Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1350 le: 23 novembre 2017 06:18:09 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin septembre 2017, voici un tableau récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles du segment grand public (hors M2M, mvno pour les opérateurs, prépayés et entreprise) pour les 4 opérateurs nationaux, les mvno et les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer. 



Sur les seuls forfaits vendus en propre, c’est-à-dire hors mvno, m2m, prépayés et entreprise, Free avec 24,3% de parts de marché conforte sa deuxième place devant SFR avec 22,6%, et semble reprendre sa marche en avant, après avoir patiner depuis six mois.
Depuis 12 mois, Bouygues stagne globalement. Orange reprend quelques couleurs après plusieurs trimestres de baisse. SFR a perdu 0,7 point en 12 mois, c’est moins que précédemment, est-ce une dynamique de rebond ?

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR et l’ARCEP
- Au T3, Orange compte 18,635 millions de clients avec un forfait grand public, ce qui représente une part de marché de 33,8% et une augmentation de 633 000 cartes sim, soit une augmentation de 3,5% de sa base client entre le T3 2016 et le T3 2017.
- Bouygues est le seul à ne pas séparer de ses forfaits ceux du segment entreprise. Comme sa part de marché sur ce segment est estimée à 6%, je la retranche du total forfait hors m2m réalisé sur le trimestre.
- Pour la rubrique autres : d’abord addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR et mvno retranché du total résidentiel Métropole + Dom. On y trouve les Opérateurs de réseaux mobiles outre-mer (Dauphin Telecom, Digicel AFG, Globaltel, Orange Caraïbe, Orange Réunion, Outremer Telecom, SAS SPM, Société Réunionnaise du Radiotéléphone (SRR), Telco OI, UTS Caraïbe) et les mvno. Pour les mvno, Orange isole cette donnée, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans cette rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1351 le: 24 novembre 2017 06:26:58 »
Récapitulatif des parts de marché sur les forfaits mobiles (y compris grand public, m2m, entreprise) et donc hors prépayés à fin septembre.   



Contrairement aux forfaits du segment public, les forfaits m2m et entreprises permettent à Orange de préserver ses parts de marché avec +0,7 point sur le segment de forfaits entre le T3 2016 et le T3 2017. Idem pour SFR qui maintient sa deuxième place, mais avec une perte de 1,4 point sur 12 mois. Bouygues progresse de 0,7 point et Free arrive juste à garder ses positions. Bouygues pourrait très bien repasser devant Free très rapidement. Belle revanche.

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR.
- Au T3, Orange compte 28,433 millions de clients, ce qui représente une part de marché de 36,6%, et une hausse de 2,674 millions cartes sim et de 10,4% de sa base client sur 12 mois.
- Pour la rubrique autres : addition des forfaits Bouygues, Free, Orange, SFR sur les segments Grand Public, Entreprise et m2m, le total est retranche du total ARCEP (parc total + m2m).
- Pour les mvno, Orange isole cette donnée et elle n’est donc pas dans le total dans ce tableau, mais pas Bouygues Telecom, pour SFR, ce n’est pas tout à fait clair et Free n’en a pas. On peut donc retrouver des mvno dans la rubrique mais aussi chez Bouygues et SFR. Bouygues et SFR sont donc un peu  surreprésentés.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1352 le: 27 novembre 2017 06:18:54 »
Ce tableau récapitule - à fin septembre 2017 - le nombre de clients pour Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR pour le mobile (y compris mvno) et pour le fixe avec la part de marché (pdm) correspondante.



SFR poursuit sa baisse. Depuis le rachat par Altice, la perte est 3,303 millions de clients, soit 5,8 points en parts de marché. Free a pris 2,2 points, Bouygues 2,2 points et Orange 1,5 point.
Depuis le début de l’année, Bouygues a pris 0,5 point, Orange a pris 0,3 point, Free a pris 0,1.

Depuis l'arrivée de Free Mobile et le rachat de SFR, les cartes ont été redistribuées. Depuis fin 2012, SFR (ensemble des segments) a perdu 7 points et 2,6 millions de clients. Orange (mvno et prépayés) a perdu 1,9 point mais gagné 4,5 millions de client, Bouygues gagne 1,8 point et 4,1 millions de clients, Free 7,1 points et 9,3 millions de clients, ce qui lui vaut d’avoir pris la troisième place à Bouygues Telecom. Toutefois, depuis 18 mois, Bouygues refait un peu son retard.   

Précisions
- Les données sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- Pour SFR, les clients de Virgin Mobile et ceux de Numericable sont inclus à partir de 2012.
- Le(s) Mvno(s) sont inclus chez leur(s) opérateur(s) hébergeur(s).
- Orange compte 43,174 millions de clients, soit 41,0% du total.
« Modifié: 27 novembre 2017 06:26:41 par Hammett »

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1353 le: 28 novembre 2017 06:27:24 »
Après la publication des résultats à fin septembre 2017, voici un récapitulatif sur quelques données générales publiées par Bouygues Telecom et Free. Quel est le troisième opérateur ?



Mobile & Fixe
Bouygues est devant pour 545 000 clients et son écart s’accroit tranquillement avec le m2m, par contre sur le segment des forfaits du segment Grand Public, Free est devant pour 935 000. Sur le fixe et trimestre après trimestre, Bouygues réduit son écart.

Finance
Sur le chiffre d’affaire Bouygues est repassé devant pour 17 millions (A fin juin, Free était devant pour 30 millions). A fin 2016, Bouygues était devant pour 39 millions, à fin 2015, Bouygues était devant pour 91 millions, alors que l’avance était de 270 millions à fin 2014 pour Bouygues et de 900 millions à fin 2013. Que va donner le T4 ?


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1354 le: 29 novembre 2017 06:09:02 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°263

Mobile aux USA
Sprint (SoftBank) et T-Mobile (Deutsche Telekom) renoncent à leur fusion géante. Les deux parties ne sont pas parvenues pas à s’entendre sur les modalités de contrôle du groupe qui naîtrait de cette fusion et sur lequel Deutsche Telekom entendait avoir le leadership.
Au 31 décembre 2016, le marché se partage entre ATT (35,5%), Verizon (30%), T-Mobile (18,8%) et Sprint (15,6%).

Xavier Niel épinglé par les « Paradise Papers »
Selon les documents, Xavier Niel a créé une société maltaise pour détenir un yacht. Enregistrée en mai 2010, Phocea Limited est détenue à 50 % par la holding personnelle de Xavier Niel comme l’a révélé le site Mediapart, en mai, lors de son enquête sur les « Malta Files ».

Malte est une des principales destinations des propriétaires de yacht grâce à son très avantageux système d’optimisation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Celle-ci peut être diminuée à 5,4 % lors de la location, et un astucieux système de location-vente, le « leasing maltais », permet également de bénéficier de ce taux réduit à l’achat. Ce système existe aussi en France, mais avec un taux de TVA de 10 %. Cette niche fiscale maltaise est dans le viseur de la Commission européenne, mais elle reste pour l’instant légale.

Contacté par Le Monde, Xavier Niel n’a pas voulu détailler pourquoi il avait choisi Malte pour sa société, mais son entourage assure qu’il s’agissait uniquement d’un placement financier, le milliardaire détestant naviguer. Il n’aurait pas eu connaissance des avantages fiscaux de Malte, se contentant de suivre les conseils de ses avocats (Le Monde, 08/11).

Orange
Orange vient de lancer sa la barre de son Cabasse avec un tarif préférentiel (moitié prix) pour les abonnés premiums. D’autre part, Orange propose des réductions pour l’achat d’un téléviseur Samsung.
A l’occasion des fêtes de fin d’année, c’est un moyen de promouvoir ses offres Fibre. En ajoutant les offres préférentielles Canal+, l’ensemble de la gamme des produits d’appel est en place.

Altice
Alors que SFR traverse une zone de turbulence financière, les pistes fusent pour faire diminuer la dette. Il y a quelques jours, Dennis Okhuijsen, le directeur financier l’avait annoncé : "Nous examinerons de possibles ventes d'actifs non essentiels".
Patrick Drahi a lui fixer le but : "Nous allons rapidement faire baisser la dette en Europe, c'est la priorité. Il n'y aura pas d'opération de fusion ou d'acquisition.".
Selon le « Financial Times », la vente de la filiale d'Altice en République dominicaine est évoquée. Altice pourrait vendre ses activités BtoB en Suisse (Green).
Comme le rappelle le quotidien Les Echos (23/11) : "Altice s'était engagé en République dominicaine en 2013, dépensant 1,4 milliard d'euros pour racheter successivement les activités d'Orange (3,4 millions de clients) pour 1,1 milliard et, un mois plus tard, Tricom, le troisième opérateur de l'île (800.000 clients) pour 300 millions.".
Vendre dans l'urgence n'est jamais bon.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1355 le: 30 novembre 2017 06:29:25 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°227

SFR Sport
Alors que SFR traverse une zone de turbulence financière, ce sont les futurs droits TV de la Ligue 1 qui pourraient devenir une victime collatérale. 

Patrick Drahi l’a rappelé : "Quand on investit des milliards dans les réseaux fixe et mobile, le retour sur investissement prend du temps pour que le client se rende compte que son réseau est le mieux. (…) Pour les contenus, c'est pareil, ça prend du temps mais nous n'avons aucun doute que les fans de Ligue des Champions seront demain chez SFR.".

Lors d’une conférence médias organisée par Les Echos, Alain Weill a précisé la nouvelle politique de SFR. Il a d’abord confirmé la stratéie de convergence entre les télécoms et les médias. Pour lui : "il n'y a pas le feu au lac", mais SFR doit "se remettre au travail sur les sujets marketing et commerciaux.".

Sur les droits de Ligue 1 : "On verra le moment venu. Cela dépendra aussi de la date à laquelle sera lancé l'appel d'offres. On n'est pas pressé.". Changement de ton toutefois : "Ce qui serait très dangereux, c'est d'être dépendant de droits particuliers. Si demain en perdant tel ou tel droit, on met en danger notre stratégie commerciale, c'est trop dangereux, cela nous conduirait à faire des erreurs et à surpayer. Donc à aucun moment on sera jamais dépendant de tel ou tel droit.".

SFR travaille à la refonte de ses offres. "Il ne s'agit pas d'augmenter les tarifs mais d'avoir plus d'options dans nos offres télécoms : les souscripteurs autrefois avaient d'un côté les télécoms et de l'autre la télévision payante. S'ils commencent à mixer les deux dans leur raisonnement, ils vont voir que nos offres particulièrement compétitives." (Les Echos, 29/11).

SFR, va lui déjà penser à optimiser les droits de la Champion’s League et de la Ligue Europa achetés pour 350 millions par an.

Par ailleurs, l’offre OTT de SFR Sport est un vrai flop. Selon Les Echos, elle compterait autour de 15.000 clients (sans compter l'offre OTT SFR Sport couplée avec BeIN sports, lancée en février). BeIN Sports aurait plusieurs dizaines de milliers de clients OTT, tandis qu'Eurosport revendique lui s'approcher du seuil du million tous situé en Europe.

SFR va-t-il essayer de vendre son offre sport à ses concurrents ? Pour rappel, ceux-ci sont opposés à la reprise à cause du naming : pourquoi faire de publicité à SFR, mais également à cause des conditions financières demandées par SFR.

Avec ce recadrage de SFR, on peut penser que la LFP va prendre son temps, sachant que l’accord actuel se termine à l’issue de la saison 2019/2020 et que la LFP peut attendre jusqu’à la mi-2019. Reste un espoir, que les GAFA s’en mêlent. Pour rappel, les estimations évoquées portaient les droits à 1,2 milliards d’euros contre 750 millions actuellement, soit une augmentation de 60%.

Cela tombe bien, car il y a quelques semaines, la LFP voulait profiter de la concurrence entre Canal+, beIN Sports et SFR afin de lancer les enchères et de lancer l’appel d’offres pendant l’automne. Le quotidien l’Equipe (31/10), annonçait déjà un report au printemps. Déjà, pour ne pas bousculer les recrutements de Canal+ et beIN Sports.

Les malheurs de SFR devraient au moins faire le bonheur de Canal+ et beIN Sports.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1356 le: 01 décembre 2017 06:12:18 »
Après la publication des résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR, voici le tableau récapitulatif sur l’ARPU fixe et l’ARPU mobile à fin septembre 2017. Cela permet de dégager quelques tendances.



Précisions
- Les données (exprimées en euros) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR à partir des moyennes trimestrielles. Pour le détail, se reporter à la définition apportée par chaque opérateur.   
- Free, par pudeur, ne publie pas d’ARPU mobile. Pour ce tableau, c’est donc un calcul : chiffre d’affaire mobile / nombre de clients / nombre de mois.
- Pour lire le tableau : SFR déclare un ARPU fixe de 35,9€ en baisse de 3,8% sur 12 mois. 

Le détail
Bouygues Telecom augmente fortement sur le fixe depuis le début de l’année, c’est le yoyo sur le mobile, mais cela reste à la baisse.

Free est dans la continuité. Il est le seul à voir une augmentation sur le fixe et sur le mobile. Mais ce dernier reste très bas.

Orange France, progresse fortement sur le fixe avec la montée en gamme sur la fibre optique, mais baisse sur le mobile (hors m2m) malgré le gain de clients. Mais ceux-ci sont d’abord des clients Sosh, d’autre part la baisse des frais de roaming en Europe et en France a aussi un impact certain sur cet indicateur. Signe encourageant, c’est en hausse depuis de début de l’année.

SFR, baisse sur le fixe et le mobile. Même le très haut débit n’arrive pas à tirer la locomotive. La stratégie très dépensière de développer des offres convergentes ne le permet pas non plus. SFR perd des clients et ceux qui restent ne dépensent pas assez. Malgré tout, SFR est l’opérateur qui présente le meilleur ARPU sur le fixe et le mobile.


Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1357 le: 04 décembre 2017 07:02:02 »
Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin septembre 2017, voici un tableau récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit selon les critères de l’ARCEP (débit >= 30Mbts).

Précisions
- Les opérateurs gagneraient à publier des chiffres clairs et à séparer le VDSL et des box 4G du reste du THD.
- Pour lire le tableau : SFR est à 30,7% de parts de marché avec 2,002 million de clients et un gain de 192 000 clients sur 12 mois soit une augmentation 10,6% de sa base clientèle du T3 2016 au T3 2017. 
- La rubrique « Autres » est calculé en additionnant les résultats de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre et en retranchant le total publié par l’ARCEP.



Sur 12 mois, SFR a perdu 5,1 points en parts de marché. Orange a pris 2,3%, Free 2,0% et Bouygues 0,3%.

Bouygues Le THD représente 17,8% de sa base clientèle à fin T3 2017 contre 15,5% à fin 2016, 14,6% à fin 2015, 15,6% à fin 2014, 18,3% à fin 2013 et 16,1% à fin 2012. A noter la montée en charge du FttH, mais Bouygues doit vraiment s’arracher ! 

Free Le FttH représente 7,4% de sa base clientèle à fin T3 2017 contre 4,9% à fin 2016, 3,0% à fin 2015 et 1,7% à fin 2014. La machine est lancée. 

Orange Le FttH représente 16,1% de sa base clientèle à fin T3 2017 contre 13,0% à fin 2016, 8,9% à fin 2015, 5,4% à fin 2014, 3,2% à fin 2013 et 1,8% à fin 2012. Le cap des 2 millions de clients sera-t-il atteint pour la fin de l’année ? Orange devrait pouvoir dépasser SFR courant 2018.

SFR Le THD représente 34,4% de sa base clientèle à fin T3 2017 contre 31,5% à fin 2016, 26,3% à fin 2015 et 26,5% à fin 2014. Progression régulière mais pas à niveau. SFR devrait perdre sa première place en 2018.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1358 le: 05 décembre 2017 06:38:43 »
Synthèse des parts de marché sur le Ftth à fin septembre 2017. L'Arcep - qui vient de publier ses données - compte 2,920 millions de clients sur ce segment.

Dans ses publications, SFR compile l’ensemble des technologies très haut débit. La rubrique « SFR + Autres » est donc calculée en prenant le nombre total d’abonnements qui est publié par l’Arcep, auquel on retranche les chiffres publiés de Bouygues, Free, Orange.

Orange voit son avance se réduire et l'objectif de 2 millions de clients sera compliqué à atteindre. Free et Bouygues accélèrent au même rythme et prennent des parts de marché, Free est bien installé à la deuxième place. SFR + "Autres" progressent très petitement et arrive à peine à se maintenir. En l'absence de chiffres, difficile de dire sérieusement qui de SFR ou "Autres" tire la machine. 



Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange. SFR ne donne pas de chiffres pour le Ftth. 
- La catégorie « SFR + autres » est calculée en prenant le total des abonnements très haut débit "fibre optique de bout en bout" publié par l’ARCEP à fin septembre 2017 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange à fin septembre.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1359 le: 06 décembre 2017 06:36:21 »
Alors que les opérateurs ont publié leurs résultats à fin juin 2017, quelques statistiques sur le très haut débit peuvent en être tirées.

Lignes commercialisables
Le nombre de lignes commercialisables pour chaque opérateur (selon les chiffres des opérateurs et selon une définition "élastique" de commercialisable). Pour Bouygues, Free et Orange, il s’agit des lignes Ftth. Pour SFR, ce sont celle de son réseau ftth et câble upgradé (>= 100Mb/s).

Pour information, il y a également deux données de l’Arcep : l’évolution du nombre de lignes éligibles au Ftth et plus globalement l’évolution du nombre de ligne éligible au très haut débit (30 Mbit/s).

Globalement, Orange poursuit sa dynamique et Free fait mieux que SFR. SFR qui semble avoir mis de coté qu’il voulait fibrer toute la France à lui tout seul. De son coté, l’ARCEP note : «Les opérateurs maintiennent leurs efforts de déploiement de leurs réseaux FttH. Au 30 septembre 2017, 9,5 millions de logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 37 % en un an. Les acteurs doivent toutefois intensifier leurs efforts pour atteindre les objectifs de couverture qu'ils se sont fixés.»



Taux d’occupation
Le taux d’occupation est le rapport du nombre de clients par rapport au nombre de lignes "connectables". Free et Bouygues commencent à engranger. Orange reprend sa marche en avant. SFR patine et est même en baisse sur le semestre. Free accélère et Bouygues tire la langue.

Pour rappel, Pour Bouygues, le THD représente 17,8% de sa base clientèle à fin T3 2017. Pour Free, le FttH représente 7,4% de sa base clientèle. Pour Orange, le FttH représente 16,1% de sa base clientèle. Pour SFR, le THD représente 34,4% de sa base clientèle.



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1360 le: 07 décembre 2017 06:36:33 »
L'ARCEP vient de publier son "Observatoire des marchés des communications électroniques en France 3ème trimestre 2017 - résultats provisoires- ".

1- Nombre d’abonnements haut et très haut débit (chiffres ARCEP)


Evolutions
Globalement, sur les 12 derniers mois le marché poursuit sa croissance avec un taux de 2,9%, c’est baisse régulière par rapport aux trimestres précédents. Sur les douze derniers mois la croissance est de 780 000 nouveaux abonnements. Sur le dernier trimestre, l'ARCEP calcule 175 000 nouveaux clients.

Le nombre d'abonnements à haut débit s'élève à 21,720 millions, soit un recul de 675 000 sur un an et une baisse de 193 000 sur le trimestre. La tendance est à l’accélération de la baisse. 

Le nombre d'abonnements à très haut débit s'élève à 6,515 millions, soit une hausse de 1,457 million (dont 994 000 pour le Ftth) sur un an et une hausse de 369 000 (dont 267 000 pour le Ftth) sur le trimestre..

Pour l’ARCEP : "Au total, le nombre d’abonnements à très haut débit représente, au troisième trimestre 2017, 38% du nombre total de logements éligibles au très haut débit, en croissance de 5 points en un an. En outre, fin septembre 2017, près d’un abonnement internet actif sur quatre est à très haut débit.". Le constat était identique pour le T1 et pour le T2.

2- Récapitulatif calculé à partir des communiqués des FAI

Précisions
- Les données (exprimées en milliers) sont compilées à partir des communiqués publiés par Bouygues, Free, Orange et SFR. 
- La catégorie « autres » est calculée en prenant le total des abonnement haut et très haut débit publié par l’ARCEP à fin septembre 2017 et en défalquant les totaux de Bouygues, Free, Orange et SFR à fin septembre.
- On y trouve donc par exemple les opérateurs DCOM, il y a également les opérateurs professionnels et les opérateurs locaux, les FAI alternatifs.
- Pour lire le tableau : Orange est à 40,4% de parts de marché avec 11,402 millions de clients et a recruté 346 000 nouveaux clients entre le T3 2016 et le T3 2017, soit une augmentation de 3,1% de sa base clientèle.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1361 le: 08 décembre 2017 06:38:32 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°264

Arcep
Lors d’une interview à Edition Multimé[email protected] (17/11). Sebastien Soriano revient sur les investissements des acteurs de la filière qui pourraient dépasser 10 milliards d’euros en 2017 (hors achats de fréquences), ce qui constituerait un record. En 2016, les investissements avaient atteint 8,9 milliards d’euros (hors achats de fréquences).

Plus globalement, il rappelle que la réglementation permet de contraindre un opérateur à respecter ses engagements d’investissements et que l’ARCEP juge si ces investissements sont sérieux. L’ARCEP contrôle le respect de ces engagements.
Pour lui, si les investissements augmentent c’est grâce à la régulation pro-investissements : "depuis 3 ans nous constatons une croissance forte de l’investissement des opérateurs télécoms" (DigiWorld le 15/11). 

Humble, Sebastien Soriano, car 3 ans correspondent à sa nomination. Il aurait aussi pu dire que les opérateurs peuvent aussi avoir une logique d’investissements. Un oubli ? Même si le régulateur est d’abord là, pour que l’ensemble du territoire soit concerné, il n’est pas le seul à vouloir pousser le niveau des investissements.

Dans le cadre du plan THD et de son accélération pour sa mise en œuvre, le gouvernement prévoit une feuille de route pour début décembre. A ce jour, les négociations sont en cours.

Kiosque numériques
Le 24 novembre, le Sénat a adopté un amendement fixant au 1er juin 2018 la fin de l’utilisation massive dans les abonnements Internet de la TVA super-réduite de 2,1 % accordée à la presse, reportant de cinq mois l’échéance fixée au 1er janvier. Le gouvernement a accepté cette disposition afin de permettre aux éditeurs et aux opérateurs de s’organiser et de mettre en place un nouveau modèle.

Samedi 21 octobre, les députés français avaient eux voté dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances (PLF) 2018 un amendement qui réserve la TVA réduite pour la presse en ligne à sa vente effective par les opérateurs mobiles.
Pour le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, il s’agissait : "de réparer une erreur qui est une erreur d'interprétation possible ou en tout cas une jouissance trop large laissée à certains opérateurs économiques d'utiliser un vide juridique (…)  Il y a des opérateurs qui vendent à leurs clients de la presse en ligne (...) et ils utilisent le taux réduit de TVA qui n'est fait que pour la presse (...) et considère que la proportion d'achat de la presse permet d'élargir ce taux de TVA à d'autres sujets que ceux de la presse".

Pour rappel, Bouygues Telecom et SFR ont lancé ces derniers mois une offre avec accès à plusieurs journaux et ce sans surcoût, tout en intégrant une TVA de 2,1%, le taux réduit appliqué à ce secteur, à une partie significative de leur abonnement global. Par comparaison, la télévision est taxée à 10% et la téléphonie à 20%. Selon des estimations, le manque à gagner pour les finances publiques serait d'environ un milliard d'euros si l'ensemble des quatre opérateurs français adoptaient le même système.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1362 le: 11 décembre 2017 06:44:36 »
Orange vient de présenter un point d’étape de son plan stratégique « Essentiels 2020 ». Cela a été fait lors de la journée « investisseurs » organisée à Londres le 7 décembre dernier.

Fibre Optique
Orange prévoit de raccorder 20 millions de logements à la fibre en zones très denses et moyennement denses dès 2021, soit avec un an d'avance. 

Le groupe a investi 3,4 milliards d'euros dans la fibre optique depuis 2015, ce qui lui a permis de raccorder 25 millions de prises au très haut débit, dont 11,3 millions en Espagne et 8,4 millions en France.

Orange affirme que la Fibre est la formule gagnante : ;Dans les zones où il l'a déployée, Orange assure avoir gagné 1,4 point de parts de marché (et même 2 points à Paris, où il est redevenu n°1 dans le fixe) et facturer 6,20 euros de plus par rapport à un client ADSL, un différentiel qui atteindra 7 euros dès 2018 et 8 euros à terme (Les Echos, 08/12).

Orange affirme que "en France, 90 % de nos sites mobiles sont connectés à la fibre et donc prêts pour la 5G".

Maitrise des coûts et des investissements : rassurer les marchés
Parallèlement, les investissements devraient commencer à baisser à partir de 2019. Le pic sera donc atteint en 2018 avec à 7,4 milliards d'euros.

Les coûts devraient continuer à être réduits pour 1 milliards d’euros supplémentaire sur la période 2019-2020. Stéphane Richard a réaffirmé qu'Orange "ne participerait pas à l'inflation attendue du coût des droits du football en France.".

Nouveau mandat pour Stéphane Richard ?
Stéphane Richard a réaffirmé être candidat à son renouvellement pour quatre ans supplémentaires. Il devrait être fixé sur son sort en février prochain.

Coté judiciaire, rien de neuf. Début septembre, selon des informations de bfm : "Stéphane Richard est assuré de ne pas être renvoyé devant la justice avant de briguer un troisième mandat à la tête de l’opérateur télécom.". En effet Bernard Tapie multipliant les recours, par ricochet cela devrait retarder la procédure et donc le procès, qui ne pourrait pas intervenir au mieux avant le mois de juin.

Christine Lagarde la Ministre de l’époque a été jugée coupable de négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Stéphane Richard était son Chef de Cabinet et cette partie de l’affaire (non politique). Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds public.

Stéphane Richard a le soutien de 7 administrateurs indépendants pour le renouvellement de son contrat à la présidence de l'opérateur (La Lettre de l'Expansion citée par la revue de presse de l’ARCEP du 04/12).   

Les contenus
Stéphane Richard a réaffirmé qu’Orange ne participerait pas aux futures enchères sur les droits de Ligue1. Par contre : "Les investissements dans les contenus pourraient aller vers des partenariats entre opérateurs plutôt que dans la confrontation frontale (…) Nous sommes ouverts à la question afin d'aller vers un partenariat gagnant-gagnant.".

Est-ce le signe d’un possible accord avec Altice ? La reprise de SFR Sport chez Orange contre un nouveau deal sur le déploiement du THD ? Depuis la reprise en main par Patrick Drahi, SFR semble avoir complétement abandonné son objectif de fibrer seul le territoire (Zonebourse, 07/12). Orange pourrait également participer à une alliance avec France TV pour créer une offre numérique.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1363 le: 12 décembre 2017 06:33:07 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°228

Sports en clair
Il y a un an, le sénateur David Assouline  publiait un rapport qui listait 26 mesures pour renforcer l’exposition du sport en clair à la télévision. 

A l’heure ou France Tv devrait lancer un programme d’économies touchant essentiellement le sport, comment mettre en place les préconisations de ce rapport qui propose une extension de la liste des événements d’importance majeures en incluant les sports féminins et masculins comme le volley, judo, natation et voile. Bref, ce rapport sera-t-il suivi d’effets ?

La liste actuelle est la suivante :



Le rapport préconise :



Ce rapport donne également quelques chiffres concernant les investissements des chaines payantes. En 2016, Canal+ a dépense 822 millions d’euros pour l’acquisition de droits sportifs. C’est 50% des coûts de grille de la chaine. Pour BeIN Sports, ce serait plus de 400 millions. SFR aurait dépensé 1M€/an pour la diffusion du championnat d’Angleterre de rugby.

Le montant des budgets est le suivant :



Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1364 le: 13 décembre 2017 05:52:37 »
Avec la publication des résultats de Bouygues Telecom, Orange et des statistiques sur les services mobiles de l’ARCEP, il est possible d’avoir une vue sur ce que représente le m2m (Machine to Machine) à fin septembre 2017.

Pour l’ARCEP, la définition du parc MtoM est la suivante : «cartes SIM utilisées pour la communication entre équipements distants (gestion à distance d'équipements, terminaux et serveurs, fixes ou mobiles). Les communications provenant de ces cartes sont généralement réalisées sans intervention humaine. Ces cartes sont par exemple utilisées pour le traçage des objets et outils de travail (flottes de véhicules, machines...), à des fins d'actualisation de données (relevés à distance de compteurs, de capteurs...), d'identification et de surveillance de tous ordres (alarmes, interventions à distance,...), la liste de ces usages n'étant pas exhaustive. Les cartes sont comptabilisées que la communication se fasse uniquement en réception, uniquement en émission ou les deux. Ne sont pas comptabilisées dans cette rubrique les cartes utilisées pour les communications interpersonnelles et les cartes internet exclusives.».



Précisions
- Au T3 2017, Orange avec 7,068 millions de cartes SIM est à 49,5 % de parts de marché et a progressé de 1,953 million de cartes sur 12 mois, soit un gain de 38,2% de sa base clientèle.
- La rubrique "autres" est calculée en défalquant du total de l'ARCEP, les chiffres de Bouygues Telecom, et Orange. Altice ne publiant plus les données de SFR, celui-ci a été regroupé avec la rubrique «autres ». 

Orange s’approchait tranquillement des 50% des parts de marché et vient de marquer une baisse - pour mieux repartir ? - sur ce trimestre. C’est ce segment qui lui permet de rester dynamique sur le segment des forfaits. Bouygues arrive à tirer son épingle du jeu et progresse joliment sur les 12 derniers mois.
Pour rappel, Free n'est pas présent sur ce marché. Les données de SFR ne sont plus publiées, mais la dynamique des trimestres précédents n’était pas bonne.

Le M2m représente 22,4% des clients mobiles chez Orange, contre 17,3% au T3 2016. Pour Bouygues, cela représente 22,0 au T3 2017, contre 16,8% au T3 2016. Pour SFR c’était 18,1% au T2 2017, contre 17% au T3 2016. C’est un segment assez essentiel pour les opérateurs. Bouygues et Orange en ont vraiment pris la mesure.

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1365 le: 14 décembre 2017 06:37:09 »
Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - n°265

Vivendi en Italie : Mediaset
Les négociations sont en cours entre Vivendi et Mediaset. Selon la presse italienne le deal pourrait être le suivant : "Vivendi, actionnaire à hauteur de 28,8% de Mediaset, accepte de réduire sa participation à 5% tandis que Premium, chaîne payante de Mediaset, "commence à collaborer avec le nouveau pôle né de l'alliance entre Canal+ et Telecom Italia (TIM)".

La transaction pourrait passer par un accord pour la fourniture par Mediaset de contenus à la co-entreprise Tim-Canal+  - contre le versement de 100 millions d'euros par an pendant six ans- et par une compensation financière de 700 millions versée par Vivendi à Mediaset.

En marge de l'accord pluriannuel, le conseil d'administration de Tim a par ailleurs autorisé le groupe à négocier avec Mediaset l'acquisition des droits de Premium relatifs aux matchs retour du championnat de football de Série A 2017/2018, des matches de la Champions League et autres compétitions de football internationales offertes par Premium.

Un accord pourrait intervenir mi-décembre et en tout cas, avant l'audience du 19 décembre devant le tribunal de Milan, qui doit statuer sur cette affaire et l'attribution en fin d'année des droits télévisuels du championnat italien de football.

Pour rappel, en avril 2016, Vivendi passait un deal avec Berlusconi pour une participation croisée entre les deux groupes, mais en juillet 2016, Vivendi dénonçait cet accord et le conflit entrait sur le terrain juridique. Pour faire pression, fin décembre 2016, Vivendi a racheté 28,80% du capital de Mediaset et 29,94% des droits de vote, parallèlement la famille Berlusconi était montée à 39,7%.

Début avril 2017, le régulateur des télécoms italien estimait que Vivendi ne respectait pas la loi avec sa double participation dans Telecom Italia et Mediaset et donnait 12 mois à Vivendi pour se mettre en conformité, sous peine d’une amende comprise entre 2 et 5% de son chiffre d’affaire.

Vivendi a annoncé la création d’une coentreprise entre Telecom Italia et Canal+. Canal + va soutenir Telecom Italia dans l'acquisition de droits et la production de films et de séries télévisées mais aussi de droits sportifs. Telecom Italia contrôlera 60 % du capital de la société commune et Canal +, 40 %.

Vivendi en Italie : Telecom Italia
D’autre part, afin de faciliter un accord avec le gouvernement Italien Telecom Italia (TIM) examiner la question de savoir si une séparation de son réseau de téléphonie fixe s'impose. Cet actif serait valorisé à 15 milliards d’euros.
Un plan stratégique pourrait être présenté en mars. Vivendi pourrait garder une partie du capital. Il faut également rappeler que des élections législatives sont prévues en mai 2018.

Le gouvernement va utiliser les pouvoirs spéciaux que lui offre la loi dans les secteurs stratégiques : "avec proportionnalité et d'une façon raisonnable". Afin de pendre des "mesures visant à l'adoption de plans de développement adéquats, d'investissement et de manutention sur les réseaux et les équipements, afin d'assurer leur fonctionnement et intégrité, garantir la continuité de la fourniture du service universel et satisfaire l'intérêt général à moyen et long terme"

Le PDG de Telecom Italia vient d’annoncer qu’il était ouvert au dialogue (La Tribune, 31/10) : "Je partage la position du gouvernement italien sur les problématiques liées à la sécurité nationale (…) Nous acceptons le 'golden power' et nous discuterons de ce qui nous est demandé, en prenant soin que les interventions à mener ne nuisent pas à l'activité opérationnelle de l'entreprise (…) Notre intention est de lancer un dialogue pour parvenir à une solution partagée qui clarifie aussi la mise en œuvre de certaines des interventions demandées. Si cela se déroule de cette façon, il n'y aura pas de recours de notre part".

Vivendi serait prêt à céder son réseau fixe même si ce réseau est qualifié de "stratégique", "Parler de séparation du réseau a un sens si cela a pour objectif d'améliorer encore la neutralité et de parvenir plus rapidement à la digitalisation du pays".

Hammett

Re : Parts de marché dans le haut débit et le mobile
« Réponse #1366 le: Aujourd'hui à 06:13:53 »
Brèves du sport business et de la TV payante – n°229

Orange et le sponsoring
Même si Orange ne participe pas à l’appel d’offre su les droits tv de ligue 1, Orange vient d’annoncer qu’il devenait partenaire majeur de la FFF jusqu’en 2022. Cela va permettre à Orange d’utiliser l’image collective des équipes de France (Equipes de France A masculine, féminine et espoirs) et d’une visibilité autour des matchs (panneautique LED, tenues entraînement). Orange devrait également mener des actions vers le foot amateur.
Actuellement, les partenaires majeurs de la FFF sont Nike, PMU, Volkswagen, EDF et Crédit Agricole. Le ticket d’entrée est d’au minimum 5  millions d’euros.

D’autre part, Orange et l’OM ont annoncé courant octobre un accord de partenariat de 5 ans jusqu’à la fin de la saison 2021-2022. Cela intervient après le naming du Stade Vélodrome en 2016.

Pour rappel, les divers partenariat d’Orange dans le foot,


Pour l’Euro 2016, Orange avait présenté ses actions de sponsoring sur le football.



Foot féminin
Certains droits tv détenus par la FFF viennent d’être attribués. M6 aura l'Equipe de France féminine pour cinq ans, pour les matchs de préparation de l'Equipe de France à la Coupe du monde 2019, les matchs internationaux et de qualification pour l'Euro 2021 et la Coupe du monde 2023. Le groupe Canal obtient, lui, les droits de la D1 de 2018 à 2023 et les Equipes de France Espoirs. SFR Sport et beIN Sports s’étaient portés candidats mais n’ont rien obtenu.

La Fédération Française de Football (FFF) doit toucher environ 5,4 millions d'euros par saison, pour l'ensemble de ces compétitions, soit un triplement par rapport à aujourd'hui et la D1 devrait être autour du million d'euros.

Pour rappel, TF1, de son côté, avait acquis l'intégralité des droits de la Coupe du monde féminine qui se déroulera en France en 2019, pour environ 10 millions d'euros. TF1 a revendu à Canal+ la diffusion de ses droits, Canal+ aura donc l’exclusivité sur les chaines cryptées.

Depuis son arrivée dans le PAF en 2011, le prix de la D1 est passé de 110 000 € par saison à 150 000 € (2012-2014) puis 200 000 € actuellement, acquittés par France Télés et Eurosport.

JO 2024
Discovery qui est propriétaire des droits tv des JO. En 2015 Discovery (propriétaire d’Eurosport) a acquis les droits pour l’Europe pour les éditions 2018 à 2024 pour 1,3 milliards d’euros. D’autre part, pour certains événements sportifs, la loi française oblige à la diffusion en clair de 200 heures.

Pour l’édition parisienne, le prix de base serait de 150 millions d’euros et pourrait proposer une découpe des épreuves afin d’optimiser les droits. En période de régime sec, France TV ne devrait pas se porter candidat.

Réponse avant la fin de l’année.