actions sur le marché. L'opération permettra à Altice de simplifier son organisation et de maximiser les remontées de cash venant de l'opérateur.

Altice et le très haut débit
Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) a détaillé la stratégie d’Altice sur le déploiement de la fibre optique. Il s’agit pour SFR de fibrer toute la France et de le faire sans argent public et donc sur fonds propres et de le faire d’ici à 2025 ! 
Pour SFR : A partir de septembre, nous commencerons à déployer pour atteindre deux à trois millions de prises de fibre par an et ferons d’Altice l’opérateur des territoires. Si de l’argent privé est disponible, c’est une économie considérable pour le gouvernement. Et ces déploiements massifs de fibre créeront beaucoup d’emplois locaux".

Comment y arriver ? Pour ce faire, Michel Combes (Le Figaro,19/07) évoquait la diminution progressive des frais de dégroupage et d’un transfert des investissements de la 4G vers la Fibre Optique. Enfin, SFR n’exclut pas de racheter des réseaux appartenant aux collectivités et pour lui, il y a même des opérateurs locaux qui : "viennent frapper à (nos) portes pour savoir si, à terme, ils pourront revendre leur infrastructure".

SFR n’a pas donné de détails chiffrés sur son plan, mais ajoute une sérieuse condition à la réalisation de son plan ! Il lui faut des "discussions avec l’État et le régulateur sur les modalités opérationnelles, les freins au déploiement à lever » sont prévues. L’opérateur a besoin de l’autorisation des collectivités pour installer ses équipements dans l’espace public." (revue de presse ARCEP du 20/07).

Mounir Mahjoubi  - Secrétaire d'État chargé du Numérique – a réagit à la proposition de SFR de fibrer le territoire sans subventions publiques (Les Echos, 04/09).
Pour lui : "Cette proposition spécifique n'est pas encore accompagnée d'un plan opérationnel qui explique comment elle est faisable", d’autre part : "Aujourd'hui, ce n'est pas l'état d'esprit de l'Etat, notamment vis-à-vis des RIP - ces zones où les réseaux sont à initiative publique, c'est-à-dire à la fois avec un financement local et national dans toutes les zones peu denses et habituellement peu rentables. Il y a tout un modèle économique qui s'est construit et qui permet de créer des réseaux qui vont se pérenniser, durer dans le temps, et qu'il ne faut pas casser, qu'il ne faut pas briser".

Au moins, SFR pourra toujours prétexter les obstacles afin de faire glisser les délais de réalisation.

Altice et le kiosque Numérique
La presse devient un enjeu dans l’offre de contenus que peuvent offrir les opérateurs mais aussi Canal+. Mais cela permet aussi une bonne optimisation fiscale. 

Depuis fin août, Canal+ offre le quotidien l’Equipe avec son offre « intégrale », cela fait suite au lancement fin mars dernier d’une offre presse avec le Kiosk. Cela vient s’ajouter à SFR Presse (propriétaire d’un groupe de presse) lancé en avril 2016. Bouygues a également lancé une offre avec Le Kiosk.

Depuis quelques semaines, ces offres de kiosques numériques sont dans le collimateur de Bercy et plus particulièrement pour l’optimisation fiscale utilisée par SFR et dans une moindre mesure par Bouygues Telecom. Ces kiosques permettent de générer une très substantielle économie en matière de TVA et pour le fisc cela serait des centaines de millions d’euros de recettes fiscales en moins. Selon des estimations, si les quatre opérateurs proposaient chacun un kiosque numérique, 1 milliard d’euros par an pourrait s’évaporer des caisses de l’Etat.

Fin juillet, Le Monde (27/07) annonçait que le Gouvernement "réfléchit activement à un dispositif permettant d’encadrer la pratique. Même si rien n’est encore arbitré « politiquement », cela pourrait intervenir dès le prochain projet de loi de finances, programmé à la rentrée.". Pour Le Figaro (01/09), le fisc étudie l'idée de n'appliquer le taux de TVA réduite de la presse de 2,1 % que sur les journaux effectivement téléchargés par les internautes.

Michel Combes - directeur général d’Altice – (Le Monde, 29/08) a justifié – assez brutalement - la stratégie d’Altice : "Ces discussions sur la TVA viennent des acteurs du secteur qui n’innovent pas et qui se moquent de l’avenir de la presse. Nous nous appuyons sur des dispositions législatives prises pour faciliter le développement de la presse numérique. Nous tentons un nouveau modèle vertueux. Je n’imagine pas qu’un gouvernement qui souhaite faire bouger les lignes vienne fragiliser cette initiative (…) SFR Presse est un Netflix de la presse française (…) C’est le kiosque dans la poche".

Enfin, selon La Correspondance de la Presse, Altice va racheter 100% du capital du spécialiste des kiosques numériques miLibris. Cela va lui permettre de contrôler entièrement la chaine et d’optimiser son offre. Selon Le Monde (08/09), SFR devrait maintenir son kiosque presse et pourrait proposer des offres payantes.
 
Du coté de la concurrence, Free a demandé (Le Figaro, 01/09) une "précision des règles fiscales (et a) sollicité cette clarification, soit dans un sens, soit dans l'autre (…) Nous serions très heureux si l'Etat généralisait la chose mais au vu du coût que cela représenterait pour lui, on pense qu'il ne le fera pas. Dès lors, nous souhaitons quelque chose de solide pour tous sur le plan juridique[/i]". Free prêche pour que l’optimisation fiscale ne serve pas à présenter des promotions qui permettent de de prendre des parts de marché à Free.

A suivre...